Écologie sociale

Lorsqu’il a développé la notion d’équité environnementale au début des années 1980, l’Afro-Américain Robert Bullard n’aurait jamais cru qu’elle trouverait un jour écho aux Nations unies. Elle sera pourtant sur toutes les lèvres, en décembre prochain, lorsque la communauté internationale se réunira à Copenhague pour négocier le régime climatique devant succéder au Protocole de Kyoto.

Les déchets électroniques ne font pas les manchettes, mais la croissance exponentielle de leur volume dans les pays en voie de développement est une bombe à retardement. Des pays comme le Kenya ont évidemment besoin d’ordinateurs, mais ceux qu’ils reçoivent des « généreux » pays développés sont souvent brisés ou trop vieux.

L’horreur de la guerre se poursuit tant que l’environnement en subit les effets. Même si le droit humanitaire interdit sa destruction, les belligérants peuvent invoquer le principe de « nécessité militaire » pour justifier les pires atteintes. Le Liban est un exemple révélateur.

Le toit d’un pavillon de l’UQAM, un site bétonné de l’est de Montréal, un programme en réintégration sociale, une distribution de produits frais aux banques alimentaires ; l’agriculture urbaine au Québec se décline désormais en une foule de projets écologiques et solidaires.

Pour assurer leur développement, des communautés latino-américaines font preuve d’ingénuité avec des projets qui diffèrent de ceux proposés par des compagnies minières. Voici trois exemples de développement communautaire, au Pérou et au Mexique, qui évitent de nuire à l’environnement.

photo : Xavier Leroux

Le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, l’a confirmé lors de son passage à Montréal en novembre dernier : malgré une production alimentaire accrue, le nombre d’affamés augmente sans cesse.

Every day 300 million litres of water laced with sulphuric acid and heavy metals, known as acid mine drainage (AMD), bubbles to the surface around South Africa’s biggest city, Johannesburg.

La crise alimentaire de 2008 a relancé le débat sur les biotechnologies, censées accroître la productivité de l’agriculture africaine. Mais, comme leurs homologues altermondialistes occidentaux, les paysans du continent noir se méfient des conséquences sanitaires et sociales des organismes génétiquement modifiés. Le semencier américain Monsanto a donc décidé d’employer les grands moyens pour les imposer, avec l’aide du président burkinabé Blaise Compaoré. La résistance s’organise.

Lors de son Assemblée général annuelle 2009 tenue à Gatineau, l’Union des Municipalités du Québec a accueilli favorablement une résolution prônant l’arrêt de la production d’énergie électronucléaire au Québec ainsi que l’adoption, par le gouvernement du Québec, d’une loi interdisant la gestion permanente des déchets radioactifs en territoire Québécois.

Au Québec comme ailleurs, les citoyens doivent saisir l’opportunité de restructurer l’économie de façon à régler non pas à une ou deux crises, mais bien trois. À cet effet, des intellectuels britanniques en faveur d’un New Deal vert (Green New Deal), ont lancé des pistes de solutions d’envergure visant à contrer le « Triple Crunch  »  : la crise écologique, la crise financière et la crise pétrolière.

Des communautés françaises constatent les dangers des pesticides et adoptent la culture biologique.

Voici des images du films Katanga Business ainsi qu’une entrevue avec son réalisateur, le Belge Thierry Michel. Un voyage au coeur du Congo minier, la province de Katanga, convoitée aussi bien par les Occidentaux que les Chinois ou les Indiens.

Wealthy states and multinational corporations are buying up long-term leases on sizeable tracts of farmland in developing countries. Inspired by the recent food crisis, it has become a veritable bonanza that reeks of colonialism and risks disastrous consequences. Saudi Arabia has gained control of around 1.6 million hectares of land in Indonesia, which is the equivalent of approximately three quarters of Québec’s cropland. Together with the United Arab Emirates, Saudi Arabia has also appropriated 1.4 million hectares in countries like Pakistan and Sudan. The Persian Gulf states (...)
ECOmunidades est un réseau continental grandissant qui regroupe 9 organisations de divers horizons (communautaire, paysanne, syndicale, autochtone, académique) et de plusieurs pays (Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Cuba, Équateur, Vénézuela) et qui fait la promotion de l’idéologie et des pratiques d’écologie sociale dans les Amériques. Le site ECOmunidades.net est un espace interactif où les membres du réseau se rencontrent pour échanger des idées, publier des textes d’analyses et de documentation sur l’écologie sociale, et mettre en valeur des initiatives novatrices de développement (...)
En Haïti, le pays le plus pauvre de l’hémisphère, 3,8 millions de personnes (47% de la population) souffrent de la faim. Dans le monde rural, moins de 50% des paysans ne mangent qu’une fois par jour. Or, paradoxe des paradoxes, Haïti recèle de grandes potentialités agricoles. Jusqu’à récemment, la production nationale de riz réussissait à répondre aux besoins alors qu’aujourd’hui, les biens alimentaires sont importés. Comment expliquer cela ? Une agriculture en péril En réalité, l’agriculture connaît de sérieux problèmes : infrastructure inadéquate, techniques primitives, petitesse des parcelles, (...)

L’industrie minière canadienne a été à maintes reprises condamnée pour ses pratiques en Amérique latine et en Afrique. Ces compagnies extractrices respectent-elles davantage le bien commun ici ? Coup d’œil sur l’Abitibi-Temiscamingue, qui connaît un boom minier ces dernières années à l’instar de nombreux pays du Sud.

The access of small farmers to land, water and seeds… is not a guaranteed right nowadays. Agricultural and commercial liberalisation condemns to poverty a large part of the population that lives from agriculture and that should be in charge of providing food for the population locally and regionally. Neoliberal globalisation, on its way to privatise all aspects of life, has done the same with agriculture and natural resources. Today, claiming the right of the population to food sovereignty has turned into a prevailing need. The concept of food sovereignty was proposed for the (...)
Dans les années 1960, quelque 80 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde. C’était l’apogée du capitalisme industriel et les entreprises transnationales se disséminaient sur toute la planète afin de dominer les marchés et exploiter la main-d’œuvre « bon marché » et les ressources naturelles des pays de la périphérie. C’est dans ce contexte qu’a été lancée la Révolution verte, qui promettait d’en finir avec la faim. Son mentor, Norman Borlaug (Etats-Unis), a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1970. Le véritable objectif était d’introduire une nouvelle matrice productiviste dans (...)
The Cuban pork industry’s Instituto de Investigaciones Porcinas (IIP) is part of the Agricultural Ministry and is composed of researchers, specialists and technicians with more than 30 years of experience in the domain. One of the IIP’s main priorities is the disposal of porcine organic waste. In fact, the environmental arm of the IIP is concentrating solely on bio-digestion systems that recycle the waste and produce two important secondary resources: organic fertiliser for agricultural production and biogas energy. The IIP is Alternatives’ partner in the project “Porcine (...)
La Via Campesina. Une réponse paysanne à la crise alimentaire. Annette Aurélie Desmarais, éditions Écosociété, 2008, 316 page. Ce livre parle de la naissance et du développement de l’organisation Via Campesina et du contexte politique et agricole qui l’entoure. L’auteure, qui enseigne à l’Université de Régina, a été conseillère technique auprès de Via Campesina dès sa fondation en 1993 et a pratiqué l’agriculture pendant 14 ans en Saskatchewan. Via Campesina regroupe des associations de paysans, de femmes du milieu rural, d’ouvriers agricoles et d’autochtones de tous les continents. Au total, 149 (...)

Cette année, offrez-vous des vacances alternatives !
Partez à la découverte de nouvelles cultures et appuyez des initiatives de développement local lors d’un séjour unique de deux semaines à Cuba ou au Mali.

Alternatives se joint à une vingtaine de groupes pour exiger l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM), ainsi qu’un moratoire sur l’utilisation d’OGM. 

Hydro-Quebec is going ahead with its refurbishment of the Gentilly-2 nuclear power station. There is, however, resistance to the project from those who want nuclear energy to be a thing of the past. Michel Fugère of Mouvement Vert Mauricie is leading the opposition to Quebec’s only nuclear power station. “For a long time Hydro-Quebec and the Charest government have wanted to extend its life.” A decision with such wide-reaching consequences for society should not be made behind closed doors, “since we are a democracy, we demand a debate of the matter at [Quebec’s] national assembly. (...)
The Harper government has become the first elected federal administration to experience a decline in average national productivity during its entire term in office since Statistics Canada began gathering productivity data in 1961, says a study released today by the Canadian Centre for Policy Alternatives (CCPA). The study, by CCPA research associate and Canadian Auto Workers economist Jim Stanford, draws on this morning’s Statistics Canada reporting that Canada’s national productivity level declined in the second quarter of 2008, for the third consecutive quarter, by 0.2%. Since (...)

Hydro-Québec va de l’avant avec son projet de réfection de la centrale Gentilly-2. Cependant, des groupes se mettent en branle pour que le nucléaire devienne chose du passé au Québec.

Des municipalités et des groupes environnementaux craignent le nouvel engouement pour l’uranium au Québec. Selon eux, l’exploitation de ce métal radioactif comporte des risques pour l’environnement et la santé humaine.

The word “ecosocialism” has yet to appear in any printed dictionary, and the movement it signifies is tiny, chiefly comprised of the fledgling “Ecosocialist International Network,” (www.ecosocialistnetwork.org) which functions as a clearinghouse for these likeminded pioneers. Due to the gravity of the threat to which it responds, i.e. the growing worldwide breakdown of the relationship between humanity and nature, the potential of ecosocialism cannot be overstated. Our bourgeoning ecological crisis is proof-positive that today’s society is structured in such a way as to be unable to (...)

Alternatives, in collaboration with Québec’s Ministère des relations internationales has organized the ’Urban agriculture in Bamako, a public health approach’ internship project, part of our Quebec Sans Frontiere Program. You can follow our interns presently in Mali by reading our interns’ blog.

Alternatives, in collaboration with Québec’s Ministère des relations internationales ihas organized the internship project: ’Urban Agriculture in Havana, Phase II’ in its Quebec Sans Frontières Program.You can follow our interns presently in Bolivia by reading our interns’ blog.

Une camionnette surchargée d’épis de maïs colorés se fraie un chemin dans les rues bondées du centre historique de Mexico. Derrière, une longue file de véhicules s’étire. La caravane du maïs vient d’arriver dans la grande capitale du Mexique, après une traversée de plus de 300 km. La Place de la Constitution, entourée des bâtiments présidentiels, se prépare à être envahie par des centaines de manifestants en opposition à la libération totale du commerce des produits agricoles. Sous l’immense drapeau national qui bat au vent, une même volonté les anime tous. Ils veulent renégocier l’Accord de
libre-échange des Amériques, l’ALÉNA.

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4 | 5

Thèmes

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca