Élections

Dans une entrevue accordée à Alternatives, le porte-parole de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), le sous-commandant Marcos, analyse l’opération de terreur contre les habitants d’Atenco et dresse les perspectives de l’Autre campagne à la veille des élections mexicaines.

Le premier scrutin libre et transparent en République démocratique du Congo s’avère être un casse-tête logistique incroyable. Alors que le pays se relève très mal d’une guerre qui a provoqué près de 5 millions de mort depuis 1998, plus de 25 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dans un pays vaste comme le Québec, mais dépourvu de toute infrastructure. Pourtant, en décembre 2005, la Commission électorale indépendante (CEI) avait réussi à tenir, dans une désorganisation téméraire, un premier référendum pour entériner la nouvelle Constitution. Malgré un recensement de dernière minute et une (...)

Le mandat présidentiel de Vicente Fox s’achève dans la tourmente, alors que la répression violente de manifestations populaires est décriée par de nombreux médias et organismes de droits humains. À l’aube des élections présidentielles du 2 juillet prochain, plusieurs secteurs de la société mexicaine se questionnent sur la « transition démocratique » amorcée en 2000.

Après six années de crise politique, dont les deux dernières furent marquées par l’occupation militaire étrangère et la mise sous tutelle du pays, Haïti renoue avec un optimisme relatif, à la suite de l’annonce des résultats du second tour législatif. Trois des principaux partis politiques, ayant remporté quelques-uns des 30 postes de sénateurs et 99 députés lors du deuxième tour électoral, semblent vouloir collaborer pour que les deux chambres, qui ont commencé à siéger cette semaine, puissent coopérer avec le président René Préval, élu lors du premier tour le 7 février dernier, et qui sera institué le 14 mai prochain. Mais alors que le pays est sombré dans une crise économique et sociale sans fin, les défis sont nombreux pour le prochain gouvernement Préval.

Michelle... We are not condemned to living under the guardianship of a patriarchal society.

"Advance and be recognized!" the recruit on sentry duty calls out when he hears somebody approaching. "Sergeant Johns!" comes the answer.

"Advance and be recognized!" the sentry calls again. "I told you already, I’m Sergeant Johns!" comes the answer.

"Advance and be recognized!" the sentry calls for the third time. "What do you think you are doing, you idiot!" the sergeant shouts.

"Those are my orders," the recruit replies, "To call ’advance and be recognized’ three times and then to shoot."

This is an old British army joke. It also happens to be the program of the government that is being formed in Israel.

Le 9 avril prochain, 17 millions de Péruviens retourneront aux urnes pour élire un nouveau président, les membres du Congrès et les représentants au Parlement andin. Nouveau venu en politique, le candidat du Parti nationaliste péruvien, Ollanta Humala, s’est imposé au cours des derniers mois comme un sérieux concurrent, et se retrouvera probablement au second tour. Avec l’appui des secteurs les plus marginalisés de la société péruvienne, Humala propose un retour à une politique économique nationaliste et une profonde remise en question des politiques néolibérales mises de l’avant par l’ancien président Fujimori.

Je ne le cacherai pas : l’image d’Ahmad Saadat en sous-vêtements et les bras levés devant des dizaines de chaînes de télévision m’a personnellement mis en rage. Entre autres parce qu’il s’agit d’un dirigeant politique aimé et respecté, récemment élu au Parlement palestinien. Parce qu’il s’agit du secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). Mais surtout parce qu’Abu Ghassan, comme l’appellent ses camarades, est un ami qui m’est cher. Il était détenu dans la prison palestinienne de Jéricho à la suite d’un accord signé et garanti par les USA et la Grande-Bretagne, (...)

Après la moins passionnée des campagnes électorales qu’Israël ait connues au cours des trois dernières décades, les Israéliens viennent d’élire le Parlement le moins polarisé que l’on puisse imaginer. Le fort taux d’abstention (plus d’un tiers de l’électorat) confirme à quel point le public israélien n’a pas considéré ce scrutin comme déterminant. Cela tranche avec les élections précédentes, caractérisées par une atmosphère de guerre civile et polarisées autour des questions liées à l’avenir des territoires occupés et les problèmes de sécurité, réels ou imaginaires.

It was abhorrent, first of all, because it was an election propaganda gimmick. For a politician to send the army in to collect votes is an abhorrent act. In this action, three people were killed. Many more lives, Palestinian and Israeli, were put at risk. The horrible cynicism of the decision was plain for all to see. Even the voters noticed it: in a public opinion poll two days later, 47% said that the decision was influenced by electoral considerations, only 49% thought otherwise. This is not the first time for Ehud Olmert to walk over dead bodies on his way to power. As (...)
Official reports called it a "comfortable" victory for President Alvaro Uribe. Of the 100 contested seats for the Colombian senate, Uribe‚s supporters obtained 61 seats while those counted as opposition (Liberals and the leftist Polo Democratico Alternativo) obtained 29 seats, while "Independent" parties obtained the remaining 10 seats. At the Chamber of Representatives, the seats went 91 for Uribe, 45 for opposition and 30 for independents of the total 166 seats. In practical terms, this means that Uribe counts with an absolute majority for the upcoming legislative agenda which (...)

Fort des gains récents aux élections municipales, on s’attendait à voir le Hamas faire son entrée au Conseil législatif palestinien (CLP). La victoire du Mouvement de résistance islamiste aux élections du 25 janvier dernier a cependant pris le monde entier par surprise, y compris le Hamas lui-même. Comment interpréter cette victoire inattendue ? Doit-on y voir une radicalisation de la société palestinienne, ou encore un repli vers l’islamisme prôné par le Hamas ? Plusieurs voix, en Palestine comme en Israël, s’élèvent pour affirmer le contraire.

L’année 2006 en est une exceptionnelle pour l’Amérique latine. Entre janvier et décembre, onze scrutins présidentiels auront lieu. Dans certains pays, le choix sera probablement celui de reconduire le mandat de l’actuel chef de l’État, notamment Hugo Chávez au Venezuela. Dans d’autres, on assistera peut-être au renouveau, voire au basculement de l’ensemble du système politique, comme cela a déjà été le cas en Bolivie, avec la victoire d’Evo Morales. Dans un contexte régional où les humeurs politiques sont volatiles, l’élection de Michelle Bachelet, le 15 janvier dernier, représente cette voie mitoyenne qui est devenue l’image de marque de la démocratie chilienne : le changement dans la continuité.

Les cafouillages observés dans le processus de comptabilisation des résultats électoraux en Haïti s’inscrivent en continuité avec les problèmes chroniques de gestion de la crise haïtienne par la communauté internationale.

Les dernières élections fédérales pourraient s’avérer être un sérieux recul pour la gauche, en dépit de l’augmentation du nombre de siège pour le Nouveau parti démocratique (NPD).

« Ce n’est pas très édifiant », jugeait Bernard Derome sur les ondes de Radio-Canada en discutant du taux d’abstention aux élections fédérales. Près de 40 % des personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas daigné voter lors de certains scrutins. Les abstentionnistes forment donc régulièrement la faction majoritaire.

Après une saga qui remonte aux années 1960, l’Assemblée nationale a enfin été saisie d’un avant-projet de loi réformant le mode de scrutin et a mis sur pied une commission parlementaire afin de consulter la population. Appelé Commission spéciale sur la Loi électorale (CSLE), cet organisme, qui est assisté d’un comité citoyen consultatif, effectue depuis le 24 janvier dernier une tournée de consultation régionale.

La victoire électorale écrasante du Hamas n’est qu’un des produits de l’utilisation intensive par les États-Unis dans le monde musulman, depuis les années 1950, de l’intégrisme islamique comme arme idéologique contre le nationalisme progressiste et le communisme - en collaboration étroite avec le royaume saoudien, protectorat de fait des États-Unis presque depuis sa fondation.

Mercredi dernier, la plupart des journalistes étrangers parlaient d’ambiance festive dans les villes et les villages palestiniens où la population était en train de voter, massivement d’ailleurs (le taux de participation a dépassé les 75%). « Fête de la démocratie » annonçait une chaîne européenne, en insistant sur l’absence d’incidents ou d’irrégularités. Mais il y avait en fait une irrégularité majeure : les menaces des puissances américaine et européenne de couper l’aide économique au cas où les Palestiniens éliraient au Conseil Législatif une majorité de membres du Hamas. Puis vinrent les (...)

Premier président élu directement par les suffrages, premier président autochtone de surcroît, l’élection d’Evo Morales, chef du Mouvement vers le socialisme (MAS) est inédite. L’appui des mouvements autochtones, paysans et ouvriers, qui ont chambardé la scène politique bolivienne au cours dès cinq dernières années, a certainement facilité la victoire de Morales dès le premier tour. Mais après avoir appuyé de façon critique ou circonstancielle la candidature de Morales, ces mouvements entendent bien surveiller de près le nouveau président.

En décembre dernier, les Irakiens allaient aux urnes pour la troisième fois en 2005. Contrairement à certaines attentes, cela n’a pas débouché sur un apaisement. En janvier, plus de quatre cent personnes ont été tuées, dont plusieurs soldats américains. À Washington, le président Bush est sur la brèche. Pour nous éclairer, nous avons joint le professeur Gilbert Achcar, auteur de l’essai politique, Le choc des barbaries.

Que réserve l’année 2006 pour l’administration de George W. Bush ? Très bas dans les sondages (39 %), le président américain aura beaucoup à faire en deuxième moitié de mandat afin de léguer à l’histoire l’image souhaitée. D’autant plus qu’au cours de la dernière année, l’arrogance et l’incompétence démontrées lors de la gestion de la crise provoquée par l’ouragan Katrina ont dévoilé les véritables pieds d’argile de son gouvernement. Plusieurs signaux ont fini par nous dresser le portrait d’une administration et d’un président qui se croient au-dessus de la Constitution. Aux mensonges sur la présence (...)
Ouf ! Voilà ce qui pourrait résumer ma réaction aux résultats de l’élection. Il est deux heures du matin, Stephen Harper vient de terminer son discours et je crois que nous pouvons tous aller dormir sans faire de cauchemars. La catastrophe n’est pas imminente, mais elle se dessine. Premier constat : Stephen Harper est doté pour un an ou deux du meilleur outil dont on puisse disposer pour faire une campagne électorale. Il va gouverner et il gouvernera pour la prochaine élection, essayant tant bien que mal de museler ses hordes évangéliques et sécuritaires. Son objectif est clair : (...)

Le décès tragique d’un diplomate canadien à Kandahar a rappelé à tout le monde la gravité de la situation qui sévit dans ce pays d’Asie centrale, près de cinq après sa « libération » par l’armée américaine. Depuis le renversement du régime taliban en effet et dans le sillon de la guerre en Irak, le Canada et l’Union européenne se sont empressés d’intervenir dans un pays affecté par un ensemble de crises complexes et profondes.

Le professeur Tom Flanagan est un éminent professeur de l’université de Calgary. Il s’est fait remarquer depuis quelques années en tant qu’intellectuel « organique » de la droite canadienne à travers son travail pour le Parti Conservateur et ses prédécesseurs, l’Alliance canadienne et le Reform Party. Plus encore, le professeur Flanagan s’est également fait connaître pour ses essais et écrits sur les autochtones canadiens. Puisqu’il fait partie du « cercle rapproché » de Stephen Harper et qu’il pourrait être appelé à jouer un rôle important dans un gouvernement conservateur, il est important de rappeler ce qu’il a dit sur le sujet.

Le Canada pourrait prochainement élire un gouvernement conservateur et ainsi rejoindre les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Australie et d’autres pays qui ont voté à droite dans la période récente. S’agit-il d’une « tendance lourde » qui touche la planète (à part l’Amérique du Sud) ou plutôt d’un simple « retour du balancier » puisque les citoyens sont souvent attachés au concept d’alternance ?

Des sondages démontrent que beaucoup de Canadiens sont prêts à donner à Stephen Harper et au Parti conservateur le mandat de gouverner le Canada. Ce serait une terrible erreur.

Un rapport publié aujourd’hui par le Conseil des Canadiens révèle que les Canadiens sont généralement méfiants des liens de plus en plus étroits de leur pays avec les États-Unis. Le rapport, intitulé « Nouvelles Frontières : Commission d’enquête citoyenne sur les relations Canada-Etats-Unis », est le résultat de dix audiences publiques tenues à travers le Canada en 2004 et 2005.

Avec la doctrine Bush aux Etats-Unis, l’empire américain renaît. Les États-unis se réservent le droit de demeurer la puissance militaire dominante et le policier du monde. Depuis le 11 septembre 2001, une « forteresse Amérique du Nord » est proposée par Washington pour établir un système commun de sécurité continentale. Les pressions sur le Canada s’accentuent dans ce contexte pour participer à ce processus et augmenter les budgets militaires. Un puissant lobby est à l’œuvre avec des responsables militaires et des corporations impliquée dans l’industrie militaire, notamment. Malgré ces pressions, (...)

Le maintien d’une politique autonome face aux pressions qui émanent de l’intégration continentale et l’établissement d’une stratégie réellement souveraine à l’intérieur et à l’extérieur du Canada préoccupent les citoyens et les gouvernants du pays depuis des générations. En d’autres mots, comment gérer la relation avec les Etats-Unis ? Depuis quelques années, le débat est encore plus controversé.

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