Brésil

Il faisait 40 degrés Celsius, il y avait 100 000 personnes, il était minuit, ça ne faisait que commencer, et Luck Mervil et ses musiciens chantaient devant le public brésilien et étranger rassemblé pour le Forum social mondial (FSM). C’était le 26 janvier.

Wise eyes of little boys selling water and beer in the all-day heat; old and dirtied little feet and hands that run to collect your empty cans as you take your last sip; warn smiles of homeless women washing their babies under the taps of the youth camp; tired tans of artists hawking their works (and Che Guevara T-shirts) on the pavements of Porto Alegre...

Dans la rue, les groupes deviennent de plus en plus compacts. La fumée des barbecues de fortune installés à la va-vite sur les trottoirs emporte avec elle une rumeur diffuse et sourde.

Porto-Alegre, Brésil - Ça y est, c’est commencé. La cinquième édition du Forum social mondial (FSM) s’ouvre aujourd’hui, 26 janvier, et se déroulera jusqu’au 31 janvier 2005, dans la ville de Porto Alegre, au Brésil. Dans les bureaux du secrétariat du FSM, comme dans le quartier général du Campement de la jeunesse, aménagé à même le site du campement, l’atmosphère était frénétique ces derniers jours. Tous, les employés, les bénévoles, mais aussi les étrangers qui, comme moi, sont venus prêter main-forte à l’organisation de ce projet colossal, se sont donnés corps et âmes pour sa réussite. Sur les (...)

L’accession de Lula à la présidence du Brésil a été vécue par des millions de personnes comme un tournant décisif dans la trajectoire du pays.

Les Brésiliens se sont rendus aux urnes encore une fois le 3 octobre, dans le cadre d’élections municipales devant élire 5 562 maires et 51 748 conseillers municipaux à travers le pays.

Depuis la mise sur pied du budget participatif dans la ville de Porto Alegre au Brésil en 1990, les habitants de plus de 250 villes à travers le monde expérimentent aujourd’hui un tel projet. Montréal s’ajoutera-t-elle un jour à cette liste ? On en discutera fortement lors du Troisième Sommet des citoyens et citoyennes de Montréal qui se tiendra au Cégep du Vieux-Montréal du 17 au 19 septembre.

19 JUIN 2004 - ITAICI, BRÉSIL

Vous me trouvez certainement chanceuse de me trouver au Brésil présentement et vous avez raison ; et ne me parlez pas de la chaleur parce que ici, c’est l’hiver. Je suis
chanceuse d’y être pour participer à la 4 Conférence internationale de Via Campesina et pour célébrer le 20e anniversaire du Mouvement des sans terre (MST).

Au début de 2003, Lula avait promis la grande transformation (la « mudança »). Plus concrètement, le gouvernement devait remettre les priorités à la bonne place : réforme agraire, lutte contre la pauvreté, création d’emplois, modernisation et démocratisation de la vie politique, virage pro-environnemental, etc. Sans oublier une nouvelle politique extérieure tournée sur l’Amérique latine, essentiellement. Un an plus tard, le bilan est mitigé.

A project with the workers school Escolas de março is currently in preparation to improve training skills and to set up a network linking co-operative, self-managed producers and consumers in the working-class economy. It should affect improvements of the living conditions of the residents of six areas of the State of Rio Grande do Sul in Brazil where there are already projects developing direct economic links between producers and the working class. Alternatives and it’s partners are also helping organize a range of sectoral and regional networks through both the development of (...)
Context: Drought is a regular and frequent occurrence in the North East of Brazil. For the inhabitants in the semi-arid areas of Brazil, droughts have brought a great deal of hardships, in particular by destroying local ecosystems causing the subsequent loss of biodiversity. At the economic and social level, the dryness has also had various societal effects. Small farmers who do not have the necessary large scale means of production do not succeed in meeting the needs of their family. These families migrate towards other areas of the country, which spawns other social (...)
Alternatives helped support the organization of the Panamazonien Social Forum which was held in the town of Belém in Brazilian Amazonia in January 2003. The themes of this forum, which fell under the mobilization around the World Social Forum (WSF), allowed representatives of Bolivia, Peru, Ecuador, Colombia, Venezuela, Guyannes, Surinam and Brazil to share their analysis of the issues affecting Amazonia, one of the greatest reserves of natural resources in the (...)

