Politique

Voir également : "Gouvernement", "Démocratie" et "Élections"

Au cours de l’été, le retrait momentané du président Fidel Castro de la vie politique active de son pays a relancé une fois de plus le débat sur l’avenir de la Révolution cubaine. Pendant que les groupes anticastristes de Miami, soutenus par Washington, déversaient leur hargne habituelle contre Cuba, bon nombre d’observateurs signalaient à juste titre que malgré les incertitudes de « l’après-Fidel », le système politique cubain était déjà en pleine mutation. Depuis une quinzaine d’années, plongé en pleine crise avec l’éclatement de l’URSS, le gouvernement cubain a fait les compromis économiques (...)

En Inde, l’échiquier politique a considérablement changé depuis la tenue du Forum social mondial à Mumbai, en 2004. À la veille du Forum social indien, qui se déroulera en novembre à New Delhi, de nouveaux enjeux interpellent le mouvement social.

Directrice de recherche sur l’Amérique latine à l’Université de la Sorbonne, Renée Fregosi nous propose une étude fort intéressante sur les changements en cours sur le continent latino-américain. Alors que bons nombres de pays tournent à gauche en réaction aux politiques néolibérales qui ont sévi au cours des dix dernières années, l’auteur propose une lecture pertinente de ces transformations à l’ère de la mondialisation. L’intérêt de cet ouvrage repose donc à la fois sur une pratique de la coopération et sur un travail de recherche important qui a certainement guidé cette réflexion politique. (...)
« Il ne sera pas faisable techniquement d’organiser les élections le 31 octobre. » Par cette déclaration faite le 23 août dernier, le chef de la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Pierre Schori, a confirmé ce à quoi tous les Ivoiriens s’attendaient : l’élection présidentielle ivoirienne, déjà repoussée d’un an en 2005 sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, sera reportée de nouveau. Alors qu’approche l’échéance du 31 octobre qu’avait fixée le Conseil de sécurité pour la tenue du scrutin, le processus électoral est dans l’impasse. Élu pour cinq ans en octobre 2000, tout (...)

La feuille de route pour la formation d’un gouvernement intérimaire, avec la participation des maoïstes, est plus ou moins en place. Cependant, de puissantes forces interviennent pour faire dérailler le processus.

Entrevue avec Jacques Lévesque, professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal et directeur de recherches au Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité.

Un génocide en douce est en train de se passer à Gaza. En moyenne, huit Palestiniens par jour sont tués lors d’attaques israéliennes, dont un grand nombre d’enfants. Des centaines d’autres sont estropiés à vie. Le 2 septembre au matin, trois citoyens de Gaza étaient tués, tandis que tous les membres d’une même famille étaient blessés à Beit Hanoun. Le leadership israélien demeure perplexe quant à ce qu’il doit faire avec la bande de Gaza et il a quelques idées vagues sur la Cisjordanie. Le gouvernement actuel considère que la Cisjordanie, contrairement à Gaza, est un espace ouvert, du moins du (...)

Libanais d’origine, professeur de science politique et de relations internationales à l’université de Paris-VIII, Gilbert Achcar est un spécialiste de la politique américaine au Moyen-Orient. Auteur de l’essai The Clash of Barbarisms : September 11 and the Making of the New World Disorder et collaborateur régulier au Monde Diplomatique, Alternatives l’a rejoint aux lendemains de l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution portant sur la crise au Liban.

Alors que l’offensive israélienne dévastait le Liban, la réoccupation de la bande de Gaza, unilatéralement évacuée par les troupes israéliennes l’an dernier, a peu fait la manchette des journaux. Pourtant, durant les 33 jours de l’offensive israélienne au Liban, l’opération « Pluie d’été » a fait plus de 180 morts à Gaza, dont la moitié sont des enfants. Soraida Hussein Sabbah est militante palestinienne. Celle que le Québec avait connue par l’entremise du documentaire Soraida, une femme de Palestine, réalisé par Tahani Rached, était de passage à St-Alphonse-de-Rodriguez le week-end dernier, invitée (...)
SUCRE - Alors que la dévastation s’abat sur le Liban et que la planète semble chaque jour plus proche d’un nouveau désastre, j’ai découvert un endroit empreint d’un extraordinaire espoir. Ce qui se passe actuellement en Bolivie est sans précédent dans l’histoire moderne : un gouvernement indigène a pris le pouvoir et tente - avec une certaine dose de succès jusqu’à maintenant - de mettre en place des politiques s’inspirant d’anciennes pratiques et valeurs indigènes. En Bolivie, les peuples quechuas et aymaras comptent, avec des nations indigènes plus petites, pour environ 70 % de la (...)
In my 1994 film Death of a Nation there is a scene on board an aircraft flying between northern Australia and the island of Timor. A party is in progress; two men in suits are toasting each other in champagne. "This is an historically unique moment," effuses Gareth Evans, Australia’s foreign affairs minister, "that is truly uniquely historical." He and his Indonesian counterpart, Ali Alatas, were celebrating the signing of the Timor Gap Treaty, which would allow Australia to exploit the oil and gas reserves in the seabed off East Timor. The ultimate prize, as Evans put it, was (...)
Three years ago, I wrote a piece talking about attempts to oust Prime Minister Mari Alkatiri in East Timor, then a new struggling independent nation. I wrote that I believed the US and Australia were determined to oust the Timorese leader, due to his hardline stance on oil and gas, his determination not to take out international loans, and their desire to see Australia friendly President Xanana Gusmao take power. Three years later, I am unhappy to say that the events I have predicted are currently taking shape. The patriotic Australia media, that has unquestionably fallen into (...)

