Énergie

Le gouvernement du Québec a lancé il y a quelques semaines une consultation sur les enjeux énergétiques du Québec. Cette consultation, la première en une génération, revêt une grande importance. Historiquement, l’énergie a constitué un pilier du développement économique du Québec, en plus d’être un moteur d’innovation. Aujourd’hui, alors que le Québec, comme le reste du monde, est confronté à une crise écologique et à des défis économiques sans précédent, il doit nécessairement repenser son rapport à l’énergie. La vision mise de l’avant par le Québec dans les quatre premiers objectifs de la future (...)
Alors que le prix du gaz augmente en France, celui de l’électricité va bientôt exploser au Royaume-Uni, suite à une taxe prétendument « verte ». Cette taxe servira notamment à financer les réacteurs EPR qu’ambitionnent de construire EDF et Areva. EDF devrait aussi largement bénéficier de la nouvelle loi sur l’énergie, qui vise à dédommager les opérateurs en cas de manque de rentabilité... Le gouvernement conservateur de David Cameron prépare une augmentation drastique de la taxe sur les factures électriques, censée financer les énergies faiblement émettrices de CO2. L’objectif est de collecter 9,4 (...)
Montréal, le 18 octobre 2012 – L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Alternatives, les Citoyens concernés par l’exploitation d’hydrocarbures au Québec, Coalition Saint-Laurent, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, Moratoire d’une génération, Nature Québec et le Regroupement Interrégional Gaz de Schiste de la Vallée du St-Laurent invitent les représentants des médias à un rassemblement citoyen à Montréal au cours duquel ils livreront le message à l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) que l’expansion des hydrocarbures et des énergies fossiles au (...)
La façon dont les nucléaristes réagissent à la catastrophe de Fukushima fait penser à ces personnages de dessins animés qui continuent à courir dans le vide alors qu’ils ont dépassé depuis longtemps le bord de la falaise. Le rire surgit quand le personnage - le chat Tom, de Tom et Jerry, est un spécialiste du genre - regarde en bas, se rend compte qu’il est en l’air et chute sans rémission. Pour l’instant, nos personnages continuent de courir. On voit ainsi M. Sarkozy, l’homme qui voulait vendre un réacteur nucléaire à Mouammar Kadhafi, se rendre au Japon pour, de manière indécente, vanter (...)
L’extraction du gaz de schiste n’est pas bienvenu au Québec Montréal - Ce matin du 26 octobre 2010, des organisateurs de Justice Climatique Montréal ont mis en place une unité de fracturation hydraulique, pour l’extraction du gaz de schiste à l’entrée de l’hôtel Reine Elizabeth - le site de la conférence annuelle de l’Association Pétrolière et Gazière du Québec. "L’extraction du gaz naturel à partir des gisements de schiste, c’est vraiment le fond du baril en tant qu’énergie sale", a déclaré Catherine Thibault, une organisatrice de Justice Climatique Montréal. "Nous voyons déjà ce que donne (...)
La Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau – Eau Secours ! demande au gouvernement du Québec à quoi sert la loi de l’eau qui devait protéger la ressource et le patrimoine de tous les Québécoises et les Québécois, si on ne peut pas s’en servir dans le cas de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste ? Où est le gouvernement qui, selon l’esprit de cette loi, devrait être le protecteur de l’eau ? Si la loi des mines permet aux compagnies de puiser, prélever et utiliser des centaines de milliers de litres d’eau à chaque fracturation, de polluer cette eau avec des (...)
Montréal, le 19 octobre 2010 – Une cinquantaine de personnalités publiques ont joint leurs voix à celles des milliers de citoyens et d’organisations pour réclamer un moratoire complet et immédiat sur l’exploration et l’exploitation sur les gaz de schiste au Québec. Parmi les signataires : Richard Desjardins, Yvon Deschamps, Claude Meunier, Fred Pellerin, Roy Dupuis, Michel Tremblay, Marc Labrèche, Frédéric Back, David Suzuki, Jean Lemire, Luc Picard, Alexis Martin, Martin Matte, Jacques Languirand, François Pérusse, Jean Lapointe, Armand Vaillancourt, Christian Vanasse, Diane Dufresne, (...)
Les pétrolières et les gazières débarquent au Québec pour le Congrès mondial de l’Énergie... Vous ne voulez pas de leurs énergies sales ? Nous non plus ! Rassemblement Dimanche 12 septembre, 14 h, Place Riopelle devant le Palais des congrès de Montréal ALTERNATIVES • GREENPEACE • LE REGROUPEMENT CITOYEN MOBILISATION GAZ DE SCHISTE • NATURE QUÉBEC • AU COURANT • MCN21 • ENJEU • CCMM-CSN • AQLPA • JOUR DE LA TERRE • CRE-MONTRÉAL • RQGE • CHAPITRE MONTRÉALAIS DU (...)
Lettre ouverte à Pierre Duhamel Bonjour M. Pierre Duhamel, Dans votre éditorial du 25 août dans Le Journal de Québec à la page 40, vous critiquez sévèrement les groupes écologistes qui s’opposent à l’exploitation des gaz de schistes, des mines d’uranium, et des centrales nucléaires. Vous voulez foncer rapidement sans préoccupation pour l’écologie, ni pour l’économie. Concernant l’énergie nucléaire, vous affirmez ceci : « Une visite en radiologie représente pourtant une dose de radiations plus forte que celle d’un travailleur de la centrale nucléaire de Gentilly ne peut connaître en 20 ans de (...)
Nous réitérons que les activités minières se situent actuellement de fait au-dessus des lois dont elles contournent allègrement l’esprit. Entre autres, comment l’activité gazière peut-elle être compatible avec la protection du territoire agricole ou le respect du droit à un environnement sain pour les riverains ? En réponse à notre article (i) dénonçant les risques et les problèmes associés au développement gazier au Québec, le président de la compagnie Questerre Energy – qui se hâte à forer dans nos terres avec une précipitation injustifiable – déplore que notre discours se fonde sur de « vieux (...)
À l’heure où le Canada, les États-Unis, l’Allemagne, la France et tous les pays nucléarisés se demandent quoi faire avec leurs déchets nucléaires toxiques pour des milliers d’années ; À l’heure où les cas de contamination radioactive rapportés par les médias se multiplient et où le géant nucléaire français Areva est accusé d’avoir sciemment exposé ses travailleurs et les populations locales du Gabon et du Niger à des taux de radioactivité très élevés ; À l’heure où le monde fait face à une pénurie imminente d’uranium pour alimenter ses réacteurs et où la Chine construit de nombreuses centrales sans (...)
Dans la cause environnementale, les opinions sur les tactiques à utiliser sont divisées. La majorité des activistes œuvrent dans le respect des règles parlementaires. Cependant, ils n’obtiennent jamais cette formidable tribune que Sébastien Bois a obtenue avec la pluie de petits papiers jaunes qu’il a lancée le 26 novembre sur l’Assemblée nationale, alors que la ministre Nathalie Normandeau réitérait son intention de procéder à la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2. Monsieur Bois avait déposé plus tôt ce jour là une pétition de 2 000 signatures de citoyens de la région de la (...)

