Journal des Alternatives

Partenaires

Alternatives en R.D. Congo

Michel LAMBERT, 6 février 2006

En Février 2002, Alternatives ouvrait à Kinshasa une antenne avec l’objectif de se rapprocher de ses partenaires. Le bureau compte aujourd’hui sur une équipe de 8 membres.

En 1997, Alternatives a organisé différents programmes d’information mettant en vedette des partenaires locaux. À Kinshasa, nous avons depuis appuyé le Collectif de diffusion, d’information et d’appui aux femmes (CODIAF) de même que le Comité national femmes et développement (CONAFED) via différentes contributions ponctuelles axées sur le renforcement institutionnel. En 1998, ce travail s’est accentué et Alternatives a mis en place un projet de reconstruction et de réhabilitation à Goma (Nord-Kivu) avec le Groupe d’étude et d’action pour un progrès bien défini (GEAD). Ce projet utilise l’approche « Do No Harm » développée par Alternatives et Collaborative Development Action (Boston, EUA) qui propose un cadre d’analyse des répercussions de l’aide sur les conflits. Ce projet est depuis renouvelé à chaque année et l’approche « Do No Harm » est maintenant utilisée par différentes ONG intervenant sur le continent Africain en plus d’être retenue par l’AHI de l’ACDI en référence dans le contexte d’intervention en zone post-conflit. Un projet spécifique de réhabilitation scolaire fut mis en place suite à l’éruption volcanique de janvier 2002.

Au Nord-Kivu, Alternatives a aussi travaillé pendant 3 ans (1999-2002) avec le Programme d’appui aux initiatives féminines (PAIF) qui apporte un soutien essentiel aux femmes qui vivent des traumatismes provoqués par la guerre. Notre programme a aidé à mettre sur pied de petits projets générateurs de revenus qui permirent de nourrir les familles. En plus d’utiliser l’approche « Do No Harm », ce projet a mené une campagne d’éducation visant à contrer la violence faites aux femmes.

En septembre 2002, Alternatives à entrepris un programme de reconstruction et de réhabilitation à UVIRA (Sud-Kivu) en collaboration avec UGEAFI. Le projet a permis la construction de 2 écoles, de deux centres de santé, la réhabilitation de sources d’eau potable et la répartition de crédits rotatifs aux bénéficiaires. Les femmes et jeunes filles démunies sont prioritaires. Le projet incluait aussi un volet construction de la paix visant à diminuer les tensions entre les ethnies Babembe, Mayiyi, Bashi, Banyamulenge et Bafulero. L’approche « Do No Harm » fut aussi mise en valeur dans ce projet.

À Kinshasa, Alternatives termine actuellement un projet de réhabilitation du centre de santé Kikimi II avec le support financier du BCECO (Bureau Central de Coordination).

Alternatives, avec l’Appui de l’Ambassade canadienne à Kinshasa a appuyé depuis mai 2002 la mise en place du projet de « Portail Internet de la société civile congolaise » qui est accessible au http://societecivile.cd et qui regroupe maintenant (mars 2005) près de 400 organisations membres usagers.

Alternatives a entrepris une série de projets de réhabilitation d’infrastructures sociales dans le cadre du programme PMURR en mars 2003.

En collaboration avec le CODIAF, Alternatives a tenu de juin à janvier 2003 un programme de sensibilisation à la sexualité responsable dans quatre communes de Kinshasa. Depuis novembre 2003, un projet a permis à Alternatives de supporter un programme axé sur l’entreprenariat féminin avec le CODIAF.

En février 2004, Alternatives a terminé un nouveau projet de réhabilitation à Goma avec son partenaire traditionnel, le GEAD. Le projet a permis la réhabilitation de six écoles, d’un centre de santé et des installations du GEAD détruites par l’irruption volcanique du 17 janvier 2002.

Avec l’APC - Association for Progressives Communications - et CATIA, Alternatives a pu organiser à Kinshasa divers événements mobilisant les acteurs congolais sur les questions du développement des TIC et appuyant la mise en place d’une politique sur les nouvelles technologies en RDC.. Une site a pu être mis en ligne au http://wsisdrc.gn.apc.org. Ce nouveau programme impliquant le secteur privé, la société civile et le gouvernement permettra le développement d’une politique congolaise de développement des nouvelles technologies et de développement PAR les nouvelles technologies.