Brésil

Le 14 août, Rosa Peralta, responsable des actions urgentes au Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), ainsi que Gustavo Monteiro, collaborateur au CDHAL, ont eu l’occasion de s’entretenir avec Mara de Carvalho, défenseure des droits humains au Brésil. Mara est membre du secteur des droits humains du Mouvement des sans-terre (MST) au Brésil, de l’Institut de recherche sur le droit et les mouvements sociaux (IRDMS) et de l’Association brésilienne des juristes pour la démocratie (ABJD).

Lors de son passage à Montréal, Mara a fait une présentation sur les principales attaques et les reculs des droits humains sous le gouvernement du président Jair Bolsonaro. Mara nous a également parlé des fronts de résistance qui s’organisent dans les territoires ruraux et urbains du pays.

Article d’abord paru sur le site de cadtm.org Brésil : 55 ans après le coup d’État des militaires du 31 mars 1964 et le renversement du président Joao Goulart, le nouveau président d’extrême-droite, Jair Bolsonaro a ordonné une célébration du coup d’État militaire de 1964. Il est important de revenir sur le soutien actif du gouvernement des États-Unis, de la Banque mondiale et du FMI aux militaires qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Le 2 avril 2014, une organisation non gouvernementale aux États-Unis, le National Security Archive (NSA !) a rendu public une série impressionnante de documents (...)
En 2018, le monde a connu l’histoire de Marielle Franco, la conseillère municipale brésilienne brutalement assassinée à Rio de Janeiro. Le 14 mars, la voiture dans laquelle Marielle se trouvait a reçu 14 coups de feu, tuant la conseillère (de quatre balles à la tête) et Anderson Gomes, qui conduisait la voiture. Les enquêtes menées à ce jour indiquent que les projectiles par lesquels Marielle et Anderson ont été abattus ont été achetés par la police fédérale du Brésil. Des membres d’une des plus grandes milices de Rio ont été arrêtés pour leur participation au crime. Aussi, des informations (...)
Article d’abord paru sur le site de Dial et en espagnol sur le site de alainet.org. Traduction française de Françoise Couëdel. Le mouvement indien brésilien a multiplié, tout au long du mois de janvier, le « janvier rouge », les activités au cours de la campagne « Sang indien, pas une goutte de plus ». Toutes ces manifestations dans le but de dénoncer les attaques dont sont victimes les peuples autochtones de la part du gouvernement qui, dès le premier jour de l’année, dès son accès au pouvoir, a fait voler en éclat toute la structure qui protège les Indiens du Brésil. Dès la fin de l’après (...)

Evo Morales a livré Battisti en 24 heures. Non seulement le gouvernement bolivien lui a refusé sa demande d’asile politique en un temps record, mais le militant italien n’a même pas eu le droit fondamental à un procès d’extradition qui aurait permis d’analyser le dossier.

Publié d’abord sur le site de A l’encontre Mardi 22 janvier Jair Bolsonaro a fait son premier discours à l’étranger à Davos, devant un parterre de CEO alléchés par le tournant ultralibéral et autoritaire que le président brésilien – ou plutôt son équipe, un mix de militaires et d’investisseurs ultralibéraux – commence à imposer au plus grand marché d’Amérique latine. Le même jour, la presse brésilienne annonçait l’arrestation de cinq suspects liés à l’assassinat de Marielle Franco. Elle révélait aussi les liens entre un milicien soupçonné d’avoir commandité l’exécution de la militante et Flávio (...)
Article d’abord publié sur le site de Contretemps, en portugais sur le site de Movimento et en espagnol sur le site de Viento Sur Le fascisme s’est imposé électoralement au Brésil, le géant latino-américain, la septième économie mondiale. Il s’agit donc d’une commotion de portée internationale et, probablement, d’une inflexion dans l’histoire brésilienne et régionale. La dynamique politique inaugurée par les résultats électoraux a libéré une grande vague de violence sociale et politique qui a produit une explosion surprenante d’attentats et d’agressions contre des personnes LGTBI, des femmes, des (...)
Texte publié d,abord sur le site de Cidades para que(m)? En quelques jours, le président élu du Brésil collectionne déjà des épisodes alarmants qui font présager un futur très difficile: l’Argentine a déjà fait état de ses préoccupations au sujet des déclarations du futur ministre de l ́économie, un milliardaire ayant fait fortune dans le monde de la bourse, dédaignant le Mercosul, bloc économique représentant 24% des exportations brésiliennes. La même chose pour les pays arabes, qui importent 5% des exportations brésiliennes, soit 11 milliards de dollars par an, et qui ont menacé le Brésil de (...)

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro vient d’être élu au Brésil. Il a annoncé son objectif éducatif : extirper la philosophie de Paulo Freire des écoles .

La droite et l’extrême droite au Brésil, l’une des plus corrompues au monde sont devenues les porte-parole de l’éthique, sans jamais avoir pratiqué un geste en faveur de l’éthique dans la politique brésilienne.

Entretien publié d’abord sur le site de lemediapresse.fr Ce dimanche 28 octobre, Jair Bolsonaro, candidat du Parti social-libéral (PSL) est élu président de la République fédérative du Brésil. Après une campagne à rebondissement, il a battu Fernando Haddad, candidat du Parti du travailleur (PT) avec 55,1% des suffrages exprimés. Ce dernier avait dû remplacer tardivement l’ancien président Lula, emprisonné pour le scandale Petrobras, une décision de justice très controversée et contestée. Soutien de la dictature militaire et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, le nouveau (...)
Tout allait raisonnablement bien jusqu’à une semaine avant le premier tour. Jair Bolsonaro, l’ex capitaine aux penchants fascistes maintenait une certaine avance dans les sondages, mais se voyait rattrapé par Fernando Haddad, le candidat de Lula, qui effectuait depuis quinze jours une remontée impressionnante. Parti d’à peine 4% des intentions de vote, il arrivait autour de 22% et se positionnait définitivement en deuxième place, après une campagne très courte, puisque le Parti de Travailleurs avait soutenu la candidature de Lula jusqu’au dernier moment possible. Mais, en une semaine, (...)
Ces derniers temps, est apparu avec force le terme de « judicialisation » de la politique aussi appelé la « lawfare », un phénomène de portée mondiale qui s’inscrit dans le cadre de la guerre de quatrième génération et des mécanismes dits de coups d’État doux. Dans le jeu de la politique, le capitalisme financier mondial a réussi à trouver de nouvelles méthodes lui permettant d’avancer sur des scénarios dans lesquels l’organisation populaire mettait un frein à ses plans économiques, sociaux et politiques. De quoi parlons-nous avec le Lawfare ? Ce terme d’origine militaire décrit des méthodes de (...)

L’emprisonnement de Lula, décrétée ce jeudi soir (5 avril) marque l’apothéose d’un coup d’Etat minutieusement préparé et mis en route depuis 2014. Les articles des grands médias en Europe ou en Amérique du Nord ne font que reproduire celles des 5 grands groupes de communication brésiliens, tous dans les mains de 5 grandes familles impliquées dans le coup d’Etat. Voici une chronologie explicative des évènements. Merci de le faire circuler de toute urgence. La situation au Brésil est des plus graves et demande la solidarité internationale.

Pendant quinze jours, les journaux et télévisions européens ont braqué leurs projecteurs sur le Brésil, pour commenter l’assassinat de Marielle Franco, une militante du PSOL [1], qui était devenue, à Rio de Janeiro, le symbole de la lutte pour le respect des droits de la communauté afro-brésilienne et le défenseur exemplaire de la population du « Complexo da Maré » [2]. En effet, ses dénonciations continuelles des activités paramilitaires des « Milicias » [3], des violences de la police et des abus des unités spéciales de la Police Fédérale, mettaient en cause les liens occultes existant dans l’État de Rio de Janeiro entre le pouvoir, les patrons, et les groupes paramilitaires.

Comme c’était une femme, et même très belle, les journalistes ont préféré les aspects personnels, la plupart du temps immortalisés par de splendides photos. Les grands médias sont ainsi parvenus à créer un personnage, sans cependant dire qu’il s’agit d’une militante historique du PSOL. C’est ainsi que la « grande presse » a pu ne pas expliquer pourquoi Marielle Franco avait choisi de militer au PSOL et non dans le PT de l’ex-président Lula, ou dans le PDT de Brizola ou dans le PSB !

Le 13e Forum social mondial, du 13 au 17 mars 2018, a marqué le retour de ce processus international au Brésil, pays où il a vu le jour. Il a été endeuillé par l’annonce de l’assassinat d’une conseillère municipale, proche des mouvements sociaux, à Rio de Janeiro. Ce crime est un indice de plus de la dérive antidémocratique que vit le plus grand pays d’Amérique latine depuis le renversement de Dilma Rousseff en 2016. Il a cependant été vécu par les participants au Forum comme une occasion d’éveil des consciences et de sursaut démocratique. La communauté internationale peut agir pour renforcer les droits humains au Brésil et ailleurs, en garantissant notamment la justice fiscale et un commerce respectueux des normes sociales et environnementales.

Le Forum social mondial (FSM) se tiendra du 13 au 17 mars dans la ville de Salvador de Bahia (Brésil), symbole de la résistance du peuple Noir au Brésil, face à l’esclavage puis au racisme. C’est le 13ème FSM depuis sa création en 2001 : des mouvements sociaux et organisations s’y retrouveront pour continuer de définir les contours d’(« un autre monde possible »). Voici l’appel en français. Le Forum social mondial (FSM) se tiendra du 13 au 17 mars dans la ville de Salvador de Bahia, symbole de la résistance du peuple Noir au Brésil, face à l’esclavage puis au racisme. La lutte contre le (...)
Les signataires du manifeste défendent aujourd’hui non seulement l’ancien Président Lula d’une condamnation injuste, mais aussi le maintien de la primauté de l’Etat du droit au Brésil. Pour la défense d’un état de droit et la préservation de la souveraineté populaire, il est essentiel que le pouvoir judiciaire soit indépendant, tout comme le législatif afin de garantir les décisions. Ce qui est évident dans un Etat de droit, c’est que tous les citoyens peuvent croire en une justice indépendante, impartiale et non-médiatique. C’est pourquoi la condamnation de Lula prévue pour le 24 janvier, (...)
Près d’un an après la destitution de Dilma Rousseff, les députés brésiliens ont délibéré, mercredi 2 août 2017, au sujet du président en poste, Michel Temer. Doit-il faire l’objet de poursuites judiciaires ? L’objet des accusations qui pèse contre lui est bien plus grave que pour l’ancienne présidente. Les députés ont pourtant décidé d’annuler les poursuites contre Michel Temer. L’Etat de droit brésilien est mis à mal par une impunité assumée au grand jour qui brise toute légitimité démocratique de ses représentants. Dans un cadre similaire à celui du 12 mai 2016 (ouverture de la procédure de (...)
Le Brésil est triste. Ils ont condamné Lula, emprisonné le peuple, incarcéré l’espoir. Ce n’est pas qu’un homme qu’ils ont condamné. Ni seulement un autre homme politique. Cette condamnation arbitraire, injuste et illégale de Lula, le meilleur président de l’histoire du Brésil, signifie l’emprisonnement des perspectives pour l’égalité sociale et des chances pour tous. Avec Lula, ils condamnent les rêves et les espoirs du peuple brésilien. Avec Lula, ils ont emprisonné la justice et la démocratie. Les habitants du Brésil, toujours exclus et entravés par ceux qui condamnent aujourd’hui son plus (...)
Appelons un chat un chat. Ce qui vient de se passer au Brésil, avec la destitution de la présidente élue, Dilma Rousseff, est un coup d’État. Coup d’État pseudo-légal, "constitutionnel", "institutionnel", parlementaire, tout ce qu’on voudra, mais coup d’État tout de même. Des parlementaires - députés et sénateurs - massivement compromis dans des affaires de corruption (on cite le chiffre de 60%) ont institué une procédure de destitution contre la présidente de la République du Brésil, Dilma Roussef, sous prétexte d’irrégularités comptables, de "pédalages fiscaux" pour combler les déficits dans les (...)
Pour la première fois depuis cinquante ans, l’hégémonie dans les rues brésiliennes appartient aujourd’hui à la droite. Peu avant le coup d’Etat de mars 1964, la droite prenait la tête des grandes manifestations contre le président progressiste João Goulart, comme ce fut le cas lors de la « Marche de la famille avec Dieu et pour la liberté », qui avait mobilisé près de 300 000 personnes à Sao Paulo. Sous la dictature, la gauche a gagné la rue. Dans l’opposition, elle a imposé des formes de protestation, des symboles et des discours qui ont consolidé son hégémonie jusqu’au 20 juin 2013. Ce jour-là a (...)
