Le ballet de la victoire

mardi 4 avril 2006, par France-Isabelle LANGLOIS

Une ardente patience est l’œuvre la plus connue de l’auteur chilien Antonio Skármeta. C’est le roman qui avait donné au grand écran l’immense succès, Il Postino, avec Philippe Noiret. Ses deux derniers romans avaient également été des succès critiques et populaires : La noce du poète (2001, prix Médicis étranger) et La fille et le trombone (2004).

L’auteur, né en 1940 à Antofagasta au Chili, est contraint, à la suite du coup d’État de Pinochet en 1973, de s’exiler en Allemagne pour 16 ans, où il est aujourd’hui de retour à titre d’ambassadeur. Diplômé de philosophie et de littérature, il aura été tour à tour scénariste, professeur, cinéaste, animateur d’émissions littéraires.

Pendant ses années d’exil, Skármeta est professeur à l’Institut de cinéma de Berlin-Ouest, et c’est à ce moment qu’il rédige Une ardente patience, où le romancier imagine, quelque part sur une petite île d’Italie, la rencontre entre un poète qui ressemble dangereusement à Pablo Neruda et un modeste facteur à bicyclette.

Avec Le ballet de la victoire, Antonio Skármeta récidive. Véritable critique sociale, le livre rend hommage aux poètes Jorge Manrique et Nicanor Parra, dont les vers consolent l’héroïne Victoria du meurtre de son père, égorgé par les militaires avant la fin de la dictature.
Le ballet de la victoire est une histoire d’amour et d’amitié, vécue à trois, entre deux anciens taulards et une jeune lycéenne. Une chronique sur la jeunesse et le Chili des années 1990, le Chili d’après la dictature, alors que Santiago se transforme.

Les deux ex-détenus, libérés grâce au décret d’une amnistie pour les prisonniers de droit commun, sont Angel et don Nico. Angel, le voleur de chevaux, Nico, le gentleman cambrioleur. Avec Victoria, qui rêve de devenir ballerine, ils formeront un trio d’enfer, inséparable. C’est le trio de l’espoir. Une romance qui prend parfois les allures d’un road movie, où chacun cherche désespérément à demeurer fidèle à ses idéaux et à ses rêves, ses amitiés, ses serments et ses principes.

Le ballet de la victoire a valu à Antonio Skármeta le très prestigieux et convoité prix Palneta.


Le ballet de la victoire

De Antonio Skármeta

Traduit de l’espagnol (Chili) par Alice Seelow

Paris, Grasset, 2005, 384 pages

Vous avez aimé cet article?

  • Le Journal des Alternatives vit grâce au soutien de ses lectrices et lecteurs.

    Je donne

Cet article est classé dans :

Partagé cet article sur :

  •        
Articles de la même rubrique

Volume 12 - No. 07

Eau à vendre, jusqu’à plus soif

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Articles du même auteur

France-Isabelle LANGLOIS

Militante pour la vie

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca