Impérialisme

President George W Bush is "reaching out" to Fallujah - the first major foreign policy initiative of the second Bush administration. The name: Operation Phantom Fury.

L’occupation de l’Irak s’inscrit pleinement dans la « grande stratégie » expansionniste inaugurée par les États-Unis au moment où s’achevait la Guerre froide.

Depuis juin, les autorités d’occupation américaines ont formellement passé la main à un gouvernement irakien intérimaire dirigé par Iyad Allawi. À certains égards, cette évolution a semblé positive. Depuis cependant, la situation ne s’améliore pas, au contraire.

L’Afghanistan dut à sa géographie, entre Moyen et Extrême-Orient, et à son histoire, aux confins de deux colonialismes, sinon d’être oublié de l’histoire du moins, laissé à sa marge. Terre de passage obligée entre les grandes régions de l’Asie et ses grands empires, l’Afghanistan fut sans cesse envahi et annexé tout au long des siècles. Mais jamais ses conquérants n’y furent en repos.

Bush’s embrace of Israeli Prime Minister Ariel Sharon’s unilateral plan to annex six major West Bank settlement blocs and reject the internationally-recognized Palestinian right of return as a quid pro quo for Sharon’s pull-out from most Gaza settlements represents a major defeat for Palestinian human rights and international law, and a huge consolidation of the U.S.-Israeli alliance.

April 9, 2003, was the day Baghdad fell to U.S. forces. One year later, it is rising up against them.

The signing of the interim Iraqi "constitution" by the Governing Council represents a significant step in U.S. efforts to legitimize its invasion and occupation of Iraq. By achieving the codification in a U.S.-supervised process of an ostensibly "Iraqi" legal document, the U.S. as occupying power is hoping that its planned June 30th "transfer of power" will be accepted globally as the "restoration of sovereignty to Iraq."

La chronique de samedi dernier de Denise Bombardier (6 mars) reflète bien ce que beaucoup de monde pense en cette ère de désordre et de chaos. Des pays, voire des régions entières, sont ingouvernables, ce sont des « causes perdues ». Les élites locales ont échoué, de par leur propre faute (alors qu’ils ne font que blâmer les autres). Ce ne sont ce que des politologues américains ont défini de « failed states » (les États en faillite). Seule solution, la « communauté internationale » (les pays riches) doit les sauver, même contre leur propre volonté, car sans cela, les gens vont continuer à mourir et à s’entre-tuer.

War profiteers in Iraq pursue quick fixes and high profits by overcharging for shoddy work, while Iraqis protest that they could do the work better and cheaper. Welcome to the reconstruction racket.

La décolonisation devait engendrer un homme nouveau, maître de son devenir. Toutefois, constate Memmi, des potentats à la solde des nantis sont au pouvoir dans la plupart de ces pays, produisant corruption et pauvreté. Habiles dissimulateurs, ils persuadent leur peuple que les responsables d’une telle iniquité sont extérieurs à leur propre régime. L’intégrisme et les particularismes culturels prolifèrent au gré de cette mystification, nourris de ressentiment contre l’Occident, la démocratie, la laïcité et l’émancipation des femmes. Le Maghrébin sert de modèle au portrait de Memmi. Parce que (...)

Le 8 octobre dernier, l’armée américaine bouclait son sixième mois d’occupation du territoire irakien. Au cours de la semaine dernière, le Collectif Échec à la guerre organisait un colloque sur les enjeux de l’occupation. Les nombreux conférenciers invités ont dressé un bilan troublant des réalités de cette guerre.

It is midday in Baghdad and there are no women or children to be seen on the streets. Instead of the "new era of freedom" which the US army was supposed to introduce to Iraq, the chaos and insecurity has resulted in an escalation in kidnappings of women and children and the rape of women and girls. No women can walk on the streets and no children can play in the parks during their school vacation.

The mounting criticism of Bush’s Iraqi policies now extends to key business allies of the administration. "The big oil companies were not enthusiastic about the Iraqi war," says Fareed Mohamedi of PFC Energy, a consultancy firm based in Washington D.C. that advises petroleum firms. "Corporations like Exxon-Mobile and Chevron-Texaco want stability, and this is not what Bush is providing in Iraq and the Gulf region," adds Mohamedi.

Depuis le 11 septembre 2001, le monde semble avoir basculé. Quelques jours après les terribles attentats contre le World Trade Center, le président Bush lançait cet avertissement : « Vous êtes avec nous ou contre nous. » Peu après s’amorçait la guerre en Afghanistan. De Kaboul à Bagdad, le chaos soulève bien des questions. Mais jusqu’où ira l’administration Bush ? D’un peu partout, des voix s’élèvent pour critiquer la machine américaine.

Still committed to its war drive in Iraq, Washington stands more isolated than ever. Its trade aims were defeated at the World Trade Organization in Cancun. It faces international outrage following its veto of the mildly-worded Security Council resolution challenging Israel’s threat to expel or assassinate Yasir Arafat. In response, the General Assembly overwhelming passed a resolution virtually identical to that Washington vetoed in the Council.

La situation en Irak se dégrade de jour en jour. Les confrontations meurtrières entre les forces d’occupation et la population irakienne se multiplient. L’attentat perpétré contre le siège des Nations unies à Bagdad, la semaine dernière, n’a fait que révéler davantage ce désordre généralisé. S’ils ne rectifient pas rapidement le tir, les Américains risquent de perdre le pari de la reconstruction, estime Issam al-Khafaji, démissionnaire irakien du groupe d’experts envoyés en Irak par l’administration américaine pour faire une évaluation de l’après-guerre.

The recent Bush administration trial balloons regarding a new role for the United Nations in Iraq reflect a growing concern regarding what the New York called the "high cost of occupation" for the U.S. in Iraq — costs both in U.S.soldiers’ lives and in dollars. The emerging reassessment is not a reflection of any concern regarding the illegality of the occupation, the lack of legitimacy of the U.S. presence in Iraq, or the impact on Iraqis of Washington’s abject failure to provide for even the minimal humanitarian needs of the population.

Une entrevue avec Raïd Fahmi, rédacteur en chef de la revue Al Thakafa Al Jadida et représentant du Parti communiste irakien en France.

The US has displayed a troubling tendency to seek unchallengeable executive power for itself in the context of its "war on terror". It has created a parallel justice system in which the executive has the power to detain, interrogate, charge or try suspects under the "laws of war", Amnesty International said as it published a new report today.

L’épouvantable attentat contre l’ONU perpétré cette semaine à Bagdad révèle encore plus, si cela était nécessaire, le « trou noir » dans lequel est engouffré l’Irak. En plus des Onusiens et des soldats américains qui meurent presque à chaque jour, plus de 400 Irakiens ont été tués depuis juillet, souvent suite à des « bavures » commises par l’armée d’occupation. Les soldats américains ont le doigt sur la détente, d’autant plus que les opérations de guérilla se multiplient.

As the Bush administration strengthens its military victory and consolidates its occupation of Iraq, it continues its trajectory towards international expansion of power and global reach. The arrogance of its triumphalism, ignoring civilian carnage and dismissing the destruction of the ancient cities because, in Rumsfeld’s words, "free people have the right to do bad things and commit crimes," reflects the hubris of ancient empires. Shakespeare’s "insolence of office" could well describe the contempt with which the Pentagon warriors look down on the peoples of the world.

The American empire is no longer concealed. In March 1999, the cover of the New York Times Magazine displayed a giant clenched fist painted in the stars and stripes of the US flag above the words: ’What The World Needs Now: For globalization to work, America can’t be afraid to act like the almighty superpower that it is’. Thus was featured Thomas Friedman’s ’Manifesto for a Fast World’, which urged the United States to embrace its role as enforcer of the capitalist global order: ’...the hidden hand of the market will never work without a hidden fist.... The hidden fist that keeps the (...)

L’administration Bush a le vent dans les voiles avec la conquête de l’Irak. Elle pense avoir le champ livre et agira probablement en conséquence. Il est normal que les faucons du Pentagone, qui disent depuis longtemps que la solution est dans un militarisme accru, se sentent confortés dans leur thèse. Il est également normal que les adversaires de l’impérialisme américain se sentent démoralisés devant les succès apparents des USA. J’estime toutefois que ces deux réactions sont erronées et ne parviennent pas à saisir ce qui se produit sur la scène géopolitique.

« Nous mentons tous », affirmait Normand de Bellefeuille, par le titre d’un de ses romans. Soit. Mais nos mensonges n’ont pas tous la même envergure, les mêmes motifs, ni les mêmes répercussions…

JAKARTA, INDONESIA - Over a hundred representatives of what the New York Times calls the "world’s other superpower" gathered here in Jakarta from May 18-21 to plot the next moves of the global anti-war movement after the United States’ invasion of Iraq.

Maintenant que les combats ont pratiquement cessé en Irak, une nouvelle situation lourde de menaces se profile dans cette région du monde. Les tensions à l’intérieur même de l’Irak ainsi qu’au niveau de tout le Moyen-Orient s’aggravent. Pendant ce temps, la population irakienne souffre énormément. Il faut donc trouver des solutions à court terme et dans ce contexte, l’annonce par le gouvernement canadien de nouveaux fonds pour aider à la reconstruction ne peut qu’être bien vue. Mais au-delà des bonnes intentions, de sérieuses questions demeurent ouvertes. Qui va contrôler la reconstruction ? Ce n’est pas une question technique ou secondaire.

The disintegration of the Soviet bloc permitted American unilateralism on a scale the modern world has never seen. But with its war against Iraq the United States for the first time openly massed its military power and then invaded another nation, justifying the war in the name of the elimination of weapons of mass destruction and "regime change." At the same time, it staked the very future of its existing alliances—NATO above all—but also the United Nations. NATO’s demise is a major outcome of the war against Iraq.

On peut observer l’action des États-Unis dans le monde de différent points de vue. La présente intervention n’a pas l’ambition de faire le tour de la question mais propose un certain regard, nourri de recherches d’amis, mais aussi d’observations provenant des expériences militantes du Cedetim ou de réseau internationaux comme Helsinki Citizens’Assembly et d’autres ...

With the end of the U.S. war in Iraq the perspective of most commentators across the political spectrum is that the Bush administration is triumphant and can wreck its will on the world. Saddam Hussein is banished from power, the United States occupies Iraq and is sitting on top of the world’s second largest oil deposits. Referring to the failure of European as well as Arab countries to deter naked U.S. aggression, Tariq Ali, in an editorial in the New Left Review of London, writes, "American global hegemony… has never been so clearly displayed."

Pourquoi parler aujourd’hui de l’impérialisme français pour des militants engagés, en France, dans le mouvement citoyen mondial ? D’abord parce qu’on ne peut pas renforcer le mouvement citoyen mondial sans prendre en charge nos responsabilités par rapport à notre propre impérialisme. Ensuite, le renforcement des luttes sociales implique la compréhension de la nature du système dominant en France. Enfin, l’impérialisme français peut nous servir d’analyseur pour comprendre la double évolution : celle du rapport entre capitalisme et impérialisme, et celle du rapport entre les formations sociales nationales et les systèmes-mondes.

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4

Thèmes

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca