Changements climatiques

À Cancún, on n’est pas à un paradoxe près. La station balnéaire qui accueille les négociations sur le climat est ravagée depuis 35 ans par une frénésie immobilière, au mépris de l’écologie. De nombreuses populations mexicaines sont victimes de désastres socio-environnementaux. Pour dénoncer les décisions du gouvernement qui ont entrainé « un des plus hauts niveaux de dévastation environnementale de la planète », des caravanes ont sillonné le pays, en amont des négociations. Nos gouvernements ont-ils décidé d’user de l’ironie ? Le choix de Cancún (Mexique) comme ville d’accueil des négociations sur le (...)
À quelques jours de la décision du Gouvernement Charest d’accorder ou non un prêt de $58 millions pour la reprise de l’exploitation de la Mine Jeffrey d’Asbestos, cette conférence fera le point sur l’état du dossier. La production anticipée de 200,000 tonnes d’amiante par an pendant 25 ans, alors que déjà 100,000 décès annuels sont associés aux usages de l’amiante dans le monde, est injustifiable. Nous accueillerons une délégation venant de Corée, d’Inde, d’Indonésie, du Japon et de Hong Kong qui expliquera comment est illusoire la prétendue manipulation sécuritaire de l’amiante dans leurs pays (...)
Ce vendredi, plus de 500 personnes engagées depuis près de 5 jours dans des caravanes parties de San Louis Potosi, Guadalajara, Acapulco, Oaxaca et du Chiapas (voir ici) vont arriver à Cancun. Organisées par la Via Campesina, l’Assemblée des Affectés Environnementaux (ANAA), le Syndicat mexicain des Électriciens (SME) et le Mouvement de Libération Nationale, les caravanes se sont arrêtées mardi à Mexico pour une manifestation et un forum. Occasion de poser les bases de ce que seront les revendications à Cancun de ces mouvements dont la majorité représente des populations directement victimes (...)
Hier, le Japon a choqué plusieurs partis de la COP ainsi que l’ensemble de la société civile qui promeuvent le lancement d’une deuxième phase du Protocole de Kyoto (PK). Répétant en termes clairs ce qu’il avait annoncé un jour plus tôt, la délégation japonaise a affirmé qu’il est hors de question que ce pays souscrive à la deuxième phase du PK. Le Groupe parapluie Il s’agit de la première bourrasque d’air froid que subit la COP de Cancun. J’explique ici la position japonaise et, puisque ce pays est un membre éminent du Groupe parapluie, j’en profite pour détailler un peu mieux les positions (...)
« Il n’y a rien à attendre de Cancun » selon Yvonne Yanès d’Accion Ecologica (Equateur). « Rien de bon, mais beaucoup de mauvaises choses ». Et en premier lieu, la crainte vient d’un accord sur REDD. Pour Roque Pedace, des Amis de la Terre Argentine, et ayant participé au dernier rapport du GIEC, cela ne fait pas mystère puisqu’il y a très peu de pays qui aujourd’hui s’opposent à ce dispositif officiellement présenté comme devant permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la déforestation et de la dégradation des forêts. Il se souvient pourtant qu’en 2001, à (...)
La Vía Campesina à Cancun : "Démasquons le gouvernement Mexicain" « La Seizième Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement climatique (COP 16) est déjà considérée comme un échec qui va affecter l’avenir de l’humanité car elle ne fait que renforcer l’intention des transnationales de s’enrichir grâce à la crise climatique », a déclaré Alberto Gómez, de la coordination internationale de La Via Campesina. « Dans les ultimes documents de discussion, les propositions de l’Accord des Peuples signé à Cochabamba ont été éliminées. La balance s’incline en faveur du (...)
Le projet Yasuni-ITT, initiative proposée par le gouvernement équatorien pour lutter contre le réchauffement climatique global, dépasse les frontières nationales. En échange d’une contribution internationale, on laisserait sous terre 850 millions de barils de pétrole lourd situé dans le Parc National Yasuni. Ce parc contient une des plus importantes réserves de biodiversité du monde. Dans cette zone, vivent aussi des communautés et des peuples indigènes en isolement volontaire. De plus, en n’exploitant pas ce pétrole, cela éviterait l’émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2. En (...)
Alors que le Forum social mondial sur les migrations s’est achevé le 11 octobre 2010 à Quito en Equateur (voir notre reportage), Ivo Poletto revient dans un court entretien sur les corrélations entre crises environnementales et flux migratoires. Ce philosophe et sociologue est impliqué dans le Forum brésilien Changements climatiques et Justice sociale. Alter-Echos : Plusieurs organisations indiquent que l’on pourrait passer dans les prochaines années de 25 millions à 100, voire 200 millions de déplacés environnementaux. Quels liens établissez-vous entre migrations et changements (...)
Le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, écrit une lette ouverte aux peuples autochtones du monde pour le respect de la nature, de la forêt et contre la marchandisation de l’écologie. Frères indigènes du monde, Je suis profondément inquiet de la tentative d’utilisation de certains dirigeants et de groupes indigènes pour promouvoir la mercantilisation de la nature et de la forêt en particulier à travers la création du mécanisme REDD (Réduction des Emissions résultant du Déboisement et de la Dégradation des forêts dans les pays en développement) et ses versions REDD+ et (...)
Pendant que les représentants des gouvernements se réuniront à Cancun pour la 16e conférence des parties sur le climat (29 novembre – 10 décembre), l’organisation mondiale Via Campesina lance l’initiative « 1000 Cancun ». Dans un entretien avec Alter-Echos réalisé lors du Vème Congrès de la CLOC-Via Campesina (voir un compte-rendu ici), Alberto Gomez, représentant de l’UNORCA (1) et un des responsables des initiatives de la Via Campesina pour Cancun revient sur les motifs de cette mobilisation et précise les itinéraires des caravanes internationales reliant Mexico à Cancun. Depuis quand et (...)
Plus de mille femmes et hommes, paysans, autochtones, urbains et ruraux, affectés par la destruction sociale et environnementale sont en train d’organiser une marche constituée de 5 caravanes vers Cancún, Mexique, afin de protester contre l’indolence des pays dominants et capitalistes du monde qui se réuniront pour la Conférence de La Convention Cadre des Nations unies sur le Changement climatique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Les caravanes co-organisées par l’Assemblée nationale des Victimes environnementales et le mouvement international paysan La Via Campesina ainsi que par (...)
L’extraction du gaz de schiste n’est pas bienvenu au Québec Montréal - Ce matin du 26 octobre 2010, des organisateurs de Justice Climatique Montréal ont mis en place une unité de fracturation hydraulique, pour l’extraction du gaz de schiste à l’entrée de l’hôtel Reine Elizabeth - le site de la conférence annuelle de l’Association Pétrolière et Gazière du Québec. "L’extraction du gaz naturel à partir des gisements de schiste, c’est vraiment le fond du baril en tant qu’énergie sale", a déclaré Catherine Thibault, une organisatrice de Justice Climatique Montréal. "Nous voyons déjà ce que donne (...)
La Conférence de Cochabamba a lancé un appel à la construction d’un mouvement mondial des peuples de la terre pour la justice climatique. Fait nouveau dans l’histoire des Forum sociaux, cet appel est appuyé par des pays progressistes, notamment ceux de l’Alba (Bolivie, Venezuela, Equateur, Cuba) ainsi que par des mouvements sociaux , principalement mais pas uniquement, d’Amérique Latine. Un écueil potentiel se dresse : le danger appréhendé par les mouvements sociaux de se faire instrumentaliser par la stratégie « diplomatique » des pays impliqués. La méfiance des mouvements sociaux, (...)
Ban Ki-moon a rencontré le premier ministre Stephen Harper, hier. Le Canada est en pleine campagne de charme pour obtenir un des deux sièges au Conseil de sécurité de l’ONU. Ottawa — Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a profité de son passage à Ottawa hier pour faire la leçon au gouvernement canadien en matière de lutte contre les changements climatiques. M. Ban a prié le Canada de bonifier ses cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) afin de respecter ses engagements initiaux contenus dans le protocole de Kyoto. M. Ban a rencontré le premier ministre Stephen (...)

L’année 2009 a été marquée par la tenue de la conférence de Copenhague qui visait à établir un consensus international face aux problématiques environnementales annoncées depuis plusieurs décennies déjà par la communauté scientifique internationale.

La survie de certains peuples boliviens est intimement liée au maintien de l’équilibre
terrestre. Pour ceux qui se considèrent comme les gardiens de la Pachamama –Mère Nature – l’échec de la conférence de Copenhague peut avoir l’allure d’un matricide, surtout lorsqu’ils voient leurs terres souffrir d’anhydrie.

Les experts Roberto Espinosa (Forum Crise de civilisation et modèles alternatifs), Rómulo Torres (Latindad), María Elena Saludas (ATTAC Argentine et CADTM AYNA) et François Houtart (Forum Mondial des Alternatives) sont intervenus avec des présentations de 20 minutes au cours desquelles ils ont formulé des arguments contondants. William Gaviria Ocampo (Campagne colombienne “En dette avec les droits” et CADTM AYNA) a assuré la modération de ce panel. On peut synthétiser comme suit les différentes présentations : Toutes les institutions Financières Internationales, sans aucune exception, ont (...)
C’est encore mieux que de transformer le plomb en or. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi un tour de force : convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d’euros, grâce aux systèmes d’échanges des « droits à polluer » mis en place dans l’Union européenne. Un pervers effet d’aubaine que dénonce un rapport listant ces nouvelles grandes fortunes du marché carbone. Et une belle arnaque à venir pour les consommateurs. Certains rêvaient de transformer le plomb en or. C’est désormais le CO2 qui fait figure d’Eldorado. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi (...)
"Le sommet de Copenhague est un échec, aucun engagement à la mesure de l’urgence climatique n’y a été pris. Même les dirigeants européens, qui se présentent souvent comme les défenseurs du climat, n’ont pas été à la hauteur du défi." La Commission thématique environnement et énergie (CTEE) souhaite initier un débat sur le climat et la justice sociale, et invite les associations intéressées à y prendre part en organisant des assemblées ou cercles citoyens sur ce thème. Des membres de la CTEE seraient heureux d’y participer comme personnes ressources. Pourquoi ce débat qui aurait dû se faire dans le (...)
Fin janvier, chaque État a officiellement annoncé ses objectifs dans la lutte contre le dérèglement climatique. Au grand Téléthon du climat, pas de miracle : les promesses des dirigeants pour réduire les émissions de CO2 sont aujourd’hui très en dessous de ce que l’enjeu impose. Loin du battage médiatique de Copenhague, hypocrisie et compromission semblent guider les décisions politiques. La température, elle, devrait augmenter de 4°C d’ici 2100. A Copenhague, nos dirigeants affichaient une certaine satisfaction. À écouter nombre d’entre eux, deux grands pas en avant ont été accomplis. En (...)
Après l’échec du Sommet de Copenhague, où les pays participants n’ont pas su définir un accord afin de compenser le changement climatique, le président de la Bolivie a annoncé un Sommet Alternatif. Qui devrait être organisé en Bolivie en avril 2010. Particularité principale par rapport aux sommets mondiaux habituels les chefs d’états et les représentations officielles ne seront pas conviés, seuls des groupes d’experts d’universitaires et les mouvements sociaux y seront représentés. Cette décision fait suite aux déclarations de Morales lors du Sommet de Conpenhague où il avait déclaré “Comme il (...)
Cette fois, nous le savons. Et nous le savons avant. Serons-nous sauvés par Copenhague ? Certes, l’ébauche d’un accord entre les États-Unis et la Chine devrait modifier la donne internationale. Et certains États comprennent bien l’intérêt de produire plus vert et plus propre, de remplacer les énergies polluantes par les énergies économisées, renouvelables et complémentaires et tablent d’abord sur la sécurité et la souveraineté alimentaire. Mais déjà, la réalité dépasse les scénarios les plus pessimistes du GIECC et la hausse pourrait même atteindre selon certains scientifiques 7 degrés centigrades, (...)
