Argentine

Ces derniers temps, est apparu avec force le terme de « judicialisation » de la politique aussi appelé la « lawfare », un phénomène de portée mondiale qui s’inscrit dans le cadre de la guerre de quatrième génération et des mécanismes dits de coups d’État doux. Dans le jeu de la politique, le capitalisme financier mondial a réussi à trouver de nouvelles méthodes lui permettant d’avancer sur des scénarios dans lesquels l’organisation populaire mettait un frein à ses plans économiques, sociaux et politiques. De quoi parlons-nous avec le Lawfare ? Ce terme d’origine militaire décrit des méthodes de (...)
La possible fin du cycle de gauche en Amérique latine suscite d’importants débats depuis plusieurs mois déjà [1]. La récente défaite des chavistes aux élections législatives et celle des péronistes en Argentine semblent révélatrices d’une tendance. Ce creux de vague devrait attirer notre intérêt puisque des pays européens empruntent aujourd’hui une voie similaire à l’Amérique latine d’il y a une quinzaine d’années : des gouvernements de gauche sont élus par des peuples qui refusent les contraintes de l’austérité. Si l’Amérique latine fut un temps signe d’espoirs à gauche, les reculs d’aujourd’hui (...)
En mars 2012, à Buenos Aires en Argentine, un établissement unique au monde ouvrait ses portes : le Bachillerato Popular Mocha Celis, ou Bachillerato Popular Trans, un projet de formation publique pour jeunes et adultes n’ayant pas pu terminer leurs études dans le système d’éducation régulier. Cet établissement singulier est le premier à offrir une formation alternative qui reconnaît et soutient les droits et besoins des personnes trans. Résurrection civile Le printemps 2012 fût un moment important pour les luttes trans en Argentine. Le 9 mai 2012, le congrès argentin approuvait un projet (...)
Le GAFI (Groupe d’Action financière) a, le 17 février dernier, félicité l’Argentine pour les avancées faites en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Or la dite loi a suscité la polémique depuis plusieurs mois dans le pays. Le « GAFI » [1] « salue l’adoption par l’Argentine d’une nouvelle loi qui améliore significativement l’incrimination du financement du terrorisme et félicite l’Argentine pour ses efforts. Le GAFI accueille également favorablement le plan d’action initial sur les mesures et étapes pour évaluer l’efficacité de la mise en œuvre de (...)
Les comparaisons de l’exemple argentin avec l’effondrement grec sont désormais incontournables. Les analystes tentent d’évaluer si les mesures adoptées par le premier pays amélioreraient ou au contraire aggraveraient la situation du second. Cette évaluation s’étend généralement à d’autres nations de la périphérie européenne comme le Portugal et l’Irlande. Les mouvements sociaux sont eux préoccupés par autre chose : quel enseignement l’expérience latino-américaine peut-elle apporter dans la bataille contre l’ajustement ? Des sauvetages semblables La Grèce subit le même drame que l’Argentine une (...)
Engagée dans le soutien d’une loi de protection des glaciers, Maristella Svampa revient sur son engagement qui vise à sortir d’un modèle de développement fondé sur l’extraction des ressources naturelles - un modèle que les Kirchner n’ont cessé de soutenir - via des multinationales, auxquelles les lois néolibérales des années 1990 accordent de nombreux avantages. Ce modèle commence à être remis en cause un peu partout en Amérique du Sud - en témoignent les débats autour de concepts comme le néo-extractivisme, le buen-vivir auquel le sommet de Cochabamba a donné une visibilité inédite. Mouvements : (...)

En ce premier jour de printemps dans l’hémisphère Sud, plus d’une centaine d’organisations argentines, parmi lesquelles les Amis de la Terre, Greenpeace et de nombreuses organisations et assemblées citoyennes locales, ont rendu public un communiqué de soutien au projet de loi sur la "protection des glaciers". Votée par l’Assemblée nationale le 11 août dernier, cette loi est actuellement bloquée au Sénat. Explications dans cette vidéo des enjeux d’une loi qui pourrait limiter les méga-projets miniers des multinationales en Argentine.

Une production Alter-Échos

Within the framework of the Argentine Solidarity project, Alternatives and the Institute of research and training in public administration at the University of Cordoba have developed a web portal for social economy in Argentina. The site includes the 40 workers cooperatives of Cordoba and Buenos Aires that participated in Alternatives’ social economy project from 2006 to 2008. Many reference, analysis, and research documents on economic solidarity have been placed online, as well as videos and photos of cooperatives at work. This web portal acts as a networking tool and an (...)
We are witnessing an unprecedented boom in economic solidarity in the Americas. After Brazil’s Workers’ Party came to power in 2003, they inaugurated a national secretariat for economic solidarity while various social movements established the Brazilian forum for economic solidarity. Argentina, for it’s part, added to the trend when the Kirchner government created the nation-wide Mano a la Obra program in response to their devastating economic crisis of 2001. This program finances the development of labour cooperatives in many economic sectors. In Bolivia, the government of Evo (...)

L’impunité persiste en Argentine. Des gens témoins d’atrocités durant la dictature sont menacés, enlevés ou tués pour éviter que leurs témoignages fassent condamner d’anciens responsables de ce régime.

En décembre, une nouvelle banque est née. Son nom ? El Banco del Sur, c’est-à-dire la Banque du Sud. Elle réunit sept pays d’Amérique du Sud (Argentine, Bolivie, Brésil, Équateur, Paraguay, Venezuela et Uruguay).

Alternatives, en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN), développe un projet de communication pour la Centrale des travailleurs et travailleuses de l’Argentine (CTA). L’objectif est de renforcer la structure administrative de la centrale ainsi que ces capacités de communication avec ses membres et syndicats affiliés. La CTA regroupe 240 organisations et plus d’un million de travailleurs sur tout le territoire national. Or, l’organisation syndicale ne possède toujours pas à l’heure actuelle de système efficace de communication pour administrer son membership et (...)
Alternatives, in collaboration with the Confederation of National Unions (CSN), is developing a communications project for the Office of Argentinian Workers (CTA). The project’s objective is to reinforce the administrative structure of the office as well as to enhance its abilities to communicate with its members and affiliated unions. The CTA represents 240 organisations and more than a million workers across Argentina. However, they do not yet have an effective communications system to administer memberships and dossiers. Our project’s aim, therefore, is to establish IT tools, (...)
On assiste à un essor sans précédent de l’économie solidaire dans les Amériques. C’est le Brésil, qui en 2003 avec l’arrivée au pouvoir du Parti des Travailleurs, a inauguré la création du Secrétariat national de l’économie solidaire, alors que les mouvements sociaux mettaient sur pied le Forum brésilien de l’économie solidaire. L’Argentine à quant à elle emboîté le pas avec le gouvernement Kirchner, qui a créé le programme national « Mano a la Obra », suite à la crise économique dévastatrice de 2001. Ce programme finance le développement de coopératives de travail dans plusieurs secteurs d’activités (...)
L’Institut de recherches et de formation en administration publique - Instituto de Investigaciones y formación en administración publica (IIFAP) - a coordonné le projet Une Argentine solidaire de 2006 à 2008. L’équipe de l’IIFAP est constituée de chercheurs, de professeurs et d’acteurs qui oeuvrent dans le domaine de l’économie solidaire depuis de nombreuses années. L’Institut publie de nombreuses études et analyses sur l’évolution des pratiques d’économie solidaire et des politiques publiques en Argentine, dont quelques unes se retrouvent sur le site Une Argentine (...)

Critiquée pour sa proximité avec les têtes dirigeantes de la dictature, l’Église catholique argentine n’a jamais fait son mea culpa.

Created in 1992, The Central de Trabajadores de la Argentina (CTA) is a union that serves both employed and unemployed workers. It is founded upon three essential concepts: direct affiliation, participatory democracy and political autonomy. For over a decade, the CTA has worked to change society and make employment, health care, education and justice in Argentina a reality.
La CTA Central de trabajadores de la Argentina est née d’une scission avec la Confédération Générale du Travail de l’Argentine - Confederación General del Trabajo de la Républica de la Argentina en 1992, en pleine période de restructuration néolibérale de l’État, sous la présidence de Carlos Menem. La CTA lutte pour la défense des droits de plus d’un million de travailleurs et travailleuses à travers tout le pays et défini son action sur trois concepts essentiels : l’affiliation directe, la démocratie participative et l’autonomie politique. La Centrale intègre des groupes de travailleurs et (...)

Au moment même où l’industrie minière canadienne veut se doter d’un code d’éthique, un gigantesque projet de la compagnie Barrick Gold menace l’une des régions les plus fragiles de la Cordillère des Andes, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. Voyage dans un monde où les glaciers valent de l’or.

En Uruguay, la construction d’une immense usine de pâte de papier sur les rives du Rio Uruguay empoisonne les relations avec l’Argentine, toute proche. Une affaire de gros sous qui met à rude épreuve la solidarité régionale.

En Amérique du Sud, le chemin vers la réparation des crimes commis par les dictatures se révèle long et tortueux. Chacun à leur façon, l’Uruguay et l’Argentine doivent composer avec des lois garantissant l’impunité aux anciens tortionnaires. Avec des fortunes diverses.

Dans le cadre du projet "Une Argentine Solidaire", Alternatives et l’Institut de recherches et de formation en administration publique de l’Université de Cordoba, ont développé un portail web d’économie solidaire argentine. Le site présente les 40 coopératives de travail des villes de Cordoba et de Buenos Aires qui ont participé au projet d’économie solidaire d’Alternatives de 2006 à 2008. Plusieurs documents de références, d’analyses et d’études sur les enjeux de l’économie solidaire sont en ligne, en plus de vidéos et de photos des coopérativistes à l’oeuvre. Ce portail Internet est un espace (...)

Après avoir analysé les mécanismes macroéconomiques de la crise argentine dans Mémoire d’un saccage, Fernando Solanas se penche sur les histoires de vie et le combat quotidien de ses concitoyens. Dans La dignité du peuple, le cinéaste engagé dresse le portrait d’une société en lutte.

Alternatives et l’Institut de recherches et de formation en administration publique de l’Université de Cordoba ont mis en oeuvre un projet d’économie solidaire de 2006 à 2008. Ce projet s’inscrivait dans la mouvance argentine du début du 21e siècle, alors que le pays connaissait la pire crise financière et politique de son histoire. La pauvreté et l’exclusion sociale atteignirent des sommets catastrophiques. Face à une crise de telle ampleur, les argentins ont du se mobiliser et s’organiser pour répondre aux besoins essentiels de la population. Ainsi sont nées les premières usines (...)

Pour près de la moitié de la population en Argentine, la pauvreté et l’exclusion sociale sont des réalités, un espace hostile et étouffant dans lequel il faut trouver chaque jour comment survivre jusqu’au lendemain. L’éclatement, en décembre 2001, d’une profonde crise en Argentine témoigne que ce grand pays d’Amérique du sud ne fait pas exception. Selon l’Institut national de Estadisticas y Censos, entre octobre 1998 et mai 2002, le nombre d’individus dits « pauvres » a augmenté de 7 millions de personnes pour atteindre près de 19 millions de personnes. Celui de personnes dites « indigentes » a quant à lui grimpé à 4,6 millions et ce fléau terrorise plus de 7 millions d’Argentines et Argentins.

C’était un 4e Sommet des Amériques qui s’annonçait plutôt tranquille, puisque la ZLÉA n’était pas au rendez-vous. Le pays hôte souhaitait aborder les questions de la démocratie et de la lutte à la pauvreté. Normal, dans une Argentine encore durement touchée par les politiques sauvages du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, où le président péroniste de centre gauche, Nestor Kirchner, aurait bien aimé affronter les pays du Nord, dans le nécessaire combat à la pauvreté qui afflige des dizaines de millions de Latino-américains. Mais contre toute attente, les alliés (...)

To accurately assess the People’s Summit that took place November 1-5 in Mar del Plata (MDP) we need to look at the IV Summit of the Presidents of the Countries of the Americas as well. From there it will be possible to determine which group was more successful and why.

Entretien avec Atilio Boron, sociologue et secrétaire exécutif du CLACSO.

L’échec de la conférence ministérielle de Cancún (septembre 2003) a été en partie attribué à la mobilisation de la société civile, même si elle a été bien moindre qu’à Seattle en 1999.

C’est à Mar del Plata, en Argentine, qu’aura lieu, les 4 et 5 novembre prochains, le 4e Sommet des Amériques. Cet événement, qui réunit les chefs d’États et de gouvernements des pays des Amériques - à l’exception de Cuba -, devait initialement confirmer la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Mais quatre ans après le 3e Sommet des Amériques tenu à Québec en 2001, voilà qu’il sera plutôt question de démocratie et d’emploi. Cette mise au rancart de la ZLÉA oblige le mouvement altermondialiste à réfléchir sur le sens à donner à son action. Rappelons qu’en 2001 à Québec, au cours du (...)

Plus d'articles :  1 | 2

Thèmes

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca