printemps érable

Depuis quelques années, des citoyens et citoyennes, ressaisi-es par une fougue contestataire, se sont positionné-és ouvertement contre un système qui les néglige. À travers les récentes périodes de politisation populaire, tel que le mouvement Occupy et la grève étudiante de 2012, une tranche plus militante en est sortie radicalisée. Retour sur la radicalisation des récents soulèvements populaires au Québec. Plusieurs définitions du mot « radicalisme » sont données, rendant son utilisation très subjective. Marcos Ancelovici, professeur de sociologie à l’Université du Québec à Montréal, indique (...)
Cher M. Drapeau, Nous apprenions récemment que vous prétendez vous approprier privément l’usage du « carré rouge » en l‘enregistrant comme marque de commerce. Nous vous demandons de laisser tomber cette initiative. Vous en voulez aux associations étudiantes pour ne pas avoir protégé le « carré rouge », mais en avez-vous saisi le sens ? Vous ne serez jamais vraiment propriétaire du carré rouge. Le symbole n’a de valeur que parce qu’il n’est la propriété de personne. C’est parce que tout le monde peut se faire son carré sans autorisation, sans autorité, qu’il est devenu ce qu’il est. Petit, moyen, (...)
Le 12 avril dernier, le Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a tenu un des premiers colloques académiques sur les événements du printemps dernier. Des professeurEs de différentes universités et cégeps ont partagés le micro avec les représentantes des trois principales associations étudiantes pour partager leurs réflexions et pour « prendre la mesure de ces événements ». Si les invitéEs étaient réuniEs pour faire un retour sur les luttes étudiantes, plusieurs ont souligné que le bilan véritable appartient aux étudiantEs. Il revient à (...)
Internet est l’un des outils utilisés par les citoyens pour revendiquer leurs droits. Comment les citoyens s’expriment-ils via cet outil informatique ? Comment agissent-ils pour faire bouger les choses ? Qui sont-ils ? Tant de questions complexes à analyser. C’est sur cette difficulté à saisir les enjeux et les aboutissants d’Internet que nous avons interrogé deux chercheurs spécialisés sur l’impact des médias sociaux au Moyen-Orient, Hanieh Ziaei et Julien Saada, afin de mettre en lumière certains nouveaux phénomènes. Le journalisme aux mains des citoyens On ne compte plus les nombreux (...)
On dit que la science n’est rien d’autre qu’une « série d’erreurs rectifiées » et que sa richesse provient de son aptitude à tenir compte de ses erreurs pour échapper aux illusions passées et ainsi s’approcher un peu plus du vrai. On aimerait qu’il en soit de même pour cet art qu’est la politique et auquel les diverses associations étudiantes ont dû recourir tant de fois ces derniers mois : parfois avec beaucoup de bonheur, parfois moins. Comment expliquer en effet qu’aux lendemains de ce sommet sur l’enseignement supérieur de février 2013 le gouvernement du PQ semble —au moins pour l’instant— (...)
Pour répondre à cette question, nous nous sommes entretenus avec Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte parole de la CLASSE (principale organisation étudiante du « printemps érable »), et Eric Martin, co-auteur de Université inc. (Editions Lux, 2011). L’entretien a été réalisé par Hugo Harari-Kermadec le 15 décembre 2012. « Le mouvement a lancé des ondes sismiques dont on ne mesure pas encore les effets » Q : Quelle est la situation au Québec depuis la victoire du Parti québécois le 4 septembre 2012 ? GDN : Depuis l’élection, on vit un certain retour à la réalité, difficile pour une partie du (...)
Il y a près d’un an, le journal Le Devoir présentait son bilan de l’année qui se terminait alors et titrait : 2011, l’année de l’indigné. Des références étaient faites aux nouveaux mouvements sociaux : Occupy/Occupons, mais bien sûr aussi aux révolutions du printemps arabe et aux mouvements des Indignados de partout en Europe. Pour lancer 2012 dans la même veine, Alternatives proposait au même moment le site Web www.indignez-vous.ca qui recueillait en quelques semaines plus de 1500 indignations en direction du gouvernement fédéral de Stephen Harper. 1500 personnes qui décriaient les politiques (...)
Une cinquantaine d’organisations ont interpellé directement le gouvernement Marois le 13 novembre dernier pour obtenir une commission d’enquête publique sur les opérations policières durant le conflit étudiant. Nicole Filion, coordonnatrice à la Ligue des droits et libertés et porte-parole le temps de la conférence de presse du regroupement, a souligné la nécessité de « mettre fin à l’impunité policière ». Policer la police Pour Nicole Filion, il y a du travail à faire sur deux fronts. « Il y a déjà des demandes qui ont été formulées pour avoir des mécanismes indépendants dans le cadre d’enquêtes (...)
Le tra­vail pour com­prendre la lutte du « Prin­temps Qué­bé­cois » est en cours. Le Centre de res­sources sur la non-violence (CRNV) vient tout juste de pu­blier un « Ca­hier de la non-violence » issu d’une étroite col­la­bo­ra­tion avec des étu­diantes fé­mi­nistes mi­li­tantes en lien avec la CLASSE in­ti­tulé Prin­temps qué­bé­cois : non-violence et déso­béis­sance ci­vile. De la lutte étu­diante au Prin­temps Érable Au prin­temps 2012, l‘histoire de la lutte pa­ci­fique au Québec se sera consi­dé­ra­ble­ment en­ri­chie. Une re­ten­tis­sante vic­toire, bien en­tendu par­tielle, c’est le ré­sultat de la lutte (...)
Rêve ou cauchemar, je ne sais pas. Mais je me suis tout de même réveillé ce matin avec le souvenir d’un étrange songe nocturne. Était-ce prémonitoire ?? Réel ? Ou n’est-ce finalement que la salade de choux d’hier qui n’est pas passée ?? Toujours est-il, qu’inspiré par la grande manifestation citoyenne d’hier (22 juillet), je me suis endormi encore plus convaincu, si cela était possible, que le cynique pari des libéraux de Jean Charest de tenir une élections sur le dos des mobilisations du printemps allait leur coûter le gouvernement. Et c’est Paul Desmarais, comme le fantôme de Noël, qui (...)
Depuis la mi-mai, Anarchopanda est bien présent dans les manifestations étudiantes. Généralement en première ligne, face à l’antiémeute, son but n’est pas de diriger les étudiant-e-s ou leur dire quoi faire, mais plutôt de câliner les policiers et de désamorcer des tensions grandissantes. Professeur de philosophie lorsqu’il n’est pas libéré par ses étudiant-e-s en grève, Anarchopanda a accepté de rencontrer le Journal des alternatives et de partager avec nous ses réflexions et sa compréhension de cette grève historique. Journal des alternatives (JDA). Depuis le mois d’avril, il y a de plus en plus (...)
La gouvernance libérale comme fuite « Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au-delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite ou la révolte » Diderot Quand on sort du Québec – lorsque l’on prend congé de la crise sociale - et que l’on revient chez soi, l’on constate que notre société est toujours figée. Elle est figée parce qu’elle n’est pas portée par un projet politique rassembleur. On a beau dire le contraire ou l’espérer, mais le Québec n’a pas encore changé. Il a, comme les politiciens qui font semblant de le diriger, l’attitude (...)
« Avec de nouvelles technologies, ne sommes-nous pas train d’assister à la disparition inéluctable de l’auteur ou du créateur au profit d’une marque » Paul Virilio Nous proposons l’idée que le gouvernement ne craint plus les marches pacifiques, et même les casseurs qui s’infiltrent dans les manifestations, car les marches, quand elles ne sont pas déstabilisantes, justifient le pouvoir en place. Elles favorisent la constitution d’otages par images. Il convient pour les autorités de diviser la population afin de profiter de diversions médiatiques qui lui permettront de faire oublier son (...)
DE L’INDIGNATION À LA MOBILISATION Pour lier la justice sociale et environnementale Le 9 juin 2012 à Montréal, de 11h à 23h dans le Parc Lafontaine. École Le Plateau, 3700 rue Calixa-Lavallée, au coeur du Parc Lafontaine Suivre sur Alternatives Suivre sur Facebook Le 9 juin prochain à Montréal, Alternatives vous offre une occasion conviviale et unique de débattre et de vous informer sur les plus grands enjeux sociaux qui nous interpellent en ce Printemps québécois. Nous traiterons des luttes étudiantes, du sommet international sur l’environnement de Rio +20, sans oublier l’opposition (...)
Dans le cadre du Festival des solidarités Samedi, Juin 9, 2012 - 14:00 - 16:00 Comment les riches détruisent la planète ? Et comment les mouvements sociaux peuvent la sauver ! Conférence avec Hervé Kempf Auteur de "L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie" Samedi le 9 juin à 14h00 École le Plateau, 3710 Calixa Lavallée, Montréal Avec la participation de M. Luiz “Zarref” Henrique Gomes de Moura, du Mouvement des Paysans sans terre du Brésil et co-organisateur du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale qui se tiendra à Rio de Janeiro en juin 2012 Coût d’entrée : $5 (...)
Le rappel à l’ordre du printemps québécois Lorsque 150 000 citoyens ignorent à leur insu un itinéraire dûment remis à la police, ces manifestants pratiquent-ils la désobéissance civile ? Qu’en est-il des milliers de personnes qui, au moyen de leurs casseroles, expriment leur indignation face au gouvernement ? Répondre à ces questions suppose que soient clarifiés au préalable les enjeux suivants : 1) avons-nous assisté à des actes de désobéissance civile depuis la grève étudiante et la récente crise sociale ? 2) Est-ce que la situation actuelle, depuis l’adoption de la loi spéciale, peut justifier (...)
La crise de la démocratie en période de haute mondialisation « Quand on peut user de violence, il n’est nul besoin de procès » Thucydide Ce texte veut comprendre le contexte dans lequel la grève étudiante est devenue une crise sociale. Il montre d’abord que la position des étudiants repose sur une critique des dérives de la mondialisation qui sévit sur le globe. Or l’attitude autoritaire du gouvernement libéral, qui monopolise les ressources et instrumentalise l’État contre les associations étudiantes, renforce l’interprétation que ces dernières se font de la politique libérale, une politique (...)
Au moment d’écrire ces lignes, la très prévisible nouvelle de la rupture unilatérale des négociations par le gouvernement Charest vient de tomber. Les infimes lueurs d’espoir qu’avaient fait poindre plusieurs jours de discussions se sont tues. Les négociateurs étudiants avaient pourtant accepté le cadre financier gouvernemental. Au nom de la paix sociale, ils avaient aussi envisagé de financer en partie la hausse du financement universitaire par la perte d’avantages fiscaux personnels pour les étudiants. Mais le gouvernement refuse une sortie de crise où les associations étudiantes ne (...)
Tout a commencé le 15 octobre dernier, en plein quartier international de Montréal. Cette journée-là, la statue de la reine Victoria à la Place des peuples changea d’allure. Drapeau des patriotes à la main, elle devint le symbole d’une occupation qui allait durer plus d’un mois : celle du mouvement Occupons Montréal. C’est un réel campement urbain qui prit alors place avec près de 250 tentes abritant 400 personnes. Cet été, le combat continue. Le choix du lieu par les membres d’Occupons Montréal a été stratégique. Du moins, le fait que le quartier des affaires soit envahi par des représentants (...)
L’invisibilité sociale du mouvement étudiant québécois. Le Québec est secoué par une crise sociale importante. Depuis l’adoption de la loi 78, la contestation s’est étendue à une large part de la population, notamment par le phénomène des « manifestations de casseroles ». Comment comprendre ce qui se passe. Devant les nombreux écueils qui parsèment le chemin vers une réponse satisfaisante à cette question, il est utile de se tourner vers un philosophe social important, Axel Honneth. Ce dernier fait du concept de la « lutte pour la reconnaissance » le pivot central de sa réactualisation de la (...)
La loi 78 adoptée par le gouvernement Charest à l’Assemblée nationale est conspuée quasi unanimement dans la société québécoise, comme en témoigne le mouvement des casseroles qui prend de plus en plus d’ampleur. Cette loi restreint de manière inquiétante les droits fondamentaux d’association, de manifestation, de conscience et de dissidence publique qui régissent normalement les États de droit. Une telle dérive autoritaire démontre la fragilité de nos institutions démocratiques. Dans ce contexte, la menace envers nos libertés fondamentales appelle à une réforme démocratique. En Occident, (...)
L’adoption d’une loi spéciale pour mater le mouvement étudiant n’est pas un geste surprenant de la part du gouvernement. Cette loi est, au contraire, la suite logique de la tactique gouvernementale visant à diviser la société en deux classes de citoyens. Depuis le début du conflit, le gouvernement s’est employé à enlever la légitimité au mouvement étudiant par une guerre sémantique grossière et malhonnête. En qualifiant son projet d’augmentation des droits de scolarité de responsable, il accuse les étudiants d’être irresponsables et égoïstes : « Les étudiants ne veulent pas payer leur juste part, (...)
Notes sur le temps politique comme changement « On ne voit rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat » Pascal Ce texte veut montrer que le printemps québécois et la crise sociale actuelle ne reposent pas sur les oppositions commodes que nous présentent certains chroniqueurs, souvent à droite, dans les médias. La crise n’oppose pas la rue et le Parlement, les discours des libéraux et des étudiants ou encore les jeunes et les vieux, mais deux interprétations et applications différentes du temps, c’est-à-dire des agendas, des calendriers et du climat. Une (...)
Il y a quarante ans, le Québec vivait sa première grande occupation des cégeps en 1968-69 et, en 1972, sa première grande grève générale du mouvement syndical. Autour de cette période, un mouvement s’est engagé pour exprimer largement les aspirations populaires et sociales. Aujourd’hui, force est de reconnaître que la jeunesse mobilisée exprime les mêmes aspirations de l’époque et ne s’oppose pas aux aspirations des générations qui se sont mobilisées dans le passé. Lorsque la contestation sociale des années soixante et soixante-dix battait son plein, il y en avait plus d’un pour dire que les causes (...)
Les associations étudiantes (FECQ, FEUQ, CLASSE, ASSÉ et TaCEQ), syndicales (FTQ, CSN, CSQ, CSD, FQPPU, SGPUM, APTS, FIQ, SFPQ, SPGQ et SISP), communautaires (FFQ, CIAFT, ATF, Alternatives) et environnementales (AQLPA, Équiterre, Greenpeace, CEUM, Fondation David Suzuki, Nature Québec) annoncent qu’elles ont déposé deux requêtes à la Cour supérieure visant à contester la loi spéciale déposée par le gouvernement du Québec. Considérant le caractère urgent de la situation, une première requête en sursis est déposée afin de suspendre l’application de certaines dispositions de la loi spéciale. Celle-ci (...)
« Vous nous voulez civilisés, nous vous savons barbares ­ » L’Afficheur hurle, Paul Chamberland, 1964 M. Gilbert Rozon, dont les enfants portent le carré rouge, a pris position pour la hausse des frais de scolarité et s’agite médiatiquement pour faire cesser « l’agitation étudiante » avant son Festival Juste pour Rire. Logique de la part de celui qui a invité sur le conseil d’administration du Conseil des Festivals Isabelle Hudon, pdg québécoise de Sun life Financial Canada, seule institution canadienne à financer Lockheed Martin ET Northrop Grumman (www.dontbankonthebombs.com ) : ICAN ou (...)
Qu’est-ce que voter à gauche ? Demandait Nicolas Demorand, le directeur de Libération, le lendemain de la victoire de François Hollande : « C’est se dire, en dépit de l’individualisme des sociétés contemporaines, qu’un « nous » existe. Que des idées comme la justice, l’égalité, le partage et la solidarité peuvent et doivent organiser la vie publique. » Gilles Deleuze nous dit : « Être de gauche c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; être de droite c’est l’inverse ». De là le préjugé qu’un individu de gauche est un rêveur et celui de droite, un égoïste. Pourtant les (...)

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