Rupture des négociations à Cancún

Une victoire historique contre la globalisation par les multinationales

lundi 15 septembre 2003, par Guy CARON

CANCÚN (MEXIQUE), le 14 septembre 2003 - Le Conseil des Canadiens a félicité la société civile internationale ainsi que les dirigeants des pays en voie de développement et des pays les moins développés pour avoir mis le Canada, les États-Unis et l’Union européenne au pied du mur, et ainsi causé l’échec de la 5e Conférence ministérielle de l’OMC qui se déroulait à Cancún.

« C’est là une victoire historique, non seulement pour la société civile, mais également pour les pays en voie de développement et les pays les moins développés, » a déclaré Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens, regroupant 100 000 membres. « Cette victoire a une importance historique parce qu’il ne s’agit pas ici d’un échec attribuable aux modalités techniques. C’est le modèle lui-même qui a été rejeté. Il est temps de passer à un modèle différent, fondée sur des valeurs autres que le libre-marché et l’appât du gain débridés.

Les pays de la Quadrilatère ont tenté durant toute la semaine de les forcer, de les intimider et de les acheter, mais ils ont tenu bon pour ce qu’ils croient être l’intérêt de leur peuple. C’est une position courageuse qui donnera naissance à de nouvelles dynamiques. Les pays riches ne pourront plus désormais tout manipuler à leur avantage.

Lorsqu’ils reviendront, les pays industrialisés devront faire quelque chose qu’ils n’ont encore jamais fait : ils devront prendre le temps d’écouter et de répondre aux besoins véritables des peuples du monde : des aliments sains, de l’eau potable, des soins de santé et une amélioration de leurs moyens de subsistance. »

Madame Barlow ajoute que le ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, a eu son rôle à jouer dans l’échec de Cancún. « Son rôle en tant qu’intervenant (Nouveaux enjeux) était totalement incompatible avec les objectifs déclarés du ministère. Plus d’un délégué nous a rapporté qu’il exerçait des pressions sur les pays pour leur faire accepter le lancement de nouvelles négociations sur des enjeux tel l’investissement et ce, même si les pays en voie de développement avaient clairement dit non.

Dans de telles circonstances, il vaut mieux pas d’accord du tout qu’un mauvais accord. »


Tiré du site Internet du Conseil des Canadiens

Pour plus de détails, veuillez joindre :
Guy Caron, agent des relations avec les médias - 52.998.107.6734 (cell. à Cancún)

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