Dans une entrevue accordée à Alternatives, le porte-parole de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), le sous-commandant Marcos, analyse l’opération de terreur contre les habitants d’Atenco et dresse les perspectives de l’Autre campagne à la veille des élections mexicaines.

En Chine, la croissance économique phénoménale des dernières années a entraîné une explosion des besoins en hydrocarbures et en matières premières. À la recherche de fournisseurs, le gouvernement chinois courtise activement les pays africains. Présentées par Pékin comme un exemple de « coopération Sud-Sud », les relations sino-africaines semblent plutôt guidées par les intérêts de cette puissance émergente.

Le premier scrutin libre et transparent en République démocratique du Congo s’avère être un casse-tête logistique incroyable. Alors que le pays se relève très mal d’une guerre qui a provoqué près de 5 millions de mort depuis 1998, plus de 25 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dans un pays vaste comme le Québec, mais dépourvu de toute infrastructure. Pourtant, en décembre 2005, la Commission électorale indépendante (CEI) avait réussi à tenir, dans une désorganisation téméraire, un premier référendum pour entériner la nouvelle Constitution. Malgré un recensement de dernière minute et une (...)

Le gouvernement conservateur persiste et signe en Afghanistan, en dépit de l’opposition majoritaire de l’opinion canadienne et de la situation qui s’aggrave sur le terrain. Certes, personne ne peut être contre la vertu. Oui, le peuple afghan a besoin d’aide. Mais laquelle ?

Le 23 janvier dernier, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, est devenu le 22e premier ministre de l’histoire du Canada. M. Harper dirige un gouvernement minoritaire, comme M. Paul Martin l’avait fait durant 18 mois. M. Harper a misé, lors de sa campagne électorale, sur un nombre d’enjeux de politique intérieure, tels la réduction de la TPS, l’aide financière directe aux familles pour la garde des enfants, la sécurité des villes, etc. Les relations internationales n’ont pas constitué un grand enjeu électoral. M. Harper a néanmoins indiqué qu’il était partisan d’une harmonisation de (...)
Some years ago, Russell Jacoby wrote a book called The Last Intellectuals in which he lamented the waning of the tradition of the public intellectual: that breed of intellectual who addresses himself “with vigor and clarity” to an educated lay audience and fosters a critical perspective on social reality which serves to “enrich public life.” Public intellectuals indeed constitute an endangered species, but fortunately they are far from extinct. When I think of the figure of the public intellectual in the North American context many names come to mind: Neil Postman, Jane Jacobs and (...)
Les Palestiniens font face à une des pires agressions de leur histoire contre leur droit à l’auto-détermination, leur bien-être économique et leur futur en tant que peuple indépendant. Israël, avec le soutien actif des pouvoirs internationaux et l’accord tacite des autres pays, développe inoxérablement son emprise militaire, politique et et économique sur le peuple Palestinien. Mais les centaines de barrages routiers, la poursuite de la construction du mur de séparation, le blocage des millions de dollars destinés à l’Autorité Palestinienne (AP) et de l’assistance humanitaire ne sont pas (...)
Notre pays est entré depuis sept ans dans une période de transformations profondes, tant sur le plan politique que sur les plans juridique, économique et social. Ne soyons pas naïfs ! Tout moment de transformation profonde d’une société est une phase difficile, faite d’espoir et d’avancées sociales, de satisfactions et de progrès réels, mais aussi de conflits, de résistances et parfois, de crises. Il faut dire que depuis environ 35 ans on entend parler de « crise ». Je me rappelle que ce mot devenu courant dans notre langage était l’objet des analyses des spécialistes universitaires dans les (...)
Le 24 avril dernier, le dictateur du Népal, sa majesté le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev, s’adressait à la nation pour annoncer que la Chambre des représentants, dissoute en mai 2002, était réinstaurée. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un cadeau royal accordé au peuple népalais. En fait, c’est le résultat d’un mouvement de masse qui a renversé la monarchie et sa dictature. Une victoire populaire triomphante. Comme l’écrivait un journaliste indien couvrant les événements, « le court intervalle entre le 6 et le 24 avril restera comme un moment révolutionnaire dans (...)

En Égypte, le régime autoritaire du président Moubarak est à bout de souffle. La rue aux accents libéraux et démocrates, qui l’a bien compris, n’a plus peur et se manifeste, avec à ses côtés les Frères musulmans. Le raïs n’est pas encore mort mais n’en a plus pour longtemps... Rien ne va plus, mais les jeux ne sont pas faits.

Le mandat présidentiel de Vicente Fox s’achève dans la tourmente, alors que la répression violente de manifestations populaires est décriée par de nombreux médias et organismes de droits humains. À l’aube des élections présidentielles du 2 juillet prochain, plusieurs secteurs de la société mexicaine se questionnent sur la « transition démocratique » amorcée en 2000.

L’investiture du président René Préval le 14 mai dernier a, aux yeux de certains, conclu le processus de normalisation politique en Haïti. Pourtant, nombre d’organisations de la société civile haïtienne martèlent l’importance des élections locales dont la tenue, le 21 juin prochain, semble de plus en plus incertaine. Alternatives les a rencontrées.

Après six années de crise politique, dont les deux dernières furent marquées par l’occupation militaire étrangère et la mise sous tutelle du pays, Haïti renoue avec un optimisme relatif, à la suite de l’annonce des résultats du second tour législatif. Trois des principaux partis politiques, ayant remporté quelques-uns des 30 postes de sénateurs et 99 députés lors du deuxième tour électoral, semblent vouloir collaborer pour que les deux chambres, qui ont commencé à siéger cette semaine, puissent coopérer avec le président René Préval, élu lors du premier tour le 7 février dernier, et qui sera institué le 14 mai prochain. Mais alors que le pays est sombré dans une crise économique et sociale sans fin, les défis sont nombreux pour le prochain gouvernement Préval.

L’étau se resserre autour du gouvernement turc. Ébranlée par les émeutes sanglantes entre manifestants Kurdes et forces de l’ordre qui ont paralysé la ville de Diyarbakir à la mi-mars, l’administration du premier ministre, M. Recep Tayyip Erdogan, fait désormais face à une fronde sourde qui pourrait entraîner son renversement.

Pas de retour à la normale aux Philippines depuis la levée de l’état d’urgence au début de mars. La crise politique est loin d’être résolue. La répression se poursuit et les droits démocratiques, conquis après la chute de la dictature en 1986, sont toujours plus menacés.

Malgré le portrait autoritaire qu’en font les médias du Nord, un récent sondage de la North American Opinion Research donne actuellement à Hugo Chávez 66 % des intentions de vote en vue des élections présidentielles qui auront lieu en décembre prochain au Venezuela. Les nombreux programmes sociaux mis en place par le chef d’État vénézuélien ne semblent pas étrangers à cette grande popularité. Visite des quartiers défavorisés de Caracas.

Depuis déjà quelques années, l’Amérique latine vire à gauche. Cela a commencé en Argentine lorsque les gens se sont soulevés contre les terribles politiques néolibérales qui dévastaient leur pays. Cela a continué au Venezuela, au Brésil, en Uruguay et plus récemment au Chili et en Bolivie. Les peuples exercent leurs droits démocratiques et élisent des gouvernements populaires. Le Pérou et le Mexique pourraient très prochainement les imiter. Ce mouvement n’est certes pas en mesure de fournir toutes les solutions aux problèmes occasionnés par les années de misère qu’a endurées l’Amérique latine. Il (...)
Depuis février, les enseignants et les enseignantes à l’œuvre dans les écoles de la Palestine ne sont pas payés. Leur salaire couvrait un peu plus que les besoins essentiels, mais ils étaient considérés comme privilégiés dans le contexte de la catastrophe actuelle. En effet, plus de 50 % de la population est sans travail. Selon l’ONU, les deux tiers des Palestiniens vivent sous le seuil de la pauvreté. À Gaza et dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, les jeunes et les mères souffrent d’anémie, attrapant tous les microbes qui passent. L’Autorité nationale palestinienne n’a plus rien depuis (...)

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