Étude d’impact sur la santé humaine du bruit des éoliennes : L’AQLPA surveillera Santé Canada

mercredi 11 juillet 2012, par André Bélisle

L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) a appris hier que Santé Canada se lançait dans une étude sur l’impact du bruit des éoliennes sur la santé des résidents. Le but serait d’examiner le lien entre les niveaux de bruit des éoliennes et l’ampleur des effets sur la santé signalés par les personnes demeurant à proximité d’éoliennes, en mesurant ces effets objectivement. À l’heure actuelle, plusieurs projets auraient été bloqués pour des arguments de santé, alors que trop peu de données scientifiques seraient disponibles pour évaluer la justesse des craintes citoyennes.

Il faut prendre la santé des gens très au sérieux, nous en convenons tous. Mais malgré un certain manque de connaissances sur cette question, l’AQLPA et de nombreux groupes ont exigé et obtenu en 2009 du gouvernement du Québec l’imposition de distances minimales de 500 mètres entre les éoliennes et les habitations, ce qui n’est pas le cas dans le reste du Canada. Cette distance minimale assure le respect des normes retenues par l’Institut national de santé publique du Québec (Éoliennes et santé publique synthèse des connaissances, INSPQ, 2009). Ainsi, l’AQLPA se réjouirait si la conclusion des prochaines études démontrait qu’il n’y a pas de nuisances au-delà de 500 mètres, puisque cela confirmerait la possibilité d’un développement éolien socialement acceptable.

Toutefois, si le gouvernement fédéral cherche à mettre des bâtons dans les roues du développement éolien, l’AQLPA le dénoncera. « On a demandé une étude sur les impacts en santé afin d’établir des normes minimales en matière de pollution de l’air, de l’eau et de bruit face au développement accéléré du gaz de schiste au nom des milliers de Québécois inquiets et le gouvernement du Canada ne nous a jamais répondu. Il accepte par contre le même exercice pour les éoliennes. C’est très frustrant surtout quand on sait qu’il n’y pas de commune mesure entre les impacts possibles sur la santé humaine d’éoliennes érigées selon les normes québécoises dans les milieux ruraux et les impacts connus des puits de gaz de schiste pour la santé humaine dans les milieux ruraux et habités », affirme André Bélisle, président de l’AQLPA.

« L’AQLPA se réjouirait de voir Santé Canada mener de telles études sur les sables bitumineux, l’exploration gazière et pétrolière en milieux rural ou marin, sur les antennes relais et les compteurs à radiofréquences, etc. Mais voilà, le gouvernement Harper choisit seul ses sujets de recherches » a conclu André Bélisle.


Voir en ligne : AQLPA


L’auteur est président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA)

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