Afghanistan

En avril 2014, les Afghans et les Afghanes retourneront aux urnes pour la deuxième fois depuis que le régime taliban a été chassé du pouvoir en 2001. Bien qu’on ait largement justifié l’invasion occidentale en Afghanistan par le devoir de sauver les femmes afghanes d’un régime oppressif, la situation des femmes se serait détériorée par rapport au moment où Hamid Karzaï est entré en fonction, selon l’ONU et le ministre des affaires féminines de l’Afghanistan. En effet, la loi « sur l’élimination des violences faites aux femmes » appuyée par Karzaï en 2009 est toujours débattue au Parlement, et (...)
Le sommet de l’OTAN qui a débuté à Lisbonne au Portugal a un objectif primordial concernant la guerre conduite par les Etats-Unis en Afghanistan : ranger au placard toute idée exprimée par le président Obama d’un retrait des troupes d’Afghanistan à partir de juillet 2011. Ces dernières semaines, le gouvernement Obama a banni le mot « retrait » de ses déclarations sur l’Afghanistan. Juillet 2011 est devenu juste le début d’une « transition. » La fin de 2014 est maintenant invoquée par les Etats-Unis et ses alliés comme la date clé de la guerre. D’ici cette date, l’armée et la police nationale du (...)
Le très réputé International Institute for Strategic Studies appelle à une refonte de la stratégie occidentale en Afghanistan, qui selon John Chipman, le directeur de l’IISS, est « trop ambitieuse, trop éloignée des objectifs primordiaux d’une politique de sécurité, et trop dommageable pour les efforts diplomatiques et militaires requis dans cette région et ailleurs » dans le monde. L’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé à Londres, est une autorité au plan mondial concernant les questions militaires. Il rassemble l’élite des experts de la défense, des anciens hauts (...)
Deux semaines et demie après la publication de 92.000 documents par le site WikiLeaks, une chape de plomb a été placée par la presse européenne sur les détails des documents révélant l’occupation brutale de l’Afghanistan par l’OTAN. L’hebdomadaire allemand Der Spiegel (bénéficiaire avec le Guardian et le New York Times d’un accès privilégié aux documents de WikiLeaks) avait fait figurer au premier plan les dossiers classifiés en exposant en particulier la collaboration des troupes d’élite allemandes avec les escadrons militaires visant des insurgés présumés pour des assassinats ciblés. Dans sa (...)
Une jeune femme au visage mutilé. La légende : « Ce qui arrivera si nous quittons l’Afghanistan ». La couverture de Time fait débat. La couverture de Time Une jeune fille brune, ravissante, un trou béant à la place du nez. Elle s’appelle Aisha, elle a 18 ans et a eu le nez et les oreilles tranchés par les talibans pour avoir osé quitter son mari et sa belle-famille qui la battaient. Cette couverture choc du magazine américain Time s’accompagnait la semaine dernière de cette affirmation : « Ce qui arrivera si nous quittons l’Afghanistan ». Pour les talibans, l’Occident « massacre ses (...)
Cher Président Obama, Voulez-vous vraiment être un nouveau « président de guerre » ? Si vous vous rendez demain soir à West Point pour annoncer une escalade, au lieu d’un retrait des troupes en Afghanistan, vous serez un nouveau président de guerre. Purement et simplement. Et du même coup, vous ferez la pire chose que vous puissiez faire - détruire les espoirs et les rêves que tant de millions de gens ont placés en vous. En un seul discours demain soir, vous pourriez transformer en cyniques désabusés la multitude de jeunes qui ont formé la cheville ouvrière de votre campagne. Vous allez leur (...)
Les Etats-Unis et ses alliés planifient d’augmenter de façon importante le nombre de leurs soldats en Afghanistan. Dans une allocution télévisée qu’il donnera mardi prochain à l’école militaire de West Point, le président américain Barack Obama annoncera son intention d’augmenter le contingent de l’armée américaine en Afghanistan d’environ 30.000 soldats. Il y a actuellement 68.000 soldats américains dans ce pays. Le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen cherche au même moment à ce que les pays européens déploient 10.000 soldats de plus en Afghanistan. Et tout laisse croire qu’on (...)
Le 29 octobre 2001, en plein assaut contre les Talibans au pouvoir en Afghanistan, l’ambassadeur du régime en poste à Islamabad a donné une conférence de presse chaotique devant plusieurs dizaines de journalistes assis sur l’herbe. A droite du diplomate Taliban se tenait son interprète, Ahmad Rateb Popal, un homme imposant. Comme l’ambassadeur, Popal portait un turban noir et une énorme barbe en brousaille. Il portait aussi un bandeau sur son œil droit, un prothèse au bras gauche et sa main droite était déformée par des blessures infligées lors d’un accident de manipulation au cours d’une (...)

One of the oddest — indeed, surreal — encounters around the war in Afghanistan has to be a telephone call this past July 27. On one end of the line was historian Stanley Karnow, author of Vietnam: A History. On the other, State Department special envoy Richard Holbrooke and the U.S. military commander in Afghanistan, General Stanley McChrystal. The question: How can Washington avoid the kind of defeat it suffered in Southeast Asia 40 years ago?

Hamid Karzai or Abdullah Abdullah? It is not yet clear who will win the Afghan presidential election held on August 20. Both frontrunners, Hamid Karzai and Abdullah Abdullah, are claiming victory. The official announcement may take ten more days. Most likely the pre-election opinion polls, predicting a run off, will prove wrong. Like his Iranian counterpart, the sitting Afghan president would not take the risk of a second round. The ’Independent’ Election Commission will announce his victory. Abdullah Abdullah will make hue and cry. In fact, he already has started levelling (...)

In the past month, two seemingly unrelated events have turned Central Asia into a potential flashpoint: an aggressively expanding North Atlantic Treaty Organization (NATO) and a nascent strategic alliance between Russia and China.

Le magicien de Kaboul. De Philippe Baylaucq, jusqu’au 29 janvier à Ex-Centris à Montréal et à partir du 29 janvier au Clap à Québec. Le magicien de Kaboul, c’est l’histoire de Harushiro Shiratori, un restaurateur japonais qui, après avoir perdu son fils unique dans les attentats du 11 septembre 2001, apprend la magie et va offrir du rêve aux petits Afghans. Même si le synopsis peu sembler assez loufoque à la première lecture, on se laisse rapidement émouvoir par l’histoire magnifique de cet homme simple qui répond au drame par la beauté. Tourné entre 2003 et 2007 sur trois continents (New (...)

Le Collectif Échec à la guerre, dont Alternatives fait partie, publie aujourd’hui le 14 octobre – dans Le Devoir et le journal Métro – une lettre ouverte à tous les candidats et candidates aux élections fédérales. Cette lettre est endossée par 487 individus et organismes.

Afghanistan has been almost continuously at war for 30 years, longer than both World Wars and the American war in Vietnam combined. Each occupation of the country has mimicked its predecessor. A tiny interval between wars saw the imposition of a malignant social order, the Taliban, with the help of the Pakistani military and the late Benazir Bhutto, the prime minister who approved the Taliban takeover in Kabul.

In his recent book Descent Into Chaos: The United States and the Failure of Nation Building in Pakistan, Afghanistan, and Central Asia, Pakastani journalist Ahmed Rashid argues that in shifting its attention toward Iraq, the United States missed a golden opportunity to promote stability and prosperity in the beleaguered region. Alternatives’ Emmanuel Martinez recently interviewed this regional specialist and author of the bestselling book Taliban. Alternatives: Is the resignation of General Musharraf from his post as the president of Pakistan another setback for the U.S? Ahmed (...)
L’embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août dernier a rappelé à notre pays (NDLR : la France) ce que d’autres nations engagées dans l’ISAF savaient déjà (à l’image du Canada dont les pertes s’élèvent à 93 hommes) : « Nous assistons au retour des opérations de guerre », pour reprendre les termes du chef d’état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin, dans Le Figaro du 23 août. A ses yeux, la démarche suivie sur place ne doit pas en être fondamentalement affectée. QUELLES SONT LES RACINES DU MAL ? La guerre de l’automne 2001 qui a suivi l’attaque du World Trade (...)

Has aid worked in Afghanistan? Aid conferences have convened in Bonn, Tokyo, Berlin, London and on to Paris this month. But to what discernible impact? Lack of aid coordination, prioritization and correct financing have resulted in international domination of Afghanistan’s development process and snatched leadership away from the Afghan government. The situation continues to imperil the country’s transition from fragility to stability. A radical change in the international community’s engagement process, a focused and coordinated international strategy and its disciplined implementation, are essential to make the Paris conference a success story.

University of Ottawa’s Nipa Banerjee shares this appraisal from Kabul.

After 9/11, unfortunately the United States and its allies like Canada pushed us from the frying pan into the fire, by putting in power the Northern Alliance criminals and warlords. As long as they follow this wrong policy, the situation in Afghanistan will become more disastrous.

