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Avez-vous déjà entendu parler de jean tueurs et d’employés qui meurent assassinés par les vêtements qu’ils vendent ? Le slasher ​Slaxx​ nous transporte dans un univers entre comédie d’horreur, gore sanglant et critique engagée de l’industrie de la fast fashion​ (mode jetable). Réalisé par la cinéaste montréalaise, Elza Kephart (Graveyard Alive : A Zombie Nurse in Love, 2003), ce film est né d’une idée discutée lors d’un road trip avec des amis, dont la co-scénariste Patricia Gomez Zlatar. « C’est parti d’une idée hilarante de pantalons tueurs ! », se souvient la réalisatrice. « À ce (...)

Depuis le 4 août, le Liban n’est plus le même. C’est un pays durement affecté, en lambeaux, en débris. Les terribles explosions dans le port de Beyrouth, capitale libanaise, ont causé la mort de 200 personnes, fait plus de 6000 blessé·es et une destruction d’immeubles s’élevant à plus de 85 o00 logements et commerces abîmés. Tous les Libanais·es ont perdu quelque chose, le trauma est collectif et cette catastrophe est une cicatrice de plus dans la mémoire de cette ville depuis longtemps défigurée par guerres et ruines, ville meurtrie s’il en est. La vie politique du Liban était déjà fortement éprouvée par une économie ravagée par une crise sévère, la plus importante depuis des décennies, et par un mécontement profond et une perte de confiance de la population face au gouvernement. Le Journal des Alternatives a réalisé une entrevue avec Myra Abdallah, de la Fondation arabe pour les libertés et l’égalité (AFE), qui nous parle de la colère ambiante face à l’incurie des pouvoirs en place et témoigne de la dernière année en termes de soulèvements populaires et de mobilisation citoyenne.

« Déboulonner/Démanteler les statues » d’hommes blancs est juste car ils ont conçu, conceptualisé, encouragé, organisé, la traite, l’esclavage et la colonisation, et dès lors, justifié la déportation d’Africain·es, leur mise en esclavage et leur statut « d’objet », autorisé l’exploitation, la torture, et la mort des corps et des ressources, fait du ventre des femmes noires un capital, interdit qu’iels fassent famille, imposé le Code Noir, le Code de l’indigénat, le vol, le pillage, détruit des villes, des universités, des temples, au nom d’une civilisation « supérieure ». L’espace public doit être libéré de leur présence.

Dimanche 23 août 2020, Rusten Sheskey, un policier de Kenosha (Wisconsin) tire sept fois dans le dos de Jacob Blake, un jeune homme noir de 29 ans. Alors que les mobilisations contre les violences policières embrasent le pays, des centaines de personnes s’unissent dans les rues de la ville pour dénoncer l’attaque à caractère raciste subie par Blake lors de son interpellation. Mercredi 26 août, les joueurs des Milwaukee Bucks, la principale équipe de l’État, tous sports confondus, refusent d’entrer sur le parquet, conduisant à l’annulation d’un match de play-offs à très forte audience. La (...)

En décembre 2014, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé dans sa Résolution 68/237 la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024). Cette Décennie aurait dû avoir pour but d’encourager les États à éradiquer les injustices sociales produites par l’histoire et de lutter contre le racisme basé sur la race, les préjugés et les discriminations raciales dont les personnes d’ascendance africaine et les Africains sont toujours victimes. Cela aurait aussi été l’occasion de mettre en discussion et en acte la question des réparations. Mais une fois de plus, cela a été impossible ; pourtant, en décembre dernier, certains Etats semblaient prêts à proposer une résolution sur les réparations. Pour l’instant, rien n’a bougé [1]…

Le 6 août 2020, un philosophe d’une grande richesse et d’une grande intransigeance est parti. Durant son parcours, Bernard Stiegler a voulu rendre compte de la folie de ce monde – à sa manière. Toute barbarie est à craindre pour celui qui l’observe. Mais elle est aussi à « panser ». Car tout poison exige un remède pour celui qui sait réparer, cicatriser des blessures. Pour s’en convaincre, il suffit de relire Nietzsche et son diagnostic sans appel à la fin du XIXe siècle : l’époque est malade ; plus précisément l’humanité est malade d’elle-même ; encore faut-il qu’elle puisse penser ce mal qui la (...)
David Graeber est mort à l’âge de 59 ans [1]. Auteur de renom et militant anarchiste, il laisse derrière lui un grand nombre d’écrits, principalement campés en anthropologie économique et politique. À l’automne 2010, le Royaume-Uni tout entier était tourné vers les luttes étudiantes qui tentaient de s’opposer à une hausse massive des frais de scolarité que venait d’imposer le gouvernement conservateur de David Cameron [2]. Des contestations juridiques bloqueront la réforme jusqu’en 2012 [3]. En février 2011, j’ai décidé d’écrire à David Graeber de manière un peu impulsive, pour lui demander son (...)
En apparence, la crise sanitaire que nous vivons n’a rien à voir avec la crise économique des années 2007-2008. Pourtant ces deux cas ont révélé des failles majeures dans notre système économique. Entre autres, les effets pervers de la dérèglementation, qui a d’abord mené à l’écroulement du secteur financier. Celle-ci a aussi contribué à la grande fragilisation de nos écosystèmes et à l’affaiblissement des services de la santé, deux importants facteurs qui ont provoqué et aggravé la crise que nous vivons. Il découle de ces deux crises un grand mea culpa. Pendant la Grande Récession, on se disait, (...)
L’idéogramme chinois pour le mot « crise » se compose de deux termes : « Wei », qui signifie danger et « Ji », qui signifie « crise ». Si le mouvement environnemental [1] québécois n’est pas capable de bien comprendre cette dualité, il y a de grandes chances pour qu’il passe à côté des opportunités que représente la crise de la COVID-19. Depuis des décennies ce mouvement annonce l’imminence de l’apocalypse que pourrait générer les crises environnementales. Et depuis des décennies, la majorité de la population continue de fermer les yeux, de même que la classe dominante et, surtout, les quelques (...)
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EPISODE 4 | La Révolution Sera Féministe - YouTube

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