Journal des Alternatives

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Les 16e Journées alternatives : pour les droits au Canada

Michel LAMBERT, 2 juillet 2010

Les derniers mois et les dernières semaines ont été tristement riches en attaques gouvernementales contre les organisations sociales. Groupes de femmes, associations de droits, organisations de solidarité, nous avons été des dizaines de structures citoyennes à écoper des décisions bugétaro-idéologiques du gouvernement Harper. Ce « projet » du parti conservateur va bien au delà du financement des organisations car plus globalement, les attaques se sont aussi multipliées contre les institutions démocratiques, les pratiques démocratiques et les droits et libertés. Ces attaques systématiques veulent taire la voix de toute organisation ou de tout individu qui conteste ou critique les politiques du gouvernement canadien.

Plus récemment, avec l’organisation du G20 à Toronto, ce même gouvernement est allé encore plus loin dans l’expression de son dédain des droits des canadiens. On parlera encore longtemps des 900 et quelques arrestations et de la violence policière déployée sur des milliers de manifestants, mais il faudra aussi ne pas oublier que toutes les propositions de la société civile (par exemple la taxe pour les banques) ont été rejetée en même temps qu’on nous promettait de nouvelles coupures pour éponger un déficit largement créé par ce même sommet, les jeux olympiques, la guerre en Afghanistan, etc…

Au Québec, une coalition « Pas de démocratie sans VOIX ! » qui regroupe des organisations sociales, étudiantes, de femmes, des syndicats, des artistes, des groupes de solidarité internationale et des groupes de droits sociaux et humains s’est réunis autour d’une déclaration commune qui exige du gouvernement canadien qu’il protège et défende les droits et libertés, en particulier la liberté d’expression, sans parti pris, et qu’il favorise et respecte la place du débat public comme fondement de la vie démocratique. Même son de cloche au Canada ou une large coalition appelée VOICES exige du gouvernement canadien qu’il fasse preuve de transparence, qu’il réponde aux demandes d’information du parlement et de la population, qu’il respecte les institutions démocratiques canadiennes et enfin qu’il mette fin aux manœuvres pour court-circuiter les débats au Parlement canadien et qu’il respecte les décisions de ce dernier.

Pour la première fois, les 27, 28 et 29 août prochain, des représentants de ces deux coalitions participeront à des discussions communes et avec les participants des Journées alternatives 2010. Devant l’importance de ces nouveaux défis, quelles stratégies pouvons-nous déployer ? Quelles alliances ? Comment éduquer et mobiliser davantage ? Comment travailler ensemble, québécois et canadiens ?? Car plus que jamais, les citoyens de ce pays devront travailler ensemble pour exiger du gouvernement canadien qu’il respecte les droits et libertés, en particulier la place du débat public comme fondement de la vie démocratique et qu’il reconnaisse le rôle essentiel, l’expertise et l’indépendance des organisations de la société civile québécoises et canadiennes pour la défense des droits et libertés et en faveur d’une plus grande justice sociale.

Participez à ce processus en vousinscrivant maintenant au Journées alternatives 2010

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