Impérialisme

Quiconque a regardé à la télévision la partie sur l’Irak du Discours sur l’état de l’Union prononcé par George W. Bush devant le Congrès des Etats-Unis, le 3 février, aura été persuadé que les membres des deux chambres, à commencer par Dick Cheney lui-même, se livrent résolument aux exercices physiques requis pour maintenir leur santé cardiaque.

Avec la fin de la Guerre Froide et la chute de l’Union soviétique au début des années 90, les stratèges américains en politique étrangère (les néoconservateurs), ont avancé deux stratégies pour maintenir l’hégémonie des États-Unis à l’approche et durant le 21e siècle.

"The Iraqi people gave America the biggest ’thank you’ in the best way we could have hoped for." Reading this election analysis from Betsy Hart, a columnist for the Scripps Howard News Service, I found myself thinking about my late grandmother.

« Le peuple irakien a exprimé aux États-Unis le plus grand « merci » possible de la meilleure façon que nous pouvions espérer. » En lisant cette analyse de l’élection signée par Betsy Hart, chroniqueuse du Scripps Howard News Service, je me suis mise à penser à ma grand-mère, aujourd’hui décédée. À moitié aveugle, véritable menace au volant de sa Chevrolet, elle refusait catégoriquement de nous remettre les clés de la voiture. Elle était convaincue que partout où elle allait, les gens lui souriaient et lui faisaient des signes de la main. Nous avons dû lui annoncer une mauvaise nouvelle : « (...)

Forget the UN. The US Occupation Regime Helped Itself to $8.8b of Mostly Iraqi Money in Just 14 Months

The Iraqi elections were designed not to preserve the unity of Iraq but to re-establish the unity of the west

Seymour M. Hersh, anciennement du New York Times et maintenant correspondant de l’hebdomadaire The New Yorker vient de publier le 17 janvier un article décapant sur les préparatifs américains en vue d’une éventuelle guerre contre l’Iran.

Cubanow.- Gathered in Caracas, birthplace of Simon Bolivar, intellectuals and artists from fifty-two countries and diverse cultures, all agreed to build a wall of resistance against the project of global domination that is being imposed on the world today.

Pour beaucoup de monde, les États-Unis sont devenus un repoussoir. C’est le pays de Bush, de la militarisation, de la violence.

Depuis le 2 novembre, le monde entier retient son souffle. En effet, les décisions concernant la planète se prennent en grande partie à Washington.

President George W Bush is "reaching out" to Fallujah - the first major foreign policy initiative of the second Bush administration. The name: Operation Phantom Fury.

L’occupation de l’Irak s’inscrit pleinement dans la « grande stratégie » expansionniste inaugurée par les États-Unis au moment où s’achevait la Guerre froide.

Depuis juin, les autorités d’occupation américaines ont formellement passé la main à un gouvernement irakien intérimaire dirigé par Iyad Allawi. À certains égards, cette évolution a semblé positive. Depuis cependant, la situation ne s’améliore pas, au contraire.

L’Afghanistan dut à sa géographie, entre Moyen et Extrême-Orient, et à son histoire, aux confins de deux colonialismes, sinon d’être oublié de l’histoire du moins, laissé à sa marge. Terre de passage obligée entre les grandes régions de l’Asie et ses grands empires, l’Afghanistan fut sans cesse envahi et annexé tout au long des siècles. Mais jamais ses conquérants n’y furent en repos.

Bush’s embrace of Israeli Prime Minister Ariel Sharon’s unilateral plan to annex six major West Bank settlement blocs and reject the internationally-recognized Palestinian right of return as a quid pro quo for Sharon’s pull-out from most Gaza settlements represents a major defeat for Palestinian human rights and international law, and a huge consolidation of the U.S.-Israeli alliance.

April 9, 2003, was the day Baghdad fell to U.S. forces. One year later, it is rising up against them.

The signing of the interim Iraqi "constitution" by the Governing Council represents a significant step in U.S. efforts to legitimize its invasion and occupation of Iraq. By achieving the codification in a U.S.-supervised process of an ostensibly "Iraqi" legal document, the U.S. as occupying power is hoping that its planned June 30th "transfer of power" will be accepted globally as the "restoration of sovereignty to Iraq."

La chronique de samedi dernier de Denise Bombardier (6 mars) reflète bien ce que beaucoup de monde pense en cette ère de désordre et de chaos. Des pays, voire des régions entières, sont ingouvernables, ce sont des « causes perdues ». Les élites locales ont échoué, de par leur propre faute (alors qu’ils ne font que blâmer les autres). Ce ne sont ce que des politologues américains ont défini de « failed states » (les États en faillite). Seule solution, la « communauté internationale » (les pays riches) doit les sauver, même contre leur propre volonté, car sans cela, les gens vont continuer à mourir et à s’entre-tuer.

War profiteers in Iraq pursue quick fixes and high profits by overcharging for shoddy work, while Iraqis protest that they could do the work better and cheaper. Welcome to the reconstruction racket.

La décolonisation devait engendrer un homme nouveau, maître de son devenir. Toutefois, constate Memmi, des potentats à la solde des nantis sont au pouvoir dans la plupart de ces pays, produisant corruption et pauvreté. Habiles dissimulateurs, ils persuadent leur peuple que les responsables d’une telle iniquité sont extérieurs à leur propre régime. L’intégrisme et les particularismes culturels prolifèrent au gré de cette mystification, nourris de ressentiment contre l’Occident, la démocratie, la laïcité et l’émancipation des femmes. Le Maghrébin sert de modèle au portrait de Memmi. Parce que (...)

Le 8 octobre dernier, l’armée américaine bouclait son sixième mois d’occupation du territoire irakien. Au cours de la semaine dernière, le Collectif Échec à la guerre organisait un colloque sur les enjeux de l’occupation. Les nombreux conférenciers invités ont dressé un bilan troublant des réalités de cette guerre.

It is midday in Baghdad and there are no women or children to be seen on the streets. Instead of the "new era of freedom" which the US army was supposed to introduce to Iraq, the chaos and insecurity has resulted in an escalation in kidnappings of women and children and the rape of women and girls. No women can walk on the streets and no children can play in the parks during their school vacation.

The mounting criticism of Bush’s Iraqi policies now extends to key business allies of the administration. "The big oil companies were not enthusiastic about the Iraqi war," says Fareed Mohamedi of PFC Energy, a consultancy firm based in Washington D.C. that advises petroleum firms. "Corporations like Exxon-Mobile and Chevron-Texaco want stability, and this is not what Bush is providing in Iraq and the Gulf region," adds Mohamedi.

Depuis le 11 septembre 2001, le monde semble avoir basculé. Quelques jours après les terribles attentats contre le World Trade Center, le président Bush lançait cet avertissement : « Vous êtes avec nous ou contre nous. » Peu après s’amorçait la guerre en Afghanistan. De Kaboul à Bagdad, le chaos soulève bien des questions. Mais jusqu’où ira l’administration Bush ? D’un peu partout, des voix s’élèvent pour critiquer la machine américaine.

Still committed to its war drive in Iraq, Washington stands more isolated than ever. Its trade aims were defeated at the World Trade Organization in Cancun. It faces international outrage following its veto of the mildly-worded Security Council resolution challenging Israel’s threat to expel or assassinate Yasir Arafat. In response, the General Assembly overwhelming passed a resolution virtually identical to that Washington vetoed in the Council.

La situation en Irak se dégrade de jour en jour. Les confrontations meurtrières entre les forces d’occupation et la population irakienne se multiplient. L’attentat perpétré contre le siège des Nations unies à Bagdad, la semaine dernière, n’a fait que révéler davantage ce désordre généralisé. S’ils ne rectifient pas rapidement le tir, les Américains risquent de perdre le pari de la reconstruction, estime Issam al-Khafaji, démissionnaire irakien du groupe d’experts envoyés en Irak par l’administration américaine pour faire une évaluation de l’après-guerre.

The recent Bush administration trial balloons regarding a new role for the United Nations in Iraq reflect a growing concern regarding what the New York called the "high cost of occupation" for the U.S. in Iraq — costs both in U.S.soldiers’ lives and in dollars. The emerging reassessment is not a reflection of any concern regarding the illegality of the occupation, the lack of legitimacy of the U.S. presence in Iraq, or the impact on Iraqis of Washington’s abject failure to provide for even the minimal humanitarian needs of the population.

Une entrevue avec Raïd Fahmi, rédacteur en chef de la revue Al Thakafa Al Jadida et représentant du Parti communiste irakien en France.

The US has displayed a troubling tendency to seek unchallengeable executive power for itself in the context of its "war on terror". It has created a parallel justice system in which the executive has the power to detain, interrogate, charge or try suspects under the "laws of war", Amnesty International said as it published a new report today.

L’épouvantable attentat contre l’ONU perpétré cette semaine à Bagdad révèle encore plus, si cela était nécessaire, le « trou noir » dans lequel est engouffré l’Irak. En plus des Onusiens et des soldats américains qui meurent presque à chaque jour, plus de 400 Irakiens ont été tués depuis juillet, souvent suite à des « bavures » commises par l’armée d’occupation. Les soldats américains ont le doigt sur la détente, d’autant plus que les opérations de guérilla se multiplient.

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