« Plus chauds que le climat ! » : Pour le Futur Montréal mobilise les jeunes du secondaire

jeudi 2 mai 2019, par Albert Lalonde

La prise de conscience de l’urgence écologique et climatique chez les jeunes a augmenté d’un cran sous l’effet de l’initiative de la militante suédoise Greta Thunberg, qui a initié les grèves scolaires pour le climat devant le parlement de Stockholm. L’initiative a trouvé un écho à Montréal et est menée par des jeunes militants du secondaire, organisés au sein de Pour le Futur Montréal. Tous les vendredis, à partir du Parc Jeanne-Mance, les grévistes prennent la rue pour réclamer des actions concrètes et sensibiliser la population à la justice climatique. Les générations sur le point d’hériter de notre monde refuse l’irrationalité collective et signalent que l’inaction des gouvernements ne sera plus tolérée.

Le Journal des Alternatives a rencontré Albert Lalonde, 17 ans et élève de secondaire 5 à l’école Joseph-François Perrault, co-porte-parole de Pour le futur Montréal.

JdA : Comment est née l’idée de Pour le futur Montréal ?

A.L. : C’est Sara Montpetit, élève à l’école Robert-Gravel, qui a lancé l’idée sur Instagram de tenir des Vendredis pour le futur à Montréal. C’était au départ une story Instagram qui a ensuite été largement partagée. L’idée était un rendez-vous hebdomadaire, une manifestation les vendredis après-midi. La première a eu lieu le 15 février, au moins 5 écoles ont participé (Robert-Gravel, Joseph-François Perrault, FACE, notamment). Maintenant Pour le futur Montréal mobilise une quinzaine d’écoles. En terme de proportions, sur l’ensemble des écoles de Montréal, ça demeure assez minime, mais on est toujours plusieurs centaines dans les rues à chaque vendredi. Il y a plusieurs contraintes à la mobilisation, mentionnons par exemple les fins d’étapes ou les examens : quand les élèves manquent des périodes de cours, ce ne sont pas tous les parents qui sont d’accord et qui acceptent de motiver leurs absences. Et sans motivation des absences par les parents, on risque des mesures disciplinaires, telles des retenues. Et en général, si on manque un examen, on obtient la note de zéro. Il faut quand même vouloir pour se permettre cela. Et ce n’est pas tout le monde qui a une éducation militante au secondaire.

JdA : Qu’est-ce qui t’a motivé à t’impliquer ?

A.L. : J’entends parler du climat depuis que je suis tout petit… C’est tellement existentiel pour nous, c’est tellement intimement lié à notre avenir, et à mes propres perspectives d’avenir. On voit les mauvaises nouvelles s’enchaîner, les rapports du GIEC s’accumuler, on constate que personne ne fait vraiment rien de suffisant. C’est vraiment fâchant et d’une certaine façon, c’est plus facile de vivre cela quand on est plusieurs et quand on sent qu’on est dans l’action, que de simplement être témoins de cela à travers son Facebook. C’est vraiment une rage brute, on a tellement rien à perdre, et tout à gagner. À un moment donné, il n’y a rien qui nous retient. On est dans une position qui nous permet de tout exiger. L’entièreté de nos vies est concernée. À partir de ce moment-là, qu’est-ce qu’on a à perdre ? À part quelques retenues... Dans le discours, il faut exiger ce qui est nécessaire. Agir à moitié, c’est comme ne rien faire du tout.

J’ai toujours été impliqué au Comité vert de mon école. Aussi, j’ai toujours été actif à mon école et dans ma vie personnelle pour l’environnement. J’ai toujours essayé de faire mon gros possible, mais à un moment, il y a un déclic, on se dit que ce n’est pas tout le monde qui va aller « acheter ses noix de cajou dans des pots » !… Il faut qu’il y ait des changements qui viennent d’en haut. C’est vraiment enrageant de rester témoins et d’être dans un rôle passif. C’est comme cela que j’ai voulu m’engager et je suis devenu co-porte-parole de Pour le Futur Montréal, auprès de Sara Montpetit et de Maïa Spiek, un peu par accident en fait, car l’esprit est d’alléger la tâche à chacun, de diversifier les visages et de permettre au plus grand nombre de prendre leur place. En fait, les discours à la fin de chaque manif sont ouverts à tous. On essaie de maintenir cela le plus ouvert possible, dans la mesure du possible, pour que tout le monde soit le porte-parole du mouvement.

JdA : Qu’est-ce que les discours et les initiatives de la jeune activiste écologiste suédoise Greta Thunberg (ex. Fridays For Future) ont bousculé et éveillé chez toi ?

A.L. : C’est sûr que c’est inspirant, je pense qu’on est tous rejoints. On voulait tous s’impliquer mais Greta a mis un nom là-dessus, avec les grèves « les vendredis pour le futur ». Également, c’est un aspect motivant que le mouvement soit un mouvement mondial. Greta est alarmiste, mais en fait, elle fait juste aligner des faits. Nos intérêts personnels sont intimement liés à la cause climatique. Dans cette optique-là, Greta dit les choses comme elles doivent être dites, il ne faut pas avoir sa langue dans sa poche. C’est dramatique ce qui arrive, l’inaction cause des tragédies : ça doit être dit et affirmé devant les puissants. Il faut prendre toute l’attention médiatique possible. C’est juste une réalité et il faut agir en conséquence.

JdA : Comment l’initiative de grève scolaire pour le climat des élèves du secondaire a été accueillie à Montréal ? Comment Pour le futur Mtl a fait la mobilisation ?

A.L. : Je pense qu’il y a énormément de frustrations chez les jeunes, on se sent oubliés. C’est un enjeu qui est tellement profond et inquiétant, face auquel on se sent tellement impuissants. Il y avait un terreau fertile à ce que les gens soient enthousiastes face à l’initiative de grève. Évidemment ce n’est pas tout le monde qui est au courant et qui prend ça au sérieux, c’est pourquoi parmi nos revendications, nous demandons un programme national d’éducation relative à l’environnement. Le cursus au secondaire aborde le climat, mais on nous l’enseigne de deux manières : premièrement, dans la perspective que tout va finir par être correct et qu’on ne doit pas s’en soucier, parce que, de toute façon, les gouvernements prennent pour nous des décisions judicieuses... Cette manière de représenter les enjeux climatiques dans le programme scolaire nous donne trop d’espoir… À mon avis, il faut paniquer et il faut voir les choses comme elles sont. La deuxième façon de nous enseigner la crise climatique est de mettre l’accent sur la catastrophe et de nous faire croire qu’on est totalement foutus. Entre les deux, la marge de « il faut s’engager dans quelque chose qui fait du sens » n’est pas vraiment là, et je pense qu’en raison de cela, les élèves se sentent impuissants. Bien sûr, il y a des réalités socioéconomiques qui font que l’environnement peut paraître comme un enjeu bourgeois, de deuxième plan, et ça se reflète dans les médias et « dans la réalité de la vie ». L’enjeu du climat prend plus ou moins sa place.

JdA : Pouvez-vous nous parler plus dans les détails des principales revendications du groupe ?

A.L. : Il y a en trois. D’abord l’instauration d’un programme d’éducation relative à l’environnement, qui nous outille pour lutter contre le changement climatique. La deuxième est l’atteinte de la cible définie par le GIEC, donc de limiter la température moyenne mondiale à 1,5 degré Celsius au-dessus des seuils préindustriels. Pour cela, il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2030 et atteindre la carboneutralité en 2100. Il ne faut pas y aller dans les demi-mesures pour atteindre ces cibles-là. Finalement, nous revendiquons davantage de transparence dans les investissements institutionnels dans les industries polluantes, dans l’optique d’un désinvestissement. Nous visons notamment les universités, par exemple, qui investissent dans le pétrole, ou bien la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

JdA : Quel est le rôle joué par les réseaux sociaux dans la mobilisation de la jeunesse pour le climat ? Quels autres moyens employez-vous ?

A.L. : Pour le futur Montréal a eu de la facilité à mobiliser dans le sens où c’est surtout fait par les réseaux sociaux. On a fait la mobilisation dans les écoles aussi (que ce soit juste de crier sur les tables de la cafétéria, organiser des activités, faire des pancartes, aller parler au gens). Pour préparer la grève du 15 mars, on a organisé des assemblées générales, pour un vote de grève, donc ça implique de passer de table en table à la cafétéria, de parler, d’expliquer, ça se fait beaucoup de bouche à oreille aussi, par les discussions dans les corridors…

Mais il faut toujours jouer avec les restrictions. Il y a des écoles où il y a des conseils d’élèves, qui sont assez actifs, qui sont des intermédiaires officiels et fonctionnels avec la direction. C’est le cas, à mon école. Je suis président du conseil d’élèves, on avait un historique d’organisation de grève, ça s’était déjà fait en 2012. Il s’agit d’aller voir la direction, d’organiser l’assemblée, de définir un quorum avec la direction et une procédure. À Joseph-François Perrault, ça s’est bien passé, on avait un quorum de 300 et on a fini par être 750. Lors du vote, il y a eu unanimité en faveur de la grève. Et le 15 mars au matin, on était 300 à 6h30 à piqueter.

Mais c’est très difficile d’organiser une assemblée générale dans une école secondaire si la direction met des bâtons dans les roues. Il y en a qui ont fait sans assemblée générale, à défaut de pouvoir en organiser une. Mais au final, le fait d’utiliser la grève comme moyen de pression, ça ne fait pas l’unanimité dans la société civile ni parmi les élèves du secondaire. Certains ne peuvent pas se le permettre en raison de leurs notes, les activités parascolaires, les examens, les parents… On ne peut pas reprocher aux gens de ne pas venir. Ce sont des choix qui demeurent personnels. Ça demeure un peu difficile de mobiliser au secondaire, c’est certain qu’on a des obstacles qui ne sont pas présents au cégep ou à l’université. Surtout prenant compte du fait que nous sommes encore mineurs.

JdA : Avez-vous été surpris de l’ampleur de la mobilisation à Montréal pour la grève pour le climat du 15 mars 2019 ? Ce serait le plus grand rassemblement, devant plus d’une centaine de pays, cette journée-là. À quoi l’expliquez-vous ?

A.L. : Je pense que Pour le futur Montréal a d’une certaine manière ouvert la voie à cette manifestation-là en mettant un peu ça sur « la map ». On avait fait parler de nous dans les médias avant : au Québec, des jeunes qui se mobilisent les vendredis, qui font la grève les vendredis, qui imitent Greta Thunberg… ça suscite l’intérêt. D’autre part, c’est certain que le 15 mars, ça été davantage organisé par La Planète s’invite à l’Université. Par contre, on a été impliqués là-dedans aussi, mais on n’a pas le même poids ni la même organisation que les universités et les plus grandes organisations, pour ce qui est des moyens de pression. Évidemment, on ne pouvait pas s’attendre à 150 000 personnes dans la rue non plus. Je m’en rappelle encore : on était en haut de la côte Berri, on regardait ça et on pleurait.

Je pense que les Québécois on peut se reprocher beaucoup de choses, et il ne faut vraiment pas s’asseoir sur nos lauriers, mais c’est quand même un débat qui est présent davantage qu’ailleurs. On est de plus en plus conscients que le climat est un enjeu vraiment capital. Puis, on a tendance à se définir comme un peuple solidaire les uns des autres, tissé serré, en tout cas, on aime ça se dire ça... Je pense que dans cette optique-là, il faut réaliser que la solidarité c’est de réduire nos émissions, et que c’est une question de justice. Si ça ne te touche pas, ça va toucher ton voisin, et de toute façon ça va te toucher personnellement un jour ou l’autre. Je pense que les gens le réalisent de plus en plus.

