Répression

Voir également : "Dictature", "Violence" et "Liberté d’expression"

Certain.e.s dans les rangs de la gauche européenne persistent à croire que la situation en Grèce va en s’améliorant, et que le gouvernement Syriza reste une force de gauche qui protège les intérêts des travailleurs et des défavorisés, dans des conditions très difficiles. Parmi eux, Iñigo Errejon, l’un des principaux dirigeants de Podemos, qui a déclaré dans un récent entretien que « compte tenu de ces contraintes, le bilan [de Tsipras] est plutôt satisfaisant »[1]. Pour ceux qui partagent ce point de vue, le tour que prennent les événements apparaîtra comme une mauvaise surprise. La réalité est (...)
On nous avait prévenu. On nous l’a dit et redit, à la télé, à la radio, dans les journaux, des centaines, des milliers, de fois. Tel l’hiver dans « Game of Thrones », la casse était en chemin, avançait, inexorablement, et serait bientôt à nos portes. Alors, les hordes de barbares déferleraient sur Québec et la Malbaie, rasant tout sur leur passage. Animés par la peur, des commerçants de Québec placardèrent leur commerce comme on se prépare au passage d’un ouragan. Certaines personnes ont, certes, essayé de prévenir le pire en nous invitant à résister en restant « beaux et dignes ». D’autres ont (...)
Il n’y a pas à dire : le G7 à La Malbaie aura suscité beaucoup de questions, de craintes et de colère dans les derniers mois. Petit retour sur les mobilisations et les enjeux entourant ce sommet plus d’une fois critiqué par de nombreux mouvements sociaux. Dans les derniers mois, quelques groupes mobilisés contre le G7 à Québec avaient tenté à plusieurs reprises de mettre de l’avant le manque de transparence, la répression politique, la limitation au droit de manifestation, l’absence de démocratie de ce Sommet, les conséquences des politiques néolibérales des pays du G7 sur leur propre (...)
Le 14 août dernier, les communautés Nueve de Febrero et Monte Olivo (Coban, Alta Verapaz) ont été victimes de violentes évictions perpétrées par des forces de la Police Nationale Civile (PNC) et selon plusieurs communiqués, d’agents de sécurité privée. Le lendemain, 15 août 2014, la police s’est déplacée vers la communauté de Semococh dans le but de procéder à l’arrestation de quelques dirigeants communautaires de l’organisation CODECA, donnant lieu à des confrontations avec la population locale. Selon les plus récentes informations, trois autochtones Q’eqchi’ auraient perdu la vie dans ces (...)
Aux alentours de 4 heures dans la nuit de vendredi a samedi 21 septembre 2013, Nejib Abidi, Yahya Dridi, Abdallah Yahya, Slim Abida, Mahmoud Ayed, Skander Ben Abid, accompagnés de deux amies artistes et étudiantes engagées et activistes ont été arrêtés au domicile de Nejib Abidi situé dans le quartier Lafayette à Tunis. Nous n’avons réussi à obtenir que très peu d’informations. Nous savons qu’ils ont été d’abord conduits au commissariat de Bab Bhar à Tunis dans lequel ils sont restés environ douze heures et où ils ont été vus pour la dernière fois par une amie. A l’heure actuelle, nous ignorons (...)
Nos cher/ère frères et sœurs de Tunisie, Il n’y a pas très longtemps, vous avez créé une étincelle dans votre région qui s’est répandue partout rapidement, devenant le flambeau qui guide non seulement votre pays, mais aussi beaucoup d’autres vers un chemin où les régimes oppressifs ne sont plus tolérés. Cet essor a été fait au nom de la démocratie, de la liberté et des droits dont vous étiez privés. Vous avez été une inspiration et le monde vous a regardé mener votre pays vers un demain plus humain, plus signifié et plus libre. Aujourd’hui, en Turquie, nous vivons des moments très importants, marqués (...)
Communiqué public - 23 avril 2013 C’est avec indignation et colère, que nous, des organisations de droits humains, de justice sociale, de solidarité internationale, de questions environnementales, des groupes de recherche, dénonçons les récents actes de répression du mouvement étudiant de la part de la police à Santiago, Chili. Une grande manifestation pour l’éducation avait lieu jeudi le 11 avril dans les rues de Santiago au Chili. C’était un événement important, au niveau national, qui a mobilisé un demi million de personnes dans la rue, étudiants universitaires et du secondaire, parents, (...)
Internet est en plein essor. On ne dénombre plus les radios web, les journaux indépendants et les réseaux sociaux présents en ligne, autant de signes de vitalité de la liberté d’expression sur le réseau mondial. Néanmoins, la défense des États est aussi de plus en plus présente sur la Toile de par le nombre de cyberattaques ces dernières années. Qui plus est, leur surveillance s’intensifie sur le web afin de limiter le droit des citoyens et l’expression de leurs idées. La cyberguerre annoncée Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de la France, publié en 2008, a décrit les (...)
Tant aux États-Unis, au Canada qu’au Québec, l’État a toujours utilisé un certain nombre d’institutions afin que la majorité des citoyens acceptent naturellement l’ordre social établi. La pérennité du système de discipline trouvait sa source principalement dans la peur instillée par la famille et les institutions dans la société civile. À l’occasion, l’État délaissait la carotte et donnait du bâton par le recours direct aux forces répressives (police, armée, agence privée de sécurité), pour renforcer la peur et maintenir ainsi ce consensus. Se croyant à l’opposé des régimes politiques répressifs, les (...)
Ah, la Thaïlande ! Les plages ensoleillées, le tourisme sexuel, les boxeurs qui ne font pas leur âge, la dope et (l’excellente) cuisine de rue ! À ces perles de clichés (de quoi faire un joli collier pour journaliste), on va pouvoir ajouter ces pittoresques manifestations de chemises rouges ou jaunes. Comme tout cela est coloré et amusant ! Comme tout cela est drôle ! Persifler sur le pays des hommes libres [1] ? Allons donc… C’est que ça jure un chouilla avec la couverture médiatique du moment. L’heure est (re)venue de causer "vacances de rêves" ou "destination lointaine". Et les plus (...)
Un rapport choc de l’ONU accuse 66 pays d’avoir été impliqués dans un réseau de détentions secrètes liées à la lutte antiterroriste. (De Genève) Malaise au Palais des Nations, le siège européen de l’ONU à Genève. Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de près de 200 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant de l’ONU sur la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de (...)

Western companies still trading with Burma use it as their first and last defence. If we withdraw, they insist, China will fill the gap. China has become the world’s excuse for inaction.

Repression against Zimbabwe’s political and civil society opposition has intensified in recent weeks, apparently at the behest of president Robert Mugabe, to the point that Southern African neighbors have taken notice.

Au Zimbabwe, la répression contre l’opposition s’est nettement intensifiée au cours des dernières semaines. Apparemment, les ordres viendraient du président Robert Mugabe lui-même. Sauf que cette fois, même ses plus fidèles alliés commencent à s’inquiéter.

Un peu partout à travers le monde, des murs ont été érigés pour séparer les peuples. Certains font les manchettes. D’autres font rarement parler d’eux. C’est le cas du mur érigé par le Maroc au Sahara occidental.

Six cent quatre-vingt-dix arrestations. Plus de trois millions de dollars de dommages. C’est le bilan de trois journées d’émeutes survenues au début de mois de mars dans les rues de Copenhague, la capitale du Danemark. Trois jours qui ont mis l’Europe à l’envers, à cause de la fermeture d’une maison de jeunes. Mais pas n’importe laquelle.

Après 23 années de règne sans partage sur la Guinée, le général-président Lansana Conté affronte la plus importante crise politique de l’histoire du pays. L’enjeu dépasse largement les frontières du petit pays de huit millions d’habitants.

SINGAPOUR - Que la rencontre triennale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale se soit tenue le 11 septembre dernier, le jour même du cinquième anniversaire de l’attaque des tours jumelles, n’est peut-être qu’une coïncidence. Pourtant, le choix du moment et du lieu de cette réunion semble souligner la propension néoconservatrice à conjuguer libéralisation économique et sécurité nationale. Pour cet événement, 10 000 policiers et militaires ont été mobilisés. Des policiers lourdement armés ont patrouillé tant les rues du centre-ville de Singapour que des banlieues situées loin de (...)

Dans une entrevue accordée à Alternatives, le porte-parole de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), le sous-commandant Marcos, analyse l’opération de terreur contre les habitants d’Atenco et dresse les perspectives de l’Autre campagne à la veille des élections mexicaines.

Dans le cadre du Forum social mondial polycentrique de janvier dernier, plusieurs centaines de paysans maliens se sont rendus à Bamako pour signifier haut et fort leur mécontentement face au mauvais traitement que leur font subir les autorités publiques depuis plusieurs années.

Le mandat présidentiel de Vicente Fox s’achève dans la tourmente, alors que la répression violente de manifestations populaires est décriée par de nombreux médias et organismes de droits humains. À l’aube des élections présidentielles du 2 juillet prochain, plusieurs secteurs de la société mexicaine se questionnent sur la « transition démocratique » amorcée en 2000.

I am writing this from Kathmandu. It is about 8.00 a.m. Nepal time. The entire valley was under curfew for 25 hours yesterday, April 20, 2006, the 15th day of the ongoing civic protest against the autoctraric king and his army. The curfew which was first clamped for 18 hours from 2.00 a.m. in tge morining of April 20, till 8.00 p.m. was extended till 3.00 a.m. to April 21. Now the king has announced reimposition of curfew from 9.00 a.m. to 8.00 p.m. Within another one hour the entire valley will be under curfew again.

Coup de théâtre - aussi attendu qu’espéré - à Istanbul. Devant la vague d’indignation internationale, le procureur d’État a décidé de laisser tomber la poursuite de l’écrivain turc Orhan Pamuk. Son procès, qui devait commencer début février, n’aura finalement pas lieu. Il s’agit non seulement d’une victoire pour la liberté d’examiner l’histoire d’un œil critique, mais aussi d’un revers cinglant pour les tenants de la main dure en Turquie.

Neuf cents altermondialistes, en grande majorité des paysans coréens, ont été arrêtés alors qu’ils faisaient un “ sit in ” devant le centre de Convention où se tiennent les négociations de l’Organisation mondiale du commerce. Ils auraient été conduits dans des centres de détention dont on ignore toujours où ils se situent. Parmi eux figurent Gérard Durand, porte parole de la Confédération paysanne et trente responsables internationaux de Via Campesina, organisation paysanne à l’initiative de la manifestation à laquelle ont notamment participé des militants d’Attac Japon. José Reynes, documentaliste (...)

Moment émouvant à Tunis en marge du Sommet mondial de la société de l’information. l’Iranienne Shirin Ebadi, avocate, défenseure des droits humains, Prix Nobel de la paix, rencontre les grévistes de la faim tunisiens assemblés pour sensibiliser la communauté internationale aux violations et atteintes aux libertés fondamentales en Tunisie. « La liberté est la plus grande des valeurs ! Car grâce à votre action, l’isolement de la dictature est aujourd’hui total. Vous pouvez arrêter votre grève en toute dignité, car nous avons besoin de vous pour continuer la lutte ! » a-t-elle déclaré.

Depuis la nuit des temps, des hommes et des femmes ont été censurés, voire emprisonnés, torturés et parfois mis à mort en raison de ce qu’ils avaient dit ou écrit. Aujourd’hui, avec l’avènement du cyberespace et la prolifération des cafés Internet, il est de plus en plus facile à quiconque de diffuser mondialement et rapidement des critiques, des commentaires, des opinions dissidentes, notamment à travers des blogs. Certains en subissent parfois le dur revers de la répression, comme en Tunisie, en Chine ou en Égypte.

Des dizaines de milliers de Zimbabwéens se sont retrouvés sans abri à la suite de mesures administratives dévastatrices et une politique nécessaire, mais brutale, de redistribution des terres. Ce qui a provoqué le retrait des investissements occidentaux et isolé encore davantage le régime, qui ne compte dès lors que la Chine et l’Afrique du Sud pour tous alliés. Plus que jamais, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, clame être la cible de l’impérialisme blanc, parce qu’il a dépossédé les riches propriétaires terriens blancs et redistribué les terres aux agriculteurs noirs pauvres.

Plus de 2 500 manifestants ont été arrêtés au Québec depuis 1999, dont la majorité à Montréal. Ce 2 novembre, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a déclaré, à propos du Canada, s’inquiéter que « la police, en particulier à Montréal, pratique des arrestations de masse de manifestants », et invite le Canada « à mener une enquête » sur la police de Montréal. L’arrestation de masse consiste à encercler rapidement le plus grand nombre de manifestants, une tactique qui semble contrevenir à la Charte des droits et libertés, puisqu’elle réduit l’ensemble des manifestants à un attroupement de (...)

« La liberté est la plus grande des valeurs ! Vos objectifs sont atteints car grâce à votre action l’isolement de la dictature est aujurd’hui total. Vous pouvez maintenant arrêter la grève en toute dignité car nous avons besoin de vous pour continuer la lutte ! » C’est en ces terme que la prix Nobel de la paix Shirin Ebadi est venue jeudi le 17 novembre, à Tunis, interpeller les 7 grévistes qui avaient entrepris le 18 octobre dernier une grève de la faim illimitée pour sensibiliser la communauté internationale aux nombreuses violations et atteintes aux libertés fondamentales en Tunisie.

Depuis plus d’une semaine en France, voitures et écoles se consument, des pneus éclatent, des cocktails Molotov explosent, des jeunes des classes populaires, issus ou non de l’immigration postcoloniale, ne dissimulent plus leur envie d’en découdre avec la République française « une et indivisible. » Ils n’ont jamais été les bienvenus, à moins de laisser derrière eux - après une heure de bus - leur culture, leur religion et leur histoire. Après trois morts, dont deux suspectes, les familles restent dignes, les quartiers populaires sont submergés par l’émotion, la colère, la rage et le deuil, comme ils ont trop souvent l’habitude.

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