Agriculture

Les riches et les pauvres mangent-ils la même chose ? Est-ce que nos revenus déterminent notre alimentation ? Aujourd’hui, qui est en surpoids ? Bien souvent, et dans certains cercles, l’appel en faveur d’une nourriture saine et bonne pour la santé est considéré avec dédain, comme une mode » « chic », « hippie » ou « flower power ». La réalité est très différente de ce que ces commentaires à courte vue suggèrent. Défendre une alimentation écologique, paysanne et locale est très « révolutionnaire ». Si nous y regardons de plus près, nous voyons comment le modèle agricole actuel est déterminé par les (...)
Le raisonnement de la logique du marché, de la productivité et des profits à la hausse a brimé l’équilibre naturel de l’environnement. Notre milieu s’est dégradé face à la vision limitée du capitalisme qui s’intéresse avant tout à l’économie. Constatant l’erreur de voir la vie avec des lunettes aussi restreintes, des visionnaires cherchent à revoir le monde sous une optique inclusive. La 2e édition de la Convergence de permaculture au Québec, a eu lieu à Frelighsburg, du 18 au 21 juillet dernier. L’évènement qui a rassemblé des centaines de participants témoigne de la popularité grandissante (...)
Foussemagne, commune comptant 984 habitants dans le Territoire de Belfort, a déjà atteint les objectifs de 23% du Grenelle de l’environnement en termes de production d’énergie de source renouvelable. En conséquence, la commune n’utilise plus d’énergie fossile pour le chauffage - et ne paiera pas la taxe carbone. Avant d’arriver à ce stade, la petite bourgade de Foussemagne a depuis 2004 présenté et mis en oeuvre des projets diversifiés dans le renouvable et l’efficacité énergétique. Voici le détail avec des chiffres à l’appui. En 2004 : Foussemagne devient la première commune de (...)
Quand on parle de l’agriculture et de l’alimentation, on fait rarement référence au rôle clé que les femmes ont eu et tiennent encore dans la production, la distribution et la consommation des aliments. Comme tous les autres travaux de soins, la nourriture a été reléguée à l’arrière plan. Mais l’agriculture et l’alimentation sont des noms féminins et il est indispensable de rendre visible et de donner une valeur à ce que nous mangeons et à comment nous le faisons, en soulignant que cela concerne tout le monde. La culture des aliments, tout particulièrement les potagers à petite échelle, a (...)
Il semble qu’on a trouvé l’invention ultime pour mettre fin à certains fléaux dans l’agriculture. Il s’agit de la mouche transgénique. Et le premier endroit de la planète où l’on envisage de l’utiliser n’est autre que la Catalogne. Ce n’est pas pour rien que l’Etat espagnol est la principale porte d’entrée des transgéniques en Europe. Dommage que ce qui nous est vendu comme la solution magique au fléau de la mouche de l’olivier soulève plus de questions que de réponses. L’information, diffusée cet été, est passée relativement inaperçue si l’on tient compte des conséquences qu’une telle découverte (...)
Les participantes ont commencé leur IVe Assemblée des Femmes de La Via Campesina en proclamant “ Que vivent les femmes paysannes ! Nous sommes les mères de la souveraineté alimentaire !” Après avoir rendu hommage à la mémoire de María do Fetal, décédée l’année dernière victime de violence domestique. L’assemblée a réaffirmé l’importance d’en finir avec la violence faite aux femmes rurales et citadines. Environ 300 paysannes de tous les coins du monde se sont réunies dans un premier temps pour débattre et analyser le contexte de la crise et du capitalisme et ses conséquences sur les femmes. Après les (...)
Année après année, la population paysanne mondiale diminue. L’exode rural était devenu une réalité palpable au cours du XXe siècle, ce qui a provoqué un changement radical des paysages et de l’agriculture paysanne traditionnelle. En 2007, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la majeure partie de la population mondiale vivait déjà dans des villes. L’Etat espagnol n’a pas fait exception. L’agriculture y est passée du statut d’une des principales activités économiques à une pratique quasiment résiduelle. Si, dans les années 1970, 25% de la population active travaillait encore dans le (...)
Les produits biologiques ont envahi les rayons des supermarchés. Mais derrière l’étiquette « bio », on trouve aussi des gigantesques fermes, une main d’œuvre sous-payée et sans droits, des aliments importés de l’autre bout du monde. Les produits chimiques en moins, le label bio en plus. Des dérives de « l’industrie du bio » dénoncées par le journaliste Philippe Baqué dans son ouvrage La Bio entre business et projet de société. Entrez dans les coulisses du nouveau business mondial. Basta ! : On trouve de plus en plus de produits biologiques dans les rayons des supermarchés. Mais la surface (...)
Depuis août 2012, les paysan-ne-s de l’État de Rio Grande do Norte, au Nord-Est du Brésil, sont menacés d’expropriation afin de faire place à un périmètre d’irrigation pour un projet de fruiticulture. Les efforts d’organisation, de conscientisation et d’autogestion de projets individuels et collectifs en cours depuis une douzaine d’années risquent ainsi de disparaître en un coup de vent. Principalement grâce aux femmes et aux mouvements féministes, ces projets ont eu un impact positif sur les relations sociales intégrées à l’écologie du lieu. L’agro-industrie ne peut qu’être dévastatrice sur de (...)
(Rome, le 15 octobre 2012) Lors de sa conférence de presse qui s’est tenue à Rome le 15 octobre à l’occasion de la 39ième session du Comité pour la sécurité alimentaire mondiale, les représentant(e)s du mouvement paysan international La Via Campesina ont mis en évidence les risques qu’encourent l’agriculture paysanne si les investissements agricoles ouvrent la porte à de nouveaux accaparements des terres, de l’eau et des ressources naturelles. Pour La Via Campesina, la question des investissements agricoles est extrêmement importante. En effet, selon la manière dont elle est traitée, elle (...)
Dans une banlieue populaire au nord de Rio de Janeiro, une coopérative a bouleversé la vie des habitantes. Des terres en friche sont cultivées par une vingtaine de familles volontaires. Rotation des cultures, diversité biologique, compost, économies d’eau, banque de semences, refus des engrais chimiques et des OGM sont autant de pratiques désormais partagées. Les femmes à l’initiative du projet ont reconquis leur autonomie. Reportage vidéo. Un reportage photos a initialement été publié sur le site d’infos indépendant Basta ! « Respecter les sols, pour nous, c’est très important parce qu’il (...)
Une conférence qui se tenait le 2 mai dernier à Lusaka, en Zambie, avait pour thème « L’intégration de l’agriculture biologique dans l’agenda africain de développement ». Elle a accueilli 300 participants provenant de 35 pays. Les sujets principaux étaient l’importance de la sécurité alimentaire et l’agriculture durable. « L’agriculture biologique peut offrir un ensemble impressionnant d’avantages économiques et environnementaux, tout en améliorant la sécurité alimentaire pour les pays du Sud, incluant en Afrique » affirme Petko Draganov, secrétaire général adjoint de la Conférence des Nations Unies (...)
Aujourd’hui, à cause de la situation environnementale, nombreux s’accordent pour dire qu’un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique serait de diminuer la consommation et donc, la production mondiale de viande. On ignore souvent qu’un autre secteur émet encore plus de gaz à effet de serre (GES) que tous les transports réunis. Il s’agit de l’élevage et de la production de produits carnés. Un rapport rédigé par la Food and agriculture organisation (FAO) en 2006 indiquait que « l’élevage intensif des bovins cause davantage de gaz à effet de serre que toute forme de transport : (...)
L’agriculture, la ville. Alors qu’il y a peu de temps l’imaginaire collectif renvoyait ces deux termes à des réalités diamétralement opposées, les concepts semblent appelés aujourd’hui à se courtiser. Effectivement, l’agriculture investit de plus en plus le paysage urbain. En témoigne l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui, depuis maintenant plus d’une décennie, évalue à 800 millions le nombre de personnes pratiquant l’agriculture urbaine à l’échelle mondiale. Le déficit de recensement des initiatives limite toutefois la visibilité et la diffusion des projets. (...)
Le jeudi 18 août prochain, dans le cadre de la troisième édition de l’École d’été en agriculture urbaine du CRAPAUD , se tiendra la journée thématique Pour une meilleure prise en compte de l’agriculture urbaine dans les politiques nationales, régionales et municipales. Ouvert à tous et gratuit, cette journée prendra la forme d’une consultation publique où plus de 150 personnes provenant de différents milieux (Ville de Montréal, de Toronto, de Yaoundé, de Beyrouth, de Paris, d’ONG, de milieux universitaires, etc.) se regrouperont autour de tables rondes afin d’identifier les éléments pour (...)
Recueillir 15 000 signatures en 90 jours pour forcer la ville à tenir une consultation publique sur l’état de l’agriculture urbaine à Montréal : c’est le défi que s’est lancé le Groupe de Travail en Agriculture urbaine (GTAU), un collectif d’organisations préoccupées par l’environnement et la souveraineté alimentaire. Les résidents de la ville auront du 11 août au 9 novembre pour appuyer l’initiative qui vise à encourager la ville à adopter un positionnement clair en faveur du développement de l’agriculture urbaine à Montréal. Contrairement à plusieurs villes comme Toronto et Vancouver, Montréal (...)
Le mardi 8 mars, le Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation Olivier de Schutter a présenté son rapport “Agroecologie et droit à l’alimentation” devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Fondé sur l’examen approfondi des plus récentes recherches scientifiques, ce rapport démontre que l’agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en 10 ans tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. Le rapport appelle donc les Etats à entamer un virage fondamental en faveur de l’agroécologie comme moyen de répondre aux (...)

1. Partners:

A. Southern host organisation

Réseau africain pour le développement (RADI)

RADI’s mission is to fight against poverty, injustice and ignorance by promoting the participation of concerned population and by empowering and educating citizens to promote autonomy and self-sustainability. The RADI is involved in various areas: promotion and integration of women, sustainable agriculture and food security, national language literacy and basic education, peasant management, youth development in urban and semi-urban areas (education, training, integration, employment), and environment.

B. Quebec partner organisation

Head & Hands / À deux mains

Head & Hands’ mission is to work with youth to promote their physical and mental well-being. Its approach is preventative, non-judgmental and holistic, with a fundamental commitment to providing an environment that welcomes youth without discrimination. Head & Hands facilitate social change and the empowerment of youth based on their current needs within its community and society at large.

Head & Hands envisions a society where all youth are participants and are inspired by the endless possibilities available to them.

À Montréal, les habitants investissent les toits bétonnés pour construire des serres, faire pousser des plantes potagères, tropicales ou médicinales. Une effervescence qui permet de développer des projets sociaux, éducatifs ou scientifiques, et de se réapproprier l’espace urbain. Petite visite guidée dans ce nouveau monde vert. Douzième étage. Une affiche indique la direction du « projet Greenhouse ». Une volée de marches à gravir et l’on débouche sur un petit paradis vert au milieu de la ville, une serre posée sur les toits de l’université de Concordia à Montréal. Arlène y jardine. Passionnée (...)

Le peuple cubain a payé et paie encore très cher l’embargo des États-Unis sur leur pays, notamment à coup de famines. Malgré - ou grâce à - cet embargo, Cuba est devenu un des leaders mondiaux en agriculture urbaine. Portrait de la Fundación Antonio Núñez Jiménez de la Naturaleza y el Hombre (FANJ) de Sancti Spiritus, considérée comme l’instigatrice de ce mouvement sur l’Île.

La ville de Québec a fait un jardin ancestral spécialement pour son 400e et Michelle Obama jardine avec sa famille à la Maison Blanche. Loin de surfer sur la vague, les porteurs de l’agriculture urbaine croient qu’un véritable changement des mentalités s’opère actuellement, et pas seulement dans les pays du Nord.

Pour fêter l’ouverture de la saison de jardinage 2010 Le Projet des Jardins sur les Toits, Vert Duluth, et L’Université de la Terre invite tous les passionnées du verdissement à un après-midi de formation et d’échanges accompagné de musique et de nourriture. C’est une parfaite occasion d’approfondir et d’expérimenter les techniques de jardinage urbain. Quand : 15 mai de 12 à 18 heures Où : Maison de l’Amitié – 120 Rue Duluth Est, coin Coloniale Atelier : construction de jardiniers à réserve d’eau En participant à l’atelier pratique, vous aurez l’occasion de construire des jardinières à réserve (...)
L’industrialisation de l’agriculture devait nourrir la planète entière. La modernisation et la mécanisation des pratiques agricoles, rendues possibles par l’utilisation massive du pétrole, ont vu l’augmentation temporaire de la productivité agricole. Aujourd’hui, l’agriculture productiviste fait face à une crise environnementale qui perturbe ses pratiques, le nombre de fermes diminue et une proportion toujours croissante de la population mondiale souffre de la faim. Pourtant, la quantité de nourriture produite est suffisante pour nourrir la population entière. Mais elle n’est pas pour (...)
Le modèle actuel de production agricole et d’élevage industriels contribue à aggraver la crise écologique globale et a un impact direct sur le processus du changement climatique. Bien que cela ne semble pas évident à première vue, l’agro-industrie est l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est ce qui a été souligné par la la campagne « Ne mange pas le monde » dans le cadre des mobilisations à l’occasion de la réunion des Nations Unies à Barcelone sur le changement climatique, avant le sommet crucial de Copenhague (COP15) en décembre où doit être adopté un nouveau (...)

In collaboration withe Youth Eco Internship Program of the YMCA Canada, Alternatives is offering an urban agriculture mobilization and education officer position in its Montreal office.

The Rooftop Garden project (a collaboration between Alternatives and the Santropol Roulant) is an unique community initiative who addresses food security, environmental health and urban ecology. Our innovative gardens empowr urban residents to produce their own food, green their neighbourhoods and build healthy communities.

Alternatives is an actor recognized in the field of urban agriculture with its Rooftop garden project, which won a Phénix award in the sustainable development category in 2008, and the Urban Design prize from the Royal Architectural Institute of Canada, Canadian Institute of Planners (CIP) and the Canadian Society of Landscape Architects (CSLA) for its project in collaboration with McGill University. Alternatives develops with many local and international partners innovative models of urban agriculture.

En collaboration avec le programme Éco-stages jeunesse des YMCA du Canada, Alternatives est heureux d’offrir un poste d’agent d’éducation et de mobilisation en agriculture urbaine dans ses bureaux de Montréal.

Le projet des jardins sur les toits (une collaboration entre Alternatives et le Santropol Roulant) est une initiative communautaire unique qui touche la sécurité alimentaire, la santé environnementale et l’écologie urbaine. Nos jardins novateurs incitent les résidents urbains à produire leur propre nourriture, verdir leurs quartiers et créer des communautés saines.

Alternatives est un acteur reconnu dans le domaine de l’agriculture urbaine avec son projet « Les jardins sur les toits », qui a été lauréat du Phénix de l’environnement en 2008 (catégorie développement durable) et qui a remporté le Prix national de design urbain en 2008. Alternatives développe avec plusieurs partenaires locaux et internationaux des modèles novateurs de verdissement urbain.

En collaboration avec le programme Éco-stages jeunesse des YMCA du Canada, Alternatives est heureux d’offrir un poste d’adjoint(e) au programme environnement et agriculture urbaine dans ses bureaux de Montréal.

Le projet des jardins sur les toits (une collaboration entre Alternatives et le Santropol Roulant) est une initiative communautaire unique qui touche la sécurité alimentaire, la santé environnementale et l’écologie urbaine. Nos jardins novateurs incitent les résidents urbains à produire leur propre nourriture, verdir leurs quartiers et créer des communautés saines.


Les agriculteurs ne mangent pas à leur faim dans le « grenier à riz de l’Afrique de l’Ouest ». C’est la conclusion paradoxale de la rencontre avec les habitants du quartier N10 de Niono, au Mali, qui ont partagé leur histoire et leurs revendications.

photo : Xavier Leroux

Le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, l’a confirmé lors de son passage à Montréal en novembre dernier : malgré une production alimentaire accrue, le nombre d’affamés augmente sans cesse.

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