Impérialisme

Face au refus du Groupe de Lima de reconnaître l’élection du président vénézuélien, le journaliste Romain Migus décortique ce qui est, pour lui, une énième tentative de destabilisation de Caracas par Washington.

« La sortie de l’ère coloniale et le déclin de l’occidentalocentrisme ouvrent la voie à un véritable dialogue des civilisations qui, en retour, rend possible l’avènement d’un nouvel universalisme. Un universalisme à plusieurs voix, un pluriversalisme. » Manifeste convivialiste. Déclaration d’interdépendance La direction que prendra le monde au cours des prochaines décennies nourrit bien des hypothèses et des conjectures, parfois contradictoires. Elles portent tantôt sur le déclin des États-Unis et l’émergence de la Chine comme nouvelle superpuissance, tantôt sur l’avenir du capitalisme ou sur (...)
La souffrance et la désolation du peuple syrien sont au-delà de tout ce qui pouvait être imaginé lorsque le début d’un soulèvement pacifique a commencé en mars 2011. En réalité, dès janvier 2011, des petites manifestations ont eu lieu à Damas et ont été fortement réprimées. Les avancées récentes, relatives, des forces rebelles armées leur ont permis d’acquérir sur le dos de l’armée syrienne un armement un peu plus efficace. Il limite, dans certaines régions, les attaques par hélicoptères et par avions. Néanmoins, les derniers rapports de médecins syriens montrent que les hôpitaux d’urgence de (...)
Se préparant à envahir l’Irak, Bush envoyait au monde ce message menaçant : « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ! ». Cette même dictature brutale utilise aujourd’hui ce même langage sous prétexte de promouvoir la « démocratie ». N’est-ce pas ce que signifie le « dégoût » exprimé par la représentante des États-Unis, au sujet des vétos russe et chinois ? Il n’est même pas permis à de grandes nations comme la Chine et la Russie d’avoir une vision différente de celle des États-Unis ! Quant au président français, Nicolas Sarkozy, il ne reconnaît que la seule décision occidentale légitimant (...)
Mercredi 17 Novembre à Washington : Le Congrès des USA parraine un évènement contre les pays de l’ALBA Seront présentes des personnes de l’extrême droite latino-américaine qui ont participé à des coups d’état et à des actes terroristes et de déstabilisation, avec des hauts représentants du pouvoir législatif des Etats-Unis. L’évènement met en évidence l’escalade des agressions impérialistes à l’égard de la région. La nouvelle salle de conférences du Centre des Visiteurs du Congrès des Etats-Unis à Washington sera le siège mercredi prochain 17 Novembre d’un rencontre intitulée : "Danger dans les Andes (...)
Frantz Fanon n’a vu que les premiers feux de l’aube trompeuse des indépendances africaines. La maladie l’a emporté avant que les espérances forgées dans les luttes de libération se dissolvent dans la nuit néocoloniale, à peine moins insupportable que les ténèbres de la domination impériale. Aurait-il été surpris de l’état des lieux africains ? Osons dire que non ! Rien en effet de cette histoire d’imposture et de trahison n’aurait surpris celui qui avait compris et expliqué les rouages de la domination, les complexes de sujétion et la culture de colonisés des élites supplétives. C’est bien à ce (...)
Le recours de la méthode La militarisation croissante de la politique des Etats-Unis envers la région est loin de n’être qu’un mauvais moment destiné à passer : c’est la conséquence de l’usure des stratégies qui leur avaient garanti l’hégémonie en Amérique latine, à quoi on peut ajouter le déclin de leur rôle de superpuissance et l’apparition de sérieux concurrents. Désormais, des situations pareilles à celle qu’a connue le Honduras se répèteront. « Obama est une continuation de Bush, comme Bush fut une continuation de Clinton et Clinton de Bush père. La politique extérieure et la politique impériale (...)
"Pour contrôler le Venezuela, il est nécessaire d’occuper militairement la Colombie" : Paul Coverdale, Sénateur Républicain des États-Unis, Premier rapporteur du Plan Colombie pour le Sénat des États-Unis, 1998. “Bien que beaucoup de citoyens craignent un autre Viêt-Nam, cela semble nécessaire, parce que le Venezuela a du pétrole. le Venezuela a une aversion contre les États-Unis, ceux-ci doivent intervenir en Colombie pour dominer le Venezuela. Et après, l’Équateur semble aussi vital, et les indiens de là-bas sont dangereux, les États-Unis doivent là aussi intervenir dans ce pays. (...) Si (...)
Le 19 mars 2003, une coalition de pays menée par les États-Unis envahissait illégalement l’Irak sous des prétextes mensongers. Après sept années de guerre et d’occupation militaire, où en la réalisation de la promesse de George W. Bush d’une « nouvelle ère de paix et de démocratie pour le Moyen-Orient » ? Et qu’en est-il du changement d’orientation du président Obama et de son engagement à retirer ses troupes d’Irak d’ici la fin de 2011 ? L’Irak, pays sacrifié Les États-Unis ont l’Irak dans leur mire depuis 1972, année de la nationalisation de l’industrie pétrolière. Mais c’est en 1991, au sortir de (...)
L’Alternative [Alliance] Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) est devenue, du fait des gouvernements des États-membres qui la composent comme du haut niveau de conscience sociale de leurs populations, un véritable cauchemar pour les États-Unis, dont le pouvoir impérial est chaque jour davantage remis en cause dans cette partie du monde. Bien que l’Empire ne soit pas en train de s’écrouler, le malaise de la Maison Blanche se fait de plus en plus criant. Le 11 décembre 2009, dans un rapport sur la situation politique de l’Amérique latine, la Secrétaire d’État des (...)
Lors de son retour de mission au Honduras, le ministre d’état pour les Amériques Peter Kent affichait sa joie. Le renversement du Président Manuel Zelaya a été, estime-t-il, « nettoyé » par les « élections » frauduleuses de novembre dernier. Ces élections par ailleurs ont été boycottées par le mouvement démocratique. Tant l’Union européenne que l’Organisation des États Américains (OEA) ont refusé d’y envoyer des observateurs tant elles estimaient que la situation dans le pays ne permettait pas un réel exercice démocratique. Depuis ce coup, le Canada et les États-Unis n’ont pas ménagé leurs efforts (...)
Depuis des siècles, les historiens, politologues, anthropologues, tout comme l’opinion publique, ont pensé les processus politiques en termes de saisons et de cycles. De Polybe à Paul Kennedy, de la Rome antique à l’Empire britannique, nous discernons un rythme propre à l’histoire. Les grandes puissances, comme les grands hommes, naissent, s’élèvent, règnent, puis disparaissent peu à peu. Que le déclin des civilisations soit culturel, économique ou écologique, il s’agit d’un processus prolongé dans le temps. De la même manière, les défis auxquels sont confrontés les États-Unis sont souvent (...)
L’impérialisme est défini généralement comme « la politique d’un pays qui cherche à conserver ou à étendre sa domination sur d’autres peuples ou d’autres territoires ». Les États-Unis n’ont pas une politique coloniale traditionnelle en ce sens qu’ils ne visent pas à occuper ou à annexer directement des territoires. Leur hégémonie s’exprime de préférence à travers l’expansion de sphères d’influence. Pour ce faire, ils allient des moyens culturels, médiatiques, économiques, politiques, etc. Cette approche pluridimensionnelle n’exclue pas pour autant l’usage de la force militaire qui reste le pilier de (...)
L’envoi de 10 000 marines en Haïti, la prise de contrôle par les USA de tous les points stratégiques, à commencer par l’aéroport de Port-au-Prince, le refus de laisser atterrir, sous prétexte de saturation, un avion français : tout semble annoncer une prise de contrôle d’Haïti par Washington. L’attitude de Paris le confirme : nomination de personnes notoirement incompétentes pour enterrer le dossier, absence du gouvernement à la cérémonie de Notre Dame du 16 janvier (alors que le président de la République et de nombreux ministres devaient initialement s’y rendre), retrait des protestations (...)
Hillary Clinton a déclaré que l’insécurité au Yémen est une menace régionale et globale Que se passe-t-il au Yémen dont on dit que c’est la nouvelle poudrière qui va faire exploser la marmite du Moyen-Orient ? Petit pays de 20,9 millions d’habitants avec une superficie de 527.970 km², un taux d’alphabétisation de 47,7%, il est composé de musulmans sunnites (55%), et de musulmans chiites (42%), les autres habitants chrétiens, hindouistes, juifs. C’est une République islamique. Sa principale ressource est le pétrole. Son PNB-PPA par habitant (à parité de pouvoir d’achat) (en dollars) est de 751. (...)
Le 7 janvier 2010, le Front National de Résistance Populaire au Coup d’Etat au Honduras a repris son action pour 2010 en réalisant une gigantesque manifestation à Tegucigalpa qui a débuté à 9h du matin devant l’Université Pédagogique Francisco Morazán jusqu’au Congrès National de la République, au cœur de la capitale, où participèrent plusieurs milliers de honduriens issus de toutes les organisations sociales membres du front de résistance. Les manifestants sont apparus enthousiastes, pleins d’énergie, criant des slogans, faisant exploser des feux d’artifices, inscrivant divers messages (...)
Comme si les interventions US en Irak et en Afghanistan n’étaient pas suffisantes pour étancher la soif de sang de l’Empire, les appels en faveur d’une guerre ouverte contre le Yémen se multiplient. La raison invoquée pour cette intervention est que l’homme qui a apparemment voulu faire exploser un avion de ligne le jour de Noël 2009 a séjourné un temps dans ce pays et qu’il aurait pu y recevoir des instructions. Tout comme l’occupation de plus en plus sanglante de l’Afghanistan, Washington veut faire croire au monde que le fait d’attaquer un pays qui héberge des organisations déterminées à (...)
Les Etats-Unis et ses alliés planifient d’augmenter de façon importante le nombre de leurs soldats en Afghanistan. Dans une allocution télévisée qu’il donnera mardi prochain à l’école militaire de West Point, le président américain Barack Obama annoncera son intention d’augmenter le contingent de l’armée américaine en Afghanistan d’environ 30.000 soldats. Il y a actuellement 68.000 soldats américains dans ce pays. Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen cherche au même moment à ce que les pays européens déploient 10.000 soldats de plus en Afghanistan. Et tout laisse croire qu’on (...)
On pourra, certes, argumenter que les représentants du président constitutionnel Manuel Zelaya ont fait preuve d’une grande ingénuité en signant, le 30 octobre, l’accord dit de San José-Tegucigalpa avec ceux du putschiste Roberto Micheletti, sous le regard attentif — mais surtout la pression — du sous-secrétaire d’Etat américain pour l’hémisphère occidental Thomas Shannon. Ainsi donc, M. Zelaya, renversé le 28 juin, expulsé, et réfugié dans l’ambassade du Brésil (depuis le 21 septembre), après être rentré clandestinement dans son pays, serait restitué dans sa fonction, après consultation du Congrès. (...)
Selon un communiqué de presse du 17 novembre, , Harris Corporation, une entreprise internationale en matière de communications et de technologie de l’information, s’est vu attribuer les opérations de commandement, de contrôle, de communications et systèmes informatiques et de programme d’entretien du SouthCom (Commandement du sud des États-Unis), pour la Force opérationnelle interarmées (FOI) Bravo à la base aérienne de Soto Cano au Honduras. Ce contrat d’ordonnancement de tâches de cinq ans compte une année de référence comportant quatre options d’une année et s’élève à 38 millions de dollars (...)
Le gouvernement colombien a pris la décision de céder l’usage de sept bases militaires colombiennes aux forces armées des États-Unis dont la finalité avouée serait de lutter contre le trafic de drogue et le terrorisme. Cet accord militaire a déclenché une crise diplomatique majeure en Amérique latine. Loin de n’être qu’une crise de plus, elle pourrait bien être celle de trop. Rappelons que la décision de M. Zelayas (Président légitime de la République du Honduras) de transformer la base militaire de Soto Cano en aéroport civil a joué le rôle de détonateur dans le coup d’État militaire qui a (...)

The recent “Orange revolution” in the Ukraine is a textbook example of tools of the US strategy for subverting and manipulating other countries. The same techniques are still being used to subvert Venezuela and Iran, and reintroduce capitalism in Cuba.

La « révolution orange » de la fin 2004, en Ukraine, constitue un véritable cas d’école pour étudier les nouveaux outils élaborés par les puissances occidentales pour déstabiliser et manipuler les autres pays. Qu’il s’agisse d’ébranler l’Iran ou le Venezuela, ou encore de réintroduire le capitalisme à Cuba, les mêmes techniques sont utilisées.

C’est une magistrale « biographie à deux voix » que nous propose le directeur du monde Diplomatique, Ignacio Ramonet, sur la vie et l’œuvre de Fidel Castro. À partir de plusieurs semaines de conversations, l’entretien raconte la révolution sous toutes ses coutures.

Un peu partout à travers le monde, des murs ont été érigés pour séparer les peuples. Certains font les manchettes. D’autres font rarement parler d’eux. C’est le cas du mur érigé par le Maroc au Sahara occidental.

KABOUL - Quand le président afghan Amid Karzaï accuse le gouvernement du Pakistan de soutenir les talibans, il dit tout haut ce qu’une majorité d’Afghans pensent tout bas. Et ses accusations ne peuvent malheureusement pas être rejetées du revers de la main.

Au terme de quatre années d’enquête, les auteurs de Rwanda, une guerre noire pointent les responsabilités des grandes puissances occidentales, et plus particulièrement celles de la France, dans les événements ayant conduit au génocide de 1994.

Après l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, la guerre « globale » annoncée par George W. Bush débarque en Somalie. De grandes turbulences sont en vue en Afrique.

The legal arguments used by the U.S.-sponsored Iraqi court to convict Saddam Hussein of crimes against humanity apply even more forcefully to those American leaders who ordered the illegal invasion and occupation of Iraq.

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