Quand la répression oblige à fuir

Amnistie Internationale, 6 décembre 2002

Koffi Nadjombe est membre fondateur de la section d’Amnisty International (AI) au Togo. En mai 1994, suite au dépôt du rapport du Secrétariat International d’AI sur le Togo, Koffi Nadjombe est arrêté, fouillé à nu, incarcéré puis torturé parce qu’il refuse de collaborer à l’arrestation de collègues de travail (enseignants).

Lors d’une visite que lui rend son épouse, Koffi apprend que le Secrétariat International d’AI (Londres) et la BBC s’occupent de son cas. Suite aux actions et aux lettres d’AI, Koffi est libéré, un mois après son arrestation. Le gouvernement togolais le somme de lire une motion qui sera transmise à la radio et à la télévision nationales. Dans cette motion, Koffi doit remercier le Président de la République du Togo de l’avoir si aimablement gracié. Koffi refuse, quitte le Togo clandestinement pour se réfugier au Danemark.

La famille Nadjombe est acceptée à titre de réfugié au Danemark mais éprouve d’énormes difficultés d’intégration (cf. : langue, culture, xénophobie). En 2000, Koffi dépose une demande d’immigration auprès des autorités canadiennes. La demande est refusée sauf si un contrat de parrainage est conclu. Le parrain s’engage envers l’État canadien à pourvoir aux besoins de base de la famille immigrante durant cinq ans. La famille Nadjombe touchera les allocations familiales, mais ne pourra aucunement toucher des prestations de la sécurité du revenu durant le contrat de parrainage.

L’engagement financier était trop lourd pour la section canadienne francophone d’AI. Nous avons donc signé le contrat de parrainage en divisant le risque avec les sections belge et suisse. En mars 2002, le Québec a émis un certificat de sélection. Les autorités fédérales ont complété le dossier concernant la santé et la sécurité nationale. Les visas d’immigration ont été émis en octobre 2002. La famille Nadjombe arrive à Montréal le 16 décembre 2002.

Afin de faciliter leur nouvelle vie en sol canadien, nous prenons tout ce dont vous ne voulez plus : électroménagers, meubles, vaisselle, literie, denrées non périssable, vêtements et jouets (1 fillette de 3 ans et un garçon âgé de 18 mois).

Merci beaucoup pour votre solidarité,

Brigitte Genest
tél. : (450)667-0003
brigittegenest@hotmail.com
Secrétaire au conseil d’administration
Amnistie Internationale, section canadienne française



EFFETS MANQUANTS

  • Électroménagers : réfrigérateur, cuisinière, lessiveuse, sécheuse ;
  • Literie : draps, couvertures, serviettes, débarbouillettes, nappes ;
  • Ustensiles, verres, très peu de vaisselle, très peu de chaudron, poêlon, toute forme d’articles de cuisine ;
  • Le lit double que nous avons est très rudimentaire : boîte de bois + matelas mousse ;
  • Lit simple (ou autre) pour un des enfants ;
  • Divan, causeuse, fauteuil ;
  • Rideaux, stores ;
  • Lampes ou toute forme d’éclairage ;
  • Commodes, chiffonniers, tables de nuit, bref meubles pour chambres à coucher ;
  • Seraient bien appréciés : denrées non périssables, nettoyeurs pour la maison, savons…. Rappelons-nous notre première épicerie.
  • À l’arrivée les enfants seront âgés de 3 ans (fillette) et 18 mois (garçon) : vêtements et jouets ;

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