By supporting the participation of 14 members of Canadian nongovernmental organizations in the events surrounding the third World Social Forum (WSF) in Porto Alegre (Brazil) held between January 23 - 28 2003, Alternatives and its partners wished to support the efforts to reform and develop Brazilian governmental and nongovernmental organizations in the public and social sectors

At the end of December Lula completes a year at the head of the Brazilian government. In these dark times of international regression, a perspective of peace and social justice is coming from Brazil, the country where the World Social Forum was born. But in the end, where is the Lula government going?

À la fin de l’an passé, deux tiers des Brésiliens portaient au pouvoir un métallurgiste sorti du rang, syndicaliste et fondateur de la grande confédération syndicale, la CUT. Mais un an plus tard, où en est-on ? Luis Inacio Lula da Silva, dit Lula, pourra-t-il « livrer la marchandise » et en finir une fois pour toutes avec l’exclusion sociale ?

La Cité de Dieu est une favela en banlieue de Rio de Janeiro, érigée dans les années 60 pour accueillir le trop plein des habitants des quartiers environnants. La survie y est chaque jour à réinventer. Le quotidien est un défilé d’abus policiers, de petits crimes, d’extorsions diverses, de meurtres, de trafic de drogue et de pauvreté. C’est cet univers qui constitue la toile de fond du roman de Paolo Lins. S’y côtoient des centaines de personnages rarement abordés en profondeur, comme s’ils étaient interchangeables dans ce monde où la violence est la seule à donner un sens à la vie. Comme si (...)

Près de 15 000 personnes se sont données rendez-vous à Belo Horizonte, du 6 au 9 novembre 2003, afin de participer au 1er Forum Social Brésilien (FSB) sous le slogan Un autre monde est possible, un autre Brésil est nécessaire. Dans l’esprit du Forum social mondial (FSM), l’événement se voulait un espace ouvert et pluriel d’échanges d’idées et d’expériences. Le FSB était divisé en trois axes thématiques : Impérialisme, Le Brésil que nous avons et le Brésil que nous voulons, et Mouvements sociaux.

The MST started as a struggle for land. When we began our struggle we believed that land alone would be enough to get people out of poverty. We were wrong. We learned that the enemy was not just the large estates. We learned that there are other fences besides the ones that kept campesinos off of the land. We learned that the lack of capital is a fence. We learned that ignorance, a lack of knowledge, is a fence. We learned that international capitalism and its multinational corporations are fences as well. It is important to understand these fences.

After nearly six months in office President Luis Inacio "Lula" da Silva is encountering opposition from within his own party while he stakes out foreign policy positions that challenge the Bush administration. As Emir Sader, a political analyst at the State University of Rio de Janeiro, proclaims: "The government has adopted a fairly traditional economic approach that arouses the ire of some in Lula’s Workers Party, while he is using Mercosur, the South American trade bloc, to confront the Bush administrations’ efforts to impose its commercial agenda on the region."

Le colloque sur le nouveau Brésil s’est tenu au pavillon J.-A.De Sève de l’UQAM, les 6 et 7 juin. Organisé par Alternatives et la Fundação Perseu Abramo, en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal et le Centre d’études et de recherches sur le Brésil, cet événement a intéressé environ 400 participants venus de plusieurs horizons.

Il y a déjà quelques mois, un tremblement de terre politique a secoué le Brésil. Lula, élu par 55 millions de Brésiliens, devenait président de la République. Ouvrier métallurgiste, syndicaliste et fondateur de la Centrale unique des travailleurs (CUT), originaire du Nordeste (région la plus pauvre du Brésil), Lula de par sa personne inaugure un nouveau cycle dans l’histoire politique de ce pays de 178 millions d’habitants habitué à être gouverné depuis toujours par une micro élite. Le nouveau président réussira-t-il à rencontrer les gigantesques défis d’un pays "sens dessus dessous" (selon l’expression du ministre de la réforme agraire, Miguel Rossetto ?)

Brésilienne d’origine et citoyenne du monde, la chanteuse Bïa a fait de la musique sa patrie. Une façon bien à elle d’ériger des ponts entre les cultures et les continents, et d’y laisser une touche d’humanité.

Il est déjà contesté par les grands propriétaires terriens qui détiennent l’essentiel des bonnes terres du Brésil, et adulé par les paysans sans-terre qui voient en lui celui qui va enfin rétablir la justice dans le pays le plus inéquitable du monde. Au début juin, le ministre brésilien du Développement agraire, Miguel Rossetto, sera à Montréal à l’invitation d’Alternatives. Ancien syndicaliste et vice-gouverneur de l’État du Rio Grande do Sul, le jeune ministre sait qu’il a devant lui tout un défi. La réforme agraire, promise depuis longtemps, sera ce qui fera ou défera le nouveau gouvernement de Luis Inacio da Silva, plus couramment appelé Lula.

Landowners already doubt him, while landless peasants see him as the one who will finally restore justice to the most inequitable country in the world. Brazilian Minister for Land Reform Miguel Rossetto will be coming to Montreal at the beginning of June, on an invitation from Alternatives. A former trade unionist and vice-governor of the state of Rio Grande do Sul, the young minister knows he has quite a challenge ahead of him. One thing is for certain: it is land reform, promised for years now, that will make or break the new government of Luis Inacio da Silva, whom they call Lula.

• Presque 60 % des surfaces rurales appartiennent à moins de 3 % des propriétaires. • Les 20 plus grandes propriétés accaparent à elles seules la même surface que 3,3 millions de petits producteurs. • Pour un territoire continental de 850 millions d’hectares, 390 millions d’hectares sont utilisables pour l’activité agricole, mais, selon l’Institut national de colonisation et de réforme agraire (Incra), 120 millions d’hectares demeurent en jachère. • Au moins 3,5 millions de familles paysannes sans-terre attendent une réforme agraire. • Le gouvernement de Cardoso prétendait à la fin 2001 avoir (...)
Ismaël a huit ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Je le vois vendre des bonbons toute la journée dans les rues du centre-ville de Novo Hamburgo, situé dans l’État de Rio Grande do Sul. Mais quand il vient me visiter au travail, il me jure qu’il va à l’école. Hmmm... Il aime les fusils, est fasciné par la guerre des trafiquants à Rio de Janeiro et veut devenir médecin. Il n’est pas sûr que l’anglais existe, mais se tord de rire à m’entendre en parler quelques mots. ll habite un des quartiers les plus pauvres et les plus violents de Novo Hamburgo - un de ceux qui ont brusquement perdu leurs (...)
Contexte : La sécheresse est un phénomène physique naturel qui afflige fréquemment et régulièrement le Nordeste du Brésil. Depuis longtemps, dans les régions semi-arides du Brésil la sécheresse cause du tort aux habitants de ces régions, notamment par la destruction des écosystèmes locaux qui entraîne une perte importante de la biodiversité. Au niveau économique et social, la sécheresse a aussi diverses répercussions sur la société. Les petits agriculteurs qui ne possèdent pas les moyens de produire ne réussissent pas à subvenir aux besoins de leur famille. Ils migrent vers d’autres régions du (...)
Alternatives a soutenu l’organisation du Forum social panamazonien qui s’est déroulé dans la ville de Belém en Amazonie brésilienne en janvier 2003. Ce Forum thématique, qui s’inscrit dans la mouvance du Forum social mondial (FSM) a permis à des représentants de la Bolivie, du Pérou, de l’Équateur, de la Colombie, du Venezuela, des Guyannes, du Surinam et du Brésil de partager leur analyse des enjeux entourant l’Amazonie, une des plus grandes réserves de ressources naturelles au (...)

Les vendredi et samedi 6 et 7 juin 2003
À l’UQAM, pavillon J.-A. De Sève (320, rue Sainte-Catherine est)

Alternatives et la Fundação Perseu Abramo du Brésil, en collaboration avec l’Université du Québec à Montréal et le Centre d’études et de recherches sur le Brésil, vous invitent à un colloque sur le nouveau Brésil. Il s’agit d’un événement qui réunira autour de la table les principaux interlocuteurs du nouveau gouvernement brésilien.

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