Chili

Le premier tour de l’élection présidentielle au Chili a montré un déplacement à gauche de la société chilienne, démentant au passage l’opinion des analystes qui déclaraient comme étant inéluctable la restauration conservatrice de la région.

Depuis le 9 février dernier, 2 500 travailleurs sont en grève dans la mine Escondida, située dans le nord du Chili. Aux mains de deux géants du secteur privé, BHP Billiton et Rio Tinto PLC (capitaux anglo-australiens), Escondida est la plus importante productrice d’« or rouge » de la planète, avec l’extraction de 900 000 tonnes par an, soit 20 % de la production chilienne (la nation qui possède la principale réserve mondiale de ce minerai). Face à l’annonce d’une grève « illimitée », le groupe a paralysé les activités du site, affolant les spéculateurs de la bourse de Londres. Malgré les menaces (...)
Il y a maintenant dix ans, des centaines de milliers d’étudiant-es du secondaire prirent la rue partout au Chili afin d’exiger une éducation de qualité et gratuite. Des « jeunes » de moins de 18 ans qui, moins de deux mois seulement après l’investiture présidentielle de la socialiste Michelle Bachelet en 2006, décidèrent d’entrer en grève générale, de prendre la rue et d’occuper leurs écoles pour défendre le droit à l’éducation. Une éducation publique de qualité et gratuite qui romprait avec le système néolibéral hérité de la dictature militaire d’Augusto Pinochet, qui a fait aujourd’hui du Chili le (...)
Santiago, Chili. Adriana Gómez n’oubliera jamais cette scène. Dans une clinique privée de Santiago, propre, immaculée, le gynécologue ne lui a pas adressé la parole. L’opération a duré à peine quelques minutes. Un avortement. Adriana Gómez se souvient parfaitement de la colère et de la solitude qui l’ont envahie après s’être soumise à une procédure chirurgicale illégale, criminalisée. Elle avait vingt ans. C’était en 1964. Quarante-sept ans plus tard, l’avortement est toujours considéré comme un geste illégal au Chili, tout comme l’avortement thérapeutique, qui lui aussi est illicite. Une décision (...)
SANTIAGO – Le bras de fer entre étudiants et gouvernement se poursuit. Le 14 juillet dernier, pour une troisième fois en moins d’un mois, le mouvement étudiant a pris massivement la rue dans les principales villes du pays, avec l’appui actif de la centrale syndicale CUT (centrale unitaire des travailleurs) et du syndicat des professeurs. Les manifestants ont signifié leur rejet de l’« accord national pour l’éducation » annoncé dix jours auparavant par le président Pinera dans un message télévisé national. Le dévoilement unilatéral de cet « accord » n’a pas calmé les ardeurs des étudiants et des (...)
Rigueurs de l’hiver austral obligent, c’est dans le froid et sous la pluie que depuis près de trois mois les étudiants chiliens revendiquent. Ils n’en sont pas moins en train de faire germer —au fil de mobilisations croissantes de la société civile— les promesses d’un formidable printemps social et politique ; un printemps qui pourrait bien nous donner à réfléchir, ici même au Québec. Car en observant les échos de cette effervescence sociale débouchant ces 23 et 24 août 2011 sur une grève générale appelée par le mouvement syndical, on ne peut qu’être frappé par les inéluctables impasses du modèle (...)
Ce documentaire de Martin Frigon nous conduit dans les hauteurs des Andes chiliennes, où la compagnie canadienne Barrick Gold, le plus gros producteur d’or au monde, développe son controversé projet Pascua Lama. Ce « western engagé » s’articule autour du combat des habitants de la communauté agricole de la vallée Huasco alors qu’ils s’opposent à l’implantation des géants miniers à plus de 4000 mètres d’altitude. Ils nous mettent en garde contre les dangers liés à l’exploitation minière dans cette région de glaciers où les rivières prennent naissance, alimentent les productions agricoles et freinent (...)
Du 8 au 17 décembre 2010, plusieurs anciens hauts responsables du régime militaire dirigé par le général chilien Augusto Pinochet – treize Chiliens et un Argentin – seront jugés pour la détention et la disparition forcée de quatre franco-chiliens : MM. Georges Klein, Etienne Pesle, Alfonso Chanfreau et Jean-Yves Claudet. Un procès inédit. « En dépit de la mort d’Augusto Pinochet, ce procès n’en sera pas moins celui, posthume, du dictateur chilien ainsi que de l’ensemble du système de répression mis en place [par les dictatures d’Amérique du Sud]. » [1] C’est en ces termes que Maîtres William (...)
Chili, 11 mars 2010 : avec l’arrivée de la droite au pouvoir, on assiste à la fin d’un cycle de l’histoire politique récente de ce pays et, symboliquement, ce changement se déroule au milieu des décombres du tremblement de terre du 02 mars dernier. Tremblements de terre et effondrement des institutions font partie de l’histoire du Chili. L’élan réformateur de président Balmaceda au 19ème siècle et le socialisme de Allende, au 20ème siècle, bouleversés par la mort de milliers de Chiliens, témoignent du sort tragique de ce peuple. Si sur le plan de la normalité institutionnelle, on peut célébrer (...)

Nuisances, dégradations de l’environnement, expropriations. Les communautés autochtones paient le prix de l’exploitation minière. Les multinationales justifient leur présence par un argument bien noble : participer au développement économique des régions concernées. Qu’en est-il réellement ?

Après 18 ans de gouvernement de centre-gauche, le processus politique chilien cache mal l’immobilisme. Le Chili est encore marqué par l’héritage de Pinochet et par de profondes divisions sociales dans un système politique verrouillé à double tour et un modèle économique néolibéral dont la légitimité est de plus en plus contestée.

En décembre, une nouvelle banque est née. Son nom ? El Banco del Sur, c’est-à-dire la Banque du Sud. Elle réunit sept pays d’Amérique du Sud (Argentine, Bolivie, Brésil, Équateur, Paraguay, Venezuela et Uruguay).

Trois mois après son lancement, le Transantiago, le nouveau plan de transport de la capitale du Chili, tourne au cauchemar. Autopsie d’une fausse bonne idée qui met Santiago sens dessus dessous et qui provoque la première véritable crise politique de la présidence de Michelle Bachelet.

Au moment même où l’industrie minière canadienne veut se doter d’un code d’éthique, un gigantesque projet de la compagnie Barrick Gold menace l’une des régions les plus fragiles de la Cordillère des Andes, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. Voyage dans un monde où les glaciers valent de l’or.

En Amérique du Sud, le chemin vers la réparation des crimes commis par les dictatures apparaît long et tortueux.

Michelle... We are not condemned to living under the guardianship of a patriarchal society.

L’élection de Michelle Bachelet en tant que Présidente du Chili le 15 janvier 2006 constitue un fait de portée historique qui va au-delà des éléments politiques et institutionnels. En effet, des éléments de nature éthique et anthropologique ont été fondamentaux pour son élection montrant ainsi que leur prise en compte est indispensable pour mieux comprendre les logiques sous-jacentes des systèmes de gouvernance.

L’année 2006 en est une exceptionnelle pour l’Amérique latine. Entre janvier et décembre, onze scrutins présidentiels auront lieu. Dans certains pays, le choix sera probablement celui de reconduire le mandat de l’actuel chef de l’État, notamment Hugo Chávez au Venezuela. Dans d’autres, on assistera peut-être au renouveau, voire au basculement de l’ensemble du système politique, comme cela a déjà été le cas en Bolivie, avec la victoire d’Evo Morales. Dans un contexte régional où les humeurs politiques sont volatiles, l’élection de Michelle Bachelet, le 15 janvier dernier, représente cette voie mitoyenne qui est devenue l’image de marque de la démocratie chilienne : le changement dans la continuité.

La candidate socialiste Michelle Bachelet vient de gagner ses elections. Quinze ans après la fin du régime militaire de Pinochet et suite aux réformes structurelles de l’économie et de la politique sociale entreprises dans les années 1980 par les Chicago Boys, c’est-à-dire les économistes chiliens formés à l’école de Milton Friedman dans les années 1950-1960, où en est le Chili ?

Des guerres immorales et illégales commises par des soldats imputables se poursuivent les unes après les autres, aux quatre coins du monde. Pendant que certains humilient, torturent et tuent des victimes innocentes, d’autres se questionnent. C’est le cas du soldat israélien Igal Vega, du colonel chilien Efrain Jana et du jeune soldat américain Camilo Mejia. À un moment précis, ils se sont arrêtés et ont cessé d’exécuter bêtement les ordres afin de réfléchir sur ces « guerres sales », au Liban, au Chili, en Irak. Sur ces crimes qu’on leur ordonne de commettre sans raison et sans pitié, sur la (...)

Entretien avec Atilio Boron, sociologue et secrétaire exécutif du CLACSO.

Francisco—whose friends called him Pancho—is the son of Orlando Letelier, the Chilean diplomat murdered along with his colleague, Ronni Karpen, in Washington, DC, in 1976 by agents of Augusto Pinochet’s dictatorship.

When I returned to Chile for the first time in 32 years to attend a weeklong seminar called "30 Years — Allende Lives! Popular Alternatives and the Socialist Perspective in Latin America," I found myself entering the chilling atmosphere of the world’s first laboratory for militarily imposed economic neo-liberalism. This model had been introduced after the September 11, 1973 U.S.-assisted military coup d’état against President Salvador Allende, a democratically elected parliamentary socialist.

Pour marquer le triste 30e anniversaire de la prise du pouvoir du général Pinochet au Chili, les Éditions Métaillé publient un recueil d’articles de Luis Sepúlveda.

Pour souligner les trente ans du coup d’État perpétré le 11 septembre 1973 par le général Pinochet contre le président Salvador Allende, la profonde défiance de l’ultra libéralisme vis-à-vis de l’ordre politique peut servir à expliquer sa prédilection pour les dictatures et les dictateurs.

La compagnie minière canadienne Noranda s’apprête à troquer plus de deux milliards de dollards d’investissements en échange de la contamination et de la destruction de l’une des zones les mieux préservées de l’écosystème du Chili. L’environnementaliste chilien, Peter Hartmann, était récemment à Montréal pour partager ses inquiétudes à l’égard du projet Alumysa, qui selon lui est aussi peu avantageux sur le plan économique qu’écologique.

C’est en état de choc que Patricia Lazcano est arrivée au Québec, il y a maintenant 21 ans. Aujourd’hui, elle a définitivement adopté Montréal et se sent ici chez elle. Elle est l’un des multiples visages de ces hommes et femmes qui ont choisi le Québec comme terre d’accueil

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