Pakistan

Le 9 octobre dernier, la jeune blogueuse pakistanaise Malala Yousafzai recevait deux balles à la tête alors qu’un homme appartenant à un groupe de fondamentalistes islamistes montait dans son autobus scolaire pour l’abattre. Son crime : avoir publiquement défendu l’accès à l’éducation pour les femmes et les filles du pays. Dans un communiqué de Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), l’organisation islamiste qui a ordonné l’assassinat, on soutient que la jeune fille a été ciblée parce qu’elle défendait des valeurs laïques et qu’elle aurait refusé de se soumettre à l’autorité de l’islam. Cette lecture (...)
Il y a beaucoup plus en jeu dans l’exécution d’Ossama Ben Laden qu’une réélection présidentielle aux Etats-Unis Le plus important dans l’opération menée par les commandos US à Abbottabad, le 2 mai 2011, n’est probablement pas la disparition d’Ossama Ben Laden – même s’il restait la figure emblématique d’Al-Qaida –, mais la façon dont il a été exécuté. Washington ne souhaite pas la chute du gouvernement pakistanais, pas plus que ce dernier ne souhaite rompre avec les USA, tant il a besoin de leur appui. Mais en décidant d’intervenir ainsi en territoire étranger, Barack Obama joue à l’apprenti sorcier. (...)
Les récentes inondations ont des causes humaines. Il n’en demeure pas moins urgent de débloquer l’aide humanitaire qui demeure encore très faible. Les inondations qui ont suivi les pluies torrentielles au Pakistan, en juillet et août derniers, sont les plus importantes dans la région du bassin de l’Indus depuis 1929. Plus de 20 millions de personnes ont été gravement affectées, dont 4 millions de sinistrés. Les récoltes – près du cinquième de la production agricole –, la nourriture et les semences entreposées, ainsi que des millions d’animaux d’élevage ont été perdus. Sans parler de la (...)
Une conférence mutlipartite tenue à Lahore le 29 août 2010. Elle a convenu de lancer une campagne contre le remboursement de la dette extérieure du Pakistan et d’organiser des rassemblements de protestation à travers le pays. Vingt-huit partis politiques, syndicats, groupes de femmes et organisations de la société civile ont participé à cette conférence. Il a été décidé de débuter cette campagne par des rassemblements à Lahore, Karachi et Islamabad. Le premier rassemblement se tiendra à Islamabad le 2 septembre. Le sénateur Hasil Bezinjo, un des leaders principaux du National Party, s’est engagé (...)
Exploitant sans honte le désastre humanitaire causé par six semaines d’inondations, le Fonds monétaire international (FMI) refuse d’accorder au Pakistan des fonds promis en 2008 dans le cadre d’un prêt tant qu’Islamabad n’aura pas appliqué des changements de politiques considérables – changements qui réduiront encore plus les revenus des travailleurs appauvris du pays. Au début de l’été, le Pakistan était censé recevoir une tranche de 1,3 milliard de dollars faisant partie d’un prêt total de 11,3 milliards. Mais le FMI en a reculé la date du transfert après qu’Islamabad ne fut pas parvenu à (...)
Au Pakistan, les ouvriers agricoles frappés par les inondations, sont livrés à eux-mêmes. Karampur et Qadirpur (Pakistan), envoyé spécial Face aux conséquences catastrophiques des inondations, qui ont poussé plus de 17 millions de personnes sur la route, l’Etat pakistanais ne dispose ni des moyens, ni de l’organisation, ni de l’autorité nécessaires. La société pakistanaise ne peut compter que sur elle-même et s’appuyer sur un système tribal encore très présent. Mais cette solidarité ne suffit pas. Dans la province du Sind, les principales victimes de ce drame, qui a essentiellement affecté les (...)
La guerre d’Afghanistan plonge l’État pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité. Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan ? Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle. Les fondements mêmes de l’État pakistanais, créé en 1947, s’avèrent inconsistants. Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des « deux nations », identifiées à deux religions : islam et hindouisme. La partition a eu lieu au prix de (...)

The crisis in Pakistan leaves the US with few policy options. Large injections of cash are no alternative to the real issue, which Obama certainly cannot address: the lack of leadership in a country that teeters on the edge of chaos.

WHAT happened with Shikarpur’s Maria Shah, a recent victim of an acid attack, may be considered as a random act of violence but the degree of resolve and perfection with which misogyny is being systematized in Swat is simply unprecedented in Pakistan.

The civil war underway in the tribal areas and a large part of the Frontier province, including Swat, presents the biggest challenge Pakistan has ever faced. At stake is not only the integrity of the state but also the nature of its polity. The odds are heavily stacked against Pakistan’s survival as a democracy.

The murderous assault on Bombay by Islamist militants, at least some of whom were from Pakistan, has exposed once again the grave danger that radical Islamist movements pose to Pakistan, its neighbors, and the world. The urgent challenge now is for Pakistan and its neighbors, together with the international community, to work together to confront the risk of Pakistan spiraling into chaos and collapse.

In times of conflict it is said that the enemy of an enemy
is a friend and the friend of an enemy is an enemy.
While the Taliban in Pakistan and Afghanistan seem
to follow this age-old dictum, the USA obviously does
not - and for obvious reasons.

Afghanistan has been almost continuously at war for 30 years, longer than both World Wars and the American war in Vietnam combined. Each occupation of the country has mimicked its predecessor. A tiny interval between wars saw the imposition of a malignant social order, the Taliban, with the help of the Pakistani military and the late Benazir Bhutto, the prime minister who approved the Taliban takeover in Kabul.

Le dicton veut que l’ennemi d’un ennemi soit un ami, et que l’ami d’un ennemi soit un ennemi. Tandis que les talibans du Pakistan et de l’Afghanistan suivent ce précepte, les États-Unis ne le font pas.

The massive bomb blast that devastated the luxury Marriott Hotel in Islamabad on Saturday evening is one more sign of the deepening political crisis in Pakistan produced by the Bush administration’s spreading “war on terrorism”. While no one has claimed responsibility, the blast was undoubtedly in retaliation for continuing attacks by the US and Pakistani military in the country’s border region with Afghanistan against Islamist militias. Investigators have recovered a videotape showing a dump truck exploding after being stopped at the hotel’s security gates. The blast from an (...)
The decision to make public a presidential order of last July authorizing American strikes inside Pakistan without seeking the approval of the Pakistani government ends a long debate within, and on the periphery of, the Bush administration. Senator Barack Obama, aware of this ongoing debate during his own long battle with Hillary Clinton, tried to outflank her by supporting a policy of U.S. strikes into Pakistan. Senator John McCain and Vice Presidential candidate Sarah Palin have now echoed this view and so it has become, by consensus, official U.S. policy. Its effects on (...)

Taming the military, the feudal elite and Islamic militancy is essential to keep the country together.

He may be a pliant partner for the west, but with his record of corruption, Zardari is the worst possible choice for Pakistan.

Promising a military surge in Afghanistan, the Democratic presidential contender has come as close as he can to warning the Pakistani military: You are either with us or against us.

The United States is struggling with Pakistan. The problem is manifold, encompassing a resurgent al-Qaeda, a Taliban insurgency in Afghanistan with bases in Pakistan, and Islamist militancy in Pakistan’s tribal areas and North-West Frontier Province.

« Ma sœur a été vendue pour l’équivalent de 150$ par le fils du propriétaire terrien pour qui on travaillait. Le patron nous a dit qu’il retrancherait ce montant de la dette qu’on lui devait. Ça nous a étonnés, et quand on lui a dit que c’était lui qui nous devait des salaires, il a dit “je vous nourris, je vous héberge et vous fournis des vêtements. C’est ça votre salaire. L’argent que je vous ai versé auparavant, vous me le devez.” » raconte Lalli, libérée après 22 ans de captivité sur les terres de son seigneur. Au Pakistan, Lalli ne constitue pas une exception. Son sort est partagé par des (...)

Recently the federal government of Pakistan signed a contract with Nakeel group of Limitless, a UAE based private company for construction of a new Water Front Sugar City off the Karachi coast. According to the plan this proposed new city will be built on 60,000 acres of land. The estimated cost of the mega project has been put at $.68 billion.

Lahore February 19, 2008: The Human Rights Commission of Pakistan applauds the people of Pakistan who overcame several obstacles and despite pre-poll rigging gave a clear verdict in favour of democratic governance. Regrettably, this opportunity was not available to the electorate in Balochistan. Boycott of worthy political leadership from contesting the elections and their call for staying away from the polls; have not reflected a genuine will of the people of Balochistan to the 2008 polls. This will pose a challenge to the federal parliament as well as the future provincial (...)

Les élections du 18 février pour choisir les députés au parlement national et aux assemblés de quatre provinces sont sans appel pour le président de Pervez Moucharraf. Les Pakistanais n’ont pas confiance en lui.

Elections in Pakistan held on February 18, 2008 were seen by some political analysts as a referendum on President Parvez Musharraf. In that case the people of Pakistan have clearly passed a no confidence vote against him.

A multidimensional charade is taking place in Pakistan, and it is not an edifying sight. Pervez Musharraf has discarded his uniform and is trying to cling to power, whatever the cost.

In a joint statement issued to the press Mr. Iqbal Haider, Secretary General, Human Rights Commission of Pakistan (HRCP) and Ms. Zohra Yusuf, Vice Chairperson, HRCP strongly condemned spread of mob violence and lawlessness across the country, just before the general elections in Pakistan. This violence has spiraled completely out of control of the government, and is threatening to plunge the country into a state of total anarchy.

Au Pakistan, ce ne sont pas les islamistes qui choisissent les dirigeants de l’armée ; ce sont plutôt les généraux qui déterminent la marge de manoeuvre dont jouissent les islamistes.

Victimes des changements climatiques toujours plus drastiques, les travailleurs de la pêche du Pakistan font partie de la population la plus pauvre et démunie du pays. Suite à la baisse considérable du débit de la rivière Delta Indus, Alternatives, de concert avec plusieurs organisations locales du secteur de la pêche, soutient l’organisation Pakistan Fisherfolk Forum (PFF), afin de favoriser la concertation face aux enjeux environnementaux et de renforcer les capacités des (...)

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