JdA : Quels sont les liens que le groupe tisse avec les acteurs mobilisés dans la lutte pour le climat dans les milieux étudiants et autres (ex. La Planète s’invite à l’Université) ? De quels appuis bénéficiez-vous ?

A.L. : On bénéficie d’appuis de toutes parts. Il n’y a pas d’affiliation officielle. On collabore avec plein de groupes écologistes, notamment La Planète s’invite à l’Université. Par contre, Pour le futur Montréal, c’est vraiment spontané, c’est pour des jeunes, par des jeunes. On tient à notre autonomie, on est non-partisans, on se distancie de toutes organisations politiques. Pour ce qui est des enseignants, il sont tenus de respecter la Loi sur l’instruction publique, de nous inciter à aller à l’école, ils doivent remplir leur mandat légal. Les réactions sont vraiment variées chez les enseignants, on a beaucoup d’appuis, mais certains sont plus froids. Cet été, on veut travailler à établir une structure plus établie, parce que Sara et moi, on commence le cégep l’automne prochain, et on veut pouvoir garantir la stabilité du groupe. La Planète s’invite à l’Université nous aide, on s’inspire d’eux, de comment ils ont procédé. C’est une organisation qui a des branches dans toutes les organisations étudiantes ainsi que des comités qui travaillent sur plein de sujets différents, avec une manière de procéder précise pour les décisions et pour les communications, entre autres. Nous, on fait ce qu’on peut localement. Il y a aussi Pour le futur Québec et Pour le futur Gatineau, et il y un mouvement de grève les vendredis après-midis à Victoriaville. On n’a pas d’organisation nationale. On invite les gens des autres régions du Québec à s’organiser dans leurs régions, parce que Montréal ne peut pas être le porte-parole, on n’a pas la même réalité, les enjeux ne sont pas les mêmes. De pair avec les cégeps et les universités, on espère réunir le plus de monde possible autour de la cause environnementale à en vue de la rentrée à l’automne 2019, mais on ne restera pas pour autant inactifs durant l’été. On va continuer à prendre la parole et à agir le plus qu’on peut.

JdA : Vous réagissez fortement à l’inaction gouvernementale et les choix inadéquats de nos dirigeants dans la lutte contre les changements climatiques, leur irresponsabilité politique à l’égard des générations futures, quelles sont les idées que Pour le futur Montréal propose pour animer le sentiment d’urgence chez les décideurs politiques ? Qu’attendez-vous des gouvernements ?

A.L. : Notre message essentiellement c’est que le réalisme politique, c’est le temps de le laisser de côté. Est-ce que c’est vraiment réaliste de penser qu’on peut continuer à ne pas agir comme cela et que tout va bien se passer ? Nous on pense que non et on pense que justement c’est eux, les dirigeants, qui rêvent en couleur : une société verte, c’est nécessaire, impératif et urgent … La logique électoraliste à court terme n’est plus viable. Il faut voir comment on pourrait promouvoir d’autres idées et que les partis soient élus sur des idées viables écologiquement. On s’adresse à l’ensemble de la société civile, car la société a ses enfants, et aime ses enfants. On l’a vu dans le discours d’inauguration du premier ministre Legault. Il a dit qu’il ne pourrait pas regarder ses fils dans les yeux s’il n’agit pas sur la question du climat. À partir du moment où il a dit ça, il faut juste le rendre redevable devant ce qu’il dit. Des discours écolos, ça on en a. C’est les actions qui manquent. Les changements climatiques vont devenir de plus en plus concrets, on le voit actuellement avec les inondations, ou les vagues de chaleur, ça cause des morts. Je pense que les gens sont sensibles à ça, j’ai espoir dans les gens pour qu’ils réalisent l’urgence. La société civile envoie énormément de pression aux décideurs pour qu’ils agissent de manière écoresponsable. La pression n’est pas encore suffisante, et il faut aller jusqu’au bout, mais il y a quand même quelque chose qui se passe.

JdA : Peux-tu nous parler des apprentissages qui se font dans l’expérience d’auto-organisation de la grève et des manifestations à la différence de ce qui s’apprend sur les bancs d’école ?

A.L. : Pour plusieurs, ça été une première expérience militante, une première expérience d’engagement politique. À mon école, sur les 400-500 personnes qui sont venues piqueter le 15 mars, il y en a beaucoup qui n’avait jamais levé le petit doigt pour une cause politique à part peut-être les pétitions en ligne. Ils ne se définissent pas non plus comme militants. Il n’y a pas beaucoup de jeunes de 14 ans qui se définissent comme militants, en fait, c’est une faible proportion. C’est donc vraiment la première expérience et ça apprend une manière de faire, ça apprend la démocratie, ça enseigne le fait de discuter, parce que bien évidemment les gens commencent à parler d’environnement davantage. Même si on peut nous reprocher toutes sortes de choses, en disant que c’est un effet de mode, ou que les gens y vont pour le groupe… c’est peut-être le cas pour certains, mais peu importe parce qu’au final ça pousse ces gens qui participent à s’intéresser à l’environnement. Déjà beaucoup de gens se sentaient concernés, il y a un grand mouvement au secondaire végétarien/végétalien, mais je pense que ça a ouvert les yeux, ça a réveillé davantage. À beaucoup de jeunes, ça leur a montré leur pouvoir d’action, qu’ils ont leur mot à dire. On a notre parole, elle est légitime et elle doit être entendue.

JdA : Avez-vous remarqué que les jeunes grévistes pour le climat adoptent de plus en plus un discours critique sur le système capitaliste, les modes insoutenables de production et de consommation ? Pensez-vous que le capitalisme puisse être compatible avec l’exigence d’une société qui respecte l’environnement ?

A.L. : Je ne peux pas vraiment me prononcer s’il peut avoir un écocapitalisme ou un capitalisme progressiste à la Stiglitz... Le message de Pour le futur Montréal est que le système actuel, sauf preuve du contraire, a failli à faire face au changement climatique. Les intérêts individuels ont toujours primé sur les intérêts collectifs, même si la science est consensuelle. Si le système ne convient pas, si le système ne nous permet pas d’assurer notre survie, évidemment il faut changer de système. On réclame des actions concrètes.

JdA : Quelle part revient à l’effort individuel, les petits gestes à adopter au quotidien, et quelle part aux changements structuraux dans les moyens d’action qui ont le pouvoir de changer les choses ?

A.L. : Il faut que la société et le système soient conçus de manière à faciliter l’effort individuel. Les gens qui font des efforts individuels, en ce moment, il y a en a déjà beaucoup, ça fait des décennies que l’accent est mis sur cela, que les dirigeants vont renvoyer la responsabilité sur tous et chacun. Tout le monde fait déjà de son mieux compte tenu de son niveau de conscience, de son niveau de sensibilisation, et la marge de manoeuvre que chacun dispose dans son quotidien. Par exemple, si on n’a pas de système de transport en commun viable, les gens vont continuer à utiliser leurs voitures. Il faut faire des choix de société, c’est un sujet qui définit notre avenir collectif. Les dirigeants ont le pouvoir d’agir, il leur incombe de faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour nous garantir un avenir.

JdA : Quel est le futur que vous revendiquez ? Comment passer du constat d’un point de non-retour à rouvrir le champ des possibles ?

A.L. : On demande la possibilité de s’épanouir, dans le respect de l’environnement, sur le plan personnel et dans nos vies de la même manière que les générations précédentes. On est nombreux, par exemple, à ne pas vouloir d’enfants, à cause du changement climatique. Donc ce qu’on demande, c’est le droit d’avoir le droit aux mêmes aspirations, peut-être pas de consommation par contre..., mais d’avoir les mêmes aspirations de vie et simplement le droit d’avoir un avenir, de nous développer comme toutes les générations d’humains l’ont fait avant nous. On demande le droit à un futur, le droit de rêver, le droit d’exister.

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