Budget fédéral 2009-2010

L’aide publique au développement d’Ottawa : toujours insuffisante

mercredi 28 janvier 2009, par Association québécoise des organismes de coopération internationale

Voici la réaction de l’’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), dont fait partie Alternatives, au budget fédéral.

Le budget 2009-2010 du gouvernement Harper ne fait aucune mention de l’aide publique au développement. En cette période de crise économique et financière, l’AQOCI en est d’autant plus préoccupée puisque les populations les plus démunies du monde auront davantage un besoin d’aide internationale.

L’aide publique au développement (APD) est essentielle à la réalisation du droit au développement pour tous. Il est primordial que le gouvernement canadien respecte ses engagements quant à l’APD. En 2000, Canada s’était engagé à octroyer 0,7% de son revenu national brut (RNB) à l’APD d’ici 2015. L’APD canadienne stagne aujourd’hui à un niveau d’environ 0,3% de son RNB.

« En novembre 2008, le Canada a réaffirmé ses engagements en matière d’APD en souscrivant à la Déclaration sur la politique d’aide en tant que membre du Comité d’aide au développement de l’OCDE. Comme le souligne l’OCDE, il est impératif pour l’avenir des populations les plus vulnérables que la crise actuelle ne se traduise pas par une crise de l’aide telle que celle connue suite à la récession du début des années 90 », a affirmé le président de l’AQOCI, M. François Gérin-Lajoie.

Selon la directrice de l’AQOCI, Mme Maria-Luisa Monreal, « il est certain que la crise touchera beaucoup plus durement les populations du Sud qui peinent déjà à survivre. Déjà en 2008, 16 000 enfants mouraient de faim à chaque jour, et cette tendance va sans doute s’alourdir. Les conséquences des crises économique, financière et environnementale auront un impact à long terme. Elles hypothèqueront la vie future de millions de personnes. Dans ce contexte, le Canada se doit de respecter ses engagements quant à l’aide publique au développement le plus rapidement possible ».

La crise nous a montré de manière douloureuse à quel point les populations étaient désormais dépendantes les unes des autres à l’échelle planétaire, tant sur le plan économique que politique. D’une part, le Canada est touché par la crise, mais d’autre part, 1 milliard de personnes, majoritairement des femmes et des enfants, souffrent présentement de la faim et 6 millions d’enfants meurent chaque année par manque de soins médicaux. Dans ce contexte, la réduction de la pauvreté à l’étranger devrait aussi être une priorité pour le gouvernement Harper.


L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) regroupe 63 organisations qui œuvrent, à l’étranger et au Québec, pour un développement durable et humain. L’AQOCI a pour mission de soutenir le travail de ses membres ainsi que leurs initiatives en faveur de la solidarité internationale. En s’appuyant sur la force de son réseau, l’AQOCI œuvre à l’éradication de la pauvreté et à la construction d’un monde basé sur des principes de justice, d’inclusion, d’égalité et de respect des droits humains.

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