La possible fin du cycle de gauche en Amérique latine suscite d’importants débats depuis plusieurs mois déjà [1]. La récente défaite des chavistes aux élections législatives et celle des péronistes en Argentine semblent révélatrices d’une tendance. Ce creux de vague devrait attirer notre intérêt puisque des pays européens empruntent aujourd’hui une voie similaire à l’Amérique latine d’il y a une quinzaine d’années : des gouvernements de gauche sont élus par des peuples qui refusent les contraintes de l’austérité. Si l’Amérique latine fut un temps signe d’espoirs à gauche, les reculs d’aujourd’hui (...)
Un sentiment de tension constante semble être s’emparé de la vie politique brésilienne. Le plus inquiétant est le climat d’intolérance où les semences de la haine se propagent partout et la xénophobie se diffuse impunément. Ce climat de haine provient principalement de la droite. La Présidente Dilma Rousseff est la cible permanente d’une vaste campagne de déstabilisation. Réélue avec une marge de voix étroite (51,64% de voix) sa victoire a été considérée par l’opposition comme une défaite. En fait, les moyens de communication, radios et télés ont présenté une « victoire de justesse » comme une (...)
Poussée réactionnaire contre la présidente Dilma Roussef, malaise des mouvements sociaux coincés entre la lutte contre l’austérité et le risque d’un retour au pouvoir des franges les plus conservatrices de la droite brésilienne, scandale de corruption sur fond de bataille d’influence pour la privatisation de la rente pétrolière... La société brésilienne semble profondément divisée, alors que plusieurs centaines de milliers de manifestants ont demandé le 15 mars la destitution de la présidente de centre-gauche. Certains ont même appelé l’armée à réaliser un nouveau putsch. Mais que se passe-t-il au (...)
A quelques jours de la Coupe du monde de football, le pays est agité par des mouvements de contestation. Une des raisons en est la débauche d’argent dépensé pour des stades démesurés, quand pauvreté et inégalité sont toujours immenses. Voici un tour guidé de ces grands projets footballistiques inutiles. Mardi 22 avril, de violentes émeutes à Copacabana, au Brésil, ont opposé des jeunes des favelas et des policiers. Un homme serait mort au cours des manifestations, qui témoignent que, moins d’un an après l’agitation sociale de juin 2013, la société reste toujours en colère. En cause, notamment : (...)
La gestion du néolibéralisme par des régimes de centre gauche est un exerce incommode. La rhétorique gouvernementale s’obstine à peindre en rose le cadre d’un progrès social dans un contexte de développement économique. Mais la logique du modèle néolibéral finit par annuler les succès qui peuvent être engrangés. Le néolibéralisme n’est pas fait pour promouvoir le développement social. Le mythe du « miracle économique » du Brésil a fait fureur ces dernières années. Son taux de croissance du PIB a dépassé la moyenne de l’Amérique latine et le développement des exportations lui a permis de maintenir une (...)
Le monde sait depuis quelques temps que les services de sécurité canadiens sont impliqués dans l’espionnage industriel contre le Brésil et sans doute contre d’autres pays. Pour le gouvernement de Stephen Harper, ces pratiques s’inscrivent bien dans une certaine vision du monde. La réorientation de la politique extérieure Élu en 2007, Stephen Harper qui s’était fait connaître préalablement pour sa féroce dénonciation du « neutralisme » du gouvernement canadien lors de l’invasion américaine de l’Irak, voulait non seulement que le Canada participe aux interventions illégales, mais qu’il réoriente (...)
La contestation populaire qui a agité le Brésil en juin dernier a marqué les esprits par son caractère spontané et son ampleur inédite. À l’origine un mouvement dédié à la lutte contre l’augmentation des tarifs des transports publics, il s’est rapidement transformé en un ras-le-bol généralisé. Retour sur un mouvement social en réorganisation. À la source du mécontentement réside un facteur clé : les inégalités sociales. Le Brésil reste encore et toujours l’un des pays les plus inégalitaires au monde, au 143e rang sur 156 selon la Banque Mondiale. Pourtant, l’extrême pauvreté a beaucoup diminué depuis (...)
La mobilisation qui se déroule actuellement au Brésil interpelle par son ampleur et son apparente spontanéité. Les médias nationaux et internationaux, ainsi que les partis politiques et les organisations du mouvement social s’accordent tous à dire qu’il s’agit de la mobilisation la plus importante depuis le mouvement exigeant la destitution du Président Collor, accusé de corruption, en 1992. Certains ont également fait le parallèle avec le mouvement pour des élections présidentielles directes en 1984 qui a précipité la chute de la dictature militaire, ou les mouvements contre la vie chère dans (...)

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