Soudan

Article d’abord publié sur le site de L’autre quoditien Au Soudan, la situation s’aggrave de jour en jour. A Khartoum, les milices janjaweed s’introduisent dans les maisons pour battre, violer et tuer. Chaque Soudanais est aujourd’hui soumis à un arbitraire total. Personne ne sait si il sera en vie demain. Pour terroriser les populations, on attaque au hasard et on crée un climat d’insécurité généralisé. Les milices veulent pousser les civils à s’armer, pour pouvoir justifier leurs crimes. Pour le moment, les Soudanais ne sont pas tombés dans le piège. Ils continuent d’exercer une résistance (...)

Les Arabes ne sont pas las de réclamer leurs droits humains et politiques fondamentaux. L’Algérie et le Soudan sont en train de briser ce mythe.

Deux ans après l’indépendance, le Sud Soudan au seuil de la guerre civile C’est un scénario que les stars d’Hollywood, Don Cheadle, Matt Dillon et surtout Georges Clooney, qui avaient passionnément milité en faveur de l’indépendance du Sud Soudan, n’avaient pas prévu : une « armée blanche » composée de 25.000 hommes armés de bâtons et de machettes, le visage couvert de cendres pour se protéger des insectes et effrayer les ennemis, marche sur Bor, la capitale de l’Etat de Jonglei, soutenant le vice président Riek Machar, en rupture avec le chef de l’Etat Salva Kiir. Cette attaque sur Bor est le (...)
Depuis une semaine, des émeutes qui ont commencé à Wad Madani, ville située à l’est de Khartoum, se sont étendues. La politique menée par le régime du président Omar el-Béchir depuis le coup d’État de novembre 1989, les discriminations imposées au nom de l’islam et l’instrumentalisation de cette religion ont servi de terreau propice à la révolte. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir militaire est en butte à une contestation populaire. Réussira-t-elle cette fois-ci ? Les émeutes qui ont débuté à Wad Madani le 22 septembre dernier sont une conséquence logique des politiques poursuivies par le (...)
Le Soudan est en voie d’implosion depuis ce dimanche matin. Quelque quatre millions d’électeurs sud-soudanais ont jusqu’au 15 janvier pour décider par référendum s’ils veulent se séparer ou non du Nord. Coupons court à tout suspens : la réponse sera oui. Un sondage du magazine local, le Southern Eye, donne, par exemple, l’indépendance en tête avec 96 % des voix. Ce scrutin est la dernière étape des accords de paix signés au Kenya en janvier 2005 et qui a mis un terme à plus de vingt ans de guerre civile entre le Nord, à majorité arabe et musulmane, et le Sud, composé d’une centaine d’ethnies (...)

En collaboration avec le FMAS et les partenaires d’AlterInter, Alternatives appuie la mise en place du Portail Internet E-Joussour.net pour contribuer à la participation accrue des mouvements sociaux des régions Maghreb/Machrek lesquels proposent des analyses et alternatives citoyennes sur les phénomènes politiques qui les concernent.

Le Tchad est sous l’État d’urgence. Des rebelles ont failli renverser le président autoritaire d’Idriss Itno Déby au début février.

En ce début de siècle, la Chine affiche des ambitions globales. Elle vise à se hisser au rang de superpuissance, capable de rivaliser sur tous les plans avec les États-Unis. Au cours des 15 dernières années, c’est dans cette optique que la Chine s’est attachée à développer un réseau de relations économiques allant bien au-delà de ses partenaires économiques traditionnels. Sans complexe, le pays s’intègre aux économies sud-américaines et, bien sûr, africaines.

MUZBAD & TREGUINE, DARFOUR - À Muzbad, un des bastions de l’Armée de libération du Soudan (ALS, Sudan Liberation Army) au Darfour du Nord, la matinée estivale se déroule tranquillement alors que des gens de la campagne amènent leurs moutons et chameaux boire au puits du village. De jeunes garçons ont apporté sur des plateaux du thé sucré pour les hommes assis à l’ombre, pendant que des camionnettes remplies d’armes entrent et sortent du village. On sent dans l’air l’ennui de la routine, mais aussi une anticipation nerveuse. Malgré leur récente déclaration de paix avec le gouvernement (...)
January 9 marked the first anniversary of the historic “comprehensive peace agreement” (CPA), which ended the devastating 21-year war in the south between the central government in Khartoum and the impoverished people of southern Sudan. Despite the enthusiasm of the anniversary celebrations in the ramshackle southern capital of Juba, there are growing concerns that Sudan’s powerful northern elite is not committed to peace and may again plunge the south into war.* The CPA came about after years of negotiations, which dragged on inconclusively for more than a decade until the (...)
L’objectif de notre programme "Construire un Soudan démocratique, équitable et prospère" consiste à assister le peuple soudanais dans sa lutte pour construire un Soudan démocratique, équitable et prospère. Concrètement, nous travaillons à renforcer deux réseaux d’organisations non gouvernementales, le Sudan Civil Society Network for the Alleviation of Poverty (SCSNAP) et le Human Rights Legal Assistance Network (HRLAN), qui oeuvrent à renforcer la participation des citoyens soudanais au développement économique, politique et sociale de leur pays. La logique qui sous-tend cette approche est (...)

L’année 2005 fut des plus difficiles pour le président tchadien, Idriss Déby. Les défections au sein de son parti, de son gouvernement et de l’armée se multiplient. Certains d’entre eux ont formé plusieurs groupes rebelles bien armés, stationnés aux limites du Darfour. Et, dernier coup dur, Déby a perdu les derniers versements du projet pétrolier financé par la Banque mondiale, totalisant 124 millions (dollars US), après avoir modifié dans la controverse la loi sur l’utilisation des revenus pétroliers.

Des réfugiés soudanais sont tués dans un parc du Caire. On est frappés par l’ampleur du massacre, on est scandalisés du comportement des policiers égyptiens. On se demande ce qui se cache derrière ces évènements en apparence incompréhensibles. Que faire devant une situation complexe qui croise de multiples crises égyptiennes, soudanaises, africaines, internationales ?

The following issues and policy options were compiled by participants in the Sudan Inter-Agency Reference Group (SIARG), for consideration by the Canadian government in its upcoming mission to Sudan and refinement of Canada’s strategy for Sudan. They respond to the current situation, within the broader “whole-of-Sudan” strategy advocated by the group in earlier correspondence. While not all participants officially endorse each of the individual policy options, collectively they reflect our assessment of current challenges and the need for Canada to strengthen its Sudan strategy in several areas.

Le 30 juillet, la mort
« accidentelle » de John
Garang, leader emblématique
du Soudan-Sud, moins d’un mois
après son investiture comme
vice-président du Soudan,
plonge le pays dans une période
de violents affrontements
intercommunautaires qui opposent
les populations négro-africaines
aux Arabes. Et voilà que
l’angoisse de la reprise de l’une
des plus longues guerres civiles de
notre époque ressurgit.

Soudan

ALTERNATIVES, 30 août 2005
• Le Soudan est une dictature militaire (islamique), gouvernée par le Conseil de commandement de la révolution. Depuis 1994, le pays forme une sorte de fédération apparemment décentralisée composée de 26 États appelés wilaya. • Il y a 360 sièges au Congrès (Parlement), et les principaux partis sont : l’Alliance nationale démocratique (AND, rebelles du Nord) ; le Mouvement de libération des peuples du Soudan (MPLS) ; le Front national islamique (FNI) ; le Mouvement pour l’indépendance du « Sud-Soudan » (MISS) ; l’Oumma ; le Parti communiste soudanais (PCS) ; le Parti unioniste démocratique (PUD) (...)

John Garang était le leader incontesté de l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) et son décès prématuré laisse planer bien des inquiétudes sur un pays ravagé par plus de 40 ans de guerre.

Depuis le début de l’année, le Soudan vacille entre la guerre et la paix. D’une part, le conflit au Darfour dans l’est du pays risque de s’envenimer. Le gouvernement soudanais en dépit des pressions d’une partie de la communauté internationale tergiverse face à une situation qui prend la forme d’un massacre organisé.

Le Soudan vit un moment historique alors que des négociations entamées il y a six ans viennent de déboucher.

Every genocide is hideous, each in its own grotesque way. Searching for the origins and distinctiveness of the genocidal violence that has convulsed the Sudanese region of Darfur in the last year-leaving tens of thousands dead and perhaps a million people displaced and in danger-we must go to the remotest desert-edge settlements in Northern Darfur near the border with Chad, to the basalt stubs of mountains that march southward until they fuse in the 10,000-foot Jebel Marra massif in the center of Darfur, and to Sudan’s capital in Khartoum, far to the east.

One day in the summer of 2004, more than 400 armed members of the janjaweed militia attacked the western Sudanese village of Donki Dereisa.

Les États-Unis affirment que c’est un génocide et pointent du doigt le gouvernement soudanais. L’Union européenne et l’Union africaine prétendent que ce n’est pas le cas. Derrière cette bataille de mots, il y a cependant des enjeux politiques, à la fois internationaux et nationaux.

How can we name the Darfur crisis? The US Congress, and now Secretary of State Colin Powell, claim that genocide has occurred in Darfur. The European Union says it is not genocide. And so does the African Union.

Que se passe-t-il au Darfour ? S’agit-t-il d’un conflit ethnique entre tribus arabes et africaines ou d’un conflit sur fond de revendications politiques ? Le Darfour est une province de l’ouest soudanais aussi grande que la France. Cet ancien royaume, rattaché au Soudan depuis 1916, compte 6 millions d’habitants issus de plusieurs tribus, toutes d’origine africaine et de confession musulmane. Ces tribus ont été arabisées au 14e siècle, mais l’arabe n’est la langue maternelle que d’une minorité d’entre elles, qui se considèrent « arabes ». Alors que les tribus s’estimant « africaines » (...)

Récemment, la crise qui traverse le Soudan est revenue sur le devant de l’actualité internationale. Dans l’ouest du pays (région du Darfour), des milliers de personnes meurent en raison de la guerre et de la famine. L’ONU et l’Union africaine veulent s’impliquer... Et le Canada pourrait également aider...

For at least 18 months now, Western governments have quietly stood by as the non-Arabic-speaking black farmers of the Darfur region in western Sudan have borne the brunt of a vicious ethnic-cleansing campaign carried out by state-sponsored bandits known as the janjaweed.

Rachid Djaïdani, rejeton des banlieues françaises, d’origine algéro-soudanaise, avait offert en 1999 un court roman arrache cœur, comme un coup de poing en pleine figure, Boumkoeur. Sorti de nulle part, le petit beur, on ne l’attendait pas. Surpris au détour, libraires, lecteurs et critiques du Paris littéraire ont tous dû admettre qu’ils avaient été mis K.-O. par le jeune boxeur improvisé écrivain, et qui joue aussi les comédiens.

Dear Prime Minister Martin,

Given the worsening human-rights and humanitarian crisis in Sudan, we, the undersigned individuals and organizations, are extremely alarmed by the weak international response.

En pleine commémoration du génocide tutsi, les Nations unies devaient, encore une fois, tirer la sonnette d’alarme. Les milices armées du gouvernement soudanais, sous le prétexte d’une rébellion dans la région du Darfour, déplacent et tuent les populations civiles, dans ce qui apparaît tenir d’un nettoyage ethnique bien organisé. Le président el-Bashir profite depuis janvier d’une trêve des négociations avec la rébellion du Sud pour mettre les populations africaines de l’Ouest à sac. « La pire crise humanitaire dans le monde à l’heure actuelle » affirment les Nations unies, qui refusent toutefois de reconnaître la responsabilité de Kharthoum.

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