Journal des Alternatives

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Droits humains en Tunisie

Soutien à Radhia Nasraoui

13 novembre 2003

Le 15 octobre 2003, Maître Radhia Nasraoui,49 ans, avocate au Barreau de Tunis, militante infatigable des droits de l’Homme, s’est mise en grève de la faim pour défendre sa dignité en tant qu’avocate et citoyenne, pour que cesse le harcèlement dont elle fait l’objet ainsi que sa famille, en raison de son combat en faveur des droits de l’Homme, des prisonniers d’opinion et de sa dénonciation de la torture. Elle est membre du conseil exécutif de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

Son geste a soulevé un immense appui en Tunisie et dans le monde, mais les autorités tunisiennes n’ont pas bougé.

Mercredi de cette semaine, le 12 novembre, à la suite de la dégradation de son état de santé ,« alarmant » selon les dires de son mari, l’opposant Hamma Hammami, elle a été hospitalisée, puis a regagné son domicile, déterminée à poursuivre sa grève de la faim.

Nous soussignés, préoccupés par le respect des droits de l’Homme , exprimons notre soutien indéfectible à l’action de l’avocate Radhia Nasraoui, dénonçons les atteintes dont elle fait l’objet et exigeons des autorités tunisiennes qu’on y mette fin sans délai pour que le flambeau des libertés humaines puisse de nouveau être dignement porté par Maître Radhia Nasraoui.


Montréal, le 13 novembre 2003.

Juge Gaston Labrèche, observateur canadien à l’affaire Saad, à Tunis, en 2002 ;

Jamel Jani, Association pour les droits de la personne au Maghreb ;

Me Catherine Duhamel directrice, Centre international de ressources juridiques.

Pierre Beaudet, directeur d’Alternatives.