Impérialisme

On April 14, the Pentagon announced that "major combat in Iraq is over." That same day, in the small Iraqi city of Nasiryah, 6 000 people protested their exclusion from a closed-door meeting held by General Jay Garner, appointed by the U.S. to head a transitional military government for Iraq. This was the first organized manifestation of the Iraqi people’s opposition to American occupation. With civil society organizations in southern Iraq all but destroyed, concerned Iraqis will look to the models developed in Iraqi Kurdistan.

La guerre en Irak influe sur la politique de l’ensemble des pays du monde arabe. Gilbert Achcar nous explique ici ce qu’il en est

Quelques jours après le début de l’invasion de l’Irak par les troupes des Etats-Unis, de Grande Bretagne et d’Australie, George W. Bush a estimé devant le Congrès que le coût de la guerre pour le Trésor US s’élèverait à 80 milliards de dollars. Selon le PNUD et Unicef, c’est précisément la somme annuelle nécessaire à l’échelle de la planète pour garantir l’accès universel à l’eau potable, à l’éducation de base, aux soins de santé primaire, à une alimentation décente et aux soins gynécologiques et d’obstétrique (pour toutes les femmes).

On April 6, Deputy Defense Secretary Paul Wolfowitz spelled it out: there will be no role for the UN in setting up an interim government in Iraq. The U.S.-run regime will last at least six months, "probably longer than that."

With the retreat of the Saddam Hussein regime, "Operation Iraqi Freedom" has moved into its second phase and we are now confronted with the stark reality of American occupation of Iraq

The war in Iraq is over and Saddam Hussein is either dead or on the run. Iraqis are welcoming American troops with open arms. U.S. President George W. Bush stands vindicated. Time to celebrate?

Cher ami

La déception que tu as manifestée en apprenant les nouvelles de l’effondrement du régime irakien ne me semble pas justifiée.

"La doctrine de guerre préventive a été explicitement exposée dans le rapport sur la stratégie nationale en matière de sécurité paru en septembre 2002, rappelle Noam Chomsky. Ce rapport a fait frémir le monde entier, y compris l’establishment américain, au sein duquel l’opposition à la guerre est inhabituellement forte."

Malgré les déclarations du Président Bush, il est peu probable que l’Irak conquise par l’armée américaine n’entre rapidement dans une ère de paix et de prospérité. Au fur et à mesure que les débats au sein de l’administration Bush sont exposés sur la scène publique, on se rend compte que le plan de match pour l’Irak n’inclut pas vraiment une perspective claire pour démocratiser ce pays. La reconquête de l’Irak est alors vue comme une étape dans une opération de plus grande envergure pour consolider la suprématie totale des États-Unis dans la région.

It is not surprising, and like everyone else we anticipated that some Iraqis would welcome U.S. troops and cheer their arrival. Many have already tempered their welcome with urging the U.S. not to stay in Iraq for long. Most Iraqis are almost certainly relieved and thrilled at the imminent end of a terribly repressive regime and an end to crippling sanctions. But if yesterday was the party — today the hangover begins. There are already reports of Iraqis saying the Ba’athist regime was bad, but that the current lack of authority and its resulting looting and chaos are worse — "at least before we had security," one said.

D’emblée, il ressort que la crise irakienne, au-delà de la guerre qui s’achèvera d’ici quelques jours, est et restera une crise de longue durée, aux dimensions multiples.

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené, écrivait Albert Camus le 8 août 1945, en conclusion d’un éditorial vigoureux condamnant l’usage par les Américains de la première "arme de destruction massive" sur Hiroshima. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. »

Avec Après l’empire, Emmanuel Todd replonge dans l’analyse de grandes puissances. Il avait déjà prédit dès 1976, avec son premier essai La Chute finale, la fin de l’Union soviétique. Aux dires de l’auteur, son dernier essai présente un modèle explicatif du comportement actuel des États-Unis sur le plan international. Selon lui, ceux-ci ne sont plus la grande nation qu’ils ont été et leur système démocratique est en perte de vitesse. C’est pourquoi Washington tente de maintenir, et de justifier, son hégémonie et sa légitimité en s’attaquant à des pays de moindre importance économique et militaire. (...)

Un an après les événements du 11 septembre, la politique étrangère des États-Unis est plus que jamais hégémonique, affirme Phyllis Bennis, chercheure affiliée à l’Institute for Policy Studies de Washington DC.

En snobant le Sommet de la Terre, George Bush, président du pays le plus pollueur de la planète, confirme le défi que ne cessent de lancer les États-Unis au reste du monde depuis le 11 septembre : « Personne ne peut nous empêcher de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons et comme nous le voulons. La planète nous appartient. »

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4

Thèmes

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca