Islamisme

"Ce qui est meurtrier, c’est de définir son identité contre l’autre."
Amin Maalouf

Le printemps arabe a été et est encore l’objet fertile d’études d’analystes tentant d’expliquer ses tenants et ses aboutissants et de prédire ce qu’il va en advenir. Dans ces analyses, on y trouve une tendance à globaliser les points de vue et à proposer des conclusions décontextualisées. Nombre de ces discours ne relatent ni les spécificités de chaque pays, ni la diversité des tendances islamistes en jeu. Pourtant, la singularité de la destinée marocaine pourrait à elle seule illustrer toute la complexité des enjeux du Maghreb. Dans la vague du printemps arabe, le Maroc a connu lui aussi son (...)
Blogs, radios, sites d’information et d’investigation : les nouveaux médias ont fleuri en Tunisie, après avoir joué un rôle décisif dans le renversement de la dictature. La liberté d’expression et celle de la presse sont considérées comme les principaux acquis de la Révolution. Mais l’ombre de la censure plane encore. Le système de surveillance de l’ancien régime est toujours en place. Et l’apprentissage de cette liberté chèrement gagnée n’est pas si aisé alors que les islamistes radicaux, entre autres, multiplient les pressions. Presque 200 journaux, une vingtaine de radios, une dizaine de (...)
Près de deux ans après le début des contestations liées au Printemps arabe, des luttes continuent de se dérouler sur fond de fortes contradictions. Les premières élections libres ont porté au pouvoir des partis dont les revendications s’opposent à celles des manifestants qui s’étaient mobilisés pour réclamer un changement social. Pour plusieurs spécialistes, les aspirations des forces progressistes qui ont initié les révolutions se heurtent aujourd’hui aux mouvements islamistes et à l’ingérence des puissances étrangères qui tentent de maintenir leur contrôle sur la région. De la contestation du (...)
Le deal entre les Frères musulmans et les États-Unis confirmé par Morsi Les événements qui se succèdent en Égypte ont fait la lumière sur une série de vérités et de données qui auront une grande influence sur les événements dans le monde arabe. Il est clairement apparu que les Frères musulmans en Égypte, qui représentent le cœur de cette confrérie transnationale, ont établi leur plan de prise du pouvoir sur la base d’un deal avec les États-Unis et Israël pour renouveler la fonction politique et sécuritaire qui avait été confiée au régime de Hosni Moubarak et d’Anouar Sadate, conformément aux (...)
Le 15 avril, Marc Lebuis, au nom de son site Web Point de bascule Canada.ca, a publié, en pleine page 2 du Devoir, une publicité pour une conférence de presse de Point de Bascule (PdB) afin de dénoncer la participation de Tariq Ramadan à une conférence de Présence Musulmane. À l’image des propos tenus sur le site PdB, cette conférence sur l’extrémisme islamiste au Québec illustre bien le délire islamophobe qui obsède Marc Lebuis et son équipe. Les techniques de PdB : glissements de sens et manipulations " L’équipe de PdB est composée de citoyens et citoyennes qui cherchent à exprimer leur (...)
La situation des femmes au Proche-Orient, et plus largement en terres d’islam, suscite toujours nombre de réflexions et d’articles souvent mal informés en Europe. Chroniqueurs et éditorialistes sont souvent moins intéressés par la situation réelle que par la volonté de dénigrer une civilisation (ou une religion). Bien sûr, dans la région du Proche-Orient ou au Maghreb, certains utilisent ces critiques occidentales pour prétendre qu’il n’y a rien à changer, ou qu’il faut minimiser certaines réalités au nom de la lutte contre l’impérialisme (« Faut-il parler de l’oppression des femmes (...)

Le Parti de la justice et du développement et le Parti de l’action nationaliste présentent le port du voile à l’université comme un pas vers plus de liberté. Sont-ils réellement motivés par une si noble intention ?

Le gouvernement israélien a déclenché une guerre contre Gaza en coupant l’électricité, en bloquant les approvisionnements en carburant et en interdisant la livraison de produits essentiels comme de la nourriture et des médicaments.

Le mois dernier, à Kaboul, une assemblée traditionnelle de chefs tribaux de l’Afghanistan et du Pakistan a lancé un appel au dialogue avec les talibans. Cette « Jirga de paix » a même débouché sur la création d’un conseil chargé d’ouvrir les discussions.

Le 28 août 2007, la Turquie est devenue la première république laïque dirigée par un président islamiste. À cheval sur l’Europe et sur le Moyen-Orient, le pays de 72 millions d’habitants expérimente un étonnant cocktail où se mélange la démocratie, la laïcité et l’islam politique.

L’armée libanaise ressert l’étau sur le camp de réfugiés palestiniens de Nahr Al-Bared au nord du Liban, officiellement pour en éradiquer un groupuscule aux motivations obscures, Fatah-Al Islam. Mais dans les faits, il y a des mois que les protagonistes libanais de la guerre de l’été 2006 s’apprêtaient à en découdre.

La perspective de voir un islamiste accéder à la présidence plonge la Turquie en pleine tourmente politique. Au point de causer des remous jusque dans l’armée. Attention, fragile.

KABOUL - Quand le président afghan Amid Karzaï accuse le gouvernement du Pakistan de soutenir les talibans, il dit tout haut ce qu’une majorité d’Afghans pensent tout bas. Et ses accusations ne peuvent malheureusement pas être rejetées du revers de la main.

Depuis des semaines, Beyrouth vit dans un labyrinthe de tensions et de rumeurs. Des manifestations immenses se succèdent, les unes organisées par les partisans du gouvernement, les autres par l’opposition, dont le pôle dominant demeure le Hezbollah. Devant le siège du Parlement, des milliers de personnes réclament en permanence la constitution d’un gouvernement d’unité nationale.

Après l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la guerre « globale » annoncée par George W. Bush débarque en Somalie. De grandes turbulences sont en vue en Afrique.

Dans les pages du quotidien pakistanais anglophone Dawn, un journaliste couvrant la récente visite de Georges W. Bush au Pakistan écrivait : « Il est venu, il a joué au cricket, et s’est envolé dans la noirceur de la nuit [...] Well, entre temps, il a rencontré notre président, tenu une conférence de presse et pris part à un dîner. » Le journaliste a néanmoins omis de mentionner que c’est dans l’enceinte de l’ambassade américaine que Bush a joué au cricket, et que c’est à cet endroit qu’il a passé la nuit. La capitale Islamabad était mise en « état de siège » par le personnel de sécurité américain (...)

Fort des gains récents aux élections municipales, on s’attendait à voir le Hamas faire son entrée au Conseil législatif palestinien (CLP). La victoire du Mouvement de résistance islamiste aux élections du 25 janvier dernier a cependant pris le monde entier par surprise, y compris le Hamas lui-même. Comment interpréter cette victoire inattendue ? Doit-on y voir une radicalisation de la société palestinienne, ou encore un repli vers l’islamisme prôné par le Hamas ? Plusieurs voix, en Palestine comme en Israël, s’élèvent pour affirmer le contraire.

Le 24 mars prochain, des mouvements sociaux du monde entier se réuniront au Pakistan, dans le cadre du Forum social mondial polycentrique. Après Bamako et Caracas, la grande famille altermondialiste s’arrête à Karachi pour faire le point. Pour le comité pakistanais qui organise le FSM, le défi est de taille. Le Pakistan est en effet au cœur d’une crise sans précédent.

Le 16 septembre, devant les Nations unies, le président irakien, Jalal Talabani, avouait avoir désespérément besoin de l’aide de la communauté internationale, affirmant que l’Irak n’était pas à la veille d’une guerre civile, mais en plein dedans. De fait, les attentats se multiplient à l’approche du référendum sur la Constitution, devant avoir lieu le 15 octobre. Pour Gilbert Achcar joint à Berlin, spécialiste du Moyen-Orient, une seule chose pourra réussir à stabiliser l’Irak : le retrait complet des troupes américaines.

En 1999, l’auteur algérien Boualem Sansal nous avait offert le magnifique et troublant Serment des barbares. Voilà qu’il récidive avec Harraga, quatrième roman publié chez Gallimard. Cette fois c’est dans la peau d’une femme, celle de Laima, que se glisse le narrateur. Une femme libre, pédiatre, célibataire vivant seule à Alger et qui a fait de sa solitude son rempart, sa meilleure amie, son antre de quiétude, où les rêves peuvent venir l’habiter. Une femme libre et seule de surcroît, quoi de pire dans ce monde machiste ou règne l’obscurantisme des intégristes religieux ? Harraga est inspiré (...)

Le Moyen-Orient s’enfonce dans une crise sociale et politique sans précédent,
selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement
(PNUD) publié au printemps 2005. Pour remédier à cette situation et
empêcher les attaques terroristes, les États-Unis veulent remodeler la région.
Il s’agit d’un ambitieux projet, le « Grand Moyen-Orient », dans lequel
Washington propose aux pays arabes de s’arrimer à son système et à ses
valeurs. Mais le projet passe mal. Les régimes sont méfiants, l’opposition aussi.

En 2000, Gilles Kepel, professeur à Paris Sciences-Po, grand spécialiste du monde arabe et musulman, faisait paraître chez Gallimard un livre qui allait faire sensation, ne laissant personne indifférent : Jihad, Expansion et déclin de l’islamisme. De passage à Montréal en janvier, dans le cadre d’une conférence organisée par l’Institut d’études internationales de Montréal, Gilles Kepel a accordé une entrevue à Alternatives. Il explique comment du déclin est né le 11 septembre, puis la guerre au cœur même de l’islam.

Les 11 et 12 décembre 2004, le Collège International de Tunis, dans le cadre des Translittéraires, a organisé un colloque autour du thème, oh combien opportun, « A la recherche de la civilité ».

Par La direction de Libération— jeudi 06 janvier 2005— « Libération » est depuis plus de vingt-quatre heures sans nouvelles de Florence Aubenas, notre envoyée spéciale à Bagdad, où elle est arrivée le 16 décembre 2004. Journaliste française permanente à « Libération » depuis 1986, Florence Aubenas était accompagnée de son interprète irakien, Hussein Hanoun Al Saadi, qui collabore avec les envoyés spéciaux de « Libération » depuis presque deux ans. Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al Saadi n’ont plus été vus depuis leur sortie de l’hôtel mercredi matin 5 janvier à Bagdad. Grand reporter, Florence (...)

Quelques rappels et définitions : L’examen du « paysage islamique français » (PIF), au sens des mouvements qui interviennent explicitement au nom de valeurs musulmanes, au sein de la société française, est nécessaire puisque ces mouvements s’inscrivent dans la réalité de notre société. Nous ne parlons pas ici des organisations laïques (nombreuses en France) dans lesquelles se retrouvent des Musulmans (ou composées essentiellement de Musulmans) sinon dans leur rapport à ce « paysage islamique » spécifique.

À en croire Kaveh Ehsani et Ali Rezaei, l’avenir politique de l’Iran serait plus sombre que jamais. Les deux membres chevronnés du Mouvement de la réforme iranien prenaient la parole à un colloque organisé par le Comité pour la paix et la résolution des conflits, à l’Université Concordia de Montréal, le 4 novembre.

16 mai - C’est le premier anniversaire des attentats de Casablanca. Il est 11 heures, place Mohammed V. Déjà, quelques milliers de personnes se sont regroupées. Plus tard dans la journée, ils seront une centaine de milliers et choisiront de prendre la rue pour dire très haut, à l’attention de tous les extrémismes, que le Maroc choisit de construire plutôt que de détruire. L’événement est impressionnant et vient conclure une semaine d’activités de toutes sortes à l’échelle du pays. Mais bien au-delà des manifestations, les signes d’une prise en charge communautaire visant à combler le vide (...)

Vingt-cinq ans après le renversement du régime pro-américain du chah Mohammed-Reza Pahlavi, la révolution islamique a cédé sa place au despotisme clérical. Le meurtre de Zahra Kazemi, la photographe canadienne d’origine iranienne, n’a fait que révéler les failles du système à l’opinion internationale. La colère gronde et certains demandent même la démission de l’actuel président.

Les hirondelles de Kaboul porte un regard féroce sur cette dérive impitoyable des êtres vers la folie et la barbarie. À travers une écriture lyrique, mais sans excès, Yasmina Khadra décrit un monde « en état de décomposition avancée ». Kaboul suffocante, livrée aux corbeaux, où « les prières s’émiettent dans la furie des mitrailles » et où le rire est devenu péché. Avec ce roman, son dixième, l’auteur quitte son Algérie natale pour imaginer une histoire d’amour impossible au pays des taliban.

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