Politique

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Félix Tshisekedi est officiellement devenu le cinquième président de la République démocratique du Congo (RDC) ce jeudi. Les défis seront nombreux et difficiles à surmonter pour le nouveau président, qui devra partager le pouvoir avec une coalition pro-Kabila ultra majoritaire qui pilotera sans doute le futur gouvernement.

Du 13 au 14 avril s’est déroulé le 8e Sommet des Amériques, à Lima (Pérou). Malgré l’absence du président des États-Unis, de Cuba, de l’Équateur et du Venezuela, cette rencontre a regroupé 33 chefs d’État du continent américain. Le thème de la corruption a été au cœur des discussions, interrogeant sur l’état des démocraties latino-américaines. La situation préoccupante au Venezuela a également été source de division entre les participants, alors que les élections présidentielles doivent y avoir lieu le 20 mai prochain. Pour nous éclairer, le point de vue de Christophe Ventura, chercheur à l’IRIS.

Le second tour de l’élection présidentielle en Équateur s’est presque conclu le 2 avril dernier lorsque le Conseil national électoral a annoncé une faible avance pour Lenín Moreno, successeur de Rafael Correa comme candidat du parti au pouvoir, Alianza PAIS. Presque conclu puisque, s’appuyant sur un sondage mené à la sortie des bureaux de scrutin, l’opposant de droite et ex-banquier Guillermo Lasso a déclaré qu’on lui avait volé la victoire. Il réclama ensuite un recomptage total, puis l’annulation pure et simple du scrutin, avant de finalement déclarer qu’il ne reconnaitrait jamais la légitimité (...)
On ne peut que déplorer le triste état de la démocratie. Elle était déjà diminuée depuis plusieurs années par le pouvoir des grandes entreprises et leur armée de lobbyistes qui dictent aux gouvernements les politiques à adopter. Et voilà qu’apparaissent maintenant des chefs d’État autoritaires, campés à l’extrême-droite, et qui gouvernent en appliquant fièrement des idées que l’on croyait disparues du spectre politique. La liste est longue et inquiétante : on les retrouve à la tête des plus grandes puissances, comme Donald Trump aux États-Unis, Vladimir Poutine en Russie, Narendra Modi en Inde. Et (...)
Les ré­sul­tats ob­tenus par Québec So­li­daire aux der­nières élec­tions comme le fait qu’il n’y aura pas de nou­velles élec­tions d’ici 4 ans in­vitent à s’interroger sur le type d’intervention que ce parti de­vrait pri­vi­lé­gier au cours des pro­chaines an­nées. Ce texte – en cher­chant à aller sur le fond[1] – vise à pro­poser quelques pre­miers ja­lons en la matière. Au terme de cette cam­pagne élec­to­rale de mars et avril 2014, les ques­tions res­tent nom­breuses pour les par­ti­sans de Québec So­li­daire. Certes Q.S. a connu cer­tains ré­sul­tats en­cou­ra­geants (une crois­sance de 1,7 %, une dé­putée de (...)
Les dernières élections provinciales ont eu pour effet de mettre la population québécoise devant une évidence qu’elle se refuse pourtant à voir depuis longtemps. Nous ne sommes pas, ou nous sommes très peu, une société démocratique, et ce pour au moins trois raisons. En premier lieu, nous misons tout sur les élections, et nous laissons ensuite une petite élite faire à notre place des choix dont on nous tiendra pourtant avec raison responsables dans un avenir proche. En second lieu, nous avons choisi d’élire un gouvernement dans l’espoir d’en faire un simple gestionnaire des affaires (...)
À travers la lutte féministe au Québec, les femmes ont réussi à gravir plusieurs échelons de la société, ce qui leur ont permis de se doter d’un plus grand pouvoir et d’améliorer leur posture sociale. En s’autonomisant, elles se sont graduellement détachées de la pression domestique les gardant au foyer et ont accédé à des postes qui étaient auparavant réservés aux hommes. Toutefois, même si ces milieux s’ouvrent graduellement à elles, plusieurs obstacles subsistent. En politique, même si la porte a été ouverte aux femmes, le milieu demeure fortement masculin. Aux dernières élections provinciales (...)
Pour les journalistes, couvrir la campagne électorale n’est pas tout repos. Entre les déplacements incessants, les points de presse à répétition et le manque de temps, on attend pourtant d’eux qu’ils fournissent un travail d’une éthique irréprochable. Les médias jouent un rôle indéniable dans le processus électoral : ils doivent informer le public sur le monde politique afin de garantir un vote responsable. Toutefois, les réalités économiques des grands groupes de presse mettent souvent à mal l’image d’un journalisme libre, indépendant et impartial. Censure électorale Une capsule vidéo mise en (...)
Depuis le déclenchement des élections le 5 mars dernier, le Directeur général des élections du Québec incite les citoyen-ne-s à se saisir de leur pouvoir politique à travers sa campagne publicitaire « Notre vote, c’est un pouvoir ». Il n’en demeure pas moins qu’à chaque élection, une importante tranche de la population s’abstient de voter. Pourquoi ? Apathie pour certain-e-s, geste politique pour d’autres, l’abstentionnisme mérite réflexion. Aux yeux de Francis Dupuis-Déri, professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal, il existe une liste presque infinie de (...)
Pour la 41e fois depuis 1867, les Québécoises et les Québécois voteront le 7 avril prochain pour former une nouvelle Assemblée nationale qui ne correspondra pas fidèlement à la volonté populaire exprimée, et ce peu importe le résultat du scrutin. Une contradiction persistante qui est issue du mode de scrutin uninominal à un tour, un legs de notre système parlementaire britannique. La proposition d’introduire une composante proportionnelle dans nos élections recueille pourtant un large appui populaire, mais aucun gouvernement n’a jusqu’à maintenant osé bouleverser le statu quo. (...)

