Alternatives au Niger

mercredi 25 janvier 2006, par François L’ÉCUYER

Le début de notre travail remonte à 1995, lorsque nous avons fait la rencontre avec le Groupe Alternative, issu du milieu étudiant. À l’époque, les membres d’Alternative au Niger ne compte aucun bureau, aucun ordinateur, et c’est sur une base bénévole que quelques jeunes professionnels s’occupent de la publication du journal mensuel Alternative Espaces Citoyens. De 1995 à 1999, nous avons soutenu financièrement la publication du journal, permettant ainsi au Groupe Alternative de consolider sa base, de se doter de bureaux et de matériel de base.

De 1999 à 2002, par notre présence parmi le consortium Solidarité Canada - Sahel, nous avons accru et diversifié notre implication au Niger. Notre programme d’appui institutionnel aux organismes de la société civile nigérienne s’est concentré sur le renforcement des capacités médiatiques et d’éducation populaire des organismes oeuvrant dans le domaine de lutte contre la désertification. Ce programme nous a permis d’élargir notre réseau au Niger : nous avons travaillé en appui auprès de groupes communautaires, d’associations de paysans, de groupes de femmes et de syndicats.

Depuis 1998, nous avons mené plusieurs programmes de stages en collaboration avec plus de 20 organisations nigériennes. Que ce soit en technologies de l’information, en médias populaires ou en environnement, environ 10 stagiaires d’Alternatives se sont rendus au Niger chaque année. En plus de l’apport technique très apprécié qu’apportent les stagiaires, ces expériences nous ont permis d’accroître nos connaissances sur ce vaste pays et sur la diversité des composantes de la société civile qu’il comporte.

En 2003, nous avons appuyé la tenue du Forum social nigérien, qui a regroupé plus de 1200 acteurs du développement du Niger et des pays limitrophes. Véritable succès, puisque regroupant des membres de la société civile - des femmes, des jeunes, des paysans - ainsi que plusieurs représentants du gouvernement, dont trois ministres. Cinq jours d’ateliers, de plénières et de débats ont permis d’identifier les chantiers à mettre en œuvre afin de pouvoir rencontrer les Objectifs du Millénaire selon l’échéancier prescrit.

L’année suivante, plus de 125 jeunes issus de 15 pays ont convergé vers les Rencontres de Niamey. Cette séance de travail, échelonnée sur huit jours, ont permis de partager les expériences de travail en matière de citoyenneté, de bonne gouvernance et de promotion de la paix que les jeunes membres de la société civile internationale ont pu mener dans les Caraïbes, en Afrique du Nord, en Afrique sub-saharienne et en Europe. Cet événement fut organisé conjointement par Alternatives et le Groupe Alternative.

Enfin, depuis plusieurs années, notre financement de la DSV nous a permis d’appuyer une multitude d’initiatives de lutte à la pauvreté et d’éducation populaire en matière de citoyenneté au Niger. Au cours de ces initiatives, nous avons pu mener un vaste projet d’études et d’analyses, conjointement avec le Groupe Alternative, en matière d’accès aux services essentiels, tel que la santé, l’éducation et l’eau potable.

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