La planète entière est réunie à Copenhague, du 7 au 18 décembre, à la recherche d’un traité visant à contrer les changements climatiques. Les enjeux sont immenses. Les 2 000 scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le Climat (GEIC) prédisent une véritable catastrophe d’ici la fin du présent siècle si nous ne limitons pas l’augmentation de la température terrestre à 2 degrés. Or, cet automne, les scientifiques du GIEC et du Climate Project ont prévu une situation plus grave, estimant que la température globale augmentera de 4 ou même 6 degrés avant la fin du siècle. Un tel (...)
À quelques jours du sommet de Copenhague, sensé jeter les bases d’un nouvel accord post-Kyoto sur les changements climatiques, le capitalisme caméléon cherche à tourner au vert. Transports, énergie, produits courants de consommation ;… les élites du monde s’imaginent mettre de l’avant un nouveau « green deal » qui camouflerait grossièrement leur détermination à poursuivre malgré les multiples crises financière, écologique, alimentaire et sociale dans la même voie du capitalisme sauvage. Même Obama se présentera à Copenhague (en route vers Oslo et son ridicule prix Nobel) pour ajouter au spectacle (...)
Alors que l’hiver s’annonce, que les températures baissent et que nous allumons le chauffage, il est temps de faire face à des choix difficiles en matière de changements climatiques. En décembre, les gouvernements du monde entier se réuniront à Copenhague pour mettre au point un nouvel accord mondial qui sera la suite du Protocole de Kyoto. Malgré cela, le gouvernement conservateur canadien continue de faire fi des obligations légales du Canada conformément à Kyoto, notamment dans un secteur sous-estimé, soit cela des habitations canadiennes. En janvier 2007, durant une période de (...)
Il semble de plus en plus difficile de s’attaquer aux changements climatiques sans relier ce problème à l’expansion de la sphère financière. Les intérêts de l’élite financière ne vont pas toujours de pair avec la protection de l’environnement. Les gens d’affaires ont montré à de multiples reprises qu’ils n’hésitent pas à polluer et porter de graves atteintes à des écosystèmes si cela leur permet de réaliser d’importants profits. à Notre système financier s’est lancé dans une course folle aux rendements à court terme. Il permet donc difficilement d’entrevoir les changements majeurs dont nous avons (...)
Si la Confédération syndicale internationale (CSI) réclame des gouvernements des pays développés qu’ils s’alignent sur les recommandations du GIEC et adoptent des cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) de 25 % à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 pour l’an 2020, elle réclame aussi que les conditions d’une transition juste vers un monde faible en carbone soient mises en place. Cette transition doit être juste de façon à ne pas aggraver les inégalités entre les pays et au sein des pays, mais aussi pour lutter contre la pauvreté et faire en sorte que la lutte contre les changements (...)
Ce vote est presque passé inaperçu : le 25 novembre, les trois quarts des députés européens, dont – surprise ! – la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l’extension du marché carbone mis en place en Europe à l’ensemble de la planète. Le recours au marché pour acheter et vendre des « droits à polluer » est loin d’avoir rempli son objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pire : plusieurs techniques polluantes pourraient demain être considérées comme relevant du « développement durable » : l’énergie nucléaire, la culture de certains OGM ou la (...)
Dans la cause environnementale, les opinions sur les tactiques à utiliser sont divisées. La majorité des activistes œuvrent dans le respect des règles parlementaires. Cependant, ils n’obtiennent jamais cette formidable tribune que Sébastien Bois a obtenue avec la pluie de petits papiers jaunes qu’il a lancée le 26 novembre sur l’Assemblée nationale, alors que la ministre Nathalie Normandeau réitérait son intention de procéder à la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2. Monsieur Bois avait déposé plus tôt ce jour là une pétition de 2 000 signatures de citoyens de la région de la (...)

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