repères

Liban

jeudi 28 avril 2005, par Miriam FAHMY

Le Liban est un pays du Proche-Orient. D’une superficie de 10 400 kilomètres carrés, il est délimité à l’ouest par la mer Méditerranée, à l’est par la Syrie et au sud par Israël. Sa capitale est Beyrouth. L’arabe est la langue officielle et la seconde langue, le français, est comprise de plus de la moitié de la population.

Le Liban compte presque 4 millions d’habitants, dont une très forte proportion d’immigrants syriens (1 million) et une présence palestinienne de 500 000 habitants. La population est musulmane et chrétienne.

Quelques dates :

1943 : Le Liban obtient son indépendance de la France et ses dirigeants concluent un pacte national partageant le pouvoir entre maronites et sunnites.

1945 : Le Liban adhère à la Ligue arabe.

1958 : L’insurrection qui oppose les partisans et adversaires de l’adhésion du Liban à la République arabe unie (union de l’Égypte et de la Syrie) amène le président Camille Chamoun à demander l’intervention des troupes américaines.

1969 : Les accords du Caire légalisent la présence palestinienne armée au Sud.

1970 : Le Liban devient le dernier bastion palestinien, cible des raids israéliens.

23 avril 1975 : Les attaques israéliennes s’accroissant, elles exacerbent les tensions et divisent le pays ; la guerre civile éclate, opposant chrétiens et palestiniens, puis chrétiens et musulmans alliés aux palestiniens.

1976 : La Syrie intervient à la demande du président S. Frangié. Des milliers de chrétiens sont massacrés et déplacés de plusieurs villages du Sud du Liban par les milices palestiniennes et leurs alliés.

1978 : L’armée syrienne se retourne contre les phalangistes chrétiens. Israël envahit le Sud du Liban, créant une « zone de sécurité » et l’occupe jusqu’en 1993.
1982 : L’armée israélienne envahit le Liban, investit la capitale, y chasse les forces armées palestiniennes et livre les camps palestiniens de Sabra et Chatila, désarmés, à certains éléments des milices phalangistes.

1990 : L’accord de Taïf met fin à la guerre. Bien que l’indépendance du Liban est reconnue, le traité consacre la présence militaire syrienne. Depuis 1990, le Liban est sous forte influence syrienne, qui régit dans une large mesure les affaires administratives et politiques du pays.

1992 : Rafik Hariri est élu premier ministre, puis réélu en 2000.

2000 : En mai, l’armée israélienne d’occupation est chassée du Sud du Liban par les combattants du Hezbollah, la milice chiite.

2004 : La résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies appelle au retrait des troupes syriennes, fortes de 16 000 hommes. Elle exige également que les activités militaires de Hezbollah cessent.

14 février 2005 : L’ancien premier ministre Hariri est assassiné. L’implication de la Syrie est soupçonnée mais ni la France ni les États-Unis ne la mettent explicitement en cause. L’événement fait renaître un nationalisme libanais et des centaines de milliers de manifestants descendent dans la rue pour appeler à l’indépendance réelle.

28 février 2005 : Le premier ministre prosyrien Omar Karamé démissionne.
8 mars 2005 : Le Hezbollah et les autres partis prosyriens organisent une contre-manifestation de plus de 400 000 personnes.

15 mars 2005 : Près d’un million de personnes manifestent dans les rues de Beyrouth et exigent la vérité sur l’assassinat de Hariri. Il s’agit du plus grand rassemblement jamais vu au Liban.

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