Nous croyons que le déclassement en cours des professeur.e.s de cégep par le Conseil du trésor comporte des enjeux plus lourds et plus profonds qu’il n’y paraît, par delà l’incohérence dont il relève et les éventuelles conséquences salariales, en elles-mêmes odieuses et insultantes, qu’il implique.

Le 24 novembre 2013 se tenaient au Honduras des élections présidentielles, législatives et municipales. La dernière élection présidentielle au Honduras a eu lieu en 2009, soit quelques mois après le renversement du gouvernement de Manuel Zelaya. Elle était le fruit d’une négociation de sortie de crise entre les auteurs du putsch et la résistance à celui-ci. En vertu de cette entente, l’establishment comptait faire cautionner par les urnes la rupture de l’ordre constitutionnel qu’elle avait opéré. Du côté de la résistance, il permettait le retour du président déchu et sa participation à l’opposition démocratique. C’est ainsi que, issu du front de résistance, le nouveau parti LIBRE, a présenté la candidature de Xiomara Castro, l’épouse de Manuel Zelaya, à la présidence du pays. Quelques mois après l’élection remportée officiellement par la droite mais toujours contestée par la gauche, quel bilan faut-il faire de cette stratégie ?

À l’instar de plusieurs, Anna Kruzynski a commencé à militer le mouvement étudiant. Rapidement, elle s’est butée à la difficulté de changer les choses de l’intérieur. C’est toutefois les formes organisationnelles non hiérarchiques et la série d’actions directes qui ont marqué la fin des années 1990 comme le Plan G, l’Opération SalAMI, l’occupation du Conseil du patronat du Québec et l’occupation du bureau du recteur à McGill, qui sont venues confirmer beaucoup de sentiments et de valeurs chez la militante. « C’est à partir de ce moment-là que je suis devenue à la fois anticapitaliste et féministe », (...)
On nous avait annoncé des élections municipales différentes. Avec les tempêtes soulevées par la commission Charbonneau et les révélations scabreuses à la chaîne, on croyait que les Québécois s’intéresseraient plus que jamais à leurs élus municipaux. En espérant pouvoir donner un bon coup de balai. Pourtant, en observant ce qui se passe un peu partout, les campagnes électorales dans les municipalités nous semblent désespérément ordinaires. Les belles promesses se succèdent, les candidats et candidates se disent plus blancs que neige et rapidement, on passa à autre chose. On entend toujours l’orage (...)
Depuis la sortie des résultats préliminaires de l’élection du 28 juillet, les comités d’observateurs se sont mis en branle pour mettre en lumière les irrégularités rapportées en masse tout au long de période électorale. Contestant la victoire du Parti populaire cambodgien (CPP), le principal parti d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), réclame qu’une commission d’enquête élucide les allégations de fraude électorales qui pèsent sur le Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 28 ans au Cambodge. Des élections contestées Les résultats préliminaires publiés par le CPP (...)
Réalisé en avril 2013, Gaspé, Canada, avec la collaboration du Journal des Alternatives. Réalisation : Resilience Images Reportage par Camille Raillon Son et image : Klaus Jack Lire le texte de Camille Raillon, Espace public et intérêts pétroliers, Gaspé sur le banc des accusés.
Attendu le 15 juin prochain à Montréal pour présenter une conférence dans le cadre du Festival des Solidarités, Nnimmo Bassey, activiste nigérian et récipiendaire du Prix Nobel alternatif, s’est entretenu avec le Journal des Alternatives. Portrait d’un grand homme, aux positions claires et aux visions optimistes. Combattre les pétrolières Le titre de la conférence que donnera Nnimmo Bassey au Canada représente bien son principal cheval de bataille : faire cesser l’extraction du pétrole. Ce combat, il le mène sans relâche depuis plus de 30 ans, ayant notamment créé l’association Oilwatch (...)
À qui de droit, Je suis une citoyenne extrêmement préoccupée par l’environnement. Depuis des années notre famille a choisi de mettre une affiche « pas de circulaires » sur notre porte afin de ne pas recevoir des publicités et d’autres documents non sollicités. Notre motivation est bien sûr écologique, car nous ne voulons pas participer à la surproduction de documents inutiles imprimés sur du papier qui se retrouvera aussitôt à la récupération. Mais elle est aussi basée sur le fait que nous voulons nous soustraire, dans la mesure du possible, à notre société de surconsommation. À quoi bon recevoir (...)
Il devient de plus en plus difficile de défendre les politiques d’austérité. L’expérience européenne nous montre qu’elles ne font que perpétuer la crise : le chômage est en hausse, la dette augmente, l’économie s’enlise dans la récession. Bien sûr dans la vie, il ne faut pas craindre certaines privations, mais encore faut-il que ça donne des résultats ! Devant un échec aussi flagrant, les économistes qui ont prôné ce modèle cherchent des excuses. Ils auraient, semble-t-il, commis des erreurs de calcul. Olivier Blanchard, économiste en chef du Fonds monétaire international a admis, avec son camarade (...)
Le mouvement Idle no more a été initié par des femmes, au Canada comme au Québec. Au Canada, Jessica Gordon, Sylvia McAdams, Sheelah McLean et Nina Wilson se sont élevées contre l’adoption du projet de loi C-45 qui modifie sans consultation les conditions d’attribution des terres autochtones tout comme la protection des eaux navigables. Au Québec, ce sont de jeunes autochtones urbaines, Mélissa Mollen-Dupuis et Widia Larivière, qui ont utilisé les réseaux sociaux avec une redoutable efficacité puisque la protestation s’est étendue comme traînée de poudre de Sept-Îles à Montréal, de Val-d’Or à (...)
Répondant à l’appel de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi [1], l’équipe d’Alternatives s’est jointe à la manifestation du 27 avril dernier qui a rassemblé plus de 50 000 personnes. La réforme que le gouvernement Harper prévoit faire touche principalement les travailleurs et travailleuses saisonniÈREs, les femmes et les personnes les plus pauvres. La réforme apparaît aux yeux de plusieurs comme une façon de punir les chômeurs et de persister le mythe du « mauvais chômeur ». Dans un communiqué de presse de la Coalition, ses membres rappellent qu’« en obligeant [les (...)
La droite vénézuélienne, battue depuis 1998 par le chavisme, a affûté sa stratégie électorale et infléchi hypocritement son discours vers "plus de social". Ultralibérale, elle s’est réclamée par exemple des "missions sociales" de Chavez. Le mensonge a payé..., mais il est une nouvelle fois battu, avec une marge plus limitée que celle que nous attendions. Manifestement le "quotient personnel" de Chavez allait au-delà du "vote socialiste". La campagne politique, très affective de Maduro, très émotionnelle après la mort du "comandante" Chavez, n’a pas entraîné l’adhésion de l’ensemble du vote (...)
La pauvreté est « le plus grand des maux et le pire des crimes » écrivait George Bernard Shaw. Il est, en effet, criminel de maintenir des êtres humains dans la pauvreté et de ne pas tenter de sortir ses semblables de la précarité. La ministre Agnès Maltais a motivé sa réforme de l’aide sociale par son désir de « renforcer l’incitation au travail ». Il serait donc légitime que le gouvernement favorise l’insertion au marché du travail de ceux qui en sont exclus, leur permettant ainsi de s’extraire de la pauvreté. Cependant, la nouvelle réglementation ne favorise d’aucune manière « l’incitation au (...)
En 2011, le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), une organisation qui se décrit comme une « conscience citoyenne », voit le jour pour tenter de ramener l’indépendance au cœur de l’actualité politique et de stimuler les débats sur le sujet. Sa stratégie ? Rapprocher les indépendantistes québécois de tous les horizons, sans égard à leur affiliation politique, afin de reconstruire, entre citoyens, le projet commun de la souveraineté. L’indépendance en chute libre Suite à la débâcle du Bloc Québécois aux dernières élections fédérales, plusieurs commentateurs ont avancé que l’indépendance ne (...)
