PAS DE DEMOCRATIE SANS DROITS

17 mars 2010 à 22:31

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Harper, nous assistons à une intensification des attaques de ce gouvernement contre les institutions démocratiques, les pratiques démocratiques et les droits et libertés. Ces attaques systématiques tendent à vouloir taire la voix de toute organisation ou de tout individu qui conteste ou critique les politiques du gouvernement Harper. Cette tendance s’est entre autres manifestée par le retrait du financement aux instances ou organismes qui manifestent leur désaccord ou qui font du plaidoyer (advocacy work) et par la révocation ou le non renouvellement de leur mandat aux individus ayant remis en question les décisions ou politiques du gouvernement Harper. Au plan national, on observe une restriction de l’accès à l’information sur l’action gouvernementale, une perte de la liberté d’opinion et d’expression, une diminution de la transparence gouvernementale, une ignorance et un non respect des décisions des tribunaux. Cette situation fait craindre pour le sort des droits de la personne et de la démocratie, voire elle compromet tant leur protection que leur préservation. Cela risque d’entraîner une polarisation accrue de la société.

Si par le passé le Canada a, sur la scène internationale, grandement contribué au renforcement de droits fondamentaux et de la démocratie, ce n’est actuellement plus le cas. Les prises de positions du gouvernement Harper contribuent dangereusement, tant au plan national qu’international, à l’affaiblissement du respect de ces droits et ont fait reculer des enjeux aussi fondamentaux que l’abolition de la peine de mort, la protection contre la torture, les droits des gays et lesbiennes, les droits des autochtones, les droits des femmes, l’égalité des sexes, pour ne nommer que ces exemples. Des acteurs sociaux (tels que les organisations de la société civile ou de défense des droits humains) et des institutions démocratiques s’en retrouvent affaiblis, voire marginalisés, leur expertise et leur indépendance remise en cause. Est-on en train d’usurper la légitimité démocratique ? Pour quel objectif ?

Nous vous invitons à réfléchir sur ces importants enjeux et sur les moyens d’actions que nous pouvons prendre.

LE VENDREDI 9 AVRIL 2010 de 9H à 17H
LIEU : UQAM, Salle SH-2800, Pavillon Sherbrooke, 200 rue Sherbrooke, ouest, Montréal.

En collaboration avec l’AQOCI, la CSN et l’IEIM.

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