Changements climatiques

Du 24 au 29 janvier 2012, la ville de Porto Alegre (Brésil) était hôtesse d’un Forum social thématique organisé notamment en préparation au Sommet des peuples de Rio + 20, une rencontre de la société civile mondiale qui se tiendra parallèlement à la Conférence des Nations Unies Rio +20 en juin 2012 à Rio de Janeiro au Brésil. Si, après les échecs évidents des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, la rencontre de Rio est attendue avec l’espoir qu’elle permette une nouvelle ouverture, elle est aussi, et peut-être surtout, attendue avec appréhension. En effet, tout indique (...)
Le Québec s’est fixé la cible suivante : une réduction des émissions de GES de 20% sous le niveau de 1990 d’ici 2020 par l’entremise d’un système de plafond échange. En vigueur depuis le 1er janvier, les entreprises participantes ont huit ans pour atteindre cette cible qui est plus ambitieuse que l’engagement pris à Kyoto par le gouvernement libéral canadien de Jean Chrétien, soit une réduction de 6% sous le niveau de 1990 d’ici 2012, souligne Erick Lachapelle, professeur adjoint au département de science politique de l’Université de Montréal. Il rappelle que « les émissions du Canada ont (...)
Même si les éléments à la racine de la crise écologique et sociale actuelle étaient déjà présents dans le contexte de la conférence de Rio en 1992, la conscience d’un monde fini et en partie détruit du fait des irréversibilités de certains phénomènes (climat, biodiversité, épuisement des ressources) restait encore relativement marginale et en partie circonscrite à des cercles d’experts ou captée par ces cercles. Par ailleurs, au début des années 1990, la globalisation économique et financière était encore largement présentée comme « l’horizon indépassable » et la voie du progrès pour l’humanité tout (...)
L’antidote est l’Accord des Peuples de Cochabamba. Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l’humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d’apartheid climatique. « Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, (...)
Après 9 jours de négociations, il n’y a plus doute, nous avons déjà vu ce film. C’est le troisième remake de Copenhague et Cancun. Les mêmes acteurs. Le même script. Les documents sont produits en dehors des lieux officiels de négociation. Dans des réunions privées, dans des dîners auxquels les 193 Etats membres n’assistent pas. Le résultat de ces rencontres ne sera connu que le dernier jour. A Copenhague, il était à deux heures du matin, le lendemain du jour où la conférence aurait dû se terminer. A Cancun, le projet de décision n’est apparut que le dernier jour, à 17 heures, et n’a pas été (...)
Cela fait presque un an que les résultats des négociations sur le climat à Cancún ont été imposés malgré les objections de la Bolivie. Il est temps de faire le point et de voir où nous en sommes. A Cancún, les pays développés ont fait la liste de leurs engagements de réduction d’émissions de gaz à effets de serre pour la période 2012-2020. Les États-Unis et Canada ont annoncé qu’ils réduiraient leurs émissions de 3 % par rapport à 1990. L’Union européenne entre 20 % et 30 %. Le Japon 25 %. La Russie entre 15 % et 25 %1. En ajoutant toutes les promesses de réduction des pays développés à l’horizon 2020, (...)
Du 28 novembre au 9 décembre 2011 se tiendra à Durban la 17è conférence internationale des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 17). Déjà les mouvements sociaux et environnementaux de l’Afrique du Sud, ont annoncé qu’ils en profiteront pour organiser de larges mobilisations afin de dénoncer cette « conférence de pollueurs » et mettre de l’avant l’absolue nécessité d’arriver à un accord réellement contraignant sur l’émission de gaz à effet de serre (GES). Ils invitent les mouvements sociaux de l’Afrique et du monde entier à se joindre à eux dans ce qui pourrait s’avérer « un moment (...)
