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Par solidarité avec Gaza : des sanctions économiques contre les crimes de guerre d’Israël !

Michel WARSCHAWSKI, 31 janvier 2008

Le gouvernement israélien a déclenché une guerre contre Gaza en coupant l’électricité, en bloquant les approvisionnements en carburant et en interdisant la livraison de produits essentiels comme de la nourriture et des médicaments. Gaza, ce n’est pas un territoire mais près d’un million et demi d’humains, des hommes, des femmes et des enfants. « Attaquer Gaza » ou «  placer Gaza en état de siège » signifie viser ces civils. En droit international, il s’agit d’un crime de guerre, mais le gros bon sens nous mène plus loin : il s’agit d’un crime contre l’humanité.

Un tel crime ne peut être justifié par des excuses et aucune raison ne peut permettre à un État, à un gouvernement ou à une personne de le commettre.

D’un côté, la souffrance de Gaza est basée sur un mensonge, de l’autre sur une stupide supposition. Le mensonge, c’est l’argument israélien pour justifier ce siège : des tirs de roquettes palestiniens tombent quotidiennement sur la ville juive de Sderot. Ces tirs représentent une riposte à 40 ans d’occupation israélienne, de colonisation et de répressions sanglantes ; une occupation encore plus cruelle depuis le « retrait » entamé il y a plus de deux ans par Ariel Sharon. La présomption suivant laquelle ce siège va affaiblir le Hamas est également absurde. Cela renforce les radicaux aux dépens des soi-disant modérés, et non l’inverse.

La seule raison pour laquelle près d’un million et demi de personnes sont assiégées, c’est pour les punir collectivement, parce qu’elles refusent les diktats de Washington et Tel-Aviv. Les hommes et les femmes de Gaza ne sont pas seulement parmi les plus fiers au monde, mais ils ont aussi connu un cocktail unique de répression et de pauvreté. Aussi douloureux que cela puisse être, ceci constitue le secret de leur entêtement et de leur fermeté. Le premier ministre israélien Ehud Olmert et ses conseillers ont graduellement compris qu’ils n’allaient jamais réussir à les faire capituler. La seule arme qui leur reste est donc de les punir pour ça.

Les gens de Gaza fournissent un rare exemple de résistance et d’héroïsme. Personne n’a le droit d’attendre davantage d’eux. Les efforts additionnels pour mettre fin à leur souffrance doivent provenir des mouvements de solidarité d’un peu partout dans le monde, incluant d’Israël. Ceux qui ne protestent pas aussi vigoureusement que possible se rendent complice de non-assistance à des personnes en danger. L’opinion publique internationale devrait demander à ses gouvernements respectifs d’arrêter de collaborer avec Israël, qui commet des crimes de guerre et qui boycotte Gaza.

Ehud Olmert et ses ministres, le général Gaby Ashkenazi et le haut commandement des Forces israéliennes doivent tous être poursuivis par la Cour internationale de justice pour leurs crimes contre la population de Gaza. L’État d’Israël doit être sanctionné, pas les victimes de l’occupation coloniale israélienne !