Moyen-Orient

Tout le monde constate que l’Irak est dans une situation critique, dont les symptômes ne sont pas seulement l’aggravation de la situation de la sécurité, mais l’incapacité des diverses factions de constituer un gouvernement.

Fort des gains récents aux élections municipales, on s’attendait à voir le Hamas faire son entrée au Conseil législatif palestinien (CLP). La victoire du Mouvement de résistance islamiste aux élections du 25 janvier dernier a cependant pris le monde entier par surprise, y compris le Hamas lui-même. Comment interpréter cette victoire inattendue ? Doit-on y voir une radicalisation de la société palestinienne, ou encore un repli vers l’islamisme prôné par le Hamas ? Plusieurs voix, en Palestine comme en Israël, s’élèvent pour affirmer le contraire.

Selon le Président palestinien Mahmoud Abbas, la situation en Cisjordanie et à Gaza pourrait se détériorer gravement si les menaces de couper les vivres à la se concrétisent. Déjà le gouvernement israélien a confisqué des millions de dollars dus aux Palestiniens sous forme de remises de taxes. Les Etats-Unis réclament $50 millions de l’Autorité nationale palestinienne, soit le dernier versement avant les élections qui ont donné la majorité au Hamas en janvier dernier. Par contre, l’Europe a une attitude plus prudente. La Suède a annoncé sa volonté d’augmenter son aide en vue des mesures (...)

Le Liban, la Palestine, l’Afghanistan sont en flammes dans le sillon des caricatures publiées en Europe et perçues par beaucoup de monde comme des insultes contre l’islam. Certains commentateurs interprètent cela comme une autre preuve à l’effet que le « monde arabo-musulman » est condamné à l’obscurantisme religieux et refuse d’accepter les « valeurs occidentales » comme la liberté de la presse. En réalité, cette explosion est plus complexe qu’elle ne paraît.

Face aux conditions socioéconomiques de plus en plus précaire des populations palestiniennes, aggravées par la construction d’une barrière de sécurité qui obstrue l’accès aux soins et à l’éducation, il est devenu impératif et urgent pour les organisations de la société civile d’améliorer les conditions de vies des familles les plus vulnérables en travaillant sur les conditions d’accès aux services essentiels que sont la santé et l’éducation. De plus, les organisations de la société civile palestinienne s’engagent aussi à poursuivre leurs actions portant sur la lutte à la corruption, la citoyenneté, la (...)
Avec un taux de croissance naturel d’environ 3,7%, la population palestinienne de la Cisjordanie et la Bande de Gaza est estimée à environ 3.800.000 d’habitants dont 1.400.000 habitants dans la Bande de Gaza. Les conditions socioéconomiques des populations palestiniennes suscitent de plus en plus d’inquiétude de la part de la communauté internationale. Plusieurs missions mandatées par l’ONU indiquent une régression spectaculaire du niveau de vie, du niveau d’éducation, et du suivi sanitaire des populations de même qu’une augmentation de la pauvreté et du chômage. Le principal facteur cité (...)
Créé au début des années 1995 par un groupe de cinq enseignants et enseignantes venus de différentes institutions enseignantes, le Teacher Creativity Center (TCC) est une organisation non gouvernementale basée à Ramallah avec l’objectif de développer des systèmes d’éducation capables de former des personnes conscientisées, critiques et créatives qui participeront activement dans la promotion d’une société démocratique où la justice et l’équité seront prédominantes. Le TCC, en collaboration avec des institutions locales et régionales, cherche à canaliser les politiques et les lois sur l’éducation vers (...)
Le début de notre travail dans les Territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza remonte à la première Intifada dans le milieu des années 1980. À l’époque, ce soulèvement populaire a permis l’émergence d’un véritable embryon de société civile. À cette époque, parmi nos partenaires seul AIC existaient déjà et très vite nous avons soutenu financièrement leurs activités, permettant ainsi à Alternatives de consolider sa base et sa présence dans les Territoires palestiniens. Au début des années 1990, notre présence nous a permis d’accroître et de diversifier notre implication. Notre programme d’appui (...)

La victoire électorale écrasante du Hamas n’est qu’un des produits de l’utilisation intensive par les États-Unis dans le monde musulman, depuis les années 1950, de l’intégrisme islamique comme arme idéologique contre le nationalisme progressiste et le communisme - en collaboration étroite avec le royaume saoudien, protectorat de fait des États-Unis presque depuis sa fondation.

Mercredi dernier, la plupart des journalistes étrangers parlaient d’ambiance festive dans les villes et les villages palestiniens où la population était en train de voter, massivement d’ailleurs (le taux de participation a dépassé les 75%). « Fête de la démocratie » annonçait une chaîne européenne, en insistant sur l’absence d’incidents ou d’irrégularités. Mais il y avait en fait une irrégularité majeure : les menaces des puissances américaine et européenne de couper l’aide économique au cas où les Palestiniens éliraient au Conseil Législatif une majorité de membres du Hamas. Puis vinrent les (...)

En décembre dernier, les Irakiens allaient aux urnes pour la troisième fois en 2005. Contrairement à certaines attentes, cela n’a pas débouché sur un apaisement. En janvier, plus de quatre cent personnes ont été tuées, dont plusieurs soldats américains. À Washington, le président Bush est sur la brèche. Pour nous éclairer, nous avons joint le professeur Gilbert Achcar, auteur de l’essai politique, Le choc des barbaries.

En parcourant la presse israélienne et internationale, on a l’impression que l’hémorragie cérébrale qui a affecté Ariel Sharon aurait eu le même effet, ou presque, que les deux balles tirées par un jeune juif extrémiste ayant coûté la vie à Yitshak Rabin il y a dix ans : la fin d’un processus de paix. L’assassinat de Rabin avait mis un terme au processus d’Oslo, tout comme l’accident cérébral de Sharon mettrait fin à l’engagement du premier ministre envers une paix israélo-palestinienne - un engagement entamé avec le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza et le démantèlement de quelques (...)
L’économie irakienne a été sévèrement affaiblie par des décennies de sanctions, de guerres et d’occupations. Les syndicats et les fédérations syndicales d’Irak croient cependant que le pays peut être reconstruit puisqu’il dispose d’immenses ressources pétrolières et minérales adéquates pour donner aux Irakiens un standard de vie décent. Certes, les guerres et l’occupation ont causé une détérioration dramatique des conditions de vie pour tous les Irakiens, notamment les travailleurs. Nos organisations insistent sur l’importance de préserver la souveraineté de l’Irak sur ses ressources naturelles et (...)

Quand Ariel Sharon est arrivé au pouvoir en 2001, les gouvernements et l’opinion publique dans les pays arabes disaient à peu près la même chose. Mais cette situation est totalement différente aujourd’hui.

With the scheduled Palestinian parliamentary elections approaching very soon and the deadline for the end of the ceasefire agreed in Cairo last year having expired with the turn of the new year, the internal Palestinian political scene as well as Palestinian-Israeli relations are full of unknowns. Fateh — Palestine’s ruling movement, the dominant party in the Palestinian Authority and the leader of the peace camp — appears seriously divided over several issues, including whether or not to proceed with elections at the appointed time. There are three reasons for this hesitancy. (...)
Quelques heures après l’aube samedi dernier, Atheer Abdullah Mohammed et son frère Waleed, le premier qui est policier et le deuxième qui est agent de douane, sont parties en auto de leur village Sukhuriya, à l’ouest de Falloujah. C’était 12 heures après l’élection irakienne. Quelques heures plus tard, leur oncle Abou Samer a reçu un appel d’un ami lui annonçant la nouvelle que Atheer venait d’être tué par des soldats américains et que Waleed était à sérieusement blessé. Personne ne les avait prévenus que le couvre-feu décrété pour les élections était encore en vigueur. Cette scène de la vie (...)

The decision to prematurely hold elections to the Israeli Knesset, was made unavoidable by the deep crisis within both the Israeli political system and its parties. This crisis spans the political spectrum. Until his recent departure from the right wing Likud, Prime Minister Sharon was in a minority position within his own party.

Preamble A few days ago, the Minister of National Economy in the Palestinian Authority announced the news about the WTO decision to accept Palestine as an observer at the 6th Ministerial Meeting, which will be held on December 13-18, 2005. Being accepted as an observer in this multilateral trade event implies that Palestine is negotiating the WTO observer membership. This thing was confirmed by the Minister Deputy when he declared that the MNE is preparing the necessary documents and papers that are required to join the WTO membership. At the first glimpse, a Palestinian (...)
What is the situation in Lebanon after the assassination of [former Prime Minister Rafik] Hariri? The assassination resulted in the intensification of the campaign by the USA and France against the Syrian presence and influence in Lebanon. This pressure was able to base itself on the mass mobilisation inside Lebanon, which forced the withdrawal of Syrian troops. The main focus now is on a UN investigation led by Detlef Mehlis. Mehlis is targeting the Syrian regime and the Syrian-backed Lebanese president, Emile Lahoud. The US and France became more involved in Lebanon after (...)

Quelle est l’importance géopolitique ou géostratégique de la formule du « Grand Moyen-Orient » et quelles sont les différentes vues qui peuvent exister au sein des Etats-Unis, l’Union Européenne et des régimes qui se trouvent dans cette large région ?

Le Président Bush vient de déclarer à la nation qu’il avait une « stratégie pour gagner » et que l’occupation allait continuer en Irak. Entre-temps, des centaines d’insurgés viennent d’occuper la ville de Ramadi que l’armée américaine avait prétendu « nettoyer » il n’y a pas si longtemps. Et ailleurs dans le pays, le nombre d’opérations militaires dépasse tout ce qu’on a vu auparavant. L’impasse qui s’inscrit en continuité avec ce qui est survenu depuis 12 mois continue et rien n’indique, du côté américain surtout, que les choses vont débloquer rapidement.

Du 19 au 22 novembre, la Ligue Arabe a reçu et écouté les diverses factions irakiennes dans le cadre d’une conférence de réconciliation nationale. D’un côté comme de l’autre, le dialogue a repris après plusieurs années durant lesquelles la question irakienne avait été appropriée par les États-Unis et la communauté internationale. La rencontre a été le résultat de diverses visites à Bagdad du secrétaire de la Ligue, l’Égyptien Amr Musa. Tout en réintégrant l’Irak au sein de la Ligue arabe, la position officielle reste encore de questionner la légitimité des autorités en place.

Is Iraq still an Arab nation? No longer, according to its new constitution. Although the constitution states that "Islam is the official religion of the state and a fundamental source of legislation" and that Iraq is "part of the Islamic world", it does not mention either the Arab identity of the country or it’s belonging to the Arab community. Arabic is only one of two official languages, the other being Kurdish. Iraq is thus the first state in the region to be bi-national in accordance with regular democratic norms. However, the constitution does not make a clean break with (...)
President Bush’s speech, outlining a “Strategy for Victory in Iraq” at the U.S. Naval Academy on November 30, 2005, failed to take the opportunity created by the public and the U.S. Congress to engage in a real debate about the Iraq War. Instead Bush put forth a new glossy covered report, polished off some old rhetoric and continued to give a view of the Iraq War clouded by rose colored glasses. Vowing to “Stay the Course” the President made clear that the administration still doesn’t recognize the main factor in the war-that the occupation is driving the resistance. Stationed at a (...)

Pendant longtemps, la Jordanie a été présentée comme un modèle de stabilité et de sécurité au Moyen-Orient. Une stabilité érigée grâce à un efficace et féroce système géré par un puissant éventail de moukhabarates (services de sécurité), par une monarchie régnant sans partage. En ce sens, les horribles attentats du 9 novembre inquiètent. Que Al-Qaïda soit capable de frapper Amman, la capitale sans doute la plus sécuritaire de la région, n’est pas sans signification.

Le parti Baas a exercé un pouvoir absolu pendant plus de trente ans. Beaucoup de gens, à l’étranger, considéraient l’Irak comme un pays laïque, voire « socialiste » entre guillemets. Mais ce n’était absolument pas le cas. Le régime de Saddam, le régime du Baas, était un système fasciste et nationaliste.

The recent escalation in Bush administration attacks on anti-war critics reflects the escalation of anti-war sentiment across the country. The deepening and consolidation of the anti-war movement has led to much wider public demands for bringing home the troops now. Those demands are increasingly being answered, albeit cautiously and nervously, by congressional and other official voices calling for timetables, scaling down, and "redeployment" of U.S. troops.

Depuis la publication du rapport de l’envoyé spécial de l’ONU Detlev Mehlis, la Syrie est sur la brèche. Le 15 décembre prochain selon les termes de la résolution 1636 de l’ONU, la Syrie doit répondre aux exigences du Conseil de sécurité et fournir toute l’information relative à l’attentat contre l’ex-Premier Ministre libanais Rafik Hariri. Jusqu’à maintenant cependant, le gouvernement de Bashar al-Assad semble assez récalcitrant.

Qasim Hadi est l’un de fondateurs et le secrétaire général de l’Union des chômeurs en Irak. Militant de longue date dans la clandestinité sous le régime de Saddam Hussein,il est aujourd’hui l’une des figures du nouveau mouvement syndical irakien. Il répond ici aux questions de Solidarité Irak.

Les bases ethniques d’Israël et la crise de la société israélienne, symbolisée par la « fuite » de nombreux israéliens, sont le fond sur lequel s’opère l’affrontement entre les colons et Ariel Sharon. Un conflit qui efface de la scène politique tout projet de démocratisation de l’état d’Israël. Israélien qui se définit comme « militant antisioniste », Michel Warschawsky est le co-directeur de l’Alternative Information Center.

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