Impérialisme

As the Bush administration strengthens its military victory and consolidates its occupation of Iraq, it continues its trajectory towards international expansion of power and global reach. The arrogance of its triumphalism, ignoring civilian carnage and dismissing the destruction of the ancient cities because, in Rumsfeld’s words, "free people have the right to do bad things and commit crimes," reflects the hubris of ancient empires. Shakespeare’s "insolence of office" could well describe the contempt with which the Pentagon warriors look down on the peoples of the world.

The American empire is no longer concealed. In March 1999, the cover of the New York Times Magazine displayed a giant clenched fist painted in the stars and stripes of the US flag above the words: ’What The World Needs Now: For globalization to work, America can’t be afraid to act like the almighty superpower that it is’. Thus was featured Thomas Friedman’s ’Manifesto for a Fast World’, which urged the United States to embrace its role as enforcer of the capitalist global order: ’...the hidden hand of the market will never work without a hidden fist.... The hidden fist that keeps the (...)

L’administration Bush a le vent dans les voiles avec la conquête de l’Irak. Elle pense avoir le champ livre et agira probablement en conséquence. Il est normal que les faucons du Pentagone, qui disent depuis longtemps que la solution est dans un militarisme accru, se sentent confortés dans leur thèse. Il est également normal que les adversaires de l’impérialisme américain se sentent démoralisés devant les succès apparents des USA. J’estime toutefois que ces deux réactions sont erronées et ne parviennent pas à saisir ce qui se produit sur la scène géopolitique.

« Nous mentons tous », affirmait Normand de Bellefeuille, par le titre d’un de ses romans. Soit. Mais nos mensonges n’ont pas tous la même envergure, les mêmes motifs, ni les mêmes répercussions…

JAKARTA, INDONESIA - Over a hundred representatives of what the New York Times calls the "world’s other superpower" gathered here in Jakarta from May 18-21 to plot the next moves of the global anti-war movement after the United States’ invasion of Iraq.

Maintenant que les combats ont pratiquement cessé en Irak, une nouvelle situation lourde de menaces se profile dans cette région du monde. Les tensions à l’intérieur même de l’Irak ainsi qu’au niveau de tout le Moyen-Orient s’aggravent. Pendant ce temps, la population irakienne souffre énormément. Il faut donc trouver des solutions à court terme et dans ce contexte, l’annonce par le gouvernement canadien de nouveaux fonds pour aider à la reconstruction ne peut qu’être bien vue. Mais au-delà des bonnes intentions, de sérieuses questions demeurent ouvertes. Qui va contrôler la reconstruction ? Ce n’est pas une question technique ou secondaire.

The disintegration of the Soviet bloc permitted American unilateralism on a scale the modern world has never seen. But with its war against Iraq the United States for the first time openly massed its military power and then invaded another nation, justifying the war in the name of the elimination of weapons of mass destruction and "regime change." At the same time, it staked the very future of its existing alliances—NATO above all—but also the United Nations. NATO’s demise is a major outcome of the war against Iraq.

On peut observer l’action des États-Unis dans le monde de différent points de vue. La présente intervention n’a pas l’ambition de faire le tour de la question mais propose un certain regard, nourri de recherches d’amis, mais aussi d’observations provenant des expériences militantes du Cedetim ou de réseau internationaux comme Helsinki Citizens’Assembly et d’autres ...

With the end of the U.S. war in Iraq the perspective of most commentators across the political spectrum is that the Bush administration is triumphant and can wreck its will on the world. Saddam Hussein is banished from power, the United States occupies Iraq and is sitting on top of the world’s second largest oil deposits. Referring to the failure of European as well as Arab countries to deter naked U.S. aggression, Tariq Ali, in an editorial in the New Left Review of London, writes, "American global hegemony… has never been so clearly displayed."

Pourquoi parler aujourd’hui de l’impérialisme français pour des militants engagés, en France, dans le mouvement citoyen mondial ? D’abord parce qu’on ne peut pas renforcer le mouvement citoyen mondial sans prendre en charge nos responsabilités par rapport à notre propre impérialisme. Ensuite, le renforcement des luttes sociales implique la compréhension de la nature du système dominant en France. Enfin, l’impérialisme français peut nous servir d’analyseur pour comprendre la double évolution : celle du rapport entre capitalisme et impérialisme, et celle du rapport entre les formations sociales nationales et les systèmes-mondes.

On April 14, the Pentagon announced that "major combat in Iraq is over." That same day, in the small Iraqi city of Nasiryah, 6 000 people protested their exclusion from a closed-door meeting held by General Jay Garner, appointed by the U.S. to head a transitional military government for Iraq. This was the first organized manifestation of the Iraqi people’s opposition to American occupation. With civil society organizations in southern Iraq all but destroyed, concerned Iraqis will look to the models developed in Iraqi Kurdistan.

La guerre en Irak influe sur la politique de l’ensemble des pays du monde arabe. Gilbert Achcar nous explique ici ce qu’il en est

Quelques jours après le début de l’invasion de l’Irak par les troupes des Etats-Unis, de Grande Bretagne et d’Australie, George W. Bush a estimé devant le Congrès que le coût de la guerre pour le Trésor US s’élèverait à 80 milliards de dollars. Selon le PNUD et Unicef, c’est précisément la somme annuelle nécessaire à l’échelle de la planète pour garantir l’accès universel à l’eau potable, à l’éducation de base, aux soins de santé primaire, à une alimentation décente et aux soins gynécologiques et d’obstétrique (pour toutes les femmes).

On April 6, Deputy Defense Secretary Paul Wolfowitz spelled it out: there will be no role for the UN in setting up an interim government in Iraq. The U.S.-run regime will last at least six months, "probably longer than that."

With the retreat of the Saddam Hussein regime, "Operation Iraqi Freedom" has moved into its second phase and we are now confronted with the stark reality of American occupation of Iraq

The war in Iraq is over and Saddam Hussein is either dead or on the run. Iraqis are welcoming American troops with open arms. U.S. President George W. Bush stands vindicated. Time to celebrate?

Cher ami

La déception que tu as manifestée en apprenant les nouvelles de l’effondrement du régime irakien ne me semble pas justifiée.

"La doctrine de guerre préventive a été explicitement exposée dans le rapport sur la stratégie nationale en matière de sécurité paru en septembre 2002, rappelle Noam Chomsky. Ce rapport a fait frémir le monde entier, y compris l’establishment américain, au sein duquel l’opposition à la guerre est inhabituellement forte."

Malgré les déclarations du Président Bush, il est peu probable que l’Irak conquise par l’armée américaine n’entre rapidement dans une ère de paix et de prospérité. Au fur et à mesure que les débats au sein de l’administration Bush sont exposés sur la scène publique, on se rend compte que le plan de match pour l’Irak n’inclut pas vraiment une perspective claire pour démocratiser ce pays. La reconquête de l’Irak est alors vue comme une étape dans une opération de plus grande envergure pour consolider la suprématie totale des États-Unis dans la région.

It is not surprising, and like everyone else we anticipated that some Iraqis would welcome U.S. troops and cheer their arrival. Many have already tempered their welcome with urging the U.S. not to stay in Iraq for long. Most Iraqis are almost certainly relieved and thrilled at the imminent end of a terribly repressive regime and an end to crippling sanctions. But if yesterday was the party — today the hangover begins. There are already reports of Iraqis saying the Ba’athist regime was bad, but that the current lack of authority and its resulting looting and chaos are worse — "at least before we had security," one said.

D’emblée, il ressort que la crise irakienne, au-delà de la guerre qui s’achèvera d’ici quelques jours, est et restera une crise de longue durée, aux dimensions multiples.

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené, écrivait Albert Camus le 8 août 1945, en conclusion d’un éditorial vigoureux condamnant l’usage par les Américains de la première "arme de destruction massive" sur Hiroshima. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. »

Avec Après l’empire, Emmanuel Todd replonge dans l’analyse de grandes puissances. Il avait déjà prédit dès 1976, avec son premier essai La Chute finale, la fin de l’Union soviétique. Aux dires de l’auteur, son dernier essai présente un modèle explicatif du comportement actuel des États-Unis sur le plan international. Selon lui, ceux-ci ne sont plus la grande nation qu’ils ont été et leur système démocratique est en perte de vitesse. C’est pourquoi Washington tente de maintenir, et de justifier, son hégémonie et sa légitimité en s’attaquant à des pays de moindre importance économique et militaire. (...)

Un an après les événements du 11 septembre, la politique étrangère des États-Unis est plus que jamais hégémonique, affirme Phyllis Bennis, chercheure affiliée à l’Institute for Policy Studies de Washington DC.

En snobant le Sommet de la Terre, George Bush, président du pays le plus pollueur de la planète, confirme le défi que ne cessent de lancer les États-Unis au reste du monde depuis le 11 septembre : « Personne ne peut nous empêcher de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons et comme nous le voulons. La planète nous appartient. »

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