Échos du Forum social

samedi 25 août 2007, par Louis-Alexandre Jacques

Trois participants au récent Forum social québécois ont accepté de partager leurs impressions sur cette fin de semaine militante, en plein cœur du centre-ville de Montréal. Dans l’ensemble, le trio se dit satisfait du déroulement de l’événement malgré quelques ombres au tableau.

Des séminaires sur l’altermondialisme aux ateliers sur l’agriculture urbaine, en passant par l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), les femmes autochtones ou le VIH en Afrique du Sud, la programmation du premier Forum social québécois apparaissait pour le moins variée. Joëlle Allaire, jeune militante pour les droits des travailleurs, a tenté d’en profiter le plus possible : « Il y a tellement d’ateliers pertinents que ça devient dur de choisir celui auquel on va assister. Il y a une réelle variété, bravo au comité organisateur » !

Joëlle Allaire s’est surtout concentrée sur les activités qui touchaient son créneau à elle, les luttes ouvrières. Même qu’à la fin, elle éprouvait une petite déception. « Je me rends compte qu’il y a beaucoup de répétitions. Certains panélistes se plaisent à raconter leur histoire alors qu’on oublie de parler des enjeux majeurs, tels les derniers gains syndicaux par exemple » !
La jeune militante aurait aussi aimé voir sur place plus de gens d’ordinaire indifférents à ce genre de débats.

Selon Mme Allaire, la couverture médiatique en général n’a pas été assez importante. Cette impression est d’ailleurs partagée par un autre participant, qui participait au Forum comme panéliste, le journaliste d’origine libanaise Fadi Hammoud. Ce résidant de Montréal se disait étonné de ne pas avoir vu plus d’affiches annonçant l’événement dans les quartiers. Il ajoute pourtant que la participation a dépassé les attentes initiales [NDLR : 5000 participants au lieu des 3000 prévus].

Fadi Hammoud craignait par dessus tout que la relève soit absente du FSQ ? Heureusement, le journaliste a pu répondre lui-même à ses propres appréhensions : « J’ai remarqué qu’il y avait un bon nombre de jeunes cette année, ça m’a rassuré ». De plus, M. Hammoud a senti que les gens, à force de discuter, parvenaient à dégager des pistes ou des idées communes. À ce chapitre, il mentionne que les participants d’un atelier sur le Moyen-Orient ont discuté de la mise en place d’un boycott concerté des produits israéliens entre des gens de Londres, Toronto et Montréal.

Quant à Michel Lambert, directeur des programmes à Alternatives, il se dit satisfait de la fin de semaine militante, lui qui s’attendait en réalité à moins de visiteurs. « La mobilisation était importante et significative. Il y a eu plus de 300 activités dont 98% étaient autogérées. Le but était de créer un échange entre les différents mouvements sociaux. On a donc tous pu se mettre au courant de ce qui se passait dans les autres mouvements. C’est intéressant de voir que des gens font des luttes et les gagnent », a indiqué le vétéran en développement international.


L’auteur effectue un stage de journalisme chez Alternatives.

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