Amérique

Plus de 4,6 millions de Vénézuélien·es ont fui leur pays au cours des dernières années en raison des crises politique, sociale, économique et humanitaire qui sévissent dans la république bolivarienne. Face à cet exode sans précédent, des pays de la région sud-américaine ont récemment imposé des conditions d’entrée plus strictes aux ressortissant·es vénézuélien·nes.

Des membres du collectif Solidarité Québec-Haïti ont récemment occupé le local électoral de Justin Trudeau afin que le premier ministre sortant promette de retirer le soutien du Canada au président d’Haïti, Jovenel Moïse. Dans ce qui suit, le collectif militant résume la situation en Haïti ainsi que sa campagne actuelle.

L’ambassade des États-Unis à Ottawa s’est vantée dans une note de service intitulée « Le Canada adopte la politique étrangère : America First », en mars 2017, après que le premier ministre Trudeau ait nommé la fauconne intransigeante Chrystia Freeland au poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une annonce surprise, l’EZLN proclame la création de 11 nouveaux « caracoles » et municipalités autonomes, élargissant considérablement le territoire sous contrôle rebelle.

À la suite de la démission du gouverneur Rosselló, de nombreuses assemblées populaires se sont constituées sur tout le territoire de Porto Rico, avec pour but de poursuivre le débat — et de prolonger le mouvement populaire.

Article d’abord publié sur le site de À l’encontre Le père et la fille face contre terre dans l’eau boueuse le long des rives du Rio Grande, sa petite tête cachée dans son t-shirt, un bras passé autour du cou de son père. Ce portrait du désespoir a été réalisé lundi par la journaliste Julia Le Duc, dans les heures qui ont suivi la mort d’Oscar Alberto Martínez Ramírez et de sa fille Valeria, 23 mois, qui tentaient de passer du Mexique aux États-Unis. L’image représente une expression poignante du périlleux voyage auquel sont confrontés les migrants lors de leur passage vers le nord des (...)
Au lieu de rester prise en otage par les « deux solitudes » coloniales, l’anthologie Nous sommes des histoires ; réflexions sur la littérature autochtone ose franchir le mur linguistique au-delà des catégorisations eurocentriques habituelles. En traduisant de l’anglais au français plusieurs textes théoriques clés, et faut-il le préciser, de théoricien·nes publié·es originellement en anglais sont souvent eux-mêmes et elles-mêmes des Autochtones (6), ce livre est, pour utiliser les beaux mots de Louis-Karl Picard-Sioui, « [un] feu autour duquel on peut se rassembler dans la nuit, pour éviter de (...)
« Le travail gratuit, ça suffit ! » : depuis l’automne 2016, les étudiant·es québécois·es demandent au gouvernement de mettre en place la pleine rémunération des stages dans tous les domaines d’études et de reconnaître leurs études comme un travail qui mérite un juste salaire. Ils·elles souhaitent aussi que le statut des stagiaires fasse partie de la Loi sur les normes du travail. Pour mener ce combat, les étudiant·es se sont organisé·es en Comité unitaire sur le travail étudiant (CUTE), des groupes de travail autonomes vis-à-vis des associations et syndicats étudiants créés dans différents campus. (...)

Voilà vingt-cinq ans que Daniel s’élance chaque matin sur les routes cabossées de Montréal. Vingt-cinq ans de rencontres et de services rendus. Daniel aime son métier, mais celui-ci se meurt. Et qui plus est, sous la main du gouvernement québécois.

Le 17 avril dernier, le Pérou a été secoué par la mort abrupte de l’ex-président Alan Garcia. Accusé de corruption dans le cadre du scandale Odebrecht, l’ex-chef de l’Alianza Popular Revolucionaria Americana - l’Alliance populaire révolutionnaire américaine, APRA s’est suicidé au moment où la police allait l’arrêter afin de le mettre en détention provisoire. Le contexte politique entourant sa mort laisse entrevoir un pays aux prises avec une difficile lutte contre la corruption et de grands enjeux démocratiques.

La prise de conscience de l’urgence écologique et climatique chez les jeunes a augmenté d’un cran sous l’effet de l’initiative de la militante suédoise Greta Thunberg, qui a initié les grèves scolaires pour le climat devant le parlement de Stockholm. L’initiative a trouvé un écho à Montréal et est menée par des jeunes militants du secondaire, organisés au sein de Pour le Futur Montréal. Tous les vendredis, à partir du Parc Jeanne-Mance, les grévistes prennent la rue pour réclamer des actions concrètes et sensibiliser la population à la justice climatique. Les générations sur le point d’hériter de (...)
Si depuis plusieurs mois déjà, les actions de résistance écologiste provenant de plusieurs milieux étudiants, à l’international comme au Québec, font les manchettes, force est de constater qu’un profil d’activiste semble se dessiner dans la représentation médiatique de cette lutte aux proportions exponentielles. En effet, la couverture médiatique des événements fait souvent le cas de jeunes étudiant·es engagé·es très tôt, quittant leurs cours à chaque vendredi pour un débrayage hebdomadaire, à l’image de Pour le futur. Il est également question d’étudiant·es de niveau universitaire, possédant une (...)
Les étudiant·es et les jeunes du monde entier reconnaissent que la crise climatique menace notre existence commune. Pour les étudiant·es universitaires, en particulier, il s’agit d’une situation unique et complexe. Nous sommes dans une phase de la vie qui est transitoire mais extrêmement formatrice ; nous sommes exposé·es à de nouvelles perspectives, idées et théories ; nous développons les compétences nécessaires pour apporter une contribution significative au monde ; nous planifions notre avenir. Nous devrions nous sentir moins impuissant·es. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Comparativement (...)
Nombreux sont les universitaires, les organisations populaires, syndicales, paysannes et estudiantines préoccupés par le nivellement par le bas des conditions sociopolitiques en Haïti depuis l’intensification des mouvements de masse en juillet 2018. En effet, les 6, 7 et 8 juillet 2018 presque toutes les couches sociales manifestaient leur mécontentement dans les rues non seulement en raison de l’augmentation du prix de l’essence par le gouvernement Moïse-Lafontant [1], mais surtout contre la précarité de leur condition socioéconomique. Mentionnons que l’augmentation de l’essence a été (...)
Article d’abord paru sur le site de Truthdig. Traduit par Le Grand Soir. Le gouvernement américain, déterminé à extrader et à juger Julian Assange pour espionnage, doit trouver un moyen de séparer ce qu’Assange et WikiLeaks ont fait en publiant des documents classifiés qui leur ont été communiqués par Chelsea Manning de ce que le New York Times et le Washington Post ont fait en publiant le même document. Aucune loi fédérale n’interdit à la presse de publier des secrets d’État. Cependant, les voler est un crime. C’est l’enjeu de la longue persécution de Manning, qui a été renvoyée en prison le 8 (...)
Article d’abord paru sur le site de alainet.org. Le 12 octobre 2018, William Brownfield, ex-ambassadeur des États-Unis au Venezuela, déclarait ceci : « Nous devons envisager ceci comme une agonie, comme une tragédie qui va se poursuivre jusqu’au dénouement final [...] et si nous pouvons faire quelque chose pour l’accélérer, nous devons le faire, mais nous devons le faire en sachant que ceci aura un impact sur des millions de personnes qui ont déjà des difficultés pour trouver des aliments et des médicaments [...]. Nous ne pouvons pas le faire et prétendre qu’il n’y aura pas d’impact, nous (...)
Article d’abord paru sur le site de Contretemps Introduction Issue des mobilisations indiennes et plébéiennes en Équateur et en Bolivie, l’exigence du Buen Vivir / Vivir Bien (Vivre avec plénitude) est, pour l’essentiel, une critique culturelle du capitalisme. Elle considère en effet que le capitalisme n’est pas simplement un système économique insoutenable écologiquement et insupportable socialement en raison des destructions, des inégalités et des aliénations multiples qu’il produit ; elle voit aussi dans ce système un modèle de vie impliquant une certaine conception des rapports (...)
Article d’abord paru sur le site de cadtm.org Brésil : 55 ans après le coup d’État des militaires du 31 mars 1964 et le renversement du président Joao Goulart, le nouveau président d’extrême-droite, Jair Bolsonaro a ordonné une célébration du coup d’État militaire de 1964. Il est important de revenir sur le soutien actif du gouvernement des États-Unis, de la Banque mondiale et du FMI aux militaires qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Le 2 avril 2014, une organisation non gouvernementale aux États-Unis, le National Security Archive (NSA !) a rendu public une série impressionnante de documents (...)
En 2018, le monde a connu l’histoire de Marielle Franco, la conseillère municipale brésilienne brutalement assassinée à Rio de Janeiro. Le 14 mars, la voiture dans laquelle Marielle se trouvait a reçu 14 coups de feu, tuant la conseillère (de quatre balles à la tête) et Anderson Gomes, qui conduisait la voiture. Les enquêtes menées à ce jour indiquent que les projectiles par lesquels Marielle et Anderson ont été abattus ont été achetés par la police fédérale du Brésil. Des membres d’une des plus grandes milices de Rio ont été arrêtés pour leur participation au crime. Aussi, des informations (...)
Article d’abord paru sur le site de Dial et en espagnol sur le site de alainet.org. Traduction française de Françoise Couëdel. Le mouvement indien brésilien a multiplié, tout au long du mois de janvier, le « janvier rouge », les activités au cours de la campagne « Sang indien, pas une goutte de plus ». Toutes ces manifestations dans le but de dénoncer les attaques dont sont victimes les peuples autochtones de la part du gouvernement qui, dès le premier jour de l’année, dès son accès au pouvoir, a fait voler en éclat toute la structure qui protège les Indiens du Brésil. Dès la fin de l’après (...)

Le Venezuela est en crise et le bellicisme de Trump aggrave les choses. Comment devrions-nous réagir à la situation tendue que connaît le pays ? La question est au centre de débats agités à gauche, aux États-Unis comme ailleurs dans le monde. La récente intensification des manœuvres états-uniennes pour chasser Nicolás Maduro, par la force si nécessaire, rend cette question d’autant plus urgente. Aucune réponse ne va de soi. Mais à la réflexion, trois principes devraient nous servir de boussole : le non-interventionnisme, l’auto-détermination et la solidarité avec les opprimés.

Article d’abord paru sur le site Alainet.org Lorsqu’il remonte ce 13 février les couloirs feutrés du Congrès jusqu’aux aux lambris du House Committee on Foreign Relations, Elliot Abrams, l’envoyé spécial de Donald Trump pour le Venezuela, a de quoi se réjouir. Le leurre des caisses à moitié vides a fonctionné. L’opinion publique occidentale s’est aussitôt étranglée : « pourquoi Maduro refuse-t-il l’aide humanitaire alors que son peuple meurt de faim ? ». Convoyées par l’USAID, l’ONG de la CIA, jusqu’à une région de Colombie en proie à une pauvreté extrême, ces caisses que ni la Croix Rouge ni (...)

Quel lien existe-t-il entre la crise politique haïtienne actuelle et l’impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement vénézuélien ?

Article d’abord paru sur le site de Counterpunch. Traduit par le Journal des Alternatives. Vendredi dernier [N.D.L.R. le 25 janvier 2019], le secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé qu’Elliott Abrams reviendrait dans les rangs du gouvernement, cette fois-ci à titre d’envoyé spécial du président Donald Trump pour aider à « rétablir pleinement la démocratie et la prospérité », au Venezuela. Abrams, 71 ans, est surtout connu pour sa complicité avec les dictateurs et les génocides en Amérique latine et pour son rôle dans le scandale Iran-Contra sous l’administration de Ronald Reagan, ainsi que pour (...)

Evo Morales a livré Battisti en 24 heures. Non seulement le gouvernement bolivien lui a refusé sa demande d’asile politique en un temps record, mais le militant italien n’a même pas eu le droit fondamental à un procès d’extradition qui aurait permis d’analyser le dossier.

Publié d’abord sur le site de A l’encontre Mardi 22 janvier Jair Bolsonaro a fait son premier discours à l’étranger à Davos, devant un parterre de CEO alléchés par le tournant ultralibéral et autoritaire que le président brésilien – ou plutôt son équipe, un mix de militaires et d’investisseurs ultralibéraux – commence à imposer au plus grand marché d’Amérique latine. Le même jour, la presse brésilienne annonçait l’arrestation de cinq suspects liés à l’assassinat de Marielle Franco. Elle révélait aussi les liens entre un milicien soupçonné d’avoir commandité l’exécution de la militante et Flávio (...)

Entretien inédit avec Martin Barrios et Omar Esparza

Cinq mois après l’élection de Andres Manuel Lopez Obrador (dit « AMLO ») – 1er juillet 2018 – (lire « Au Mexique plus qu’ailleurs, être au gouvernement ne signifie pas détenir le pouvoir »), Mémoire des luttes publie des « Chroniques mexicaines », rédigées au fil de l’eau depuis Mexico à l’occasion de la rencontre internationale « La transformation du régime mexicain dans le contexte international » (7-9 novembre 2018).

Donald Trump sort affaibli des élections intermédiaires aux États-Unis, qui se sont déroulées mardi 6 novembre. Les Démocrates ont conquis une majorité à la Chambre des députés. L’aile gauche du parti a même marqué des points lors de ce scrutin, en présentant de nombreux candidats, souvent plus jeunes et souvent des femmes, qui ont réalisé de bons scores : des « gens ordinaires » dont les propositions sociales ou écologiques sont loin de la ligne néolibérale incarnée par Hillary Clinton. Certains caressent l’espoir que ce retour en grâce de la gauche ouvre la voie à de véritables changements.

Texte publié d,abord sur le site de Cidades para que(m)? En quelques jours, le président élu du Brésil collectionne déjà des épisodes alarmants qui font présager un futur très difficile: l’Argentine a déjà fait état de ses préoccupations au sujet des déclarations du futur ministre de l ́économie, un milliardaire ayant fait fortune dans le monde de la bourse, dédaignant le Mercosul, bloc économique représentant 24% des exportations brésiliennes. La même chose pour les pays arabes, qui importent 5% des exportations brésiliennes, soit 11 milliards de dollars par an, et qui ont menacé le Brésil de (...)

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