La société civile exige une nouvelle gouvernance pour rendre Internet accessible aux Africains

dimanche 4 novembre 2007

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KIGALI, Rwanda.

Convoquées le 28 octobre 2007 par l’Association pour le
progrès des communications
(APC) de laquelle Alternatives est membre, des organisations de la société civile ont réclamé de nouvelles formes de gouvernance d’entreprise pour développer l’infrastructure TIC en Afrique. « Ces
nouvelles formes devraient assurer l’intérêt de tous les acteurs mais surtout celui des consommateurs et des citoyens », a martelé la déclaration conjointe.

Cette déclaration de Kigali a été faite par des délégués de la société civile africaine, des universitaires, des chercheurs, des groupes de défense des consommateurs et des fournisseurs de services internet dans le cadre du sommet Connect Africa, tenu dans cette même ville les 29 et 30 octobre derniers.

Rassemblés pour discuter du problème de connectivité aux réseaux internationaux, régionaux et nationaux des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique, les participants ont reconnu que l’investissement privé et les partenariats public-privé jouent un important rôle dans le déploiement de l’infrastructure en Afrique.

La société civile africaine se réjouit de l’engagement continu mais affirme qu’elle a besoin d’être encouragée davantage par la mise en place d’un environnement politique stable qui protège l’intérêt public.

La déclaration recommande douze améliorations afin de stimuler le développement d’internet et de l’infrastructure des TIC. Parmi ces améliorations, elle demande aux gouvernements d’appuyer l’harmonisation des politiques et de la réglementation pour développer et mettre en
œuvre la connectivité transfrontalière. Cela signifie accorder la même priorité au déploiement de réseaux nationaux d’interconnexion et de réseaux d’accès internationaux.

Les participants à cette réunion de Kigali ont parlé de l’importance du principe « d’accès universel » et précisé qu’un tel accès ne peut être durable que s’il est non seulement déterminé par l’approvisionnement mais surtout par la demande et se rapproche des besoins exprimés par les
communautés cibles. La société civile soutient par conséquent que les gouvernements doivent assurer la participation de tous les groupes compétents au niveau de la société civile, des communautés et du secteur privé dans la définition et la mise en œuvre de l’infrastructure TIC.

La déclaration encourage les gouvernements à s’engager à appuyer le développement de contenu national, de services et applications centrés sur les citoyens, en devenant eux-mêmes fournisseurs clés de contenus et en mettant en œuvre des initiatives qui attirent les organisations
impliquées dans le développement de contenus et d’applications qui améliorent l’accès à l’éducation et aux soins de santé.

La déclaration conjointe a été rendue publique par l’Association pour le progrès des communications (APC), la Open Society Institute for West Africa (OSIWA), la Collaboration for ICT Policy in Eastern and Southern
Africa (CIPESA), le réseau d’action kenyan pour les TIC (Kenyan ICT Action Network - KICTANet), les associations africaines de fournisseurs de services internet (African Internet Service Providers Associations - AfrISPA), et le réseau rwandais pour la recherche et l’éducation (Rwanda Research and Education Network - RERN).

L’Association pour le progrès des communications est un réseau international d’organisations de la société civile qui oeuvre à l’autonomisation et à l’appui des groupes et individus à travers l’utilisation stratégique des technologies de l’information et de la communication, et en particulier des technologies internet, créé en 1990.

Veuillez lire la déclaration complète des participants à l’atelier de la société civile sur l’accès ouvert à l’infrastructure TIC en Afrique [en anglais] :

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