Libre-échange

Voir également : "ALÉNA", "ZLÉA", "OMC" "Commerce", "Néolibéralisme" et "Économie".

Selon un avis très partagé, Donald Trump aurait amorcé une nouvelle guerre commerciale. En mettant en place des barrières tarifaires sur l’acier et l’aluminium, il incite fortement ses partenaires commerciaux à agir ainsi. Avec les conséquences qui s’ensuivent : hausse des prix, pertes d’emplois, insécurité économique. Mais la réalité est un peu plus compliquée. Il ne faut surtout pas oublier que le libre-échange a causé une guerre commerciale permanente. Il n’a pas vraiment créé de nouvelles règles, mais éliminé plusieurs de celles qui existaient. Il met en état de concurrence perpétuelle les (...)
On le croyait bel et bien mort. Au lendemain de son élection, Donald Trump a annoncé qu’il retirait les États-Unis de l’Accord de partenariat transpacifique (PTP), négocié entre 12 pays de la zone du Pacifique, dont le Canada. Sans le principal instigateur de cet accord, cette entente avait ainsi peu de chance de survivre. Mais c’était sans compter sur le zèle libre-échangiste des autres partenaires. Pourtant, le PTP avait soulevé de vives oppositions dans le mouvement social au Canada et ailleurs. On lui reprochait d’être un accord conçu pour favoriser l’expansion des multinationales les (...)

L’AECG/CETA, comme tous les traités de libre-échange nouvelle génération, échappe au débat public et à tout processus démocratique. En jeu : la capacité à mener des politiques publiques soucieuses de protection sociale et environnementale.

Le lancement des négociations d’un accord de libre-échange est toujours annoncé comme une excellente nouvelle. L’ouverture des frontières aux échanges commerciaux, nous dit-on, créera une nouvelle prospérité et de nombreux emplois. Mais la renégociation de l’ALÉNA ne se fait pas du tout dans une pareille euphorie. Jamais depuis que je suis l’évolution du libre-échange j’ai pu observer une telle tension avant même que les négociateurs se soient officiellement rencontrés. Le parcours obligé des accords de libre-échange a pourtant relativement été le même depuis leurs débuts. Après l’heureuse (...)
La semaine dernière, Chrystia Freeland, ministre des affaires étrangères du Canada, rencontrait son homologue mexicain Luis Videgaray pour lui offrir son soutien dans la renégociation de l’ALÉNA. Pendant ce temps, des centaines de représentants de nombreuses organisations de la société civile se réunissaient dans un vaste forum pour affirmer leur opposition à cet accord commercial désastreux pour les populations. Entre les ministres et les citoyens inquiets, aucun dialogue n’a été entrepris. Alors que les ministres s’entendaient sur le projet de « moderniser » l’ALÉNA, sous l’impulsion de (...)

Montréal – le 30 mai 2017 - Plus de 300 personnes représentant différentes organisations sociales du Québec, du Canada, des États-Unis et du Mexique ont complété, le week-end dernier dans la ville de Mexico, des discussions concernant la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Cette rencontre se produisant en même temps que la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, rencontrait le secrétaire mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray.

Il n’est plus une journée sans que les médias ne rapportent une nouvelle imbécilité du président Trump. Trump ne comprend ni les enjeux nationaux américains ni la politique internationale. Il est misogyne, raciste, islamophobe. Il est contre les droits des travailleurs, contre l’immigration, contre tout ce qui est progressiste ou même rationnel. En fait, en plus d’être dangereux pour les États-unis et pour la planète, Trump est probablement malade, profondément malade, et plus personne ne se gène pour l’exprimer haut et fort. Si à peu près tout le monde s’entend sur ces précédentes (...)
LETTRE OUVERTE AUX MINISTRES DU COMMERCE À l’occasion de la Rencontre sur le Partenariat transpacifique (PTP) au Chili, le 14-15 mars 2017 S’il est clair que le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique (PTP) signifie la mort de cet accord tel qu’il a été négocié, l’esprit du PTP pourrait lui survivre. À titre de représentant‑es de millions de personnes impliquées dans les organisations syndicales, dans les groupes de la société civile et dans les mouvements sociaux, nous estimons que le PTP ne sert pas nos populations. Cet accord négocié en secret servait les intérêts des (...)
La gauche s’est toujours opposée avec force aux accords de libre-échange. Autant le mouvement altermondialiste que des politiciens comme Bernie Sanders, Paul Magnette et Benoît Hamon ont dénoncé les méfaits de ces ententes conçues en secret dans l’intérêt des entreprises transnationales. Pourtant la charge la plus puissante contre le libre-échange est venue de là où on ne l’attendait pas. Donald Trump, président républicain des États-Unis, voudrait aujourd’hui tout remettre en cause. Faut-il s’en réjouir ou s’en désoler ? Ce revirement arrive après que les élites politiques aient refusé pendant (...)
Le parlement wallon a agi avec un grand courage politique dans sa lutte contre l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne. Pendant ce temps, à Ottawa, les libéraux et les conservateurs ont fait exactement le contraire. Ils ont voté contre l’intérêt de leurs citoyens et leurs citoyennes en refusant de se battre contre l’évitement fiscal. Le 27 octobre, le député du Bloc québécois Gabriel Ste-Marie a soumis aux membres de la Chambre des communes une motion visant à limiter l’évitement fiscal par biais de la Barbade. Ce paradis fiscal est le plus utilisé par les canadiens. Dans cette (...)
À la suite d’une intervention que j’ai faite à RDI Économie sur la dette publique, Michel Hébert du Journal de Montréal a prétendu que je n’étais tous simplement pas crédible parce que j’étais professeur de littérature. Une telle affirmation nous mène vers une question intéressante : doit-on laisser aux seuls experts la responsabilité de parler d’un sujet aussi pointu que la dette québécoise ? La réponse va pourtant de soi : bien sûr que non. Pour enlever de la crédibilité à un interlocuteur, il peut être tentant de mettre en évidence la partie de sa formation qui correspond le moins à son (...)
Tout ne va pas très bien pour le libre-échange aujourd’hui. Ses défenseurs doivent composer avec ses effets désastreux, de plus en plus évidents pour une grande partie de la population. Son impopularité s’est manifestée dans la campagne électorale américaine, alors que les deux principaux candidats s’y opposent, et par le vote des Britanniques en faveur du Brexit. Plutôt que de tenir compte des inquiétudes des populations, les zélateurs du libre-échange veulent continuer à avancer la tête baissée. Tous les moyens sont bons pour défendre les accords commerciaux. Pour venir en aide à l’accord (...)
Le Canada s’apprête à ratifier de très importants accords de libre-échange qui auront des conséquences majeures sur notre économie. Pourtant, on en parle très peu, comme si leurs effets étaient secondaires. Ce n’est pourtant pas le cas dans les pays avec lesquels nous avons négocié ces accords. Ces enjeux y soulèvent des débats de plus en plus vifs. Aux États-Unis, le mécontentement de la population devant la détérioration de l’emploi est si grand qu’il a forcé les quatre principaux candidats à se prononcer contre les grands accords de libre-échange négociés par l’actuel gouvernement. La (...)
Jean-Luc Mélenchon était de passage au Québec du 20 au 25 avril dernier. Figure emblématique du paysage politique français, député européen, M. Mélenchon est venu au Québec pour en savoir plus sur les enjeux politiques outre Atlantique. Partisan de la souveraineté de la France face à l’Europe de la mondialisation néolibérale, il milite contre les accords de libre-échange entre l’Union européenne et l’Amérique du Nord. Candidat aux élections présidentielles de 2017 en France, les sondages le mettent très près de la candidature de François Hollande. Si le passage de M. Mélenchon a fait moins de vague (...)
Depuis le début de la présente décennie, nos gouvernants trament dans notre dos et sur notre dos, de connivence avec de puissants lobbies transnationaux, quatre mégatraités de néolibre-échange qui vont tout bousculer. Objectif : en finir avec l’État social. À bas la protection des droits sociaux, de l’environnement, de l’économie nationale et du bien commun ! Place à un protectionnisme à l’envers : ils faut protéger, appuyer et pistonner les intérêts privés ! Rappelons les quatre impératifs catégoriques du néolibre-échange : dérèglementation, privatisation, suppression des barrières tarifaires et (...)
La signature du Partenariat transatlantique (PTP) le 4 février dernier a ramené dans l’actualité l’un des aspects les plus inquiétants du libre-échange : la possibilité pour une entreprise de poursuivre un gouvernement si ce dernier l’empêche de réaliser des profits. Dans les accords qui existent déjà, les poursuites sont toujours plus nombreuses et couteuses. Voici trois cas récents, tout aussi surprenants que véridiques, qui montrent jusqu’où peut aller cette soi-disant protection de investissements étrangers. Ils pourront peut-être ébranler les quelques irréductibles qui croient encore que ce (...)
TransCanada a annoncé le 6 janvier dernier qu’elle a déposé une poursuite de 15 milliards de $ contre le gouvernement américain pour avoir bloqué le développement du pipeline Keystone. Celui-ci constituait un débouché essentiel du pétrole albertain des sables bitumineux vers les sites de consommation et d’exportation du sud des États-Unis. L’entreprise invoque le chapitre 11 de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Dans le contexte de l’accroissement des pressions exercées par TransCanada pour le pipeline Énergie Est, cet événement ramène tout le débat sur les orientations du nouveau (...)
On les appelle TAFTA, TiSA, ACS, TTIP, GMT, AECG, et bien d’autres noms encore. Tout est fait pour qu’on n’y comprenne rien et que le citoyen ne s’y intéresse pas. Pour y voir plus clair, nous proposons une synthèse des très nombreuses analyses partielles disponibles, ainsi que quelques éclairages propres sur les différents projets de traités de « libre-échange » ou plus exactement de liberté des affaires : le plus connu, le traité entre l’Union européenne et les États-Unis, le traité parallèle avec le Canada, le traité sur le commerce des services, mais aussi trois projets de traités entre (...)
Stephen Harper a reçu un cadeau inespéré pendant la campagne électorale : la conclusion du Partenariat transpacifique (PTP). Il fallait entendre ses dithyrambes au moment où il l’a annoncé : il parlait d’une nouvelle norme de référence des accords commerciaux, du programme économique le plus ambitieux jamais réalisé, du plus grand partenariat de l’histoire du monde. Il venait de décrocher la lune. Mais lorsqu’on le regarde de près, cet accord dissimule plutôt de nombreux aspects très inquiétants pour la population canadienne. La face cachée du PTP, c’est d’abord l’ensemble de l’accord, qui a été (...)
Il n’y a pas si longtemps, voter aux futures élections fédérales ne posait pas un gros problème pour les progressistes. Il fallait éviter à tout prix la réélection d’un gouvernement conservateurs. Le Bloc québécois s’était effondré et le Parti vert demeurait trop faible pour prétendre élire quelques députés. Les libéraux n’avaient jamais été un choix envisageable, et l’inexpérience de leur chef Justin Trudeau, ainsi que le manque de substance de ses discours, donnaient des raisons supplémentaires pour leur tourner le dos. Il ne restait plus que le NPD. Depuis, les choses ont évidemment beaucoup changé. (...)
On reproche souvent aux accords de libre-échange de se préoccuper peu de démocratie. Le gouvernement du Québec vient alimenter cette critique en soumettant pour approbation à l’Assemblée nationale pas moins de sept ententes commerciales à la suite d’un débat d’à peine deux heures pour chacun. Les députés doivent donc évaluer à la chaine les conséquences d’accords complexes, composés de milliers de pages écrites dans un langage juridique alambiqué, signés avec l’Association européenne de libre-échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse), le Honduras, le Panama, la Jordanie, la Colombie, le (...)
La France a exprimé des réticences à Philippe Couillard à propos de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. La France a exprimé des réticences à Philippe Couillard à propos de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Dans son récent article sur le mécanisme d’arbitrage des différends investisseurs-États (« Les risques des réticences françaises », Le Devoir, mardi 17 mars), le professeur Richard Ouellet considère comme injustifiées les réticences françaises exprimées à Philippe Couillard sur l’Accord économique (...)
Si la crise de 2008 nous a rappelé une chose, c’est que les dynamiques mondiales peuvent avoir des effets profonds sur nos sociétés. Est-on assez vigilant quant aux changements que provoque la mondialisation débridée des marchés ? Mesure-t-on adéquatement la portée des mesures qui la favorisent et leur impact structurant sur notre avenir ? Nous avons maintes fois mis en lumière les enjeux soulevés par les accords de libre-échange, à commencer par le manque total de transparence dans lequel ils sont négociés. Mais les obligations propres à ces accords demeurent largement dans l’angle mort (...)
La Commissaire européenne Cecilia Malmström avait promis un nouveau départ pour les négociations d’un accord transatlantique de commerce et d’investissement - TAFTA. Mais à la veille de l’ouverture du 8ème cycle de négociations, qui se tient à Bruxelles toute cette semaine, les manœuvres d’apaisement et les pseudo-réformes engagées ces dernières semaines ne fournissent aucune réponse aux innombrables critiques remontant de toute l’UE. Au contraire, les promoteurs de l’accord – DG Commerce, leaders politiques, lobbies industriels – s’affairent pour le parer des plus séduisants atours. Efforts qui (...)
Ça y est. Ils ont réussi. Le Canada pourra désormais exporter sans contraintes son pétrole des sables bitumineux en Europe. Les Européens élimineront leur catégorisation distincte pour le pétrole des sables bitumineux. Ce n’était pas évident. Ils avaient auparavant de sérieuses réserves. Ils croyaient que ce pétrole était d’une qualité douteuse, qu’il contribuait au réchauffement climatique, que son extraction se faisait dans des conditions tellement dommageables pour l’environnement qu’il était préférable de l’exclure du marché européen. Grâce à un lobbying particulièrement intensif, le (...)
Plutôt discret depuis sa défaite électorale, Jean Charest consacre la plupart de ses sorties publiques à promouvoir l’Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne. Avec l’ex-députée fédérale Martha Hall Findlay, il a fait paraître dans Le Devoir et le Globe and Mail une lettre sommant le gouvernement canadien de conclure l’accord au plus vite. Il louange sans nuance cette entente qu’il qualifie d’« occasion en or pour le Canada et les Canadiens. » Le zèle libre-échangiste de l’ex-premier ministre n’est pas surprenant : Charest s’était fait promoteur de cet (...)
À moins d’un jour de l’ouverture du Sommet Canada-Union européenne qui se tiendra à Ottawa, au-delà de 100 organisations sociales des deux côtés de l’Atlantique lancent aujourd’hui une DÉCLARATION CONJOINTE pour dénoncer l’outrageux déficit démocratique qui enveloppe les négociations de l’Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne, et rejeter un projet d’accord qui accorde des pouvoirs démesurés aux entreprises multinationales aux dépens des droits des populations. « D’une seule voix, nous rejetons toute tentative du Premier ministre Harper et ses homologues (...)
Dans la tradition d’un Jacques Delors qui expliquait que « l’Europe devait avancer masquée » un nouveau saut vers l’inconnu se prépare, hors de tout débat et à l’insu des opinions publiques. La Commission européenne s’est ainsi vu confier en 2013 un « mandat de négociation » afin de créer un « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » entre l’Union européenne et les États-Unis. Les dirigeants européens justifient la « diffusion restreinte » mise sur le contenu du mandat de négociation afin, affirment-ils, de rendre le travail des négociateurs plus efficace. À l’heure où les (...)
Des holdings, des fondations et des filiales dans le monde entier, enchevêtrées dans une structure complexe. Les dirigeants de la multinationale suédoise Ikea cultivent soigneusement l’opacité et la dissimulation. Et ont un faible pour les paradis fiscaux et les montages financiers qui permettent « l’optimisation » fiscale : éviter le plus possible de s’acquitter de l’impôt. Petite plongée dans les ramifications de ce labyrinthe, bien loin des idées philanthropiques affichées par ses fondateurs. Une petite balade chez Ikea pour moderniser votre cuisine, ou meubler votre nouvel appartement ? (...)
L’ALÉNA fête ses 20 ans cette année. Cet accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique est né dans la controverse. Rien ne semble réglé aujourd’hui : l’ALÉNA suscite toujours des réactions diamétralement opposées. Du côté droit, les élus des trois pays, les patrons et les grands médias ne cessent de louer les avantages de l’entente : une espèce de miracle économique permanent qui aurait multiplié les échanges commerciaux. On donne la parole à quelque entrepreneur sauvé de la banqueroute grâce à l’ALÉNA. On lance des statistiques qui éblouissent : des échanges qui auraient quadruplé, (...)

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