Conflits

Voir également : "Militarisation", "Armement", "Occupation", "Paix", "Processus de paix" et "Réfugiés"

Gaza est coupé du monde extérieur. Israël s’est redéployé, mais exerce son contrôle à 100% sur le territoire. C’est business as usual. Je pense que l’ouverture du point de passage de Kerem Shalom illustre la tendance. À partir de ce lieu, Israël exerce un contrôle économique total sur Gaza...

De toute évidence, la rhétorique anti-Iran s’accentue à la Maison-Blanche. Le Président Bush, le vice-président Cheney et l’ambassadeur américain à l’ONU John Bolton ne cessent de marteler le point que l’Iran est le danger principal. Dernièrement, l’administration accuse l’Iran d’être responsable de l’augmentation des attaques à la bombe en Irak, par exemple.

L’attaque menée par l’armée israélienne contre la prison de Jéricho plus tôt cette semaine s’inscrit dans la stratégie mise en place par Ariel Sharon et poursuivie par son successeur Ehud Olmert. L’idée est d’affaiblir encore davantage l’infrastructure palestinienne, de miner la crédibilité du Président Mahmoud Abbas et d’éliminer ceux qui refusent la perpétuation de l’occupation.

« Le processus de paix que conduit la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire a subi un grave échec. » Laconique, l’aveu de Pierre Schori , représentant spécial de Koffi Annan en Côte d’Ivoire, illustre l’impuissance de la mission des Nations unies dans ce pays. Au-delà du symbole d’un pays laminé, coupé en deux depuis le coup d’État manqué de septembre 2002, l’ONU fait face à la question d’une redéfinition de sa mission et de ses moyens.

The primary objective of this action is to abate poverty by engaging local communities in the conflict -affected provinces of Central Sulawesi, Maluku and Papua in initiatives that seek to re-establish sustainable livelihoods. This five year project will be a component of a wider program to abate local conflict over resources, increase grass-roots participation in decision-making and environmental governance, and reinforce local economic rights through democratisation at the village, county and district levels. The larger program will bring together resources from (...)
Indonesia continues to be affected by a range of low-level conflicts. Occasional flare-ups of communal violence, ongoing counter-insurgency campaigns, and the loss of indigenous resource rights have all contributed to a growing internally displaced population. These factors often act in unison, undermining communities’ economic and agricultural systems. The end result has been an increase in poverty within communities that have witnessed conflict. This project aims to support conflict-affected communities to re-establish their economic and agricultural activities by engaging (...)
Since Indonesia’s economic collapse in 1997, and the fall of the Suharto rule that it precipitated, Indonesia has been struggling to rebuild its economy, while implementing a range of democratic reforms. While a great deal of success has been achieved, as was evidenced by 2004’s peaceful elections wherein the nation experimented for the first time with complete suffrage in a direct vote for the president, a number of smouldering regional conflicts, and a general feeling that the past economic growth and the current recovery are not being shared equally across the nation, pose a (...)

L’année 2005 fut des plus difficiles pour le président tchadien, Idriss Déby. Les défections au sein de son parti, de son gouvernement et de l’armée se multiplient. Certains d’entre eux ont formé plusieurs groupes rebelles bien armés, stationnés aux limites du Darfour. Et, dernier coup dur, Déby a perdu les derniers versements du projet pétrolier financé par la Banque mondiale, totalisant 124 millions (dollars US), après avoir modifié dans la controverse la loi sur l’utilisation des revenus pétroliers.

Trincomalee, Sri Lanka - Début janvier, dans le café branché Barefoot de la capitale Colombo, des travailleurs humanitaires espagnols, italiens et suisses attendent chaque jour les rapports de sécurité de leur bureau chef. Ils travaillent à la reconstruction post-tsunami, à Trincomalee, sur la côte est du Sri Lanka. Mais depuis l’assassinat par l’armée de cinq étudiants tamouls sur la plage de cette ville, puis l’explosion d’un bateau de la marine nationale et les grèves politiques (hartals) lancées par les différentes communautés, on les a retirés du terrain.

En parcourant la presse israélienne et internationale, on a l’impression que l’hémorragie cérébrale qui a affecté Ariel Sharon aurait eu le même effet, ou presque, que les deux balles tirées par un jeune juif extrémiste ayant coûté la vie à Yitshak Rabin il y a dix ans : la fin d’un processus de paix. L’assassinat de Rabin avait mis un terme au processus d’Oslo, tout comme l’accident cérébral de Sharon mettrait fin à l’engagement du premier ministre envers une paix israélo-palestinienne - un engagement entamé avec le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza et le démantèlement de quelques (...)

Quand Ariel Sharon est arrivé au pouvoir en 2001, les gouvernements et l’opinion publique dans les pays arabes disaient à peu près la même chose. Mais cette situation est totalement différente aujourd’hui.

Les puissances de ce monde avaient promis de prioriser l’Afrique depuis quelques années. Des déclarations, des promesses, des engagements à augmenter l’aide au développement et à assurer la sécurité des populations se sont multipliés notamment lors des sommets du G-8 en Grande-Bretagne et au Canada. Pourtant sur le terrain, il n’y a pas d’amélioration visible. Pire encore, plusieurs indicateurs démontrent au contraire que le continent africain s’enfonce encore plus dans la misère. De 1990 à 2002, le nombre d’« ultra-pauvres » (disposant d’un revenu de moins d’un dollar par jour) est passé de 242 millions à 300 millions (sur 770 millions d’habitants) et selon les prévisions actuelles, il passera à 345 millions en 2015.

Quelques heures après l’aube samedi dernier, Atheer Abdullah Mohammed et son frère Waleed, le premier qui est policier et le deuxième qui est agent de douane, sont parties en auto de leur village Sukhuriya, à l’ouest de Falloujah. C’était 12 heures après l’élection irakienne. Quelques heures plus tard, leur oncle Abou Samer a reçu un appel d’un ami lui annonçant la nouvelle que Atheer venait d’être tué par des soldats américains et que Waleed était à sérieusement blessé. Personne ne les avait prévenus que le couvre-feu décrété pour les élections était encore en vigueur. Cette scène de la vie (...)

Quelles que soient les limites de l’appel du représentant démocrate de Pennsylvanie John P. Murtha à retirer les troupes US de l’Irak - limites déjà soulignées lors du précédent article - il faut souligner que pour la majorité des démocrates et pour l’administration Bush, il a déjà été beaucoup trop loin. Néanmoins, il y a eu d’autres qui ont plaidé en faveur d’un redéploiement régional d’une partie des forces armées étatsuniennes basées en Irak.

Le Président Bush vient de déclarer à la nation qu’il avait une « stratégie pour gagner » et que l’occupation allait continuer en Irak. Entre-temps, des centaines d’insurgés viennent d’occuper la ville de Ramadi que l’armée américaine avait prétendu « nettoyer » il n’y a pas si longtemps. Et ailleurs dans le pays, le nombre d’opérations militaires dépasse tout ce qu’on a vu auparavant. L’impasse qui s’inscrit en continuité avec ce qui est survenu depuis 12 mois continue et rien n’indique, du côté américain surtout, que les choses vont débloquer rapidement.

President Bush’s speech, outlining a “Strategy for Victory in Iraq” at the U.S. Naval Academy on November 30, 2005, failed to take the opportunity created by the public and the U.S. Congress to engage in a real debate about the Iraq War. Instead Bush put forth a new glossy covered report, polished off some old rhetoric and continued to give a view of the Iraq War clouded by rose colored glasses. Vowing to “Stay the Course” the President made clear that the administration still doesn’t recognize the main factor in the war-that the occupation is driving the resistance. Stationed at a (...)

The recent escalation in Bush administration attacks on anti-war critics reflects the escalation of anti-war sentiment across the country. The deepening and consolidation of the anti-war movement has led to much wider public demands for bringing home the troops now. Those demands are increasingly being answered, albeit cautiously and nervously, by congressional and other official voices calling for timetables, scaling down, and "redeployment" of U.S. troops.

Depuis plus d’une semaine en France, voitures et écoles se consument, des pneus éclatent, des cocktails Molotov explosent, des jeunes des classes populaires, issus ou non de l’immigration postcoloniale, ne dissimulent plus leur envie d’en découdre avec la République française « une et indivisible. » Ils n’ont jamais été les bienvenus, à moins de laisser derrière eux - après une heure de bus - leur culture, leur religion et leur histoire. Après trois morts, dont deux suspectes, les familles restent dignes, les quartiers populaires sont submergés par l’émotion, la colère, la rage et le deuil, comme ils ont trop souvent l’habitude.

Un quartier de Clichy-sous-bois en Seine Saint-Denis s’enflamme : voitures brûlées, affrontements avec la police. Bientôt on s’inquiète de la diffusion de ces émeutes, d’autres communes de la banlieue parisienne sont touchées à leur tour, puis vient la province. Le premier ministre et le ministre de l’intérieur annulent leurs rendez-vous pour se consacrer à cette nouvelle crise urbaine. Mais qu’entend-on, dans les déclarations politiques comme dans les médias qui puisse permettre de comprendre ces émeutes ?

Contrairement à ce qu’indiquait samedi 5 novembre un grand journal du soir, la Ligue des droits de l’Homme n’est pas préoccupée par la démission de M. Nicolas Sarkozy. Pour symbolique que soit cette demande, elle ne résoudra rien. La LDH considère en effet qu’il est illusoire de personnaliser des responsabilités qui concernent le gouvernement en son entier.

Everything went wrong for George W. Bush in October, 2005. Some called it "the perfect storm." It seemed to take Bush by surprise and left him like someone buried in the mudslide, still alive but struggling hard to extricate himself. It looks unlikely that he will be able to do so. Let us review all the fronts on which Bush suffered political setback.

Les bases ethniques d’Israël et la crise de la société israélienne, symbolisée par la « fuite » de nombreux israéliens, sont le fond sur lequel s’opère l’affrontement entre les colons et Ariel Sharon. Un conflit qui efface de la scène politique tout projet de démocratisation de l’état d’Israël. Israélien qui se définit comme « militant antisioniste », Michel Warschawsky est le co-directeur de l’Alternative Information Center.

Audacity. Cheekiness. Daring. Gutsiness. Any one of these words can define the Yiddish word, “chutzpah” with both positive and negative nuances. But as DePaul Professor Norm Finkelstein demonstrates in his new book, “Beyond Chutzpah: On the Misuse of Anti-Semitism and the Abuse of History”, there are those who take chutzpah too far in the negative direction.

Je suis à Clichy par intermittence depuis samedi matin pour préparer avec une journaliste de France-Inter une série d’émissions sur la situation à Clichy-sous-Bois. La ville s’est « embrasée » du jeudi 27 octobre au soir au lundi 30 au soir. Je livre ici ce que j’ai vu, entendu, compris, et ce qui m’a été rapporté.

The following issues and policy options were compiled by participants in the Sudan Inter-Agency Reference Group (SIARG), for consideration by the Canadian government in its upcoming mission to Sudan and refinement of Canada’s strategy for Sudan. They respond to the current situation, within the broader “whole-of-Sudan” strategy advocated by the group in earlier correspondence. While not all participants officially endorse each of the individual policy options, collectively they reflect our assessment of current challenges and the need for Canada to strengthen its Sudan strategy in several areas.

Plus de deux ans de transition en République Démocratique du Congo et le processus de paix est toujours en danger. Chaque jour, on compte encore jusqu’à 1000 décès des suites directes ou indirectes de la guerre - maladies, malnutrition et insécurité. Bien que les principaux dirigeants des belligérants soient inclus dans le Gouvernement de transition, leur corruption et mauvaise gestion menacent le bon déroulement et la stabilité des prochaines élections nationales - désormais reportées de juin 2005 à mars 2006. Il faut que la communauté internationale maintienne sa pression sur plusieurs fronts en exigeant des réformes spécifiques dans les secteurs de la sécurité et de la justice de transition ainsi que de la bonne gouvernance comme préalables à la tenue des élections sans attendre la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Le 8 octobre, un puissant tremblement de terre frappait l’Asie du Sud et particulièrement un coin de terre marqué par l’histoire et le drame : le Cachemire. L’ensemble de ce territoire a été durement atteint, mais c’est dans la partie pakistanaise du Cachemire que les dégâts ont été les plus terribles, avec plus de 50 000 morts et plus d’un million de personnes qui ont perdu jusqu’à leur maison. L’hiver approchant, on peut imaginer les conséquences à venir pour cette région située au pied de l’Himalaya.

• Le Cachemire est une région du sous-continent indien, aujourd’hui divisée entre l’Inde et le Pakistan. Une portion a également été annexée par la Chine. Le Cachemire est l’objet depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale d’une dispute entre les puissances nucléaires de la région. • Les anciennes principautés de Junagadh et de Jammu-et-Cachemire sont aujourd’hui administrées par l’Inde. Mais celle-ci revendique également l’Azad-Cachemire administré par le Pakistan. • La superficie du Cachemire indien est de 92 437 km2. Le Cachemire pakistanais représente 78 114 km2 et le Cachemire chinois 42 685 (...)
Des guerres immorales et illégales commises par des soldats imputables se poursuivent les unes après les autres, aux quatre coins du monde. Pendant que certains humilient, torturent et tuent des victimes innocentes, d’autres se questionnent. C’est le cas du soldat israélien Igal Vega, du colonel chilien Efrain Jana et du jeune soldat américain Camilo Mejia. À un moment précis, ils se sont arrêtés et ont cessé d’exécuter bêtement les ordres afin de réfléchir sur ces « guerres sales », au Liban, au Chili, en Irak. Sur ces crimes qu’on leur ordonne de commettre sans raison et sans pitié, sur la (...)
La ligne de flottaison n’est pas le premier roman de Jean Hatzfeld, qui est plutôt connu pour ses deux ouvrages sur le génocide rwandais : Dans le nu de la vie. Récits des marais rwandais (Seuil, 2000, Prix France-Culture 2001), et Une saison de machettes (Seuil, 2003, Prix Femina 2003). Journaliste, grand reporter de guerre pour Libération notamment, Jean Hatzfeld parcourt depuis des dizaines d’années les guerres de ce monde, du Moyen-Orient à l’Afrique en passant par l’ex-Yougoslavie. Le roman qu’il nous offre ici prend donc quelques airs d’autobiographie, comme si cet homme des plus (...)

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