Situé dans le plus grand delta au monde où deux fleuves himalayens, le Brahmapoutre et le Gange s’unissent pour se jeter dans le golfe du Bengale, le Bangladesh est coutumier des catastrophes climatiques. La moitié des terres du Bangladesh est à moins de 10 mètres au dessus du niveau de la mer. Elles sont en grande partie constituées de limons drainés par les fleuves qui s’écoulent des glaciers himalayens. La fonte des neiges occasionne régulièrement des inondations importantes. Le littoral est, quant à lui, à la merci de cyclones et de vagues géantes qui submergent les zones côtières. Soumis (...)
Les 15, 16 et 17 avril 2011 Une conférence axée vers l’ACTION qui portera notamment sur des thèmes comme les crises écologiques et les alternatives citoyennes , les stratégies de transition vers une économie sans carbone et les conversions industrielles, la lutte aux énergies fossiles, la science et la justice climatique, l’écosocialisme, Les mobilisation citoyenne contre les gaz de schiste et les sables bitumineux, la dette écologique et solidarité, la multiplicité et la convergence des réseaux. En somme, un moment pour bâtir un mouvement ! AVEC : Pablo Solon, ambassadeur de la Bolivie (...)

Alors qu’on constate que l’année 2010 a été l’année la plus chaude depuis même des millénaires (Le Monde, samedi le 22 janvier 2011), la fin de l’année 2011 verra la population mondiale franchir le cap des sept milliards d’individus ! Il y a cinquante ans, la planète venait d’atteindre le sommet de 3 milliards d’individus alors que s’achevait le fameux « baby boom » occidental. Depuis ce temps, c’est ailleurs qu’un « boom » des naissances a eu lieu. Il se trouve dans les régions qui ressentent le plus les conséquences du réchauffement climatique !

Entretien avec María Fernanda Espinosa L’Initiative Yasuní-ITT, projet emblématique du gouvernement équatorien depuis sa présentation en juin 2007, représente un des espoirs au niveau international dans les discussions pour lutter contre le réchauffement climatique. On parle beaucoup de cette initiative, on commente ses avances et ses retards. Cet entretien avec María Fernanda Espinosa, Ministre Coordinatrice du Patrimoine, coordinatrice de l’Initiative Yasuní-ITT et une des principales personnes qui l’a porté politiquement, nous permet d’éclairer quelques-uns des principaux thèmes du (...)
1. A l’appel de centaines d’organisations mexicaines et internationales venant de tous les continents, nous, ouvriers, paysans, peuples indigènes, organisations de femmes, militants du mouvement urbain populaire, environnementalistes, ONGs, militants en général et intellectuels, nous nous sommes réunis à Cancún entre les 5 et 10 décembre, en même temps qu’avait lieu la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique (COP 16). Notre présence à Cancún est le fruit d’un large et intense processus d’éducation populaire et d’ateliers de discussions, au Mexique et ailleurs, visant à avancer (...)
Les négociations sur le climat de la 16ème Conférence des Parties à Cancun ne suscitaient pas beaucoup d’espérance et n’auront finalement accouché que d’un accord sur la continuation de ces mêmes négociations. C’est déjà ça de pris. Mais considérant l’ensemble des questions liées aux changements climatiques, il semble que l’on nous demande de nous satisfaire d’un accord que même des pays comme le Japon, la Russie et la Canada, lesquels ont formellement refusé d’entériner la prolongation de l’accord de Kyoto, ont accepté de signer. Il est difficile dans ce contexte de ne pas croire en un recul (...)
Le sommet de Cancun s’est achevé aujourd’hui. Il aura permis de sauver le processus de négociation multilatéral et international, mais pas le climat, qui reste pour le moment au bord de la route. Si certains avaient prédit la mort du processus, les gouvernements ont montré qu’ils peuvent coopérer et avancer ensemble, d’un petit pas, en direction d’un accord mondial. La question clé du financement a progressé Cet enjeu majeur marque un progrès : les gouvernements ont mis en place un fonds destiné à livrer les milliards dont les pays en développement ont besoin pour lutter contre les (...)
Ce mardi 7 décembre était jour des 1000 Cancun appelés par la Via Campesina. A Cancun, des milliers de manifestants partis à l’aube du centre de la ville se sont rapprochés au maximum du centre de négociations officiel pour y organiser une assemblée des mouvements. Après une conférence de presse au Moon Palace, des représentants de la société civile ainsi que des délégués de pays du Sud (Bolivie, Nicaraguay, Paraguay...) ont rejoint cette assemblée mettre les véritables solutions au changement climatique, notamment celles du sommet de Cochabamba, sur la table des négociations. Unr production (...)
Ce mercredi 8 décembre, une vingtaine de représentants d’organisations de la société civile n’ont pu pénétrer sur les lieux des négociations à Cancun. Leur accréditation a été "suspendue". Leur tort ? Avoir pris part à la conférence de presse du mardi 7 décembre organisée par la Via Campesina au Moon Palace. Rejointe par l’ambassadeur de Bolivie, Pablo Solon, les négociateurs en chef du Paraguay, Miguel Lovera et du Nicaragua Paul Oquin, la conférence de presse de 30 minutes s’est poursuivie sur le perron de l’édifice Azteca, suscitant un attroupement assez important de médias, représentants de la (...)
Il n’y a pas que la Corée, les missiles et le terrorisme dans la vie, il y a aussi le climat ! Suite des petites découvertes dans les documents américains dévoilés par Wikileaks. Comment faire avancer le dossier climatique ? Six mois avant son éviction, le ministre français de l’écologie, Jean-Louis Borloo, avait son idée (1). Après avoir défendu mordicus la nécessité d’un accord contraignant avant le Sommet de Copenhague, le ministre avait viré sa cuti. C’est du moins l’avis de l’ambassadeur américain en France après un coup de fil avec Borloo, le 11 février dernier, soit deux mois après le (...)
À Cancún, on n’est pas à un paradoxe près. La station balnéaire qui accueille les négociations sur le climat est ravagée depuis 35 ans par une frénésie immobilière, au mépris de l’écologie. De nombreuses populations mexicaines sont victimes de désastres socio-environnementaux. Pour dénoncer les décisions du gouvernement qui ont entrainé « un des plus hauts niveaux de dévastation environnementale de la planète », des caravanes ont sillonné le pays, en amont des négociations. Nos gouvernements ont-ils décidé d’user de l’ironie ? Le choix de Cancún (Mexique) comme ville d’accueil des négociations sur le (...)
À quelques jours de la décision du Gouvernement Charest d’accorder ou non un prêt de $58 millions pour la reprise de l’exploitation de la Mine Jeffrey d’Asbestos, cette conférence fera le point sur l’état du dossier. La production anticipée de 200,000 tonnes d’amiante par an pendant 25 ans, alors que déjà 100,000 décès annuels sont associés aux usages de l’amiante dans le monde, est injustifiable. Nous accueillerons une délégation venant de Corée, d’Inde, d’Indonésie, du Japon et de Hong Kong qui expliquera comment est illusoire la prétendue manipulation sécuritaire de l’amiante dans leurs pays (...)
Ce vendredi, plus de 500 personnes engagées depuis près de 5 jours dans des caravanes parties de San Louis Potosi, Guadalajara, Acapulco, Oaxaca et du Chiapas (voir ici) vont arriver à Cancun. Organisées par la Via Campesina, l’Assemblée des Affectés Environnementaux (ANAA), le Syndicat mexicain des Électriciens (SME) et le Mouvement de Libération Nationale, les caravanes se sont arrêtées mardi à Mexico pour une manifestation et un forum. Occasion de poser les bases de ce que seront les revendications à Cancun de ces mouvements dont la majorité représente des populations directement victimes (...)
Hier, le Japon a choqué plusieurs partis de la COP ainsi que l’ensemble de la société civile qui promeuvent le lancement d’une deuxième phase du Protocole de Kyoto (PK). Répétant en termes clairs ce qu’il avait annoncé un jour plus tôt, la délégation japonaise a affirmé qu’il est hors de question que ce pays souscrive à la deuxième phase du PK. Le Groupe parapluie Il s’agit de la première bourrasque d’air froid que subit la COP de Cancun. J’explique ici la position japonaise et, puisque ce pays est un membre éminent du Groupe parapluie, j’en profite pour détailler un peu mieux les positions (...)
« Il n’y a rien à attendre de Cancun » selon Yvonne Yanès d’Accion Ecologica (Equateur). « Rien de bon, mais beaucoup de mauvaises choses ». Et en premier lieu, la crainte vient d’un accord sur REDD. Pour Roque Pedace, des Amis de la Terre Argentine, et ayant participé au dernier rapport du GIEC, cela ne fait pas mystère puisqu’il y a très peu de pays qui aujourd’hui s’opposent à ce dispositif officiellement présenté comme devant permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la déforestation et de la dégradation des forêts. Il se souvient pourtant qu’en 2001, à (...)
La Vía Campesina à Cancun : "Démasquons le gouvernement Mexicain" « La Seizième Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations unies sur le Changement climatique (COP 16) est déjà considérée comme un échec qui va affecter l’avenir de l’humanité car elle ne fait que renforcer l’intention des transnationales de s’enrichir grâce à la crise climatique », a déclaré Alberto Gómez, de la coordination internationale de La Via Campesina. « Dans les ultimes documents de discussion, les propositions de l’Accord des Peuples signé à Cochabamba ont été éliminées. La balance s’incline en faveur du (...)
Le projet Yasuni-ITT, initiative proposée par le gouvernement équatorien pour lutter contre le réchauffement climatique global, dépasse les frontières nationales. En échange d’une contribution internationale, on laisserait sous terre 850 millions de barils de pétrole lourd situé dans le Parc National Yasuni. Ce parc contient une des plus importantes réserves de biodiversité du monde. Dans cette zone, vivent aussi des communautés et des peuples indigènes en isolement volontaire. De plus, en n’exploitant pas ce pétrole, cela éviterait l’émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2. En (...)
Alors que le Forum social mondial sur les migrations s’est achevé le 11 octobre 2010 à Quito en Equateur (voir notre reportage), Ivo Poletto revient dans un court entretien sur les corrélations entre crises environnementales et flux migratoires. Ce philosophe et sociologue est impliqué dans le Forum brésilien Changements climatiques et Justice sociale. Alter-Echos : Plusieurs organisations indiquent que l’on pourrait passer dans les prochaines années de 25 millions à 100, voire 200 millions de déplacés environnementaux. Quels liens établissez-vous entre migrations et changements (...)
Le président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales, écrit une lette ouverte aux peuples autochtones du monde pour le respect de la nature, de la forêt et contre la marchandisation de l’écologie. Frères indigènes du monde, Je suis profondément inquiet de la tentative d’utilisation de certains dirigeants et de groupes indigènes pour promouvoir la mercantilisation de la nature et de la forêt en particulier à travers la création du mécanisme REDD (Réduction des Emissions résultant du Déboisement et de la Dégradation des forêts dans les pays en développement) et ses versions REDD+ et (...)
Pendant que les représentants des gouvernements se réuniront à Cancun pour la 16e conférence des parties sur le climat (29 novembre – 10 décembre), l’organisation mondiale Via Campesina lance l’initiative « 1000 Cancun ». Dans un entretien avec Alter-Echos réalisé lors du Vème Congrès de la CLOC-Via Campesina (voir un compte-rendu ici), Alberto Gomez, représentant de l’UNORCA (1) et un des responsables des initiatives de la Via Campesina pour Cancun revient sur les motifs de cette mobilisation et précise les itinéraires des caravanes internationales reliant Mexico à Cancun. Depuis quand et (...)
Plus de mille femmes et hommes, paysans, autochtones, urbains et ruraux, affectés par la destruction sociale et environnementale sont en train d’organiser une marche constituée de 5 caravanes vers Cancún, Mexique, afin de protester contre l’indolence des pays dominants et capitalistes du monde qui se réuniront pour la Conférence de La Convention Cadre des Nations unies sur le Changement climatique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Les caravanes co-organisées par l’Assemblée nationale des Victimes environnementales et le mouvement international paysan La Via Campesina ainsi que par (...)

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