Nous sommes du nombre de ceux et celles qui ont pris part, à notre façon, au débat public ouvert par le Printemps érable. Ce débat a eu lieu tant au sein d’organisations déjà existantes que de collectifs qui ont vu le jour à cette occasion. Encore aujourd’hui, nous avons la conviction qu’un tel débat a eu lieu parce que la grève générale illimitée des étudiantes et étudiants et tout le mouvement populaire qui l’a accompagnée ont ouvert et imposé un véritable espace politique de réflexion, de débat et d’action. Un vent d’espoir, de mobilisation et de création a balayé le Québec. De nombreuses (...)
Avec un pourcentage de voix et une différence entre lui et son rival le plus immédiat qu’ auraient bien voulu avoir Obama, Hollande et Rajoy, la victoire écrasante de Rafael Correa donne quelques leçons qu’il est bon de récapituler. D’abord, et le plus évident, la confirmation du mandat populaire, pour continuer sur le chemin tracé mais, comme a dit Correa lors de sa conférence de presse, en avançant plus vite et plus profondément. Le président réélu sait que les quatre années à venir seront cruciales pour assurer l’irréversibilité des réformes, au terme de dix ans de gestion, qui auront abouti à (...)
Tant aux États-Unis, au Canada qu’au Québec, l’État a toujours utilisé un certain nombre d’institutions afin que la majorité des citoyens acceptent naturellement l’ordre social établi. La pérennité du système de discipline trouvait sa source principalement dans la peur instillée par la famille et les institutions dans la société civile. À l’occasion, l’État délaissait la carotte et donnait du bâton par le recours direct aux forces répressives (police, armée, agence privée de sécurité), pour renforcer la peur et maintenir ainsi ce consensus. Se croyant à l’opposé des régimes politiques répressifs, les (...)
Le 3 janvier 2013, le gouvernement libéral ontarien a imposé une convention collective aux enseignants. Ce geste unilatéral a été permis par l’adoption préalable de la loi 115. La loi spéciale interdisant le droit de grève des enseignants a permis à la province d’imposer un contrat de travail sans affronter les syndicats des travailleurs. Après avoir rempli son objectif de contourner le processus de négociation, le gouvernement a abrogé la loi spéciale le 23 janvier dernier. Que fait la Loi 115 ? Cette loi spéciale a fait du bruit durant l’automne 2012 alors que des grèves éclairs d’une (...)
Alors que lors de son discours de fermeture de l’École d’hiver de l’Institut du Nouveau Monde, le ministre de l’Enseignement supérieur a mis de côté la gratuité scolaire en la considérant comme une option trop coûteuse et en nous expliquant que les décisions qui allaient être prises au sommet devraient « évidemment l’être en fonction du monde tel qu’il existe et non d’un monde théorique », un questionnement s’impose ici quant au type de discussion qu’on nous propose. Qu’est-ce qu’en effet que ce SOMMET sur l’enseignement supérieur ? Qu’est-ce que ce sommet qui dès l’abord sélectionne certaines (...)
Cette année, beaucoup de choses se sont passées dans le dossier de l’environnement au Québec. Certes, on se rappelle bien des trois ou quatre derniers mois : la fermeture de Gentilly-2 ; les grandes inquiétudes et la volonté d’un moratoire permanent sur les gaz de schiste, puis la volte-face de la première ministre Pauline Marois sur le sujet pour rassurer les industries ; la démission d’un ministre écologiste ; l’anticipation de la lutte contre le pipeline d’Enbridge ; l’échec (encore) des négociations internationales sur les changements climatiques, cette fois-ci à Doha ; l’éternel débat sur (...)

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