Élections

Official reports called it a "comfortable" victory for President Alvaro Uribe. Of the 100 contested seats for the Colombian senate, Uribe‚s supporters obtained 61 seats while those counted as opposition (Liberals and the leftist Polo Democratico Alternativo) obtained 29 seats, while "Independent" parties obtained the remaining 10 seats. At the Chamber of Representatives, the seats went 91 for Uribe, 45 for opposition and 30 for independents of the total 166 seats. In practical terms, this means that Uribe counts with an absolute majority for the upcoming legislative agenda which (...)

Fort des gains récents aux élections municipales, on s’attendait à voir le Hamas faire son entrée au Conseil législatif palestinien (CLP). La victoire du Mouvement de résistance islamiste aux élections du 25 janvier dernier a cependant pris le monde entier par surprise, y compris le Hamas lui-même. Comment interpréter cette victoire inattendue ? Doit-on y voir une radicalisation de la société palestinienne, ou encore un repli vers l’islamisme prôné par le Hamas ? Plusieurs voix, en Palestine comme en Israël, s’élèvent pour affirmer le contraire.

L’année 2006 en est une exceptionnelle pour l’Amérique latine. Entre janvier et décembre, onze scrutins présidentiels auront lieu. Dans certains pays, le choix sera probablement celui de reconduire le mandat de l’actuel chef de l’État, notamment Hugo Chávez au Venezuela. Dans d’autres, on assistera peut-être au renouveau, voire au basculement de l’ensemble du système politique, comme cela a déjà été le cas en Bolivie, avec la victoire d’Evo Morales. Dans un contexte régional où les humeurs politiques sont volatiles, l’élection de Michelle Bachelet, le 15 janvier dernier, représente cette voie mitoyenne qui est devenue l’image de marque de la démocratie chilienne : le changement dans la continuité.

Les cafouillages observés dans le processus de comptabilisation des résultats électoraux en Haïti s’inscrivent en continuité avec les problèmes chroniques de gestion de la crise haïtienne par la communauté internationale.

Les dernières élections fédérales pourraient s’avérer être un sérieux recul pour la gauche, en dépit de l’augmentation du nombre de siège pour le Nouveau parti démocratique (NPD).

« Ce n’est pas très édifiant », jugeait Bernard Derome sur les ondes de Radio-Canada en discutant du taux d’abstention aux élections fédérales. Près de 40 % des personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas daigné voter lors de certains scrutins. Les abstentionnistes forment donc régulièrement la faction majoritaire.

Après une saga qui remonte aux années 1960, l’Assemblée nationale a enfin été saisie d’un avant-projet de loi réformant le mode de scrutin et a mis sur pied une commission parlementaire afin de consulter la population. Appelé Commission spéciale sur la Loi électorale (CSLE), cet organisme, qui est assisté d’un comité citoyen consultatif, effectue depuis le 24 janvier dernier une tournée de consultation régionale.

La victoire électorale écrasante du Hamas n’est qu’un des produits de l’utilisation intensive par les États-Unis dans le monde musulman, depuis les années 1950, de l’intégrisme islamique comme arme idéologique contre le nationalisme progressiste et le communisme - en collaboration étroite avec le royaume saoudien, protectorat de fait des États-Unis presque depuis sa fondation.

Mercredi dernier, la plupart des journalistes étrangers parlaient d’ambiance festive dans les villes et les villages palestiniens où la population était en train de voter, massivement d’ailleurs (le taux de participation a dépassé les 75%). « Fête de la démocratie » annonçait une chaîne européenne, en insistant sur l’absence d’incidents ou d’irrégularités. Mais il y avait en fait une irrégularité majeure : les menaces des puissances américaine et européenne de couper l’aide économique au cas où les Palestiniens éliraient au Conseil Législatif une majorité de membres du Hamas. Puis vinrent les (...)

Premier président élu directement par les suffrages, premier président autochtone de surcroît, l’élection d’Evo Morales, chef du Mouvement vers le socialisme (MAS) est inédite. L’appui des mouvements autochtones, paysans et ouvriers, qui ont chambardé la scène politique bolivienne au cours dès cinq dernières années, a certainement facilité la victoire de Morales dès le premier tour. Mais après avoir appuyé de façon critique ou circonstancielle la candidature de Morales, ces mouvements entendent bien surveiller de près le nouveau président.

En décembre dernier, les Irakiens allaient aux urnes pour la troisième fois en 2005. Contrairement à certaines attentes, cela n’a pas débouché sur un apaisement. En janvier, plus de quatre cent personnes ont été tuées, dont plusieurs soldats américains. À Washington, le président Bush est sur la brèche. Pour nous éclairer, nous avons joint le professeur Gilbert Achcar, auteur de l’essai politique, Le choc des barbaries.

Que réserve l’année 2006 pour l’administration de George W. Bush ? Très bas dans les sondages (39 %), le président américain aura beaucoup à faire en deuxième moitié de mandat afin de léguer à l’histoire l’image souhaitée. D’autant plus qu’au cours de la dernière année, l’arrogance et l’incompétence démontrées lors de la gestion de la crise provoquée par l’ouragan Katrina ont dévoilé les véritables pieds d’argile de son gouvernement. Plusieurs signaux ont fini par nous dresser le portrait d’une administration et d’un président qui se croient au-dessus de la Constitution. Aux mensonges sur la présence (...)
Ouf ! Voilà ce qui pourrait résumer ma réaction aux résultats de l’élection. Il est deux heures du matin, Stephen Harper vient de terminer son discours et je crois que nous pouvons tous aller dormir sans faire de cauchemars. La catastrophe n’est pas imminente, mais elle se dessine. Premier constat : Stephen Harper est doté pour un an ou deux du meilleur outil dont on puisse disposer pour faire une campagne électorale. Il va gouverner et il gouvernera pour la prochaine élection, essayant tant bien que mal de museler ses hordes évangéliques et sécuritaires. Son objectif est clair : (...)

Le décès tragique d’un diplomate canadien à Kandahar a rappelé à tout le monde la gravité de la situation qui sévit dans ce pays d’Asie centrale, près de cinq après sa « libération » par l’armée américaine. Depuis le renversement du régime taliban en effet et dans le sillon de la guerre en Irak, le Canada et l’Union européenne se sont empressés d’intervenir dans un pays affecté par un ensemble de crises complexes et profondes.

Le professeur Tom Flanagan est un éminent professeur de l’université de Calgary. Il s’est fait remarquer depuis quelques années en tant qu’intellectuel « organique » de la droite canadienne à travers son travail pour le Parti Conservateur et ses prédécesseurs, l’Alliance canadienne et le Reform Party. Plus encore, le professeur Flanagan s’est également fait connaître pour ses essais et écrits sur les autochtones canadiens. Puisqu’il fait partie du « cercle rapproché » de Stephen Harper et qu’il pourrait être appelé à jouer un rôle important dans un gouvernement conservateur, il est important de rappeler ce qu’il a dit sur le sujet.

Le Canada pourrait prochainement élire un gouvernement conservateur et ainsi rejoindre les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Australie et d’autres pays qui ont voté à droite dans la période récente. S’agit-il d’une « tendance lourde » qui touche la planète (à part l’Amérique du Sud) ou plutôt d’un simple « retour du balancier » puisque les citoyens sont souvent attachés au concept d’alternance ?

Des sondages démontrent que beaucoup de Canadiens sont prêts à donner à Stephen Harper et au Parti conservateur le mandat de gouverner le Canada. Ce serait une terrible erreur.

Un rapport publié aujourd’hui par le Conseil des Canadiens révèle que les Canadiens sont généralement méfiants des liens de plus en plus étroits de leur pays avec les États-Unis. Le rapport, intitulé « Nouvelles Frontières : Commission d’enquête citoyenne sur les relations Canada-Etats-Unis », est le résultat de dix audiences publiques tenues à travers le Canada en 2004 et 2005.

Avec la doctrine Bush aux Etats-Unis, l’empire américain renaît. Les États-unis se réservent le droit de demeurer la puissance militaire dominante et le policier du monde. Depuis le 11 septembre 2001, une « forteresse Amérique du Nord » est proposée par Washington pour établir un système commun de sécurité continentale. Les pressions sur le Canada s’accentuent dans ce contexte pour participer à ce processus et augmenter les budgets militaires. Un puissant lobby est à l’œuvre avec des responsables militaires et des corporations impliquée dans l’industrie militaire, notamment. Malgré ces pressions, (...)

Le maintien d’une politique autonome face aux pressions qui émanent de l’intégration continentale et l’établissement d’une stratégie réellement souveraine à l’intérieur et à l’extérieur du Canada préoccupent les citoyens et les gouvernants du pays depuis des générations. En d’autres mots, comment gérer la relation avec les Etats-Unis ? Depuis quelques années, le débat est encore plus controversé.

Depuis le début de la campagne électorale, les débats sont rarissimes sur les enjeux de la politique extérieure canadienne. C’est inquiétant, compte tenu de l’environnement « mondialisé » dans lequel on vit. Au moins, Paul Marin a défendu la souveraineté canadienne contre les déclarations plutôt agressives de l’ambassadeur américain au Canada et rappelé que les intérêts du Canada passaient au-dessus les volontés états-uniennes. C’est quand même mieux que Stephen Harper qui prétend que le Canada devrait au contraire se rapprocher de Washington. Il faut se souvenir que, depuis la fameuse invasion américaine de l’Irak, le contentieux canado-américain s’est aggravée. L’administration Bush n’a pas « digéré » l’opposition de l’ex-premier Ministre Jean Chrétien à ses plans de « réingénierie » du Moyen-Orient. Néanmoins en constatant le comportement du gouvernement canadien sur quelques questions importantes, on peut se demander si le Parti Libéral reste déterminé à tenir tête aux ambitions hégémoniques des Etats-Unis.

With the scheduled Palestinian parliamentary elections approaching very soon and the deadline for the end of the ceasefire agreed in Cairo last year having expired with the turn of the new year, the internal Palestinian political scene as well as Palestinian-Israeli relations are full of unknowns. Fateh — Palestine’s ruling movement, the dominant party in the Palestinian Authority and the leader of the peace camp — appears seriously divided over several issues, including whether or not to proceed with elections at the appointed time. There are three reasons for this hesitancy. (...)

L’élection nationale le 18 décembre en Bolivie a concrétisé le raz-de-marée qui s’annonçait autour du Mouvement vers le socialisme (MAS) et de son leader Évo Morales. Le décompte n’est pas final, mais Morales aurait obtenu plus de 50% des suffrages, ce qui est inédit dans l’histoire de ce pays. Il a complètement aplati ses principaux adversaires, dont l’ex-Président Jorge Quiroga.

Quelques heures après l’aube samedi dernier, Atheer Abdullah Mohammed et son frère Waleed, le premier qui est policier et le deuxième qui est agent de douane, sont parties en auto de leur village Sukhuriya, à l’ouest de Falloujah. C’était 12 heures après l’élection irakienne. Quelques heures plus tard, leur oncle Abou Samer a reçu un appel d’un ami lui annonçant la nouvelle que Atheer venait d’être tué par des soldats américains et que Waleed était à sérieusement blessé. Personne ne les avait prévenus que le couvre-feu décrété pour les élections était encore en vigueur. Cette scène de la vie (...)

Les médias tentent de comprendre le « nouveau » phénomène de l’abstentionnisme électoral. Les citoyens et les citoyennes ne sont pas intéressés, constatent-ils. Les jeunes surtout sont pointés du doigt, comme quoi ils sont trop individualistes pour s’intéresser à la chose publique. D’autres notent la « fragmentation » de la citoyenneté en une foule de « groupes d’intérêts » qui s’intéressent à tant de causes tout en délaissant le bien commun. En tout et pour tout bref, on a souvent tendance à blâmer les gens.

The decision to prematurely hold elections to the Israeli Knesset, was made unavoidable by the deep crisis within both the Israeli political system and its parties. This crisis spans the political spectrum. Until his recent departure from the right wing Likud, Prime Minister Sharon was in a minority position within his own party.

Voilà une question que les leaders politiques devraient discuter dans le cadre la campagne électorale : est ce que le gouvernement fédéral devrait accepter et aider la torture ? Ce n’est pas une question académique. Il y a beaucoup de rapports faisant état d’une complicité canadienne dans des cas de tortures. Récemment, il est ressorti que des aéroports canadiens avaient été utilisés par des avions de la CIA, comme cela a été le cas en Europe. Et que ces avions transportaient des détenus que les Etats-Unis emmènent vers des centres de tortures dans divers pays, y compris la Pologne. La semaine (...)

En janvier 2003 quelques mois avant la guerre, Bush et son ami Tony Blair annonçaient avoir trouver des « preuves indubitables » que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Les Etats-Unis pressaient l’ONU d’appuyer leur guerre et voulaient aussi que les alliés traditionnels comme le Canada se rangent derrière eux.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’est pas réputée pour sa transparence et son fonctionnement démocratique. Les négociations s’y déroulent en secret ; d’importantes décisions sont prises lors de réunions informelles et mini-ministérielles, alors que les invités sont triés sur le volet ; les bénéfices des grandes entreprises, défendues avec cœur par les pays d’où elles proviennent, l’emportent sur l’intérêt général. Il est difficile de prévoir ce qui adviendra de la prochaine ministérielle de l’OMC à Hong Kong en décembre 2005. Les ministérielles de l’OMC ont déjà une histoire chargée : À (...)
Le Conseil des Canadiens, le plus important groupe de défense des intérêts des citoyens du Canada, sera à Hong Kong cette semaine pour exiger que le gouvernement du Canada s’abstienne de participer aux négociations sur les services à l’OMC avant d’évaluer la menace qu’elles font peser sur les services publics au Canada. « On a toujours dit aux Canadiens que nos services publics étaient exempts de l’Accord général sur le commerce des services (GATS), » explique Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. « Maintenant le Canada s’est joint à d’autres pays industrialisés pour (...)

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