Dans le cadre de la Journée mondiale d’action Troupes étrangères hors d’Irak et d’Afghanistan, qui aura lieu le samedi 15 mars 2008, le Collectif Échec à la guerre et l’Alliance canadienne pour la paix ont appelé à une mobilisation pan-canadienne. À Montréal, une manifestation est organisée pour le retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan. Quoi ? Manifestation pour le retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan Quand ? Le samedi 15 mars 2008 à 13h, rassemblement à 12h30 Où ? Carré Dorchester (coin Peel et René-Lévesque). Pour plus d’informations, voir le site d’Échec à la guerre. (...)

Les éléments d’un début de solution pour régler la question afghane sont en place en Afghanistan et ailleurs dans le monde, sauf à Washington et à Ottawa.

Le 9 février, à Montréal, une journée d’audiences populaires sur l’avenir de la mission canadienne en Afghanistan a eu lieu. Une quarantaine d’organismes sont venus déposer leur mémoire.

Un mémoire déposé par Alternatives le 9 février 2008 dans le cadre des audiences populaires sur l’Afghanistan met de l’avant cinq propositions à la crise afghane. Connaissant l’absence de solution magique, Alternatives prône avant tout l’appui aux organisations afghanes travaillant pour la paix et la démocratie.

Les éditions Fides viennent de publier, dans la collection Points chauds, un ouvrage fort intéressant qui fait réfléchir. L’intervention armée peut-elle être juste ? interroge le titre de l’ouvrage. Avis à ceux qui pourraient être tentés de répondre rapidement oui ou non : ces deux réponses sont à la fois vraies et fausses. Cette question et le problème qu’elle pose sont tout sauf simples. Neuf collaborateurs, experts canadiens et européens sur les questions relatives aux interventions armées y proposent huit articles sur les « aspects moraux et éthiques des petites guerres contre le (...)

Un collectif composé de huit organisations, dont Alternatives, lance une campagne de mobilisation pour demander le retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan.

Le mois dernier, à Kaboul, une assemblée traditionnelle de chefs tribaux de l’Afghanistan et du Pakistan a lancé un appel au dialogue avec les talibans. Cette « Jirga de paix » a même débouché sur la création d’un conseil chargé d’ouvrir les discussions.

Certains déploreront de ne pas retrouver dans ce dossier de grandes analyses géopolitiques. D’autres diront qu’on peut faire dire n’importe quoi aux statistiques et que la réalité d’un pays dépasse les chiffres ou les tableaux. Il nous semblait pourtant que l’assemblage de ces données de base sur l’Afghanistan pouvait servir de point de départ à ceux qui veulent se familiariser avec le conflit en cours. D’autant plus que les vies de milliers de soldats canadiens et de millions d’Afghans se trouvent aujourd’hui dans la balance...

KABOUL - Quand le président afghan Amid Karzaï accuse le gouvernement du Pakistan de soutenir les talibans, il dit tout haut ce qu’une majorité d’Afghans pensent tout bas. Et ses accusations ne peuvent malheureusement pas être rejetées du revers de la main.

Dès le lendemain des frappes aériennes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, le New York Times lançait un sondage qui révélerait que 67 % des Américains acceptaient qu’une « riposte » militaire entraîne « plusieurs milliers de victimes innocentes ». Leur souhait a rapidement été comblé, puisque près de 4000 civils afghans ont péri au cours des deux premiers mois de l’invasion de leur pays à l’automne 2001. Un nombre de victimes déjà plus élevé que celui du 11-Septembre. Presque six ans plus tard, leur soif de sang est-elle étanchée, alors que les morts se comptent par dizaines de milliers en Irak et que 4000 civils de plus sont morts en Afghanistan, uniquement en 2006 ?

Avec ses Chroniques Afghanes, photographies et vidéo, Dominic Morissette nous propose un documentaire personnel sur un enjeu majeur pour l’Afghanistan d’aujourd’hui : la liberté de la presse.

KANDAHAR - Le 29 mai, à Kaboul, un camion militaire américain a percuté 14 véhicules arrêtés dans un bouchon de circulation, faisant un mort et plusieurs blessés. Selon les témoins, les soldats américains, appuyés par la police afghane, ont alors ouvert le feu pour disperser une foule en colère, tuant au moins quatre autres civils, dont un enfant. Comme une traînée de poudre, la contestation s’est propagée à travers la capitale où quelque 2000 manifestants déambulaient dans les rues en scandant : « Mort à Karzai et mort à l’Amérique », pillant commerces, véhicules et organisations (...)

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