Le mot de la fin

lundi 30 août 2004

Les Journées d’étude et l’assemblée générale d’Alternatives ont été cette année encore un grand succès, avec près de 500 participants et participantes en provenance de plus de 15 pays.

Des débats, des controverses, des ateliers, des performances artisitiques ont démontré l’incroyable vitalité du mouvement altermondialiste sous toutes ses coutures. Et aussi ses perspectives, ses limites, ses défis. Parmi plusieurs défis, celui d’arrimer davantage le mouvement social au niveau local, communautaire, à la base, et de porter son action au niveau national et international.

Dans une table ronde controversée, des animateurs des principaux partis politiques progressistes (UFP, Option citoyenne, PQ, NPD, Bloc) sont venus s’expliquer devant l’assemblée, suggérant au mouvement social dont ils reconnaissent la force et l’amplitude de nouveaux dialogues. Des militants et militantes ont également souligné l’importance des enjeux municipaux, notamment à Montréal où se prépare le troisième Sommet des citoyens (17-19 septembre prochain).

L’expérience du Brésil, du Venezuela, du Chili et de l’Argentine, a été longuement discutée, au moment où des gouvernemetns progressistes, travaillant avec les mouvements sociaux, essaient de mettre en place des alternatives concrètes.

Tout a long de la rencontre de trois jours, la participation des jeunes a été sans précédent, pas seulement pour recevoir l’information et écouter gentiment les panélistes ! Des militants de plusieurs organisations québécoises, canadiennes et internationales, sont venus expliquer les perspectives et les enjeux pour les jeunes. On aura notamment retenu le message des jeunes Palestiniens qui se battent pour la citoyenneté, ici, comme réfugiés ou immigrants, et là-bas contre le mur de l’apartheid, de concert avec des pacifistes israéliens comme Michel Warshawski.

Lors du mot de la fin, Pierre Beaudet a invité les participants et participantes à manifester mardi midi (31 août) avec les travailleurs et travailleuses de Québecor, venus spécialement des États-Unis où ils tentent de mettre en place un syndicat, ce à quoi s’opposent les dirigeants de Québécor World, Brian Mulroney et Pierre Karl Péladeau. La solidarité internationale, à cette époque de mondialisation, se vit à tous les jours et dans tous les pays, y compris au cœur du monstre, les États-Unis, où un important mouvement social tente de s’opposer au militarisme et au néolibéralisme.

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