Identité

Chronique Ariane Émond
L’avenir se décide, et se dessine, en ville. Pas juste parce que plus de 85 % de la population y vit déjà, et que la force du nombre en impose toujours. Surtout parce que les rapports de force et de solidarité se tissent souvent sur le terrain de jeux urbain : au conseil d’administration des entreprises, dans les officines gouvernementales, au cœur des regroupements associatifs, dans les universités et autres grands forums où l’on brasse des idées, analyse le présent et tire parfois les leçons pour demain.

Je me réjouis de ce qui est en train de s’amorcer, ces jours-ci, autour de la commission Taylor-Bouchard. Thérapie collective, remise en questions musclée, « tempête de cerveaux » ? Nous aurons un peu de tout cela sans doute. Mais une chose est sûre : le temps est largement venu de chercher ensemble les remèdes à ce malaise qualifié d’identitaire.

BELGRADE - Je suis ici au cœur de tous les bouleversements, des empires écroulés et des nationalismes qui, même s’ils sont vieux comme des dinosaures, perdurent, persistent et signent. Ici, nous sommes au cœur de toutes les perversités nationalistes. Les 500 dernières années n’ont été faites que de cela. On pourrait croire que les nationalismes diffèrent les uns des autres, que le nationalisme serbe se distingue du croate, du bosniaque ou du slovène. Ce n’est pas le cas. Tous les nationalismes, même s’ils diffèrent en intensité, procèdent des mêmes mécanismes pour traverser l’Histoire en se (...)
Paris - La France vient de vivre encore un festival littéraire, cette fois à Vincennes, banlieue cossue de Paris. Le touriste connaît la ville surtout pour son château et son bois. Mais pendant quelques jours en octobre, Vincennes était le domicile d’une grande variété d’écrivains, qui reflétait ce que les éditeurs français savaient - ou voulaient savoir - de l’Amérique. Attention, quoique le festival s’appelle « America », cet événement ne se limite pas seulement aux États-Unis. Il y avait un Mexicain, Eduardo Antonio Parra, et quelques Cubains, comme René Vázquez Díaz, José Manuel Prieto et (...)
Hugo Hamilton, romancier irlandais, est encore assez peu connu des francophones. Et pour cause, il ne s’agit ici que de son deuxième roman traduit dans la langue de Molière. Après Berlin sous la Baltique, voici donc Sang impur, une autobiographie sous forme de roman. L’histoire d’un jeune Irlandais « tacheté allemand » - comme un « pain irlandais tacheté de raisins allemands » - qui grandit dans le Dublin pauvre des années 50 et 60. C’est l’après-guerre entre Allemands et Britanniques, et le début d’un éternel conflit entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud, protestants et catholiques, (...)
Le Clézio est en quelque sorte fils d’une mondialisation dont le colonialisme fut une étape importante. Son père, né à l’île Maurice, a étudié à Londres avant de pratiquer la médecine, notamment en Guyane anglaise et dans maints pays africains. Sa mère est Niçoise et quant à lui, il a bourlingué toute sa vie durant. Avec lui, le pays s’anime : on peut rompre ou renouer avec lui, se l’approprier, le courtiser... Dans l’Africain, le narrateur explore ses racines : il tente de se les approprier par l’entremise de son père et de l’Afrique. C’est une tentative non pas désespérée, mais désillusionnée. (...)

À le voir danser sur scène, on s’enthousiasme, mais lorsqu’il s’empare du micro, on craque. José Luis Perez nous transmet sa passion pour le flamenco, une tradition culturelle de son pays natal, l’Espagne. C’est à travers cet art qu’il a réussi à intégrer son identité québécoise à ses origines espagnoles.

Deux jeunes femmes, complices et amies, ont cherché à s’intégrer dans leur culture d’accueil par le biais d’une des traditions les plus chères à l’Asie : le rituel du thé. Baptisé tout simplement O-Cha-I - thé dans différentes langues - , le salon de thé est niché dans un sous-sol aux murs de pierres qui baigne dans les envoûtantes effluves de chai. Quand la tradition devient le prétexte d’un lieu d’échanges…

Brésil, Espagne, Portugal, Colombie, Venezuela, et enfin, le Québec. Avant de décoller vers Montréal, Maria Apparecida de Almeida, docteure en linguistique, a pris son élan. Cela fait maintenant 30 ans qu’elle enseigne le chant des langues latines.

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