Conflits

Voir également : "Militarisation", "Armement", "Occupation", "Paix", "Processus de paix" et "Réfugiés"

Quand Ariel Sharon est arrivé au pouvoir en 2001, les gouvernements et l’opinion publique dans les pays arabes disaient à peu près la même chose. Mais cette situation est totalement différente aujourd’hui.

Les puissances de ce monde avaient promis de prioriser l’Afrique depuis quelques années. Des déclarations, des promesses, des engagements à augmenter l’aide au développement et à assurer la sécurité des populations se sont multipliés notamment lors des sommets du G-8 en Grande-Bretagne et au Canada. Pourtant sur le terrain, il n’y a pas d’amélioration visible. Pire encore, plusieurs indicateurs démontrent au contraire que le continent africain s’enfonce encore plus dans la misère. De 1990 à 2002, le nombre d’« ultra-pauvres » (disposant d’un revenu de moins d’un dollar par jour) est passé de 242 millions à 300 millions (sur 770 millions d’habitants) et selon les prévisions actuelles, il passera à 345 millions en 2015.

Quelques heures après l’aube samedi dernier, Atheer Abdullah Mohammed et son frère Waleed, le premier qui est policier et le deuxième qui est agent de douane, sont parties en auto de leur village Sukhuriya, à l’ouest de Falloujah. C’était 12 heures après l’élection irakienne. Quelques heures plus tard, leur oncle Abou Samer a reçu un appel d’un ami lui annonçant la nouvelle que Atheer venait d’être tué par des soldats américains et que Waleed était à sérieusement blessé. Personne ne les avait prévenus que le couvre-feu décrété pour les élections était encore en vigueur. Cette scène de la vie (...)

Quelles que soient les limites de l’appel du représentant démocrate de Pennsylvanie John P. Murtha à retirer les troupes US de l’Irak - limites déjà soulignées lors du précédent article - il faut souligner que pour la majorité des démocrates et pour l’administration Bush, il a déjà été beaucoup trop loin. Néanmoins, il y a eu d’autres qui ont plaidé en faveur d’un redéploiement régional d’une partie des forces armées étatsuniennes basées en Irak.

Le Président Bush vient de déclarer à la nation qu’il avait une « stratégie pour gagner » et que l’occupation allait continuer en Irak. Entre-temps, des centaines d’insurgés viennent d’occuper la ville de Ramadi que l’armée américaine avait prétendu « nettoyer » il n’y a pas si longtemps. Et ailleurs dans le pays, le nombre d’opérations militaires dépasse tout ce qu’on a vu auparavant. L’impasse qui s’inscrit en continuité avec ce qui est survenu depuis 12 mois continue et rien n’indique, du côté américain surtout, que les choses vont débloquer rapidement.

President Bush’s speech, outlining a “Strategy for Victory in Iraq” at the U.S. Naval Academy on November 30, 2005, failed to take the opportunity created by the public and the U.S. Congress to engage in a real debate about the Iraq War. Instead Bush put forth a new glossy covered report, polished off some old rhetoric and continued to give a view of the Iraq War clouded by rose colored glasses. Vowing to “Stay the Course” the President made clear that the administration still doesn’t recognize the main factor in the war-that the occupation is driving the resistance. Stationed at a (...)

The recent escalation in Bush administration attacks on anti-war critics reflects the escalation of anti-war sentiment across the country. The deepening and consolidation of the anti-war movement has led to much wider public demands for bringing home the troops now. Those demands are increasingly being answered, albeit cautiously and nervously, by congressional and other official voices calling for timetables, scaling down, and "redeployment" of U.S. troops.

Depuis plus d’une semaine en France, voitures et écoles se consument, des pneus éclatent, des cocktails Molotov explosent, des jeunes des classes populaires, issus ou non de l’immigration postcoloniale, ne dissimulent plus leur envie d’en découdre avec la République française « une et indivisible. » Ils n’ont jamais été les bienvenus, à moins de laisser derrière eux - après une heure de bus - leur culture, leur religion et leur histoire. Après trois morts, dont deux suspectes, les familles restent dignes, les quartiers populaires sont submergés par l’émotion, la colère, la rage et le deuil, comme ils ont trop souvent l’habitude.

Un quartier de Clichy-sous-bois en Seine Saint-Denis s’enflamme : voitures brûlées, affrontements avec la police. Bientôt on s’inquiète de la diffusion de ces émeutes, d’autres communes de la banlieue parisienne sont touchées à leur tour, puis vient la province. Le premier ministre et le ministre de l’intérieur annulent leurs rendez-vous pour se consacrer à cette nouvelle crise urbaine. Mais qu’entend-on, dans les déclarations politiques comme dans les médias qui puisse permettre de comprendre ces émeutes ?

Contrairement à ce qu’indiquait samedi 5 novembre un grand journal du soir, la Ligue des droits de l’Homme n’est pas préoccupée par la démission de M. Nicolas Sarkozy. Pour symbolique que soit cette demande, elle ne résoudra rien. La LDH considère en effet qu’il est illusoire de personnaliser des responsabilités qui concernent le gouvernement en son entier.

Everything went wrong for George W. Bush in October, 2005. Some called it "the perfect storm." It seemed to take Bush by surprise and left him like someone buried in the mudslide, still alive but struggling hard to extricate himself. It looks unlikely that he will be able to do so. Let us review all the fronts on which Bush suffered political setback.

Les bases ethniques d’Israël et la crise de la société israélienne, symbolisée par la « fuite » de nombreux israéliens, sont le fond sur lequel s’opère l’affrontement entre les colons et Ariel Sharon. Un conflit qui efface de la scène politique tout projet de démocratisation de l’état d’Israël. Israélien qui se définit comme « militant antisioniste », Michel Warschawsky est le co-directeur de l’Alternative Information Center.

Audacity. Cheekiness. Daring. Gutsiness. Any one of these words can define the Yiddish word, “chutzpah” with both positive and negative nuances. But as DePaul Professor Norm Finkelstein demonstrates in his new book, “Beyond Chutzpah: On the Misuse of Anti-Semitism and the Abuse of History”, there are those who take chutzpah too far in the negative direction.

Je suis à Clichy par intermittence depuis samedi matin pour préparer avec une journaliste de France-Inter une série d’émissions sur la situation à Clichy-sous-Bois. La ville s’est « embrasée » du jeudi 27 octobre au soir au lundi 30 au soir. Je livre ici ce que j’ai vu, entendu, compris, et ce qui m’a été rapporté.

The following issues and policy options were compiled by participants in the Sudan Inter-Agency Reference Group (SIARG), for consideration by the Canadian government in its upcoming mission to Sudan and refinement of Canada’s strategy for Sudan. They respond to the current situation, within the broader “whole-of-Sudan” strategy advocated by the group in earlier correspondence. While not all participants officially endorse each of the individual policy options, collectively they reflect our assessment of current challenges and the need for Canada to strengthen its Sudan strategy in several areas.

Plus de deux ans de transition en République Démocratique du Congo et le processus de paix est toujours en danger. Chaque jour, on compte encore jusqu’à 1000 décès des suites directes ou indirectes de la guerre - maladies, malnutrition et insécurité. Bien que les principaux dirigeants des belligérants soient inclus dans le Gouvernement de transition, leur corruption et mauvaise gestion menacent le bon déroulement et la stabilité des prochaines élections nationales - désormais reportées de juin 2005 à mars 2006. Il faut que la communauté internationale maintienne sa pression sur plusieurs fronts en exigeant des réformes spécifiques dans les secteurs de la sécurité et de la justice de transition ainsi que de la bonne gouvernance comme préalables à la tenue des élections sans attendre la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Le 8 octobre, un puissant tremblement de terre frappait l’Asie du Sud et particulièrement un coin de terre marqué par l’histoire et le drame : le Cachemire. L’ensemble de ce territoire a été durement atteint, mais c’est dans la partie pakistanaise du Cachemire que les dégâts ont été les plus terribles, avec plus de 50 000 morts et plus d’un million de personnes qui ont perdu jusqu’à leur maison. L’hiver approchant, on peut imaginer les conséquences à venir pour cette région située au pied de l’Himalaya.

• Le Cachemire est une région du sous-continent indien, aujourd’hui divisée entre l’Inde et le Pakistan. Une portion a également été annexée par la Chine. Le Cachemire est l’objet depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale d’une dispute entre les puissances nucléaires de la région. • Les anciennes principautés de Junagadh et de Jammu-et-Cachemire sont aujourd’hui administrées par l’Inde. Mais celle-ci revendique également l’Azad-Cachemire administré par le Pakistan. • La superficie du Cachemire indien est de 92 437 km2. Le Cachemire pakistanais représente 78 114 km2 et le Cachemire chinois 42 685 (...)
Des guerres immorales et illégales commises par des soldats imputables se poursuivent les unes après les autres, aux quatre coins du monde. Pendant que certains humilient, torturent et tuent des victimes innocentes, d’autres se questionnent. C’est le cas du soldat israélien Igal Vega, du colonel chilien Efrain Jana et du jeune soldat américain Camilo Mejia. À un moment précis, ils se sont arrêtés et ont cessé d’exécuter bêtement les ordres afin de réfléchir sur ces « guerres sales », au Liban, au Chili, en Irak. Sur ces crimes qu’on leur ordonne de commettre sans raison et sans pitié, sur la (...)
La ligne de flottaison n’est pas le premier roman de Jean Hatzfeld, qui est plutôt connu pour ses deux ouvrages sur le génocide rwandais : Dans le nu de la vie. Récits des marais rwandais (Seuil, 2000, Prix France-Culture 2001), et Une saison de machettes (Seuil, 2003, Prix Femina 2003). Journaliste, grand reporter de guerre pour Libération notamment, Jean Hatzfeld parcourt depuis des dizaines d’années les guerres de ce monde, du Moyen-Orient à l’Afrique en passant par l’ex-Yougoslavie. Le roman qu’il nous offre ici prend donc quelques airs d’autobiographie, comme si cet homme des plus (...)

Cet événement est organisé par la Coalition pour la justice et la paix en Palestine (CJPP).

This event is organized by the Coalition for Justice and Peace in Palestine (CJPP).

Quelque trente ans après la fin de la guerre du Vietnam, des millions de Vietnamiens souffrent toujours des conséquences désastreuses de l’Agent orange. Après avoir été rejetée par la Cour fédérale de Brooklyn le
10 mars dernier, la requête déposée devant la justice américaine contre 36 compagnies ayant manufacturé cet herbicide - parmi elles, Monsanto, Dow, Diamond Shamrock Corporation -, exigeant une indemnisation pour les victimes vietnamiennes, ira en appel le 30 septembre.

Gaza - Dans les rues décrépites de la ville, les affiches à la gloire des martyrs abondent. « Nous avons bouté les agresseurs de Gaza, et demain nous ferons de même à Jérusalem ! » s’exclame un fedayin sur une grande surface multicolore et resplendissante. Rencontrés ici et là cependant, les Gazaéens n’ont pas vraiment l’âme à la fête. « Il est vrai, affirme le docteur Iyad Sarraj, que le départ des 8 000 colons militarisés est un événement qui peut rouvrir la porte au processus de paix. » Mais même les optimistes, comme le docteur Sarraj, ont le triomphe modeste. Selon plusieurs, le retrait israélien (...)

Enfant, elle grandit auprès de son grand-père Tito. Adulte, elle est médecin à Belgrade. En 1992, lors des guerres en ex-Yougoslavie, la « juste » se révolte. Son combat change. Elle troque le stéthoscope pour l’enregistreuse.

Selon plusieurs, le retrait israélien pour le moment a « élargi la cage » qu’est devenue Gaza depuis quelques années. L’encerclement de cette étroite bande de terre le long de la Méditerranée est pour le moment total par terre et par mer, ce qui fait de ce territoire - qui compte parmi les plus densément peuplés au monde - une sorte de grande prison à ciel ouvert.

Le 30 juillet, la mort
« accidentelle » de John
Garang, leader emblématique
du Soudan-Sud, moins d’un mois
après son investiture comme
vice-président du Soudan,
plonge le pays dans une période
de violents affrontements
intercommunautaires qui opposent
les populations négro-africaines
aux Arabes. Et voilà que
l’angoisse de la reprise de l’une
des plus longues guerres civiles de
notre époque ressurgit.

This summer, the Israeli government intends to redeploy the Israeli occupation forces based in the Gaza Strip as well as to evacuate the 8,500 Israeli settlers who live in 23 illegal colonies which, along with settler-only roads and military installations, take up an estimated 30% of the Gaza Strip’s territory to the detriment of the 1.4 million Palestinian inhabitants of Gaza.

Israël qui occupe la bande de Gaza depuis 1967 est la puissance occupante qui reste totalement responsable selon la loi internationale de mettre fin à l’occupation de Gaza, de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Or malgré les apparences, le retrait de Gaza annoncé par Ariel Sharon n’est pas un avant vers la fin de cette occupation.

John Garang était le leader incontesté de l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) et son décès prématuré laisse planer bien des inquiétudes sur un pays ravagé par plus de 40 ans de guerre.

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