Dans la course contre la montre pour trouver une alternative au pétrole, un carburant semble se détacher du peloton : l’éthanol. Solution miracle pour les uns, catastrophe écologique, il fait l’objet de bien des convoitises...

Dans la région de Québec, le consortium Rabaska soulève la controverse avec son projet de terminal méthanier de 840 millions de dollars, pour entreposer du gaz naturel liquéfié. Mais jusqu’ici, la polémique entourant la sécurité et la laideur du mastodonte a souvent occulté une question essentielle. À quoi servira tout ce combustible ?

Depuis 2004, sur la Rive-Sud de Québec, le consortium Rabaska mène une vaste opération de séduction pour implanter un port méthanier. Bilan provisoire.

D’ici 5 ans, environ 660 nouvelles éoliennes prendront racine en sol gaspésien. La mise en service de ces gigantesques moulins à vent des temps modernes concrétisera le premier appel d’offres de 1 000 MW lancé par Hydro-Québec en 2003. Si le développement de cette énergie verte fait consensus, la façon de procéder provoque des remous. On l’a dit et redit, c’est le secteur privé qui développe les parcs éoliens au Québec. La société d’État achète ensuite l’énergie produite. Depuis les années 1990, deux types de contrats d’achat d’électricité ont été conclus entre Hydro-Québec et les promoteurs privés : (...)

La région de Rivière-du-Loup connaît une croissance économique impressionnante. Deux nouveaux projets énergétiques, encore au stade d’évaluation, sèment néanmoins la controverse : le projet d’un port méthanier, à Cacouna, et celui d’un important déploiement d’éoliennes, notamment le long du fleuve Saint-Laurent. De quoi faire réfléchir les environnementalistes, les citoyens, et les acteurs économiques de la région.

Selon l’analyste américain Michael Klare, l’expérience traumatisante de l’ouragan Katrina va marquer « un véritable tournant dans l’évolution du plus puissant pays de la planète ».

Le Vénézuela est apparu pendant longtemps comme un paradoxe. D’une part, le pays était gouverné par une petite élite au contrôle du secteur public et du secteur privé. D’autre part, c’était un pays démocratique avec un Parlement élu et composé essentiellement par deux grands partis qui alternaient au pouvoir. Cette démocratie vénézuélienne faisait contraste avec de nombreux pays d’Amérique latine dominés par les militaires.

Gordon Brown a trouvé une nouvelle façon de « faire passer la pauvreté à l’histoire », juste à temps pour le sommet du G-8 qui s’est déroulé en Écosse, en juillet. Washington refusant jusqu’à maintenant de doubler son aide à l’Afrique d’ici 2015, le chancelier britannique appelait les États riches du Moyen-Orient, producteurs de pétrole, à la rescousse de l’Afrique. Mais plutôt que d’utiliser la richesse pétrolière de l’Arabie saoudite pour « sauver l’Afrique », pourquoi ne pas utiliser la richesse pétrolière de l’Afrique pour sauver l’Afrique ? Pourquoi ne pas utiliser ses ressources en gaz, en (...)

En février, était présenté à Yellowknife le documentaire Oil on Ice, des réalisateurs américains Bo Boudart et Dale Djerassi, lauréats en 2004 du prix Pare Lorentz, remis par L’Internatinal Documentary Association. Le film porte sur les incidences de l’exploitation minière dans l’Arctique américain, sur l’environnement et les autochtones, alors même que le Canada s’apprête à ouvrir le delta et la vallée du fleuve Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest au développement pétrolier et gazier.

Bien que les ATTAC France et Allemagne adoptent en général des positions communes en matière d’économie et de démocratie on n’est bien sûr pas toujours d’accord, puisque celles-ci reflètent les courants politiques qui traversent les deux sociétés et en particulier leurs mouvements sociaux.

Des multinationales du pétrole construisent un pipeline question de mettre la main sur de copieuses ressources gazières au péril de notre atmosphère. Cela se passe en Afghanistan ? en Irak ? au Venezuela ?
en Alaska ? Ô, que nenni !
Ça se passe ici, au Canada.

Je suis débarquée à Caracas, au Venezuela, sous un soleil de plomb au début d’avril. Plus que jamais, la ville grouillait dans tous les sens, avec quelque deux cents représentants des mouvements sociaux des quatre coins de la planète invités à participer à une série d’activités publiques. Parmi celles-ci, la Deuxième rencontre internationale de solidarité avec la révolution bolivarienne, dont la tenue voulait commémorer l’anniversaire du coup d’État manqué contre le président Hugo Chávez, le 11 avril 2002. Ce dernier avait été démocratiquement élu en décembre 1998, puis réélu en juillet 2000.

« La guerre du gaz » en octobre 2003 a marqué fortement la réalité bolivienne non seulement parce qu’elle a chassé du pouvoir Sanchez de Lozada mais aussi parce qu’elle a remis en question la légitimité même de toute la classe politique. Octobre 2003 a donné la parole aux exploités de la Bolivie, à cette majorité jadis silencieuse qui s’est fait entendre une voix unanime : « Non a l’exportation du gaz ! Non à l’exportation au détriment du peuple bolivien ! »

TBILISSI, AUTOMNE 2003 - Après la course étourdissante sur les routes sinueuses de l’Arménie, notre masrhutka, petit véhicule accueillant une douzaine de passagers, s’arrête à la frontière arméno-géorgienne. Les douaniers scrutent nos passeports minutieusement, à la recherche de la moindre irrégularité. Ici, les pots-de-vin font partie du quotidien. Une fois nos passeports rendus, nous reprenons le chemin à travers les douces collines de la Géorgie. Au coucher du soleil, les lampes à huile s ’allument dans les maisons situées à la périphérie de la capitale. Une nouvelle panne d’électricité, (...)

Une immense explosion de gaz. Voilà ce qu’a été le soulèvement populaire qui secoua toute la Bolivie avant d’aboutir à la démission, le 17 octobre, du président Sánchez de Lozada. Il s’est enfuit en laissant derrière lui un nombre considérable de morts.

Écoles fermées pour manque de personnel, inflation frisant les 300 %, liberté syndicale abolie, risques environnementaux sous-estimés… La liste de doléances des citoyens tchadiens ne cesse d’augmenter concernant le méga-projet pétrolier Tchad-Cameroun. Exécutée par un consortium dirigé par Esso, la construction de cet oléoduc a pourtant été financée par un programme de « réduction de la pauvreté » de la Banque mondiale. Portrait du plus important projet pétrolier en cours sur le continent africain.

Depuis les années 70, le Venezuela a connu un véritable essor grâce à sa production pétrolière, qui eut pour effet de consolider une classe moyenne forte et d’enrichir davantage une élite déjà aisée sur le plan économique. Les réformes de l’actuel gouvernement du président Chavez ont freiné les privilèges longtemps accumulés par les magnats du pétrole. Une révolte de ces derniers - au nom de la démocratie - ne devait donc pas se faire attendre, d’où la crise sociale et politique sans précédent qui secoue présentement le Venezuela.

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