Journal des Alternatives

Partenaires

FESTIVAL DE FILMS ENGAGÉS

Samedi 1er novembre 2003 à Québec

30 octobre 2003 à 14:57

Le festival de films se déroulera ce samedi au Musée de la civilisation de Québec (85, rue Dalhousie) de 11h00 à 18h00. L’entrée est gratuite.

L’événement est organisé par la Commission ZLEA du Forum social régional dans le cadre de la Consulta populaire sur la ZLEA.

PROGRAMMATION

Présentations salle 1

11h00

Les illusions du libre-échange

(S. Bertolino et S. Bédard)

Un documentaire avec la participation de Hector de la Cueva initiateur mexicain opposé au libre-échange, de Jacques Gélinas écrivain et sociologue, de Dorval Brunelle professeur de sociologie et de Léo-Paul Lauzon professeur d’économie. Comprendre le lien entre la mondialisation de l’économie et les accords de libre-échange ? Quelle est l’idéologie soutenant ces accords ? Quels sont les pouvoirs accordés aux multinationales ? En quoi ces accords obligent-ils les gouvernements à se déréglementer ? L’ALÉNA a t-il sauvé le Mexique du marasme économique ? Les multinationales sont-elles capable d’humanité ?

14h00

La loi de l’eau

(Robert Monderie, 2002, 52 minutes)

Suivi d’une discussion-échange sur la thématique de l’eau avec Serge Roy (ACME) et Irène Tremblay (Développement et Paix)

Dans le grand débat sur la mondialisation, la question des ressources naturelles occupe une place prépondérante. Après le pétrole et la menace permanente que font peser les fluctuations de son cours sur les économies nationales, il y a maintenant l’eau, l’or bleu dont certains veulent tirer tous les profits. Face à la rareté et à un accès fort disparate à l’eau ? déjà 30 % des humains n’y ont pas accès ? certains voient d’un bon œil la privatisation de l’eau. Dans cette optique, le Québec est particulièrement attrayant car il est l’endroit au monde où l’eau est la plus abondante. Des exemples de captage d’eau nous montrent à quel point la commercialisation à outrance peut être une menace sur l’alimentation des nappes phréatiques. À l’heure où les lois du commerce international menacent de neutraliser nos propres lois environnementales, La Loi de l’eau est un film sur la prise de conscience nécessaire face aux dangers qui pèsent sur un ressource que d’aucuns croient inépuisable.

19h00

Le dernier combat de Salvador Allende

(Pierre Kalfon et Patricio Henriquez, 1998, 53 min.)

Suivi d’une discussion-échange avec Patricio Oliveras (Collectif des Travailleurs au Chili)

Le film a reçu le Prix du meilleur documentaire historique et une mention du jury pour le meilleur film indépendant canadien au Festival Hot Docs (Toronto). Il y a 25 ans, le 11 septembre 1973 au Chili, le Général Pinochet renversait brutalement le gouvernement du Président Allende. De l’aurore au milieu de l’après-midi, la dernière journée d’Allende, avec le témoignage de ceux qui l’entouraient alors. La chronologie du récit s’appuie sur des images d’époque et de remarquables archives sonores qui permettent de suivre le bras de fer, comme l’ont peut-être vécu les Chiliens, l’oreille collée à leur poste de radio.

Présentations salle 2

10h30

Revisiter le Sommet

(Compilation du CMAQ, 2001, 66 minutes)

La compilation REVISITER LE SOMMET a été produite par le Centre des Médias Alternatifs du Québec (CMAQ) pour faire connaître des films alternatifs produits dans le cadre du Sommet des Amériques 2001. On y retrouve donc des extraits des films suivants : - Brume médiatique par Jean-François Valdenaire - Si le Sommet m’était conté par Eric Watelle et Sébastien Huot - Wall of Shame par Roy et Karen Harvey - Gladiator II par Philippe Gagnon et Tristan McKenzie - Sommet des Amériques par Jean-François Richard et Karen Côté - Essai cinématographique par Fabien Dumais.

12h45

Le développement de l’endettement

(Éric Deschênes, 2002, 27 min.)

Un documentaire de Éric Deschênes avec Jacques B. Gélinas, Nicole Chiasson, Severina C. Dias de Melo. " Dans l’espoir de se développer, les dirigeants du Tiers Monde ont eu recours à l’aide extérieure. Ce système les a conduits à la dépendance et à l’endettement dans lesquelles ils ne cessent de s’enfoncer, sans pour autant sortir des ornières du sous-développement. Il ne peut y avoir de développement sans financement, tout le monde en convient. Mais quel financement ? Pour quel développement ? " Et si le Tiers Monde s’autofinançait, Éditions Écosociété.

Plan Pueblo Panama

(Les Lucioles, Les Prod. Via le Monde, 2002, 40 min.)

Ce documentaire vise à démontrer la résistance des peuples de la rivière du lac de Texcoco (Mexique) en opposition au décret d’expropriation du 22 octobre 2001. Ce décret expulse les habitants des municipalités de Chimaluacan, Texcoco et San Salvador Atenco de plus de 5000 hectares de terre agricole, de canaux d’irrigation et de chemin de travail et d’éducation (dans le but d’y construire un aéroport) […] qui constitue le seul et unique patrimoine qui fut transmit de génération en génération : l’amour de la terre.

Piqueteros

(Alexandra Guité, 2002, 19 minutes)

La crise argentine a de quoi frapper les esprits. En effet, plus de 18 000 Argentins tombent chaque jour sous le seuil de la pauvreté. Ceux qui, hier encore, avaient un emploi, un logis n’ont plus aujourd’hui que leur ingéniosité pour survivre. Ils ont perdu confiance dans le système social, financier et politique. Tous les piliers de la société se sont effondrés. Pourtant un large mouvement de reconstruction sociale voit le jour au pays : Les Piqueteros.

16h30

La guerre alimentaire

[Mario Desmarais,90 min.)

Pendant que les Américains mènent leur soi-disant guerre contre le terrorisme, une autre guerre fait rage, une guerre inavouable et pernicieuse qui sévit en toute impunité au quatre coin du globe ; la guerre alimentaire. L’enjeu de cette guerre : le contrôle des vivres par les pays riches et la lutte de pouvoir des marchés alimentaires mondiaux. À l’échelle planétaire, nous produisons suffisamment de denrées pour nourrir l’ensemble de la population, mais plusieurs continuent à mourir de faim sous l’emprise de la loi du profit. Mario Desmarais a sillonné le monde. En Irak, au Chiapas, en Inde, au Brésil, en Taiwan, il a vu des paysans réduits à l’esclavage, des populations affamées, des cultures entières anéanties par la mondialisation. Il décrit dans ce documentaire les sept fronts de cette guerre alimentaire qui entraîne chaque jour la mort de milliers de personnes. Témoignages de David Suzuki, José Bovès, Vandana Shiva, etc.

18h00

Série de courts métrages de la CSN et du CISO

La face cachée de la mondialisation, l’univers du travail ? La lutte des travailleurs à la Mex Mode, un exemple de solidarité syndicale internationale ? Consommer, c’est voter ? ZLEA.

Information : (418) 521-4099