LE CCR PUBLIE UN RAPPORT SUR LES LENTEURS DU PROGRAMME DE PARRAINAGE DES RÉFUGIÉS

vendredi 15 octobre 2004

CONSEIL CANADIEN POUR LES RÉFUGIÉS, Montréal,14 octobre 2004. Le Conseil canadien pour les réfugiés a publié aujourd’hui un rapport qui souligne les longs délais de traitement à l’étranger des demandes de parrainage privé des réfugiés.

Le rapport révèle que la moitié des réfugiés parrainés par un groupe canadien doivent attendre plus d’une année et demie avant d’être réinstallés au Canada, et qu’il est courant d’attendre pendant deux ou trois ans. « Les lenteurs insupportables sont en train de gâcher la vie des réfugiés à l’étranger et de faire perdre l’énergie et l’enthousiasme des bénévoles au Canada qui s’impliquent dans le parrainage collectif » a dit Janet Dench, directrice.

Parmi ses conclusions, le rapport note que les longs délais de traitement :

. Vont en augmentant (un cas sur cinq prend maintenant plus de 28 mois de traitement, une augmentation par rapport au délai qui était de 20 mois en
2002).
. Mettent les réfugiés en péril, parce qu’ils se trouvent souvent dans des situations d’insécurité, de violence et de pauvreté extrêmes.
. Découragent l’implication des Canadiens dans le Programme de parrainage privé des réfugiés.

« On parle beaucoup des lenteurs du processus pour les réfugiés au Canada, mais on devrait se préoccuper davantage des lenteurs du processus canadien à l’étranger, à cause de la situation vulnérable dans laquelle se trouvent les réfugiés » s’inquiéte Debra Simpson, représentante du Comité central mennonite. « Le Canada a l’image d’un pays humanitaire, mais nous demandons régulièrement aux réfugiés parrainés d’attendre deux ou trois ans avant de venir au Canada - même aux réfugiés qui se trouvent dans une zone de guerre, même aux enfants réfugiés qui n’ont pas assez à manger. »

La publication du rapport suit des années d’efforts consacrés par le Conseil canadien pour les réfugiés et les groupes de parrainage privé à la recherche de solutions au problèmes des longs délais de traitement. « Si nous voulons vraiment protéger les réfugiés, il faut trouver une façon plus rapide de sortir les réfugiés des situations de danger » a dit Elaine Harder, représentante élue des signataires d’entente de parrainage.

Le rapport se trouve au www.web.ca/~ccr/nofasterway.pdf Le rapport est en anglais.

Personne contact :

Janet Dench, Directrice (514) 277-7223 (poste 2)

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