Niger

Aujourd’hui, à l’occasion du premier anniversaire du mouvement social de mars et avril 2005, le peuple nigérien est appelé une fois de plus à sortir massivement réoccuper les rues de toutes les villes du pays, afin de défendre le droit pour nos enfants d’aller à l’école et d’y bénéficier d’une éducation de qualité axée autour de nos réalités, leur droit d’accéder à un emploi public qui puisse leur permettre de vivre dignement et de mettre à leur tour leurs progénitures futures à l’abri de la misère et de l’ignorance. Joignant sa voix à celle des partenaires conséquents de l’école, qui ont décidé (...)
Le début de notre travail remonte à 1995, lorsque nous avons fait la rencontre avec le Groupe Alternative, issu du milieu étudiant. À l’époque, les membres d’Alternative au Niger ne compte aucun bureau, aucun ordinateur, et c’est sur une base bénévole que quelques jeunes professionnels s’occupent de la publication du journal mensuel Alternative Espaces Citoyens. De 1995 à 1999, nous avons soutenu financièrement la publication du journal, permettant ainsi au Groupe Alternative de consolider sa base, de se doter de bureaux et de matériel de base. De 1999 à 2002, par notre présence parmi le (...)
Avant-dernier au classement du PNUD portant sur le développement humain, le Niger est encore aujourd’hui frappé de conditions de pauvreté extrême : une minorité de jeunes filles ont accès à l’éducation ; près de la moitié de la population n’ont pas accès à l’eau potable ; la majorité des gens vivent avec moins de $1 par jour. Situé de part et d’autre du Sahel et du Sahara, le Niger est en proie à un processus de désertification, déstabilisant le potentiel d’agriculture et d’élevage des terres. Ce sous-développement économique est longtemps allé de pair avec un sous-développement démocratique : de son (...)
Le pari est réussi pour l’Association Alternative Espaces Citoyens qui a organisé avec succès ses activités autogérées entrant dans le cadre du Forum Social Mondial Polycentrique (FSMP) de Bamako. Alternative a ouvert le bal de ses activites par deux ateliers et une projection de film sur la question de l’eau au Niger. C’était hier 20 janvier 2006, en debut de l’après midi. Les ateliers thematiques vont se poursuivre demain avec trois autres conférences qui auront lieu, In cha Allah, l’un dans la matinée à l’espace I de l’Université dans la commune de Badaladougou et les deux autres en fin de (...)
Dans le cadre du Forum social de Bamako, Alternative Espaces Citoyens a organisé un atelier qui a theme "Luttes et Résistances contre la mondialisation néolibérale : Éléments de réflexion sur le mouvement social du 15 Mars au Niger". Cette activité qui s ’est tenu au Centre Regional de l’ Enseignement Supérieur (CRES) avait comme panelistes Mamane Sani et Kassoum Issa. Nous vous proposons l’ integralité de la communication présenté par Mamane Sani. Le 15 Mars 2OO5 représentait un tournant important dans l’histoire des luttes sociales au Niger en contexte démocratique. Un puissant mouvement (...)

Après le silence, le Niger est apparu depuis quelques mois à la une de l’actualité mondiale. Kofi Annan, Louis Michel, Bernard Kouchner et Philippe Douste Blazy, tous voulaient être vus et surtout filmés apportant leur contribution à la lutte contre la ‘famine’ qui touche certaines régions de ce pays sahélien. Cette crise alimentaire et son traitement par le gouvernement nigérien lui-même, l’Onu et ses agences, les bailleurs de fonds et les ONG mérite qu’on tente d’en comprendre les enjeux et causes véritables.

« Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévalisée ! Ainsi donc, l’Afrique doit du fric ! » Sur la scène du Spectrum de Montréal, le militant reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly rappelait à la foule qu’après toutes ces insultes globales, le peuple africain doit encore et toujours consacrer une grande partie de ses capitaux au service du remboursement de la dette. Malgré l’ensemble des maux qui affligent le continent - et, surtout, le fait que cette dette a été, intérêts obligent, remboursée plus de trois fois déjà - l’Afrique doit du fric. Encore et encore.

Il a été arrêté parce qu’il portait la voix des 70 000 nigériens qui sont descendus pacifiquement dans la rue le 15 mars dernier pour protester contre une loi de finance aux effets catastrophique pour la grande majorité de la population.

Au Niger, la polygamie hante les femmes. Comme un spectre dans l’horizon féminin ou comme l’épée de Damoclès, arrive le jour où les femmes doivent faire place à une deuxième, une troisième ou même une quatrième épouse.

Je suis stagiaire en journalisme pour Alternatives au Niger, pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Jenny Kaufman, étudiante en médecine, de passage au Niger, avait décidé de m’accompagner dans le Nord du pays.

Même sous le soleil de plomb et la canicule, l’eau du fleuve Niger s’agite cette semaine. C’est que le propos des 35 jeunes francophones des Amériques, des Caraïbes, d’Europe et d’Afrique réunis à Niamey, ne peut faire autrement que de provoquer une vague.

The first edition of the Nigerien Social Forum (NSF) took place in Niamey from the 25-29 Nov, 2003. Hosting more then 700 participants, Alternatives is proud to have taken part in this important place of exchange between Nigerien civil society organizations. Groups of women and young people, associations for humans right and farmers groups, as well as many international guests gathered in order to define the direction of development for Niger. Cancellation of debt, New Partnership for African Development (NEPAD), reinvestment in the local infrastructures and the reduction of (...)
Alternatives has been well established in Niger for more then five years via our partner, the Groupe Alternative, based in Niamey. Formed from the student movement of the early 1990s, the Groupe Alternative benefits a great deal from Alternatives Canada contributions; in particular through our program of institutional development, financed by the program Solidarité Canada Sahel, of which Alternatives is a member. We have supported the different publications of the Groupe Alternative: Espaces Citoyens, Espaces Femmes and Espaces Jeunes. These monthly magazines, distributed to the (...)

Plusieurs études l’attestent, des survivances de l’esclavage existent au Niger. Le pays a ratifié les Conventions de l’ONU contre ce phénomène et adopté, en mai 2003, une loi qui le criminalise. Toutefois, fortement ancré dans les traditions, cette pratique perdure au sein des classes nobles de certaines ethnies. Afin de collaborer à l’éradication du phénomène, le Bureau international du travail finance un programme national pour promouvoir le respect des droits fondamentaux au travail.

C’est avec ces fonds que fut organisé l’atelier de sensibilisation des Chefs traditionnels dont le compte-rendu est publié ci-dessous. Il est à noter que le texte est d’abord paru dans le journal "ALERTE", un mensuel nigérien édité par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme.

Avec tout le faste habituel des défilés de mode, des femmes filiformes déambulent dans des tenues flamboyantes. Derrière ce décor aménagé dans le cadre du Festival international de la mode africaine (FIMA), qui s’est tenu au Niger du 1er au 7 décembre dernier, des enfants en haillons mendient. Pour tenter de concilier mode et développement dans le deuxième pays le plus pauvre du monde, les organisateurs du FIMA ont tenu un colloque sur le commerce équitable du coton et de l’artisanat. Une initiative qui en laisse plusieurs sceptiques.

Sous l’invitation des partis de l’opposition, près de 3 000 manifestants se sont réunis hier aux pieds de la prison de Say, à 50 km de Niamey, la capitale nigérienne, pour demander la libération du journaliste Mamane Abou.

Matraques et revolvers à la ceinture, la centaine de policiers entassés dans des convois constituait le seul attroupement visible à ce carrefour du centre-ville de Niamey, capitale du Niger, pourtant nommé « Place de la Concertation ». En ce matin du jeudi 13 novembre devait se dérouler une manifestation pour protester contre l’emprisonnement d’un journaliste qui a dénoncé le détournement de plus de quatre milliards de francs CFA (environ un million de dollars canadiens) par le gouvernement. Mais, la manifestation a été interdite la veille. L’une des principales raisons invoquées : l’insuffisance de ressources pour sécuriser la marche ...

A two month long general strike continues to paralyze schools, colleges and universities in Niger, where the government has made serious reforms to the education system in response to demands from the World Bank and international capital. Teachers and students continue to protest against the cuts that have come along with restructuring, which has led to numerous violent confrontations and arrests. The following is a portrait of the education crisis in Niger.

La semaine dernière, le président français Jacques Chirac s’est rendu au Niger pour parler de démocratie, de bonne gouvernance et de paix civile. Mais depuis plusieurs semaines, une grève générale paralyse écoles, lycées et universités de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Enseignants et étudiants protestent contre les compressions budgétaires apportées par la réforme du système de l’éducation.

Depuis plus de cinq ans, Alternatives est bien implanté au Niger, par l’entremise de notre partenaire sur le terrain, le Groupe Alternative, basé à Niamey. Provenant des milieux étudiants du début des années 90, le Groupe Alternative s’est considérablement renforci à la suite de l’apport d’Alternatives Canada, notamment à travers notre programme de développement institutionnel, financé par le programme Solidarité Canada Sahel, dont Alternatives fait partie. Ainsi, nous avons supporté les journaux du Groupe Alternative : Espaces Citoyens, Espaces Femmes et Espaces Jeunes. Ces mensuels, (...)
La première édition du Forum social nigérien (FSN) a eu lieu à Niamey du 25 au 29 novembre 2003. Alternatives est fier de participer à ce haut lieu d’échanges entre organismes de la société civile nigérienne qui a rassemblé plus de 700 participants. Des groupes de femmes et de jeunes, des associations de défense des droits de l’homme et de paysans, ainsi que de nombreux invités internationaux se sont rassemblés afin de définir les pistes de développement pour le Niger. Annulation de la dette, Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), réinvestissement dans les (...)

Notre camarade Moussa Tchangari, directeur du groupe Alternative de Niamey au Niger a été arrêté hier, jeudi 9 octobre, pour enfin être relâché aujourd’hui 10 octobre. Il a été détenu au commissariat central de la capitale. Il lui est reproché d’avoir poussé les étudiants à poser des actes ayant troublé l’ordre public.

Le Forum social du Niger, qui a réuni environ 500 personnes du 27 au 29 septembre, a été un succès et pose de nouveaux défis au mouvement populaire nigérien. Le Niger est entré en 2003 dans sa vingtième année de déclin social et économique. Dernier pays au monde sur l’échelle de l’indicateur de développement humain, le Niger est un pays dévasté. C’est par leur courage et leur patience que les divers peuples qui habitent le territoire ont évité que le Niger ne tombe dans un chaos total.

Un garçon crie, dans les rues empoussiérées de Niamey, la capitale du Niger, les dernières dépêches de la journée. Il vend des journaux dans un pays où plus de 80 % de la population est analphabète et où le fait d’acheter un journal, même à 300 FCFA (0,80 $ CAN), est un luxe pour une population qui vit avec moins de 1$ par jour. Malgré tout, la presse a une énorme influence sur la société, si pauvre soit-elle. Pas étonnant que les autorités utilisent différents moyens pour la contrôler.

Alternatives has been working in Africa for many years. This work includes lobbying for the cancellation of African debt.

This June, during the G8 summit in Kananaskis, Alberta, the seven richest countries in the world (and Russia) will address African development. In the lead-up to this important event, it’s a good time to take a closer look at NEPAD, the proposal that World Bank president James Wolfensohn judges to be of "enormous importance to everyone on the planet".

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